COPENHAGUE

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©Aude-tte

traitRécit photo de mon séjour à Copenhague sur Steller :

https://steller.co/s/6aAubMVY7c8

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CHIARA

J’ai rencontré Chiara lors de mon volontariat à la Huertas del Abrilongo au sud-ouest de l’Espagne en octobre dernier. Pendant trois semaines nous avons partagé notre quotidien de travaux dans le potager, nos repas, nos fêtes au village et même une caravane ! J’ai eue la chance de pouvoir lui rendre visite en mars à Florence, sa ville natale et où elle a récemment été diplômée.

Cet interview a été réalisé en décembre donc c’est un peu un retour vers le futur, mais nous sommes tombés d’accord pour le laisser tel quel même si quelques éléments ont changés 🙂  

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©Aude-tte

Hello Chiara, peut-tu te présenter à nous ? D’où viens-tu, que faisais-tu à la Huertas ? 

Chiara : « Je pense que c’est une grande chose que de répondre à cette question, parce que je pense que chaque personne est multiple et peut contenir à tour de rôle dix milles personnes. Je devrais essayer. Je suis une joyeuse et curieuse fille âgée de vingt-trois ans. J’aime découvrir et apprendre pour enrichir mes connaissances et ai l’obsession de faire les choses bien (Je suis une putain de perfectionniste).

Je suis très préoccupée par mon avenir, quelques fois trop et si je n’ai pas un minimum de cinq choses à faire de ma journée je m’ennuie. La plupart du temps je suis optimiste mais parfois je me laisse aller à la déprime facilement (donc je suis aussi une putain de sentimentale !).

Cependant, je suis une bonne amie et j’ai souvent confiance en les autres. Je suis bornée et quelques fois le changement me fais peur. Je suis chanceuse : Je suis entourée de personne qui m’aime et m’encourage. Je suis née à Florence, en Italie, où je vie actuellement avec ma famille. Je viens juste de finir mes études et donc maintenant je dois trouver ce que je vais faire de ma vie ! »

 

Pourquoi as-tu choisi de voyager via Workaway ? 

« Depuis la première fois où j’en ai entendu parler j’ai toujours été curieuse à propos de ce site. Je pense que c’est une façon intéressante de voyager et de partager des expériences. Un ami m’a parlé de ses cinq semaines de volontariat et j’ai donc décidé que je voulais le faire aussi. J’était en Erasmus en Espagne à ce moment là et donc j’ai décidé de réaliser ma première expérience la-bas, avant de rentrer chez moi. »

 

Où est-tu allée et quand ? 

« Je suis allée à La Codosera, Badajoz, pour travailler dans le jardin écologique (un hectare et demi) de Javier (Huertas del Abrilongo ndlr). J’y suis restée trois semaines, du 3 au 23 octobre 2016. »

 

Parles-moi de tes autres expériences de voyages, ton meilleur et ton pire souvenir ? 

« C’est difficile à dire… J’ai grandie dans une famille qui ma permis de faire de nombreuses expériences depuis ma plus tendre enfance : J’ai été très chanceuse et bénie. Pour l’instant je pense que mon meilleur souvenir a été mon premier Erasmus à Amsterdam, c’était la première fois que je devais vivre seule pour plus de quelques semaines et j’y ai appris à me débrouiller seule. Je n’ai pas de pire souvenir pour l’instant (je suis chanceuse). »

traitHUERTA DEL ABRILONGO

 

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©Aude-tte / La caravane, de gauche à droite : Chiara, Basia et Ana

Parles-moi de la « Huertas del Abrilongo », à quoi y ressemble une journée type ?

« Je travaille la matinée avec les autres volontaires dans le potager, dans la maison, où partout où de l’aide est nécessaire. Les tâches dépendent du temps, du jour de marché et des plantes. Nous nous levons entre 7h15 et 8h (avant le levé du jour) et nous avons un gros petit-déjeuner. Nous travaillons jusqu’à 13h30 – 14h. Nous déjeunons (toujours un repas délicieux et copieux) et le reste de la journée est du temps libre pour faire tout ce que nous voulons (prendre une douche, marcher aux alentours, lire un livre, peindre…) »

 

Est-ce que tout cela t’as-plu et pourquoi ?

« Bien sûr que j’ai aimé cette place, les géniales/folles personnes avec qui j’ai été volontaire, la météo, la nourriture, les randonnées, le silence, l’absence de réseaux internet, le travail au jardin… même le « Shitty Friday » ! (le jour où nous devons nettoyer le poulailler et nos toilettes composte ndlr)

À cet endroit vous pouvez vraiment ressentir la gentillesse  et l’attention que Javier met dans ses plantes, pour les faire pousser. Les volontaires étaient libres d’aider de la façon qu’ils préféraient, en utilisant leurs habilitées et leurs talents. Par exemples certaines filles ont réalisées de magnifiques peintures pendant leur séjour. Personnellement j’ai aimé travailler dans le jardin, surtout lorsque le temps était ensoleillé et que Javier mettait de la musique pour les plantes. »

 

Qu’as-tu appris grâce à cette expérience ? 

« J’ai appris trois choses. La première, je suis venue à ce volontariat pour en apprendre plus sur l’agriculture écologique et durable et comment cela fonctionne : J’ai préparé des lits, semé, transplanté, préparé le compost et cueillie des fruits. De plus, j’ai vécu dans un endroit très respectueux de l’environnement, adepte du recyclage, sans gâchis d’eau (Il n’y avait pas l’eau courante) et où on mange les produits du potager.

Secondement, J’ai appris que chaque tâche demande du temps : se doucher, cuisiner, faire la vaisselle ou nettoyer son linge, acheter des choses au village le plus proche… nous sommes habitués à tout faire très rapidement pour gagner du temps et au final nous n’en n’avons jamais assez.

Et mon troisième constat : j’ai utilisé mon temps à me détendre et profiter de la paix et du silence de cet endroit. »

 

Qu’as-tu aimé dans cette façon de vivre ? 

« La « Huertas del Abrilongo » est un petit coin de paradis entouré des vertes collines d’Extremadura. Ça m’a permis de me rapprocher d’une vie humble proche de la terre, quelque chose de très difficile à réaliser lorsque l’on vie dans une grande ville. En vivant de cette façon vous ne prenez pas seulement soin de votre santé (en respirant de l’air pur, en mangeant de la nourriture saine et en vous dépensant beaucoup), mais de votre esprit également. Vous pouvez clairement ressentir le positivisme et la sérénité de cet endroit.. »

 

Où te vois-tu dans le futur  ?

« Il est encore trop tôt pour le savoir. Dans ma tête je me vois ici dans ma ville natale, mais pas avant d’avoir voyagé encore un peu… »

 

Comment souhaites-tu vivre ? 

« Ça me parait évident et commun mais j’aimerai vivre heureuse : J’aimerai trouver un travail dans lequel je suis bonne, être utile aux autres, être entourée de gens bons et être satisfaite avec ma vie. Je veux vivre chaque jour comme un jour spécial et unique. Je veux vivre éveillée et consciente de la réalité et de l’imperfection de la société dans laquelle nous vivons. Je veux être curieuse comme un enfant et sage comme un vieillard. Je veux être un  petit changement dans ce monde et faire ressentir aux autres qu’ils sont spéciaux. Je veux être le sel de la terre. »

 

Merci beaucoup d’avoir partager ton expérience, nous restons en contact ❤ !

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©Aude-tte / Chiara à Florence

Original text in english 

Can you describe a bit yourself ? Where do you come from, what was you doing there? 

Chiara : « I think it’s a really big deal to answer this question, coz I think that every single person contains in turn minimum other 10.000 people. I may try. I’m a cheer, curious 23-years old girl. I love discover and learn in order to improve my knowledge and I have this obsession with doing things well (I’m a damned perfectionist).

I’m very concerned about my future, sometimes even too much and if I don’t have at least 5 things to do in my day I get bored. Most part of the week I’m optimistic but there are days when I let myself down easily (so I’m even damned moody!).

However, I’m a good friend and I trust people a lot. I’m stubborn and sometimes the change scares me. I’m a lucky person: I’m surrounded by people who love me and support me. I was born in Florence, Italy, where I actually live with my family. I’ve just finished my studies so now I have to figure it out what I’m going to do with my life ! »

 

Why did you choose to travel via workaway ?
« Workaway has always called my attention from the first time I’ve heard about it. I find it a interesting way to travel and to share experiences at the same time. A friend of mine told me about his 5 weeks experience and then I decided I wanted to do it as well. I was doing my Erasmus in Spain at that time so I decided to do my first workaway right there, before coming back home. »

 

Where did you go and when ?
« I went to La Codosera, Badajoz, working in the ecological garden (one hectare and half) of Javier. I stayed there 3 weeks, from the 3rd until the 23th of October 2016. »

 

Talk me about the other experiences, your best memory and your worse?
« It’s hard to say… I was grown in a family that allowed me to do a lot of experiences since I was younger: I’ve been very lucky and blessed. For now I think that the greatest memory was my first Erasmus in Amsterdam: it was my first time living alone for more than few weeks and I learned to take care of myself. I can’t say what is the worst memory so far (luckily). »

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©Aude-tte / La Huertas del Abrilongo

Talk me about the « huerta del Abrilongo », basically how your day look like ?

« I work in the morning with other volunteers in the garden, in the house or wherever some help was needed. The tasks depend on the weather, the market day and the plants. We wake up early around 7.15- 8.00 am (before the sunrise) and we have a big breakfast. We work until 1.30 – 2.00 pm. We have lunch (always delicious and copious) and then free time for do whatever we wanted (showering, trekking, reading a book, painting…) »

 

Did you enjoy it and why ?
« Of course I did. I enjoyed the place, the amazing/crazy people I volunteer with, the weather, the food, the hiking, the silence, the no internet coverage, the work in the garden… even the shitty Friday !

In this place you can really touch the kindness in which the plants grow thanks to Javier’s attention. Volunteers were free to help in the way the prefer, using their abilities and talent. For example some girls made amazing paintings during their stay. Personally I loved working in the garden, especially when it was sunny and Javier put some music for the plants. »

 

What did you learn about this experience?
« I learned three things. First of all, I came to this place to learn something about sustainability and ecological agriculture and I did it: I prepared beds, sowed, transplanted, prepared compost and picked up fruits. Moreover, I lived very environmentally friendly recycling, without wasting water (there was no current water) and eating the products of the garden.

Secondly, I learned that every single chore needs time: showering, cooking, cleaning dishes and clothes, buying stuff in the closest village… we are used to do everything very quickly to save time but at the end time is never enough.

And this is my third outcome: I used my time to relax and enjoy the peace and the silent of this place. »

 

What did you like about this way of living ?
« Huertas del Abrilongo is a little corner of paradise surrounded by the green hills of Extremadura. It helped me to get closer a humble life connected to the soil, something really hard to do in big city life. Living in this way you not just take care of your health (breathing clear air, eating healthy food and moving a lot), but of your spirit as well. You can clearly feel the positivity and the serenity of this place.. »

 

Where do you see yourself in the futur ?

« It’s still too early to know it. In my mind I see myself right here in my hometown, but not before I’ve travelled a little bit more… »

 

How do you want to live ?

« It sounds pretty obvious and commonplace but I would like to live happy : I’d like to find a job I’m good in, to be useful to the others, to be surrounded by good people and to be satisfied of my life. I want to live every day as special and unique. I want to live awake and conscious about the reality and the imperfect society I live in. I want to be curious as a child and wise as an elderly. I want to be a little change in the world and to make people feel special. I want to be the salt of the earth. »

 

traitPour retrouver Huertas del Abrilongo

Le site wordpress, le blog ,le lien workaway ou sur Facebook

 

FUNDACIÓN ESCUELA DE SOLIDARIDAD

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©Aude-tte / Francesca devant la fondation

Je quitte la Calera et me rend en covoiturage à Grenade, de là je dois prendre un bus pour Sierra Elvira et la Fondation. Comme je ne savais pas à quel arrêt descendre je fais savoir au chauffeur que je descends a la fondation et comme je n’ai pas de chance il se rend compte qu’il m’a oublié … au terminus. Après une réprimande il me dit de descendre et d’attendre le chauffeur. C’est finalement lui qui revient et me dépose cette fois-ci au bon arrêt.

Lorsque j’arrive à la fondation je fait tout de suite la connaissance de Dora la « chef », Pasquale un volontaire italien et Sidi un habitant de la fondation. Ils m’amènent à la Casa 10 afin que je m’installe. Lorsqu’on arrive on me propose de partager une chambre qui j’avoue était pas très propre avec deux habitants de la maison que je n’avais pas vu, je demande donc si il y a une chambre de fille. Bingo, je m’installe donc un peu plus en haut  de la maison avec Rebecca une jeune volontaire allemande.

Dans la maison à mon arrivée nous sommes cinq volontaires : Rebecca une jeune allemande venue quelques mois à la fondation, Pasquale un blogueur voyageur vagabond italien qui m’a permis de voir que ce mode de vie auquel j’aspire est possible, Alessandro un backpacker italien et ses amis Andrei estonien et Alisa néerlandaise qu’il a rencontré en Australie. Ils vivent depuis quelques années en jouant de la guitare dans les rues ou dans des bars et de quelques petits boulots tout en voyageant. J’avoue avoir éprouvée une certaine admiration pour leur mode de vie. Plus tard sont revenue d’un petit voyage au Maroc quatre volontaires, Natalia espagnole, Alice italienne, Shannon irlandaise et Wanda. Aussi Alejandro espagnol revenait vivre à la maison, comme il est originaire de Seville il a le véritable accent andalou qui mange les « s » ce qui m’a permi tout un panel de blagues à son encontre. Peu avant mon départ est arrivé Julien un autre français plein de bonne humeur et grace à qui j’ai réalisé que j’avais un fort accent français lorsque je parlais en espagnol.

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©Aude-tte / La cour intérieure de la casa 10
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©Aude-tte / Un soir comme les autres à la casa 10
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©Aude-tte / de gauche à droite : Moi, Sidi, Francesca, Rebecca, Julien et Pasquale
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©Aude-tte / La vue sur la Sierra Nevada depuis Sierra Elvira

La fondation a été crée par Ignacio il y a dix ans de cela pour offrir un lieu de vie à des personnes en situation d’exclusion ou en grande difficulté. La phrase qui orne l’entrée  « Solo tengo lo que di« / « je ne possède que ce que je donne » illustre bien les motivations de cette fondation. Contrairement à ce qu’on pourrait en penser de premier abord ce n’est pas un lieu de tristesse et de violence, au contraire. Les enfants sont plus que choyés par leurs parents et la fondation, il y a des tensions et des problèmes mais ils ne sont pas bien différents de ceux de n’importe quels lieux de vie communs. J’y ai vu beaucoup de sourires et de gentillesse.

Si je reprends ce qu’il y a écrit sur le site : « La fondation est un projet qui oeuvre pour offrir un sentiment d’appartenir à une famille à des personnes qui, pour diverses raisons, ne pouvais ou ne peuvent pas l’expérimenter. Il fait partit d’un concept de famille universelle ou toute foi, idée, religion ou croyance est acceptée et pleinement intégrées avec respect comme méthode d’intervention et de développement personnel. Avec cette base, la fondation offre une maison pour toutes les personnes vivant un déracinement, désavantage social, des abus ou l’exclusion : les mères avec des enfants en situation d’urgence, les jeunes immigrants, les adultes et les adolescents en danger. 

La maison est le point de départ pour le rétablissement personnel et en elle se développe la méthode et la formation clé pour l’intégration future dans la société. Cette idée est profondément ancrée dans un esprit de « paternage » ou « maternage » non-biologique. Les personnes dédiées par vocation à cette tâche agissent comme tout parent et ne reçoivent aucune rémunération financière. La maison est un espace nutritif, qui alimente et promeut l’apprentissage et où l’introduction de nouveaux contenus est constante. 

La Fondation a une philosophie d’ouverture, sans conditions pour les personnes qui sont accueilli, sauf dans le cas de personnes dépendantes (a l’alcool, aux drogues, au jeu etc..) issus des centres spécialisés. Dans le même temps se produit un phénomène de retro-alimentation au fil du temps. Les témoignages des plus anciens se transforme en modèle à suivre pour les nouveaux arrivant. »

Le temps passe vite à la fondation et vous êtes constament en train de partager des moments avec des gens, que vous n’auriez d’ailleurs peut être jamais cotoyés autrement.

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©Aude-tte / Sur un des mur de l’entrée de la fondation
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©Aude-tte / La casa Africana
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©Aude-tte / Jardin d’hiver et potager
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©Aude-tte / Carlos chante avec les enfants de la fondation le soir de Noël

Le but de la fondation est d’intégrer les volontaires à la communauté, nous partageons toutes les activités et le repas du matin et du midi. Nous devons participer chaque matinée à partir de 9h au travaux de la fondation. Cela peut être l’aide à la préparation du repas du midi avec Happy, couper du bois, aller donner un coup de main à la banque alimentaire, s’occuper des enfants à la garderie … et d’autres travaux plus spécifiques.

Par exemple, nous avons dû aller aider à nettoyer et réparer une maison prêter par la fondation à un couple qui est parti afin que Sidi puisse s’y installer à son tour. C’était la chose la plus dégueulasse que j’ai jamais vu, tout le contenu de la cuisine est parti à la benne vaisselle comprise, dans les chambres les lits, draps aussi, la salle de bain n’en portait que le nom… Au final il faudra plusieurs semaines de labeur mais je n’ai pas oser y retourner après cette journée au plus proche des bactéries.

Ou bien plus personnellement j’ai pu passer pas mal de temps avec Dora et Francesca a l’élaboration de logo et de support de communication pour de futur projets de la fondation. Aussi j’ai réalisé une fresque sur l’un des murs ce qui a mis pas mal de temps vu qu’il a fallu d’abord le nettoyer et le peindre en blanc (trouver la peinture a mis quelques jours haha)

Je devais y rester trois semaines mais y suis finalement restée un peu plus longtemps et  y ai même passé les fêtes de Noël. Absolument tout est pensé ou dédié aux enfants de la fondation. Je me souviendrai encore longtemps de ses grandes tablées quotidiennes, des cris des enfants, de la question « Donde es Pasquale?« , des soirées films tous ensemble dans les vieux canapés de la casa 10, de notre chanson « Falta el papel hygienico pero no falta el amor, en la casa diez en la casa diez« , du rire de Happy en cuisine, des rocambolesques aventures d’Ivan, de la gentillesse d’Ignacio, des râles de Francesca, d’une chanson de Carlos « Dora Dora Lavadora« , des éclats honnête de Natalia, de la guitare de Alisa, du bus Sierra Elvira > Grenada, de notre chambre froide et humide avec Rebecca,  de l’accent et de la douceur d’Alejandro, des coups de gueule de Sidi et tant d’autres choses encore !

Merci la fondation et merci à tous ❤

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©Aude-tte / Réunion du matin ! Alejandro, Rebecca et Pasquale
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©Aude-tte / Le repas de Noël (qui peut aussi être un repas normal à la fondation 🙂 )
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©Aude-tte / Un samedi soir à Grenade avec la casa 10

traitLorsque j’étais volontaire à la Fundación Escuela de Solidaridad (FES) j’ai eue la chance de pouvoir réaliser une fresque. Après quelques jours de recherches, sketch etc je me lance ! Au total ce mural aura nécessité deux jours de travail.

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©Aude-tte / La fresque terminée
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©Aude-tte / Détails

traitLa préparation

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©Aude-tte / Le dessin préparatoire format A3
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©Aude-tte / Sketch
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©Aude-tte

traitAu boulot !

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©Aude-tte / Détails
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©Aude-tte / Détails

trait1Retrouvez la Fundación Escuela de Solidaridad sur Workaway, Facebook ou leur site.

LA CALERA

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©Aude-tte / Entrée de La Calera

J’ai passé trois semaines dans ce paradis des arts, en compagnie de l’hôte Julio et de trois volontaires. Le terrain appartient a la famille de Julio et est partagé entre ses frères et soeurs et lui. La partie de Julio est une explosion de créativité et de débrouillardise. Absolument tout à été construit de ses mains avec l’aide de volontaires et de matériaux récupérés ça et la.

Un Don Quichotte en WC, un dôme en bois, un autre en métal, une roue, un grand Maui en bois, un amphithéâtre et un petit théâtre romain en parpaing, un cabanon en bois, des bateaux.. Et Julio n’est jamais à court de nouveaux projets, lorsque j’y était en novembre, il était en train de construire un nouvel étage à la maison pour y mettre un salon ou un dortoir, mais aussi en projet de réaliser une salle de bain chauffée par la chaleur d’un four. C’est simple il ne s’arrête jamais !

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©Aude-tte / La Calera
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©Aude-tte / La Calera
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©Aude-tte / Le dortoir
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©Aude-tte / La Calera
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©Aude-tte / Naissance de poussins
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©Aude-tte / Un maui en bois
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©Aude-tte / La Calera

Le confort y est rustique mais après mon expérience dans la Huertas Del Abrilongo je suis parée ! Et bien que nous soyons en novembre le climat est doux à la Calera 🙂 Julio nous a régalées pour ne pas dire gavées tout le long de mon séjour, mon estomac était aux anges. Il passait toute la journée avec nous et était souvent visité par des amis, nous avons passé beaucoup de temps à discuter et grâce à lui nous avons appris beaucoup sur la culture et la langue espagnole 🙂

Nous étions trois volontaires, July un italien qui avait échoué à La Calera 6 mois plus tôt, Amy australienne arrivée le lendemain de ma venue et Johanna une jeune allemande que j’ai d’ailleurs pu revoir à Leipzig en Janvier. Et quelques jours avant mon départ Hiko une japonaise vivant en Hollande est venue poser ses valises.

Julio faisait figure de père, toujours a l’écoute, il nous a emmené visiter les alentours quasi tous les après-midis. Des crevasses, une rivière de souffre, le château de la Mola qui a pour particularité d’avoir une tour à base triangulaire équilatérale parfaite, une maison abandonnée qui était utilisée par une communauté, des carrières d’argiles, une carrière de marbre où Julio faisait des raves dans sa jeunesse, les villages alentours, une « église » (je ne suis pas sûre du terme) dédiée au saint des bergers.. Nous avons pu également visiter Alicante avec Johanna et Amy.

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©Aude-tte / Johanna, Amy et Julio
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©Aude-tte / A l’assaut de la montagne
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©Aude-tte / Amy au sommet
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©Aude-tte / Johanna

 

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©Aude-tte / Au sommet de la montagne, vu sur La Calera

Je passe mes journées à dessiner, par ordre de Julio ! Et il y a de quoi faire dans ce paradis ! Chaque matin et soir nous nous occupons également des animaux de La Calera, trois gros chiens sauvés de la mort par Julio, trois chatons et deux chats très farouches (à la fin des trois semaines j’ai juste réussi à les faire manger dans ma main), deux ânes fils et mère, cinq moutons et des poules dont une a donné des poussins. Il faut les nourrir, donner des câlins, récupérer les oeufs, nettoyer les enclos 🙂 Il y a également un potager dont nous devons prendre soin de temps en temps à savoir récolter les légumes, planter de nouvelles graines et arracher les mauvaises herbes.

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©Aude-tte / Paroi dans la carrière de marbre
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©Aude-tte / Les montagnes alentours
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©Aude-tte / La rivière de souffre
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©Aude-tte / Les paysages désertiques
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©Aude-tte / Dans la maison abandonnée

Il y a beaucoup de passages les après-midis et les week-ends. La femme de Julio nous rends visites mais aussi ses frères amis ou voisins et c’est toujours dans la bonne humeur. Chaque week-end il y a une petite fête où chacun peut jouer de la musique et une fois par mois une grande fête qui dure toute la journée et une bonne partie de la nuit.

Heureusement mon séjour collait avec cette date. Des voisins qui possèdent une ferme/gîte viennent nous cuisiner une énorme paella que nous partageons autour d’une grande tablée. We Locus Nau est venue animer un atelier afin de réaliser une fresque collective dont tout le monde a pu mettre sa patte tout au long de l’événement. Eliseo qui nous régalait de gâteaux déjà régulièrement organise un atelier de cuisine. Je me souviens avoir énormément discuté de photographie avec un artiste venu partager son travail. J’y ai également rencontrer Aaron qui me proposera de venir faire la fête à Alicante le week-end suivant ce que j’ai fait, jusqu’au bout de la nuit avec ses amis que j’espère bien revoir un jour.

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©Aude-tte / Affiche réalisée pour l’événement
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La fresque orchestrée par We Locus Nau 🙂
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©Aude-tte / Eliseo et les gâteaux
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©Aude-tte / La paella de La Camperchina
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©Aude-tte / Le festin

 

J’ai vu tellement de gentillesse dans ce lieu que mon coeur en est encore rempli. Des rencontres fortes, une vie paisible, un climat doux, au risque de me répéter, oui La Calera est le paradis sur terre ! Merci encore Julio pour ta générosité et ta gentillesse contagieuse !

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Illustration de la région

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©Aude-tte

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J’ai réalisé une fresque, dans une pièce de la demeure. Pour cela je me suis inspirée des plantes alentours et des structures présentes sur le domaine. Il était très important aussi pour Julio que je dessine les deux montagnes/colline qui surplombent la Calera.

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©Aude-tte / La fresque finale
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©Aude-tte / Au boulot !
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©Aude-tte / Les deux fresques en cours de réalisation

traitCroquis de ce lieu magique :

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©Aude-tte
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©Aude-tte

trait1Pour retrouver « L’Asociación cultural La Calera » 

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