POY

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J’ai crée ce blog pour faire part de mes expériences de voyages mais aussi celle d’autres voyageurs. Rencontrés au gré de mes errances ou dans le cas de Poy ma tendre amie partie vivre de l’autre côté du globe. Voyageuse dans l’âme et photographe talentueuse elle nous livrera non pas un, mais une série de récits. Mais avant je vous laisse la découvrir !traitAlors Poy, racontes nous ton parcours. Tout d’abord qui es-tu ?

Poy : « J’ai 27 ans, je suis franco-thaïe mais plutôt franco que thaïe. Je suis née à Bangkok et j’ai grandis en France depuis ma plus tendre enfance. En manque de mon pays et de ma ville natale, j’ai décidé de « m’exiler » à nouveau à Bangkok pour une durée indéterminée. Proche des 30 ans, la quête de soi est devenu mon objectif ultime : Découvrir cette culture qui est mienne mais étrangère à la fois, me replonger dedans pour y retrouver mes racines.

C’est après une année 2016 mouvementée et tout azimut en changement que ma décision est devenue définitive. Le gros déclic ? Un petit road-trip de quelques mois en Asie.

Même si toujours très amoureuse de ma belle Paris, de ses rues pavées, de ses monuments, de son histoire, de son romantisme et de sa magie entre autres, ma raison et mon cœur m’ont poussé à revenir au point de départ. Un rêve de longue date qui se réalise enfin.

Plutôt casanière, un tantinet créative, follement romantique et amoureuse de la beauté humaine, je suis une grande amatrice passionnée de photos.

J’aime :

  • La photographie
  • Les chats
  • L’odeur des fleurs fraîchement cueillies
  • Le premier café du matin
  • Le dépaysement
  • Les ponts parisiens
  • Les réseaux sociaux
  • Les tuk-tuks

Je n’aime pas :

  • Les sexistes et Donald Trump
  • Les ballons qui éclatent
  • Les conflits
  • La maltraitance
  • Les bruits stridents
  • Kendji Girac
  • Être à cours de stockage sur mes appareils électroniques »
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©Poy Phutpheng

Comment places-tu la photographie dans ta vie ?

« La photo a une place importante dans ma vie, je ne peux pas le nier. Mais tout ce que j’entreprends à ce niveau reste de l’amateur, un hobby plus qu’une activité grâce à laquelle je peux vivre. J’ai toujours admiré les grands photographes comme Diane Arbus ou Steve McCurry, des légendes dans ce domaine mais je reste aussi fasciné par les Doisneau ou les Jeffries. Ceux qui ont capturé l’histoire, le vécu.

La photo c’est avoir la possibilité de créer quelque chose d’éphémère en une chose éternelle, indélébile. Romantique et un peu fleur bleue, j’ai toujours attaché beaucoup d’importance aux bons moments passés, pas seulement avec mes proches mais aussi avec les gens que je vais rencontrer seulement pour quelques minutes voire secondes…

Et la seule possibilité de garder un lien de cette relation éphémère, c’était mon appareil photo.

J’ai commencé comme toutes les personnes de mon époque avec un appareil photo jetable en « shootant » des potes. Ce que je trouvais extraordinaire, et encore aujourd’hui avec les argentiques, c’est la frustration suivi de la surprise et de la satisfaction. Une fois les tirages en main, en tant que gosse, j’étais heureuse. Il y avait un sourire, deux trois souvenirs avec des potes et c’était cool.

Puis je suis ensuite passé au petit numérique, le premier prix par manque de moyen. Et là idem, c’était plutôt pour les bonnes occasions: anniversaire, bons moments entre potes, Noël… Rien d’extraordinaire.

C’est en faisant mon premier voyage avec mon Hybride Nikon J1, que j’ai vraiment pris plaisir à photographier des paysages mais surtout des gens et leurs portraits.

Nous avons chacun nos préférences, notre petit domaine à nous. Pour moi tout se reflète dans un portrait car chaque portrait est unique. L’émotion, les sourire, le regard, l’histoire tout se racontent à travers un visage.

Avoir ce road trip de quelque mois en Asie a été une vraie révélation pour moi. Même si très junior en la matière, j’ai vraiment réalisé que j’ai toujours été liée à la photographie. Celles qui sont sur mon smartphone sont plus personnelles mais chaque jour, chaque instant compte. C’est même assez dérangeant pour mes proches, un peu lourd même parfois.

C’est surtout une question d’échange la photo. On tisse un relationnel avec la personne qui se retrouve devant votre objectif. On encense ces moments avec une photo, on la retravaille, on la rend belle pour qu’elle soit aussi joli que dans nos souvenirs.

La photo pour ma part a un lien indéfectible avec le vécu, l’histoire, la culture et sa richesse.

A ce stade, je ne suis qu’une petite amatrice mais j’aime partager avec mes amis ces moments qui me sont si chers. De fil en aiguille, les commentaires des uns et l’avis des autres, ne cesseront de me faire progresser et qui sait, peut être qu’une expo verra le jour mais d’ici là j’aurais le temps de creuser ces petits détails et d’en apprendre encore d’avantage sur ce vaste domaine qu’est la photographie. »

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©Poy Phutpheng

D’où te viens ce goût du voyage?

« J’ai découvert sur le tard mon goût du voyage à vrai dire. J’ai plus ou moins toujours voyagé car depuis toute petite, j’ai toujours fait au moins un aller-retour vers la Thaïlande par an. C’était plus un mois passé dans sa famille je dirais. En grandissant et en entendant les éloges sur ce pays, ça a titillé ma curiosité et dès que j’en ai eu l’occasion, je suis partie un peu explorer.

C’est à ce moment là où je me suis dit que, si il y avait beaucoup de choses à découvrir dans mon pays natal, le monde devait vraisemblablement être recouvert de magnifiques choses à voir et de gens à rencontrer.

Là où j’ai vraiment pris conscience de mon goût du voyage, c’est en décidant de partir un peu en sac à dos délestant mon confort habituel pour un voyage plus authentique plus typique. Finalement j’ai cherché une rupture à ce moment làAlors forcément pour le choix de la destination, l’Asie, car en termes de prix et d’infrastructures il y a pas moins onéreux. Ca a été un déclic.

Du coup, en revenant à Paris, je suis repartie illico. Pareil la seconde fois. Et finalement la troisième fois j’ai décidé de m’éterniser ici à Bangkok.

Ca y est, j’ai posé mes bagages ici, à Bangkok mais l’envie de repartir et d’explorer est toujours en moi. L’avantage d’être ici c’est d’avoir la possibilité de parcourir les beaux pays aux alentours.

Je ne perds pas espoir… L’Islande, le Japon sont sur ma « top list » et bien évidemment j’y poserais mes pieds un jour. »

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©Aude-tte

Tu as un attachement particulier avec l’Asie, peux-tu nous dire pourquoi?

« Bien évidemment, je suis née en Asie et une grande partie de moi appartient à l’Asie. J’aime cette culture asiatique mais surtout la nourriture!

C’est difficile d’expliquer pourquoi, il y a juste un énorme lien entre l’Asie et moi. Regardez juste un peu mon visage et vous comprendrez 🙂 »

Quels sont tes futurs projets?

  • « Stabiliser mon installation à Bangkok
  • Parler et écrire couramment le Thaï
  • Développer mes compétences photographiques
  • Explorer encore un peu plus le monde
  • Être heureuse et épanouie »

 

poy1.jpgtraitVous pouvez retrouvez et suivre Poy sur son Blog, son Instagram ou Facebooktrait 

Je vous laisse découvrir quelques une de ses photos :

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©Poy Phutpheng
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©Poy Phutpheng
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©Poy Phutpheng
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©Poy Phutpheng
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©Poy Phutpheng

 

WILLIAM

Lors de mon workaway dans une auberge de pèlerins à « Las Herrarias » j’ai rencontré William.

Il est arrivé à l’auberge avec un groupe de marcheurs et a réservé un lit pour la nuit. Quelque temps plus tard, il a annulé sa réservation et m’a dit qu’il allait dormir à une autre auberge en amont du village. Le soir avec mon co-équipier nous nous sommes rendus à « Project Brigid » pour dîner, quelle surprise de le trouver alors ici! Nous avons partagé une soirée chaleureuse avec Richard, Lotte, Sam, Jan et William, autour d’un repas délicieux et beaucoup de rires 🙂

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De gauche à droite : Sam, Lotte, Richard, Moi, William & Jan

traitQui est-tu ?  D’où viens-tu, que faisais tu sur le Chemin de Compostelle ?

William : « Je m’appelle William Pousar, je suis né et ai grandi à Göteborg en Suède. J’ai décidé de marcher le long du Chemin de Compostelle cet automne après avoir quitté mon travail cet été. 

Au tout début je n’avais aucun plan, je ne savais pas où aller. J’ai rencontré un nouvel ami qui avait marché le Chemin de Compostelle et il m’a inspiré, je me suis dit qu’avec du temps, en marchant je trouverais ce que je voudrais faire.

Et le long du chemin je suis tombé sur « Project Brigid » où j’ai rencontré ces merveilleuses personnes, durant les 3 jours passés ici je me suis senti en famille. »

Nous nous sommes rencontré sur le Chemin de Compostelle, d’où est-tu parti et où t’est tu arrêté?

« Depuis la Suède je me suis rendu à un festival de musique au Danemark. À partir de là j’ai fait du stop jusque Kiel puis marché jusque Hambourg via Lubeck avec un ami qui marche pour la paix (www.walk2peace.eu). Ensuite j’ai fait du stop jusque Berlin où je suis resté chez un ami pendant une semaine, pris un avion jusque Bordeaux, un train jusque Saint-Jean-Pied-de-Port et finalement j’ai marché jusque Finisterra. »

Wow de Kiel à Hambourg !  C’est un long chemin comment ça se passe concrètement ?

« Alors que je faisais du stop en direction de la France je me suis souvenu que mon ami Albin était en marche pour la Syrie (depuis la Suède) pour la paix dans le monde et qu’il devait être quelque part en Allemagne, certainement a Kiel ! Tout cela 5 minutes avant la dernière sortie d’autoroute pour Kiel.  Je me suis alors rendu à Kiel, ai écrit à mon ami pour lui dire que j’était ici et prêt à marcher avec lui. Il a un traqueur GPS sur lui afin que toute personne qui souhaiterais marcher avec lui puisse le rejoindre.

Nous marchions le jour et quand le nuit tombait cherchions un endroit ou dormir. La plupart du temps dans des églises ou chez l’habitant. Un jour, alors que nous pensions dormir dans les bois, nous avons rencontré une femme qui était à la recherche de ses chiens. Bien qu’elle était stressée, elle a eue la présence d’esprit de nous demander où nous allions et où nous pensions dormir ce soir la. Puis finalement nous a demandé si nous cherchions un logis, la réponse était oui !

Nous avions alors un toit pour la nuit. Drôle de coïncidence, elle nous a demandé si nous pouvions rester un jour ou deux afin de l’aider à peindre sa maison.. j’ai ri car j’était peintre et décorateur en Suède pendant six ans. Albin avait déjà marché 800km pour arriver ici, un peu de repos était donc bienvenue et je voulais également rester pour un jour ou deux.

Nous avions notre logis et le repos que nous voulions et cette femme Stephanie l’aide qui lui était nécessaire pour peindre sa maison. C’est amusant de voir à quel point le monde fonctionne mystérieusement. »

Je me souviens que tu avais fait voeu de silence lors de notre rencontre à l’auberge où je travaillais et as décidé de le briser lors de ton arrivée à « Project Brigid », pourquoi avais tu fait voeu de silence et pourquoi l’as tu brisé?

« Sur le chemin j’ai rencontré un homme qui avais fait voeux de silence et je me suis souvenu que je voulais expérimenter cela aussi pendant mon chemin, j’ai donc commencé le jour suivant la rencontre juste avant d’arriver a « Project Brigid ». Nous sommes passés devant cette place alors que nous nous rendions à une auberge. Je me suis sentie attiré par l’endroit bien que je continuais à avancer avec le groupe et plus tard j’ai réalisé que je devais « check out », que je devais me rendre a « Project Brigid ». Je me suis tout de suite senti chez moi, il y avait une si énergie spéciale que je me devais de parler avec les personnes présentes. J’ai donc briser mon voeux de silence et ai eue une vision différente de ce que le silence représente pour moi. »

Qu’as tu appris au travers de tes expériences?

« J’ai appris que la magie se créer avec les autres, ensemble et que chaque personne possède de surprenants chemins dans lesquelles se reflète ce que vous pouvez apprendre sur vous-même et sur les autres. »

Si tu devais choisir entre tous, quel serait ton meilleur et ton pire souvenir?

« Je ne pense pas à eux comme des bons ou des mauvais souvenirs, mais à la place je peux te raconter un dont je me souviens très clairement et qui contient de bonnes et des mauvaises situations.

Après avoir marché toute la journée et jusque tard le soir j’ai trouvé un endroit ou camper d’où je pouvais profiter de la pleine lune d’on les rayons passais au travers des nuages. Le lendemain matin, le bruit de la pluie battante sur ma toile de tente était tellement fort que je me suis réveillé. Je suis resté dans ma tente le temps que la pluie s’arrête. Fatigué et mouillé j’ai marché jusqu’au prochain village, Puente del Reina, acheter un sac de noix et commencé à les grignoter en attendant l’ouverture de l’auberge. Plus tard le soir avec mon livre des plus connues nouvelles de Franz Kafkas, je me suis assis à un café. Je me suis assis, lisant mon livre et sirotant une tasse de café et ai soudain croisé son regard et son attendrissant sourire. Plus tard un ami l’a rejointe et je me suis dit que j’aimerai savoir ce qu’il y a derrière son sourire.

Deux jours plus tard, après avoir campé une nuit dans le parc du Musée du Vin de Estrella alors que j’arrive à un croisement je choisis mon chemin à pile ou face avec une pièce de monnaie. C’était le chemin un peu plus long mais j’ai été vite récompensé par des pommes et des figues trouvées sur le chemin pour mon petit déjeuner. Je portait tous mes vêtements pour supporter le froid de la nuit, alors que je commençais à me sentir réchauffé par la marche je l’ai rencontrée sur le chemin dessinant des paysages sur son carnet. En passant je suis accueilli par ce sourire, je me sens alors envahie de chaleur et décide de changer mes vêtements de nuit par mes vêtements de marche. Le temps de me changer et elle avait fini son dessin, nous nous retrouvons alors côte à côte sur la route et je finis par lui avouer que je suis curieux de connaître ce qu’il y a derrière son magnifique sourire. 

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Elle me permet de feuilleter son carnet de croquis et je suis un peu surpris de voir un personnage qui me ressemble clairement. Elle m’avait croquer dans le café la première fois que nous nous sommes vus. Après ça nous sommes devenus bons amis et elle à partagé ma tente les deux nuits suivantes. »

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Qu’est ce qui te plaît dans ce mode de vie?

« Énormément d’expériences l’une sur l’autres, vous ne savez jamais ce qu’il va arrive mais toujours quelque chose survient. J’aime la liberté que cela me procure. »

Où te voit-tu dans le futur?

« J’ai énormément d’idées, et donc je ne sais pas vraiment où cela va se terminer, nous verrons ce qui se passera ! »

Tu sembles être le parfait vagabond, voyageant de place en place sans plans définis tout en réfléchissant sur la vie, quelle est ta définition de la Liberté ? 

 » Je vagabonde dans mon esprit depuis longtemps et ne pouvais plus supporter le hamster dans ça roue qui tourne en rond que je m’était construit. Et donc cet été avant les vacances j’ai décidé de quitter mon travail, ce qui était quelque chose sur quoi j’avais réfléchi mais n’avais jamais eu le courage de mettre en oeuvre.

Je pense que la spontanéité est un des ingrédient de la Liberté.

Un autre moment où je me suis senti libre était alors que je marchais en Allemagne et que nous arrivions a Hambourg, j’ai eu l’envie soudaine de danser et faire la fête.

J’avais mal au pieds dût à la marche et le soir j’ai dit à mon ami que j’allais faire du stop jusqu’à la prochaine destination et le rejoindre là, le lendemain matin il était deja parti et je me suis réveillé seul. J’ai pris mon temps, et alors que je faisais mon yoga matinal un ami ma écrit pour me demander si je passait par Berlin.

Je me suis confondu en excuses. C’est pas la bonne direction bla bla bla.

Et soudain j’ai eu un pic de spontanéité, de courage et ai senti que Berlin était LA ville de la fête et aussi j’avais envie de rendre visite a mon ami. J’ai alors regardé les billets d’avions de Berlin à Bordeaux et j’ai trouvé un vol pas cher. J’était tout excité et ai écrit à mon ami, à qui plus tôt je me lamentait de ne pas pouvoir venir, qu’il pouvait me préparer un lit maintenant puisque j’arrivais dans la soirée.

J’ai fait mon sac et me suis rendu à Berlin en stop.

Dans cette histoire il y a plus d’ingrédient que nécessaire pour la Liberté.

Avoir le temps de se donner le temps nécessaire est pour moi la liberté, j’ai rencontré un homme en Espagne plus tard qui m’a dit qu’un homme qui a du temps est un homme riche !

Et je suis totalement d’accord maintenant que je suis retourné en Suède je suis tellement riche de temps que je ne sais pas quoi en faire, comme un billionaire qui n’a aucune idée d’où dépenser son argent.

La Liberté est un état d’esprit ! »

Où est tu maintenant, tu voyages? 

« Oui au moment où j’écris ces lignes je suis de retour en Suède pour célébrer les fêtes avec mes amis et ma famille, j’ai différentes idées de voyages. Et ses idées je les laisse vivre seules pour voir ce qui se manifestera dans ma vie. Je pense que si vous faites des plans strict et planifiez tous les détails beaucoup de liberté est perdue, alors je vais attendre de voir ce que le future William va faire 🙂

C’est une grande liberté que de donner vos désirs à l’univers et de les laisser s’installer dans votre vie quand le moment est venu. »

Merci beaucoup d’avoir partager ton expérience, nous restons en contact !

will6trait1Original text in English :

When I was working in the albergue « Las Herrarias » I met William. He arrives in the albergue with other peoples and ask me that he wanted to stay here for the night. Then a bit later he canceled his reservation and say he will go slept in another place. The same night with the another volunter we go to « Project Brigid » for dinner and had the surprise to see him here! We share the sweet night with Richard, Lotte, Sam, Jan and William full of laughts and good foods 🙂

Can you describe a bit yourself ? Where do you come from, what was you doing there?

William : « My name is William Pousar and I am born and raised in Göteborg Sweden I walked the camino this fall after quitting my job this summer.

I first didnt have any plan of what I were going to do, I met new friends that had walked the camino and this inspired me to go for a walk, I thought that at least I will walk with my time and maybe figure out where I want to go.

So this walk brought me to Project Brigid where I met beautiful people and the 3 days I stayed there I had a family feeling. »

We meet on The camino de Santiago, from Where did you start it and stop?

« I started from Sweden to a music festival in Denmark from where I hitchiked to Kiel from where I walked to Hamburg via Lubeck with a friend that is walking for peace (www.walk2peace.euAfter this I hitchikex to Berlin and stayed with a friend over a weekend, then I flew to Bordeaux, took a train to Saint-Jean-Pied-de-Port and finished my walk in Finisterra. »

Wow Kiel to Hambourg it’s pretty far, how did you do that basically?

« I were hitchhikinh towards France while it stuck my mind that my friend Albin was walking from sweden to syria for world peace and are somewhere in germany, sure enough he was in Kiel and I saw this 5 min before the last exit from the highway to Kiel.

I basically just showed up in Kiel writing my friend that I’m there and ready to walk together. He have a gps tracker attached to him so anyone who feel like walking for peace can join him.

We walked during the day and as the night started to come we became alert to find a place to sleep. We mostly slept in churches and in peoples homes. One day we thought to sleep in the woods we met a woman who were out searching for her dogs that had ran away. Even though she were stressed, she had the presence to ask us where we were going to and where we were gonna sleep that evening and asked us if we needed a place to sleep. Yes!

So we now got roof and shelter for the night. Funny coincidence, she asked us if we could stay a day or two and help her painting the house and I just laughed because I have been a house painter and decorater in Sweden for six years and now as I walk with Albin who had already walked 800km it were tough to keep his tempo, and I thought to myself I wanted to rest for a day or two.

We got shelter I got the rest I wanted this woman Stephanie got the help she needed painting her house, it’s funny how the world works in such mysterious ways.

She asked us if we could stay and help her paint the house and I just laughed seeing so clearly this is the place to be for me at that time. She had aswell ordered a special swedish lineseed oil paint. »

I remember you make a vow of silence at this time and break it when you arrive at « project Brigid », why did you make this vow and why did you break it?

« I met this guy who had a silent vow and it reminded me that I had before leaving played with the idea to be silent for some part of the walk, so I started the next day and thats the day we came to Project Brigid. We walked past this place as we were going to the hostel, I felt drawn even poking my two staffs in the air towards the door even though I walked with the group and later realised that I wanted to « check out », to go to Project Brigid. I felt as I stepped into home, it had a special energy and I felt that I wanted to talk to this peoples, so I broke the vow and got a different perspective on what silence is for me. »

What did you learn about this experiences?

« I learned that the magic is created together with others and that from all the the people have surprising ways in wich they mirror you so that you can learn more about yourself and others. »

If you have to choose can you tell me your best memory and your worse.

« I dont think of them as good or bad but instead I can give you a memory that I remember very clearly and it involves what one could call good or bad situations.

After walked all day and even deep into the night I found a place to camp and enjoy the fullmoon wich light played upon the passing clouds. The morning after, I woke up by the rain wich drumming on the tent were so loud it woke me up. I stayed in the tent and let the rain pass by. Tired and wet I walk to the next city Puente del Reina picked a bag of walnuts that I was cracking while I waited for the Albergue to open. Later that evening I took my book Franz Kafkas most famous shortstories. In the cafe I sat down with a coffe and the book to soon see her eyes and that lovely smile. As I continues reading she got a friend by her table and I thought I would like to know whats behind that smile.

Two days later, after camping a night outside the Wine Museum of Estella I came to a split in the road and singled the coin to see where to go. It showed the slightly longer route but I were quickly rewarded with apples and figs for breakfast. As I had all my clothes on after the night I started to get warm walking and that was when I met her standing on the path drawing the landscape in her book. As I pass I was welcomed by that smile, I now felt extra warm and decide to change into my walking clothes. As I was ready she was to with her drawing, we ended up next to each other and I got to say that Im curious of what’s behind her beautiful smile.

I flipped trough her book of drawings, I was a bit surprised by seeing what clearly resembled me. She had been drawing me that first time we saw each other in the cafe. After this we became great friends and she stayed with me 2 night in the tent. »

Where do you see yourself in the futur?

« I have so many ideas, so I have no idea really where I will end up, we will se what’s up next! »

You look like the perfect wanderer, walking around without plans while reflecting on life, what is your definition of Freedom?

« I’ve been wandering in my mind for very long and just couldn’t stand the hamster wheel that I had built. So this summer before the vacation I decided to quit my job, which had been something I given thought to but not had the courage to instigate.

I believe spontaneity is one of many ingredients to feel freedom.

One day at work me and the owner of the company sat in the car on our way to another job, then all of a sudden I started to talk to him and soon I had quit my job.

This also takes courage which is also a essential ingredient for freedom.

Another time I really felt free were when I was walking in Germany as we came close to Hamburg I had a desire to dance and party.

I also had some pain in my foot from the walking so in the evening I told my friend I was going hitchhike to the next location and meet up there, early he had gone walking so I woke up all alone. I took my time and did morning yoga and while I did this a friend to me wrote and asked if I were going to come by Berlin.

I gave him a lot of excuses why im not coming. It’s in the wrong direction bla bla bla.

Then all of I sudden I got that rush of spontaneity, courage and felt that Berlin is the mayor party city of these two and I’d love to go visit my friend there. So I checked flight from Berlin to Bordeaux and found a cheap flight. I got super excited and wrote to my friend which I earlier had lamented to about not coming, that he could now prepare a bed and I would see him in the evening.

Packed my stuff and hitchhiked to Berlin.

In this story there are more of the needed ingredients for freedom.

To have time to give oneself the time that is needed is freedom to me, I met a man in Spain later on which said that a man which have time is a rich man!

And I totally agree now that im back in Sweden again I am so rich with time I do not know what I am gonna do with it all just as a billionaire doesn’t have a clue where to spend money.

Freedom is a state of mind! »

Where are you now, still traveling?

« Yes as I wrote above I am now back in Sweden to celebrate the season with friends and family, I have differents ideas about travel. And these ideas I let go of to see what will manifest in my life I believe that if u plan to vigorously and to think details a lot of freedom is taken away, so I will see what Future William brings to me 🙂

This to is great freedom to give away your desires to the universe and let them ease in to your life when the time is right. »

Thank you so much for sharing your experience, we will keep in touch for sure !

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PROJECT BRIGID

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Qu’est-ce le « Projet Brigid »? 

Richard Lance Kappel :  » Le Projet Brigid est une initiative qui plaide pour la cohésion sociale. En utilisant le tourisme, les espaces publiques et les Brigid MIXs (Echanges d’intérêts mutuels), nous avons été capable de fournir aux membres de notre communauté, ainsi qu’aux voyageurs, un accès unique à des échanges culturels divertissants, perspicaces et sains. Nous sommes un projet jeune et ambitieux, parti de rien nous travaillons pour avoir une présence mondiale. »   

Pour qui et pourquoi as-tu commencé ce projet?

« Ce projet est pour chaque personne sur cette planète. Sa création est en réaction à l’épidémie de comportement de jugement à l’échelle mondiale par des individus qui ont vraiment très peu ou pas de contact direct avec ceux contre qui ils ont des préjugés. »

Comment le projet fonctionne ?

« Ce projet fonctionne en proposant un espace sûre pour que des personnes puissent se rencontrer et interagir ensemble, en particulier entre les voyageurs et les locaux. Nous proposons des évênements thématiques afin que les gens qui se retrouvent aient un intérêt commun, ce qui est plus facile pour briser la glace.  Les échanges sont animés par des guides bilingues qui permettent de surmonter la barrière de la langue et encourage les participants à s’impliquer. Le point le plus important est de garder dans tout les MIXs une population composée d’une moitié de locaux et l’autre moitié de voyageurs? Ce qui permet de préserver la diversité culturelle et l’originalité de tous les MIXs. »

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Richard (à gauche au premier plan) qui anime un atelier à Las Herrarias

Quels sont tes plans pour le futur ?  

« Mes plans immédiats sont de trouver le ressources nécessaire à la création d’un site de réseau social. Notre but est de créer un médium pour les voyageurs qui désirent trouver un Brigid MIXs dans les villes où ils projettent de se rendre. Aussi, les locaux pourront utiliser la plateforme pour rencontrer des personnes qui partagent les même centres d’interêts. » 

Parles nous de ton projet de site internet

« Et bien, ce site est la plateforme que les gens vont utiliser pour trouver des Brigid MIXs, et rester en contact avec les amis qu’ils se seront fait lors de ses échanges. Je pense que les personnes ne pourront pas voir les profils des autres utilisateurs avant de les avoir rencontrés lors d’un MIX. De cette façon, nous ne jugeons personnes avant de l’avoir RENCONTRER en chair et en os ! Après la rencontre les utilisateurs pourront s’envoyer des messages. Aussi, les membres auront des récompenses pour leurs participations aux échanges. » 

Peut-tu nous en dire plus sur toi ? 

« Lorsque j’avais 26 ans, j’ai acheté un aller simple pour Madrid parce que je voulais sortir de mon cycle travail/vacances et découvrir le monde. Pendant 6 ans, j’ai rencontré des personnes nouvelles et intéressantes qui venaient de tous les coins du monde presque tous les jours. Je me suis assuré d’être un bon auditeur, de poser beaucoup de questions et de laisser de côté mes préjugés. Plus j’échangeais avec des cultures différentes, plus je réalisais que nous avions beaucoup de façons différentes de faire les choses, mais surtout les même rêves et besoins. Maintenant j’ai décidé de dédier ma vie à donner l’opportunité des échanges culturels à ceux qui n’ont peut-être pas la mentalité, les ressources pour voyager, ou s’engager envers des personnes de cultures différentes. » 

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Lors de mon passage à Projet Brigid avec de gauche à droite : Sam mon co-équipier dans le Workaway a l’albergue, Lotte volontaire à Projet Brigid, Richard le fondateur, William qui était en pélerinage sur le chemin de Compostelle et Jan volontaire à Projet Brigid. 🙂

Original text in English 

What is « Project Brigid »? 

Richard Lance Kappel : « Project Brigid is an initiative advocating for cultural cohesion. By using tourism, public spaces & Brigid MIXs (Mutual Interest eXchanges), we’ve been able to provide members of our community, as well as travelers, unique access to entertaining, insightful & healthy cultural exchanges. We are a young and ambitious project, starting from nothing, working to have a global presence. » 

For whom and why did you start it? 

« The project is for every single person on this planet. It’s inception is due to an epidemic of judgmental behavior on a global scale by individuals who have really very little or no direct contact with those whom they have prejudice & preconceptions against. »    

How does this project works? 

« The project works by providing a safe place for people to engage one another, specifically travelers and local people. We host themed gatherings to ensure the people that meet have a common interest as an ice breaker. The exchanges are led by bilingual guides who help with language barriers and encourage everyone’s equal involvement. The most important element is keeping all MIXs half local people and half travelers. It’s what keeps every MIX unique and culturally diverse. » 

What your plans for the future? 

« Immediate plans are to find the resources needed to develop a social network website. Our goal is to create a medium for travelers to use when they want to find Brigid MIXs in a city they plan to visit. Also, people on a local level will use the site as a way to connect with others who share a common interest. »

Talk me about the website project

« Well, the website is what people will use to find Brigid MIXs, and stay in touch with new friends they make at exchanges. I think the profiles won’t be able to see other profiles until they MIX with that person. This way, we don’t judge anyone until we MEET them! After, people will be able to have access to send messages to people they meet. also, people will get rewards for participating in exchanges. »

Can you tell me more about you? 

« When I was 26, I bought a one-way ticket to Madrid because I wanted to get out of the work/vacation cycle and explore the world. Almost every day for 6 years I met new and interesting people from around the world. I made sure to be a good listener, ask lots of questions and put adopt a less judgmental mentality. The more I interacted with people from all around the world, the more I realized we have many different ways of doing things, but very much the same dreams & needs. Now, I’ve decided to dedicate my life to giving the gift of cultural exchange to those who may not have the mentality or resources to travel or engage people who they’re not familiar with. »

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You can help Richard raise this wonderful project at : http://razoo.com/projectbrigid

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Project Brigid /  Las Herrerias, Castilla y León, Spain

LAS HERRARIAS

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©Aude-tte / Las Herrarias

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J’ai passé trois semaines dans ce paisible village, sur le chemin de Compostelle. Je n’avais rien prévu, c’est Sam un américain rencontré devant l’entrée de mon auberge de jeunesse à Madrid et avec qui j’ai gardé contact qui m’avait alors donné ce plan. Au pied de la rivière, encerclé de montagne le village vie au rythme des pèlerins à l’assaut de Compostelle. Les journées sont paisibles, la nourriture (surtout le pain noir) et le vin très bon.

L’auberge peut accueillir jusque dix-huit pèlerins. Chaque jour ce sont des marcheurs de tous les pays qui viennent chercher un peu de repos, Américains, Canadiens, Italiens, Coréens, Suédois, Français, Espagnols, Belges… Seul ou en groupe ils marchent parfois depuis plusieurs mois et chacun possède ses raisons propres de réaliser ce pèlerinage.

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©Aude-tte
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©Aude-tte
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©Aude-tte
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©Aude-tte

 

De mon temps libre, je dessine et marche dans les montagnes alentours. Les couleurs de l’automne amplifient la poésie de ses forêts. Lors d’une de mes excursions je me suis perdue sur les hauteurs d’une montagne, je me suis sentie alors comme seule au monde, mon estomac affamé m’a aidé à retrouver le chemin de l’auberge.

Nous échangeons chaque jour avec les pèlerins qui ont décidés de faire une halte à Las Herrarias avant d’affronter l’ascension d’O Cebreiro. Je me souviens d’un qui c’était fixé comme but de marcher 1980 kilomètres (son année de naissance) pour arriver à Compostelle. Un autre marchait depuis Paris, un autre depuis Anvers…

 

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©Aude-tte
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©Aude-tte

traitIllustrations réalisées à Las Herrarias

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©Aude-tte / Chaton San Julian
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©Aude-tte

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BASIA

J’ai rencontré Basia lors de mon volontariat à Huertas del Abrilongo. Toujours en train de sourire ou de faire des blagues, un livre à la main. Et qui a pris grand soin de mon estomac pendant toute la durée de mon séjour. hihi

Parce que les raisons qui nous on amenés ici sont toutes différentes et donc intéressantes je voulais partager avec vous la sienne ici. 🙂

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©Aude-tte / Basia ❤

Peut-tu te décrire, d’où viens-tu, que faisait-tu à la Huertas del Abrilongo?

« Je suis une fille de 33 ans d’origine Polonaise. J’ai fait pas mal de choses différentes jusqu’ici. Par exemple, pendant plusieurs années j’ai tenté de finir mon doctorat de philosophie orientale (Ph.D.) Heureusement je ne l’ai pas terminé.

J’ai travaillé dans l’industrie du livre ses 10 dernières années entrecoupées de quelques pauses : gérer une librairie, organiser des rencontres avec des auteurs, des workshops etc. J’aime les livres d’images pour enfants et adultes et les bons livres en général. J’ai grandis en campagne et ressent toujours une forte connection avec la Nature.»

Pourquoi as-tu choisi de voyager avec Workaway?

« Hmm, à un moment je me suis rendu compte que la vie était ailleurs que dans les livres (même les bons). J’ai pris la decision d’essayer quelque chose de complètement différent de ma routine.

La variété est le piment de la vie et je veux l’expérimenter. Etre avec des gens différents, dans un lieu inconnu, faire des travaux nouveaux. De ressentir que je suis encore en train d’apprendre, vivre et apprécier le monde. Voila pourquoi j’ai décidé de voyager avec Workaway.»

Où est-tu allée et quand?

« Mon tout premier plan était de voyager en Asie – mon plus grand rêve. Mais ensuite j’ai commencé à avoir des craintes à l’idée de voyager seule. J’ai donc choisi l’Espagne – je ne sais toujours pas pourquoi…

Peut-être que l’impulsion viens de mes meilleurs amis. Des personnes complètement géniaux, fous, adorables, des artistes, ma famille de coeur. Ils avaient rêvé de s’installer un jour en Espagne pour plusieurs années. Si les gens que j’aime, aiment ce pays – ça doit être un signe positif. La question n’est pas toujours « Pourquoi? » mais « Pourquoi pas? » 🙂

Et donc en juin 2016, ne savant presque rien de l’Espagne, je suis arrivée dans le petit village de La Codosera (région d’Extremadura). Après deux mois je suis tombée amoureuse de cette place très spéciale, alors je suis retournée en Pologne pour terminer tous mes trucs de la vie non-fini et je suis retournée ici, au milieu de nulle part. Heureuse, libre avec pleins de projets pour le futur. Peut-être que c’est mon année sabbatique très tardive, peut-être quelque chose de plus. Actuellement je suis assez sûre qu’il y a quelque chose de plus. »

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©Aude-tte / Basia

Parles moi de tes autres expériences, ton meilleur souvenir et ton pire?

« Je ne pense pas qu’il y ai de bons ou de mauvais souvenirs, plutôt difficile. Bien sûr je généralise mais plus ou moins. Vous ne pouvez jamais savoir quand quelque chose que vous pensiez être une mauvaise expérience fini par en être une bonne et précieuse, qui vous permet d’apprendre sur vous-même. Ceci est mon histoire.

Mon tout premier souvenir de la Huertas de Abrilongo n’était pas bon. Je ne me sentait vraiment pas sûre de moi, seule et quelque fois stupide. Tout était nouveau pour moi, mon anglais était merdique alors je préfèrais m’assoire seule pour lire des livres plutôt que d’essayer d’en apprendre plus sur les personnes ou le lieu. J’avais le sentiment que tout ce que j’était en train de faire – je le faisais mal.

Mais une semaine est passée et j’ai commencé à surmonter ma façon de penser pas à pas et à me sentir très, très, même extrêmement heureuse (et je le suis toujours !!!). Grâce à cet endroit, aux gens que j’ai rencontrés et à ceux que je rencontre encore, enfin et surtout grâce au meilleur des hôtes Javier – l’une des meilleures personne que j’ai connue. Vous avez les deux – ma pire et ma meilleure expérience.»

Parles moi de la « Huertas del Abrilongo », à quoi ressemble une journée type ?

« Ce à quoi va ressembler une journée à la Huertas del Abrilongo dépend de la saison – c’est différent en été, différent à l’automne et en hiver (j’attends toujours le printemps ;)).

Nous commençons à travailler le matin, plus ou moins pendant cinq heures. Ensuite nous préparons un gros déjeuner : Couper des trucs, cuisiner et s’amuser à la cuisine. Après ça, en été, alors qu’il fait trop chaud pour penser ou vivre, nous faisons une sieste de deux heures. Après la confusion post-sieste vous êtes comme un nouveau né et pouvez faire ce que vous souhaitez. Parler avec les gens, lire un livre, sortir.

En Hiver tout est plus lent, vous essayez de faire le plus de choses qu’il est possible de faire (ce qui est assez facile dans un lieu comme celui la – il y a toujours quelque chose qui doit être fait) – ce qui est beaucoup mieux que de rester assis à trembler de froid. Et c’est tout aussi cool – le cercle de la vie. Chaque saison possède ses propres règles.»

Qu’as-tu appris à propos de cette expérience?

« La chose la plus importante dans cette façon de vivre est d’être proche de la nature et d’être capable d’apprécier la vie dans sa simplicité. Rester concentrée sur cela est très important. Ne pas être en permanence en rush ou distraite par des choses inutiles. Et aussi apprendre – chaque jour est une opportunitée d’apprendre quelque chose de nouveau – sur vous-même, sur le monde, comment allumer un feu ou cuisiner quelque chose de nouveau. Et bien sûr – LES RENCONTRES – mais c’est évident.»

Recommanderais-tu cette façon de voyager aux autres?

« Je recommande absolument à tout le monde de voyager de cette manière. Vous pouvez apprendre tellement plus qu’en voyageant de façon classique. Vous devez également être ouvert et prêt pour des environnements différents, et être conscient que ça peut être parfois difficile, loin de ce que vous aviez imaginé et que l’eau de la douche peut être extrêmement froide. Mais ça en vaut la peine, au moins une fois dans votre vie ! Vous ne le regretterez pas !»

Où te vois-tu dans le futur?

« Je ne suis toujours pas certaine de ce que je veux vraiment. J’essaye de ne pas y penser trop, j’espère qu’un jour la réponse viendra à moi naturellement. Je ne peux plus m’imaginer vivre en ville.

Lorsque je pense au futur je vois une grande maison à la montagne (avec un petit potager bien sûr), au milieu d’une forêt, toujours remplie de gens que j’aime, pleine d’amis, ma famille, de personnes rencontrées sur la route. Une maison pleine de vie, de fun et d’amour. Mais d’abord je veux voyager encore un peu plus.»

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Huertas del Abrilongo

traitOriginal text in English :

Can you describe a bit yourself ? Where do you come from, what was you doing there?

« I am 33 years old girl from Poland. I had been doing many different things there. For  few years for example I was trying to finish my Phd in eastern philosophy. Fortunately – I have  not finished it.

I had worked in the book industry for the last ten years with some breaks : running a bookstore, organizing meetings with authors, workshops and so on. I love picturebooks for childrens and adults and generally speaking good books. I was growing up on countryside and still feel very strong connection with the Nature. »

Why did you choose to travel via workaway?

« But at some point I realized that life is somewhere else than in (even good) books. I decided to try something completely different from my everyday reality. 

Variety is the spice of life and I want to experience this. Differents peoples , surroundings, tasks. To feel that I am still learning, living and enjoying the world. That`s why I decided to travel via workaway. »

Where did you go and when?

« My very first plan was to travel through Asia – my biggest dream. But then I felt a little insecure about traveling alone there at the beginning of my journey. So I choose Spain – still do not know why..

Maybe the impulse came from my best friends. Absolutely amazing, crazy, lovely peoples, artists, family. They have been dreaming of moving to Spain one day for many years. If people who I love, love this country – that must be a good sign. The question isn’t always « Why » but « Why not »? 🙂

So in June of 2016, knowing almost nothing about Spain, I went to the small village of La Codosera (Extremadura region). After two months I fell in love with this very special place so I came back to Poland to finish some unfinished life stuffs and now here I am again. In the middle of nowhere. Happy, free with open plans for future. Maybe that is my very late gap year maybe something more. Actually I am pretty sure that it’s something more. »

Talk me about the other expériences, your best memory and your worse?

« I think there is not good or bad experiences, rather difficult. Of course I generalize but « mas o menos ».You never know if something you find as a bad experience in the end it will turn out to be really good and precious, from which you can learn something about yourself. And that is my story.

My very first memory from Huertas was not good. I felt very insecure, alone and sometimes stupid. Everything was new for me, my English was crappy so I preferred to sit alone and read a book instead of trying to get to know peoples and place. I had a feeling that everything I was doing – I was doing it wrong.

But one week passed and I started to overcome my way of thinking step by step and feel very, very, even extremely happy (and I am still !!!). Because of the place, because of the peoples who I met and still meeting and last but not least because of the best host ever Javier – one of the best people I have ever known. So here you are both – my worst and best experience. » 

Tell me about the « Huertas del Abrilongo », basically how your day look like?

« How the day in huertas looks like mostly depend on the season – different in the summer, different in the autumn and winter (I am still waiting for the spring ;)).

We start working in the morning, more or less for 5 hours. Then we prepare a big lunch : chopping stuff, cooking and having fun in the kitchen. After that, in the summer, when it’s so hot that you can barely think and live, we have a siesta and sleep for two hours. After post-siesta confusion you are like a new-born and you can do whatever you want. Talking with people, reading a book, going for clubbing .

In winter everything is slower, you try to find as many things to do as possible (it is quite easy at place like here – always is something which has to be done ) – which is much better than sitting and shivering with cold. And this is also cool – circle of life. Every season has its own rules.»

Did you enjoy it and why? What did you learn about this experience?

« The most precious thing in this way of living is being close to the nature and being able to appreciate life in its simplicity. Being focus on this what is really important. Not being permanently in rush and distracted by unnecessary stuff. And also learning – every day is a good chance to learn something new – about yourself, about world or how to start a fire or cook sth new. And of course – PEOPLE – but it is obvious.»

Will you recommend to other people to travel this way?

« I absolutely recommend this way of traveling to everybody. You can experience much more than traveling in common way. You also should be open and prepared for different surroundings, maybe some difficulties and have to be aware that sometimes can be tough, different that your expectations and the water in the shower might be extremely cold. But it’s worth to do this at least once in your life ! You will not regret! »

Where do you see yourself in the future?

« I am still not sure what I really want to do. Try not to think too much, live, enjoy and hope that one day it will come to me naturally. I cannot imagine myself living in the city any longer.

When I am thinking about future I see a big house in the mountain (with small vegetable garden of course), in the middle of forest, always full of people who I love, full of friends, family, people who I met on the road. House full of life, fun and love. But first I want to travel a little bit more.»

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