GUATEMALA…ROUND III

Je sors du Honduras pour me rendre à la capitale où m’attend Hector. De la nous prendrons trois chicken bus afin de rejoindre les allemands à San Pedro la Laguna. Encore une (très) longue journée de bus, il faut croire que j’aime vraiment ça haha

©Aude-tte – San Pedro la Laguna

Nous arrivons tard à Panajachel et négocions une « lancha » privée pour nous rendre de l’autre coté du lac jusqu’à la charmante ville de San Pedro. Les allemands partant pour la Colombie quelques temps plus tard ce weekend est pour nous l’occasion de nous retrouver tous ensemble une dernière fois. Coup de coeur pour ce petit village et le mystérieux lac Attitlàn (dont j’avais déjà succombée aux charmes lors de mon passage à Panajachel en novembre.)

Tajumulco
©Aude-tte – Tajumulco

Le weekend touche à sa fin, notre cher Hector s’en va pour la capitale et nous nous rendons a l’assault du Tajumulco!
Le plan était de séjourner à Xela, arrivés à la gare peu acceuillante des chickens bus nous demandons si il y a un hôtel peu couteux dans le coin… Pas vraiment. Finalement nous attrapons un bus pour San Marco, plus au nord et plus proche du volcan.
Nous trouvons un hôtel peu cher et confortable, gèré par une famille toute choupi. Le lendemain notre mission : récolter des informations sur l’ascencion du géant et si possible trouver un moyen de louer des équipements de camping! La mission tombe vite à l’eau, personne ne sais rien, il n’y a pas de centre d’information, encore moins d’équipements de camping et on nous prend pour des fous de vouloir grimper là-haut haha
Google ce cher allié, nous dégotte une piste, il y aurait un hôtel plus en altitude, à « la Cruz », là où commence le chemin qui nous mènera au sommet!

©Aude-tte – Tajumulco

Nous nous y rendons tranquillement le lendemain, je suis malade comme un chien, c’est la joie.
Arrivés a La Cruz nous attends le froid mordant et un épais brouillard glaçant. Nous cherchons un restaurant/café avec une cheminée pour passer le reste de la journée en vain. Un taxi nous dépose au village de Tajumulco et miracle le soleil nous rechauffe de ses rayons. Nous retournons à l’hôtel, le lendemain une longue journée nous attends.
Le jour dit nous nous levons a 4h du matin et marchons dans le noir, brouillard, humidité et gla-gla sur une route de terre. Le soleil ce lève derriere les nuages, la lumière révèle le paysage, nous arrivons à une aire de camping et à la fin de la route. Nous suivons un sentier à travers la plaine toujours dans le brouillard ou seul le souffle du vent brise le silence. Après la plaine une forêt humide, nous grimpons, nous grimpons et passons au dessus les nuages. Devant nous le sommet rocheux, à nos pieds une mer de nuages. Les derniers efforts ! Nous crapahutons sur les rochers pour enfin arriver au sommet ! La vue est saisissante mais malheureusement sera de courte durée! Le vent soufflant fortement ramène les nuages, nous sommes en dedans.
Nous descendons jusque sortir de l’épais cocon de froid et nous réchauffer aux rayons du soleil. Nous apprécions encore une fois la vue. Fatigués mais repus nous finissons la descente et retournons au chaleureux hôtel de San Marcos.

©Aude-tte – Antigua

Nous nous séparons encore une fois tous. Je me rends à Antigua pour reprendre des forces avant de retourner à Lanquin, à l’hôtel Aruma pour y terminer de peindre.

HONDURAS

©Aude-tte

Après une journée de bus j’arrive finalement à La Ceiba. Fidel m’y attend et nous nous rendons en taxi jusqu’à l’hôtel où nous camperons le long de la rivière entourée de nature.

©Aude-tte

La nature y est grandiose, les rocs qui parsèment le lit de la rivière sont énormes, nous sommes hors de l’espace temps, de retour à l’époque des dinausaures. On restera trois nuits, parfait pour découvrir les aldeas alentours et le parc naturel Pico Bonito.

©Aude-tte
©Aude-tte

Puis direction Tela chez Enrique, il est de retour au Honduras après vingt-six ans de vie en Californie. Il nous explique qu’il ne peut plus entrer sur le territoire americain, bien qu’il est la carte verte, parce qu’une autre personne de même nom et prénom y est interdite et la confusion a été faite sur sa personne. Cela fait maintenant deux ans qu’il bataille à l’aide d’un avocat pour régler la situation.

Tela est une petite ville balnéaire bien tranquille où il fait bon vivre. L’attraction touristique principale est la réserve naturelle Punto Sal accessible par bateau. Malheureusement la météo ne nous permettra pas de nous y rendre.

©Aude-tte

Nous partons pour Copán pour y voir les fameuses ruines. Le site vaut le detour (bien qu’un peu cher) est pleins de perroquets flamboyants. Dût aux conditions politiques tendues le touriste se fait rare et je crois que cela a dût jouer dans notre mésaventure (peut-être).

En effet dans notre hôtel « El Almendro » nous serons détroussés de nos objets de valeurs. (Mon mac, sa caméra et de l’argent liquide). Lorsque la police est venue l’employée et la femme du gérant se sont misent à dire que nous avions tout inventé. Le gérant me prend a part pour m’expliquer qu’il n’est pas responsable et qu’il ne sert a rien que je me rende à la police. Bref je peux faire une croix sur mon précieux ordinateur. Têtue je me rend tout de même au poste le lendemain pour y déposer plainte, et nous tentons de faire pression sur le gérant en menaçant de déposer un mauvais avis de son hôtel sur booking. Rien ne fonctionne. Je me fait une raison tant pis.

©Aude-tte
©Aude-tte

Nous nous séparons et me rend a Ocotepeque, à un volontariat Workaway où m’attend Manuel.
Le village est comme tout autre village du Honduras ou de tout autre partie du monde, tranquille! La nature alentours y est ravissante. De chaques côtés des montagnes surplombent le hameau entouré d’un cours d’eau.

©Aude-tte
©Aude-tte / Mes compagnons de peinture
©Aude-tte

L’hôtel est encore en plein chantier et Manuel jongle entre ses travaux et la venue de volontaires pour mettre en oeuvre son projet.

Je vis avec lui et Marisal, une adorable grand-mère qui s’occupera de mon estomac.
Je resterai de bout en bout presque deux semaines dans ce petit havre de paix.

Je peins deux perroquets et un Toh.

©Aude-tte
©Aude-tte
©Aude-tte

Le Guatemala m’appelle encore une fois… Suite au prochain épisode!