HONDURAS

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Après une journée de bus j’arrive finalement à La Ceiba. Fidel m’y attend et nous nous rendons en taxi jusqu’à l’hôtel où nous camperons le long de la rivière entourée de nature.

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La nature y est grandiose, les rocs qui parsèment le lit de la rivière sont énormes, nous sommes hors de l’espace temps, de retour à l’époque des dinausaures. On restera trois nuits, parfait pour découvrir les aldeas alentours et le parc naturel Pico Bonito.

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Puis direction Tela chez Enrique, il est de retour au Honduras après vingt-six ans de vie en Californie. Il nous explique qu’il ne peut plus entrer sur le territoire americain, bien qu’il est la carte verte, parce qu’une autre personne de même nom et prénom y est interdite et la confusion a été faite sur sa personne. Cela fait maintenant deux ans qu’il bataille à l’aide d’un avocat pour régler la situation.

Tela est une petite ville balnéaire bien tranquille où il fait bon vivre. L’attraction touristique principale est la réserve naturelle Punto Sal accessible par bateau. Malheureusement la météo ne nous permettra pas de nous y rendre.

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Nous partons pour Copán pour y voir les fameuses ruines. Le site vaut le detour (bien qu’un peu cher) est pleins de perroquets flamboyants. Dût aux conditions politiques tendues le touriste se fait rare et je crois que cela a dût jouer dans notre mésaventure (peut-être).

En effet dans notre hôtel « El Almendro » nous serons détroussés de nos objets de valeurs. (Mon mac, sa caméra et de l’argent liquide). Lorsque la police est venue l’employée et la femme du gérant se sont misent à dire que nous avions tout inventé. Le gérant me prend a part pour m’expliquer qu’il n’est pas responsable et qu’il ne sert a rien que je me rende à la police. Bref je peux faire une croix sur mon précieux ordinateur. Têtue je me rend tout de même au poste le lendemain pour y déposer plainte, et nous tentons de faire pression sur le gérant en menaçant de déposer un mauvais avis de son hôtel sur booking. Rien ne fonctionne. Je me fait une raison et quand j’aurais réuni suffisament d’argent investirait dans une nouvelle machine. (Si vous souhaitez m’aidez merci 🙂 )

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Nous nous séparons et me rend a Ocotepeque, à un volontariat Workaway où m’attend Manuel.
Le village est comme tout autre village du Honduras ou de tout autre partie du monde, tranquille! La nature alentours y est ravissante. De chaques côtés des montagnes surplombent le hameau entouré d’un cours d’eau.

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©Aude-tte / Mes compagnons de peinture
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L’hôtel est encore en plein chantier et Manuel jongle entre ses travaux et la venue de volontaires pour mettre en oeuvre son projet.

Je vis avec lui et Marisal, une adorable grand-mère qui s’occupera de mon estomac.
Je resterai de bout en bout presque deux semaines dans ce petit havre de paix.

Je peins deux perroquets et un Toh.

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Le Guatemala m’appelle encore une fois… Suite au prochain épisode!

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ARUMA ECO-HOSTAL

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© Aude-tte

Je retourne donc comme convenu à l’hôtel Aruma près de Semuc Champey pour peindre en premier temps le mur du restaurant !

Lorsque j’arrive je me lie d’amitié avec une employée de dix-sept ans qui est en charge de la propreté (nettoyer les chambres, draps, sanitaires etc). Ici les employés d’hôtels comme elle sont payés huit-cent quetzal par mois (sans jour de repos et oubliez les trente-cinq heures) ce qui la voyant s’afférer toute la journée me choque. Lorsque j’arrive l’hôtel est quasi vide mais quelques jours après il affichera complet jusque mon départ. La charge de travail augmente donc et je commence alors à mettre mon nez dans des choses qui ne me regarde pas… me met à dos le gérant de l’hotel et sa femme, disant qu’ils l’exploitent etc À la fin elle part avant la fin de son contrat et laisse le gérant en plan. La soirée passe, j’essaye d’expliquer pourquoi j’ai agis comme cela, que pour moi ce n’est pas juste, que c’est de l’exploitation puis fini par dire que moi aussi je partirai après avoir fini le mur du restaurant (nous avions convenu que je réaliserait aussi cinq chambres privées) BREF je me comporte comme une enfant capricieuse et aveugle car jusque là je ne regarde que la pauvre employé sans me rendre compte que le patron et son épouse travaillent beaucoup plus durement. Il m’explique (si crier sur quelqu’un s’appelle une explication, (je l’ai bien cherché en même temps j’ai plus qu’abuser de sa patience)) que le salaire qu’elle reçois est un peu plus élevé que ce qui se fait dans les hôtels alentours, qu’avant cette période de rush elle n’avait pas grand chose à faire à l’hôtel, qu’elle est nourrie et logée et que si elle avait l’air si occuper c’est surtout qu’elle avait peut-être une mauvaise organisation.

Les fêtes passent, l’ambiance est plus que tendue, je reste collée a mon mur dans l’histoire de le finir le plus rapidement possible et m’en aller. (entre temps j’ai dit au gérant que j’allais tenir ma parole, c’est à dire peindre tout son hôtel, mais que je partirai tout de même début janvier pour prendre l’air et revenir sur de nouvelles bases).

Au Guatemala les inégalités sont très flagrantes, un enfant de bonne famille et un autre d’une famille beaucoup plus modeste n’ont pas les même chances de départ. L’éducation est payante, et chère. Egalement les salaires, mon ami de bonne famille gagne pour un travail à la capitale quatre mille quetzals et me dit que le salaire minimum légal au Guatemala est de deux-mille cinq-cent par mois. Hors ici dans cette région reculée où il y a beaucoup d’indigènes qui n’ont pas ou peu accès à l’éducation une journée de travail comme agent d’entretien se paie cinquante quetzal (Sans vacances, sans repos, sans congés payés  et parfois jusque dix ou onze heures par jour). Mais voila ainsi sont les choses et moi qui pensait commencer une révolution en aidant mon amie me rends compte que je suis en réalité totalement impuissante, ce qui est très frustrant et difficile a accepté.

Puis miracle nous faisons la paix, je m’excuse platement, sincèrement j’ai appris une leçon, que je ne dois plus me laisser prendre par les sentiments et qu’il faut que j’analyse bien tous les éléments d’une situation avant de mettre mon nez là où il ne faut pas. Eux sont tolérants, me donne une deuxième opportunité de finir ce que j’ai commencé. Parce que oui évidemment, c’est dans leur intérêt que nous soyons en bons termes mais je ne dois pas oublier que c’est pour moi une chance en or de pouvoir m’exprimer aussi librement sur les murs de cet hôtel, je ne peux pas la gâcher.

Je passe le nouvel an dans ce petit hôtel avec huit français du pays basque, un Uruguayen et une Argentine dans la joie et la bonne humeur après cette semaine plus qu’éprouvante pour mes émotions !

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© Aude-tte
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© Aude-tte

 

Retrouvez toutes les photos des peintures sur aude-tte.com

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Lorsque je regarde mon année 2017 encore une fois je me rends compte que j’ai beaucoup de chance. Avoir la possibilité de faire ce qu’il me plaît de ma vie est un luxe. Voyager, découvrir, peindre, apprendre, re-découvrir, laisser la place à l’improvisation, re-peindre, rencontrer des personnes extraordinaires qui sont devenu mes amis pour la vie, vagabonder, rêver, visiter… Toutes ces choses, c’est de l’or que j’ai entre les mains.

Je me sens reconnaissante envers toutes les personnes qui ont croisées mon chemin et qui de près ou de loin m’ont aidé et m’aide encore à réaliser mes rêves. MERCI ! 🙂 Je pense à ma famille et à tous mes amis en France qui me manquent mais que je sens présents avec moi tout le temps. A mes amis mexicains que je vais voir cette année et aux nouveaux amis que je vais rencontrer dans le futur, car ne vous inquiétez pas je compte bien poursuivre dans cette voie en 2018 !

J’ai cette carte à remplir 🙂 Le monde n’a pas de limites pour moi héhé

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© Aude-tte – Antigua

Je quitte donc cet hôtel sur une note positive et nous nous donnons rendez-vous en février. Je pars sur un coup de tête à la charmante ville d’Antigua avant de me rendre dans l’horrible capitale pour régler mon visa (Je vais avoir besoin de plus de trois mois pour faire un tour au Honduras et finir de peindre l’hôtel). Et bonne année ! ❤ 

RANCHO ESCUELA AGROSOL, LE RETOUR

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Chose promise chose dû ! Me voilà de retour au Rancho Escuela Agrosol pour quelques semaines 🙂 Et mon but principal reste inchangé : peindre ! Encore une fois je suis éblouie par le calme et la sérénité du lieu et de sa nature luxuriante.

Je retrouve quelques uns et en rencontre beaucoup d’autres. Cette fois-ci le ranch remplit son rôle d’école avec une dizaine d’étudiant(e)s et une poignée de volontaires. Autant dire qu’il y a beaucoup d’ambiance 🙂 La plupart des étudiants ont dix-huit ans et sont originaires de la région, leurs familles possèdent des ranchs et ils sont ici pour apprendre à cultiver, s’occuper des chèvres, cochons, moutons, vache, à cuisiner, à bricoler bref à tenir un ranch écologique et dans la mesure du possible auto-suffisant. Les volontaires viennent : soit de la plateforme workaway, ce mois-ci nous étions deux américains et un argentin dont leurs familles possèdent également un ranch et sont venus pour apprendre comment tenir un ranch; soit ce sont des étudiants en passe de rendre leurs thèses également sur le sujet de l’agriculture, deux viennent du Guatemala et deux du nord du Mexique. Bref un peu de tout est réuni à ce petit coin de paradis mais tous partagent le désir de produire des aliments sains, sans pesticides ni OGM, respectueux de l’environnement.

Il y a ici une certaine prise de conscience sur le fait que nos ressources à l’échelle planétaire sont en train de s’épuiser, et à l’échelle de Mexico il y a des signes révélateurs, par exemple les nappes phréatiques de la région sont en train de se vider ainsi que la région du Veracruz lance une campagne d’aide financière pour ceux qui mettent en place des mesures économe en eau (comme les toilettes sèches en autres).

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Feu de bois en haut de l’altiplano

 

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© Aude-tte – Lucy la chèvre

Je me dédicace à la peinture de l’immense façade de la Aula, matin et après-midi tous les jours de la semaine. Chaque mercredi après-midi il y a tournoi de football sur l’altiplano et « pic-nic ». Je me découvre un talent de goal et la joie de réceptionner deux fois le ballon avec mon visage, heureusement mes lunettes en sortent indemnes haha

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© Aude-tte – Maiiis
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© Aude-tte – La rivière qui traverse la Pitaya
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© Aude-tte – La rivière qui traverse la Pitaya
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© Aude-tte – Le champs de café au sommet du rancho

Les week-ends nous sortons boire des coups avec les volontaires (car les étudiants sont mineurs) à Xalapa ou Coatepec. De bonnes tranches de rigolades en perspective. Ainsi que quelques ballades à la Pitaya ou à Xico, un « pueblo magico » à une vingtaine de minutes du ranch et qui abrite les cascades de Texolo. Je découvre également le Torito, boisson alcoolisée très sucrée à base d’alcool de canne à sucre délieuuuse 😀

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© Aude-tte – Visite des cascades de Texolo à Xico

Retrouvez plus d’informations sur le ranch sur leur page facebook sur leur site ou leur profil Workaway 🙂 

traitPeintures réalisées au Rancho Escuela Agrosl

À retrouver sur mon site aude-tte 🙂

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© Aude-tte – L’énorme « Aula » pour laquelle je suis revenue
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© Aude-tte – L’énorme « Aula » pour laquelle je suis revenue
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© Aude-tte – L’énorme « Aula » pour laquelle je suis revenue
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© Aude-tte – L’énorme « Aula » pour laquelle je suis revenue
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©Aude-tte – Une poule
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© Aude-tte – Un tatou
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© Aude-tte – Encore
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© Aude-tte – L’esprit oiseau qui protégeras votre âme au moment de vous délester
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© Aude-tte – Sur les murs des toilettes sèches
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© Aude-tte – On ne peut pas être plus claire

BACALAR…

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©Aude-tte – Lever de soleil à Lulu la Bruja

Je fait le trajet depuis Xalapa en Bus, il m’en faudra trois et quasi vingt-quatre heures de voyage. Ceux qui me connaissent savent que j’ai un gros faible pour les voyages en véhicule motorisé type autobus… Ici ils sont bien plus confortable que le Flixbus européen. Les sièges sont plus grands et plus douillets et vous avez le droit aux authentiques films d’autocar 🙂 Petit bémol : la clim, au cas ou vous auriez oublié ce que c’est d’avoir froid.

J’ai choisi le Workaway pour le mois de juillet (celui de mon anniversaire) à Lulu pour son cadre idyllique, la lagune de Bacalar vaut clairement le détour. 

La dernière expérience de volontariat en hotel que j’ai réalisé, une auberge de pèlerin sur le chemin de compostelle en novembre dernier, n’avait pas conquis mon âme artistique mais comme je ne reste pas sur une mauvaise expérience j’ai fait fît de tout et ai sauté les deux pieds joints à Lulu La Bruja !

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©Aude-tte – Violetha ❤

A peine arrivée je fais la rencontre de Violetha, qui sera mon binôme de travail mais surtout ma soeur de coeur ici. Elle viens de Sonora, du nord du Mexique et est arrivée dans la région une paire de mois avant, avec son petit copain. Sa soeur travail à Merida et son autre soeur vie ici à Bacalar et travail de temps en temps à Lulu en temps que cuisinière. Pour se changer les idées après une déception amoureuse elle a souhaité tenter l’expérience de volontariat à Lulu.

Dans la foulée je rencontre également le réceptionniste Damian, un «pendejo» au grand coeur 😉 Sensible, généreux et l’âme artistique. Lulu la cuisinière qui lorsque vous la regardez vous viens cette petite expression « Oh nion, elle est trop mignonne »  Martha en charge de l’entretien, et Dolores qui est en charge de la gestion de tout ce petit monde,

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©Aude-tte – Bacalar, Cenote Azul

Le travail est facile, aider cinq heures par jour au restaurant, mais les amplitudes horaires sont un peu rudes, nous dormons cinq a six heures par nuits tous les jours de la semaine du fait que nous n’avons pas notre espace privé. Nous avons un jour de repos, en réalité pas vraiment puisque le jour de repos de Violetha je me dois de travailler a sa place.  Je vous entends les travailleurs : « Non mais elle ne va pas se plaindre moi je me lève tous les matins à cette heure la je ne me plains pas, en plus dans un lieu pareil elle ne se rend pas compte de sa chance » 🙂 

Sauf que ce n’est pas en accord avec mon idée de volontariat, qui pour moi ne doit pas s’apparenter à un travail. Car pour ses heures de travail nous avions en échange un matelas sur une terrasse (que nous devions réarranger chaque matin afin de le mettre a disposition des clients) et le repas du midi.

A la fin de la première semaine Violetha émet l’idée de partir, ni une ni deux le chef nous « convoque » chacune personnellement. Car l’ambience était un peu lourde, un peu «1984», le boss voulait tout savoir et contrôler jusqu’à ses employés. «Qu’est ce que j’entends, vous voulez vous faire la malle? Le contrat c’est un mois.»

Le bon de cette discussion est que nous avons pu mettre à plats les désaccords concernant le volontariat. Je lui fait part de ma déception, mes constats sur les points négatifs de ce «contrat». Je vois que de son côté il n’y a pas de remise en question, «Si ça ne vous plaît pas ici c’est simple, samedi (le sur-lendemain) je peut faire venir deux autres volontaires pour vous remplacer.» Je fait profil bas, je verrai avec la Violetha le lendemain ce qu’elle en pense.

Nous décidons de rester voir ce que ça va donner, mais la fatigue et le manque d’espace privés aura raison de nous. Le samedi soir de la semaine suivante alors que Violetha fini son shift au milieu de la nuit nous prenons la décision spontanée de partir. Nous partirons le lendemain matin à 5h55 dans un taxi direction le studio de sa soeur Ambar.

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©Aude-tte

Au final j’en garde un souvenir global positif de ce petit hôtel, il nous a permis de rencontrer de nouveau amis (oui Javier c’est à toi que je pense, mais aussi Ricardo, Charly, Allan, Esteban, Alberto, Laura… que je ne manquerais pas de visiter prochainement) et de profiter des levers de soleils enchanteurs au pied de la lagune. 

Mais surtout j’y ai rencontrer Violetha qui sera mon acolyte tout ce mois de juillet !

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©Aude-tte – Tulum

Après la fuite rocambolesque de la posada, je laisse mes affaires chez Ambar (la sœur de Violetha) et pars mon petit sac sur le dos direction Tulum !

J’avais prévu la semaine passé d’aller y faire du couchsurfing lors de mon jour de congé et Emilio m’y attendais donc le soir même.

Je prend le Mayab pour une petite heure et arrive au centre de la ville. De la je dois me rendre a Playa paraiso, ce qu’il faut savoir c’est que la ville de Tulum n’est pas en bord de plage sinon à quinze minutes en navette et en tant que touriste tout le monde veut vous faire payer plus cher. Je me rend à la station et demande au conducteur si il va a la plage, sa première réponse sera non et qu’il faut que je prenne un taxi HIN HIN Emilio m’avais prévenu j’insiste donc et entre dans le mini-van. Après quinze minutes de van et trente minutes à pied j’arrive finalement à la mer. Il est avec des amis, nous faisons connaissance sur cette plage de sable blanc avec le coucher de soleil en fond, idyllique n’est-ce pas?

Le lendemain je me rends chez Sebastiao, un autre couchsurfing, dans la zone hôtelière de Tulum, au bord de mer. J’arrive le matin, nous partons en vélo pour la réserve de Sian Ka’an, après une heure à pédaler sous le cagnard nous arrivons a un pont, ici une lagune se déverse dans la mer. Encore un petit effort, nous contournons un banc de sable et remontons la plage pour trouver un cocotier à notre goût. Seuls au monde ! Nous passerons la journée sur cette plage à discuter philosophie et nager.

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©Aude-tte – réserve Sian ka’an

Sebastio viens d’argentine, cela fait maintenant quinze ans qu’il est au Mexique dont deux a Tulum. Il réalise un genre de volontariat, contre quelques heures de maintenance dans un hôtel il bénéficie d’un appartement. L’hotel était auparavant une résidence d’artistes, maintenant la plupart des chambres sont louées mais des artistes sont encore invités et bénéficient de l’hébergement contre des oeuvres. Je peint une tortue dans sa salle de bain 🙂

Chaque soir nous partagerons notre repas avec Stuart un client de l’hotel, des amis de Sebastiao et le gardien de l’hotel d’en face.

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©Aude-tte – Mural réalisé chez Sebastiao

Le lendemain c’est l’heure des adieux, je m’en vais voir les ruines de Tulum, mon plan est de longer la plage sur neuf kilomètres. Toute la plage est « privatisée », occupée par des hôtels luxueux. ça change de la plage déserte de la réserve de Sian Ka’an et me laisse une impression au goût amer.

Je visite les ruines bondées (mais mon super pouvoir me permet de sortir des photos ou il n’y a trace d’humanoide héhé. Le cadre est magnifique, les ruines en pierre blanche sont au bord de la mer caraïbe aux couleurs bleu turquoise. J’y passe la journée et le soir je rejoins Emilio (le premier couchsurfing si vous suivez 😉 ) chez lui en ville. J’ai le temps, j’y vais donc à pied. Au total cette journée j’aurais crapahuter seize kilomètres au soleil. Maintenant il est difficile de voir si je suis Mexicaine ou Européenne (laissez-moi rêver 😉 ).

Emilio travail pour une société en charge de la construction des futurs hôtels de luxe de Tulum. Ici contrairement à Cancun ou Playa del Carmen, les structures touristiques sont orientés haut de gamme et luxe, et les cahiers des charges de construction strictes afin de préserver l’écosystème, la nature des plages et jungles alentours. Il est originaire de Xalapa et est graphiste, mais aussi compositeur de psy-transe. Mais tout ça je vous le réserve pour un article « rencontre » héhé

Je reste finalement jusqu’au vendredi et peint une tête de loup (aux allures de raton laveur) sur le mur de son studio.

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©Aude-tte – Mural réalisé chez Emilio

Je rejoint Allan et Octavio pour le weekend à Playa del Carmen, pour la petite histoire j’ai rencontré Allan à Madrid en septembre dernier, dans une auberge alors que je commençais mon périple. Nous avions gardé contact et en mai je suis venue le voir à San Luis Potosi où il travaille. Nous nous étions alors donné rendez-vous à Playa pour fêter nos anniversaires communs. 🙂

Playa est une ville de consommation, hurlante, lumineuse, fourmillante, festive, agressive, vibrante, urbaine, étouffante, grouillante.. Comme vous pouvez le deviner je ne suis pas tombé sous amoureuse de ses charmes haha. Depuis un moment je préfère les campagnes et les villages paumés aux villes, la vieillesse peut être 😉

Après Playa je retrouve ma Violetha à Bacalar où nous logeons finalement chez son ami Ruty. Nous y resterons la semaine, le temps de préparer la suite et se ressourcer.

Après un détour par Mahahual nous nous rendons chez sa soeur Sol à Merida 🙂 

Sol et son colocataire et ami Jared gagne leur croûte en faisant du hula aux feux rouge. Également Sol réalise des bijoux artisaneaux qu’elle vends dans la rue. Tout ça aussi je vois le réserve pour un article « rencontre » hihi

J’y reste deux jours avant de partir pour de nouvelles aventures dans la jungle Maya 🙂

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©Aude-tte – Mahahual

Ici mon quotidien me rassasie, chaque jour est différents du précédent, j’ai le sentiment d’accomplissement d’un travail, que ce soit des peintures murales, de dessins ou l’écriture de ce blog. Les rencontres avec des personnes de différentes cultures, âges, visions satisfont ma curiosité. Mon ennui est endormi. Et surtout je ressens un fort sentiment de liberté, je peux aller ou je souhaite, quand je le souhaite et comment je le souhaite (sachant que mon unique leitmotiv est de dépenser le minimum possible). Finalement je me rends compte que ce mode de vie est celui qui me convient le mieux, pour le moment, car le voyage possède ce pouvoir magique de vous faire évoluer chaque jour au gré des découvertes qu’il vous offre.

A bientôt pour de nouvelles aventure ❤

RANCHO ESCUELA AGROSOL

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©Aude-tte

J’ai un coup de coeur pour ce volontariat ❤

Situé a La Pitaya, dans une vallée semi-jungle, semi-forêt se trouve ce ranch quasi auto-suffisant. Fondé par Silvano et Jurgen il y a trente ans, ce ranch abrite une école et y reçoit des jeunes fils/fille d’agriculteurs en majorité de la région qui y viennent apprendre une agriculture biologique et écologique. (site internet : https://agrosol.com.mx/ )

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©Aude-tte – De gauche a Droite : Une partie des merveilleuses personnes avec qui j’ai cohabité ce mois-ci : Enrique étudiant mexicain au ranch, Ren volontaire chinois, Armando mexicain, Rolando du Guatémala & Alex mexicain

C’est Rolando, jeune Guatémalteque qui aide Jurgen depuis un peu plus d’un ans à gérer le ranch qui m’acceuille. Je fait ensuite vite la rencontre des cuisiniers, Gustavo Soko et leur fils Fernando qui régaleront mon bidon trois fois par jours 🙂

Lorsque j’arrive il y a trois étudiants de la région de Veracruz qui vivent au sein du Ranch, Enrique, Misael & Maday ainsi que Rafael venu en apprendre plus sur comment s’occuper des chèvres. Egalement Armando senior curieux de l’agriculture est arrivée la veille. Tous les jours viennent travailler et partager le repas du midi Sylvano, Thomas, Ramiro, Gerardo, Angel un autre étudiant et Edgar les mercredi pour enseigner l’entretien du potager. Aussi Alba une jeune femme vivant à Xalapa et curieuse de connaitre comment fonctionne le ranch viens quelque fois prêter main forte à Rolando.

Puis plus tard son arrivés deux autres volontaires, Ren de Pekin, Alex de la région de Veracruz et Thomas du pays de Galles 🙂

Comme vous pouvez le deviner il y a du monde et de tous les âges et horizons ! Je m’y suis sentie comme à la maison 🙂 J’y ai également put enrichir mon répertoire de grossièretées mexicaine grâce à Enrique, Rafael et Misael; ce qui est toujours bien utile quand on veut faire bonne impression :p

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©Aude-tte – Petits cochons
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©Aude-tte – Coucou toiii
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©Aude-tte – Les chèvres

La vie ici est plutôt paisible : de l’effort physique car on ne s’ennuie jamais dans un ranch, il y a toujours quelque chose à faire; de la bonne nourriture, quasi toute la nourriture est produite ici sans produits chimiques; et une bonne compagnie, j’ai trouvé ici une grande famille chaleureuse 🙂

Le ranch possède un élevage de moutons et de chèvres ainsi que de Jabali (une espèce de porc). Aussi deux vaches. De nombreuses plantations sont également réalisé sur ces terres par périodes, de mais, de haricots, de salades, beaucoup de café… Au total je n’aurais aidé au travail des champs que deux jours sur la totalité de mon séjour, tout le reste du temps je l’ai passé à… peindre 😀 Et comme je n’ai pas fini j’y retourne en septembre, ce qui sera l’occasion de refaire un article sur ce paisible coin de paradis 🙂

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©Aude-tte – La maison des chèvres
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©Aude-tte – La pyramide, bâtie par Jurgen il y a une vingtaine d’année

 

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©Aude-tte – Pépé

 

Retrouvez plus d’informations sur le ranch sur leur site, leur page facebook ou leur profil Workaway 🙂 traitPeintures réalisées au Rancho Escuela Agrosol

Une peinture d’un San Luis Gregorio sur le mur de la salle à manger 🙂 

Encore une fois j’ai eue la chance d’avoir la tache de peindre toute la durée de mon séjour. 🙂 J’ai réalisé tout d’abord un Luis Gregorio, un peu comme le moineau du Mexique et dont il y a des nids partout au sein du ranch sur un mur du réfectoire.

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©Aude-tte – Croquis
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©Aude-tte
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©Aude-tte

La tienda du ranch

Puis on me charge de réaliser une peinture sur la boutique, « Bienvenido al nuestra tienda del Rancho ». Ou se vend les bons produits du ranch comme le fromage de chèvre, de la confiture, du saucisson et des conserves de bons légumes.

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©Aude-tte – Croquis
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©Aude-tte

La carte explicative à l’entrée du Rancho

La tache suivante m’a donné plus de fils a retordre vu que j’ai du mal à réalisé des travaux précis : la carte des lieux à l’entrée du ranch 🙂 Finalement j’en viens à bout.

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©Aude-tte – Recherche pour les symboles
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©Aude-tte

La façade de la « Aula » avec l’histoire du rancho

Et viens l’ultime travaux, le plus grand mur jamais réalisé, peindre toute la façade de la « Aula », avec des vignettes qui explique la vie en ses lieux.

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©Aude-tte – Croquis
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©Aude-tte
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©Aude-tte
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©Aude-tte
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©Aude-tte

On se dit à Septembre Rancho Agrosol ! ❤

SAN RAMÓN

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Monchell et moi même devant sa maison 🙂

J’ai réalisé un volontariat par le biais de Workaway à San Ramón, petit village proche de Guadalupe qui est lui même la ville voisine de Zacatecas, à une nuit de bus de Mexico.

Je suis restée dans la famille de Monchell tout le mois de mai, avec Maria (Monchell) et ses deux enfants, Rafa et Joaquin. J’ai mangé sain, des bons légumes et fruits du marché et me suis découvert une passion pour les quesadillas ❤

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© Aude-tte – Le marché un dimanche matin aux aurores, paraitrait-il que ces rats des champs ont de forts pouvoirs thérapeutique et guérirait le début de cancer 🙂

Maria fait partie d’une fratrie de dix enfants, la maison familiale où habite les parents Carmen et Enrique est en face du logis de Maria, à droite se trouve la maison de sa soeur Maika, en face plus à gauche la maison de sa soeur Lolis et en face (encore) plus à droite vie son frêre Agustin avec sa compagne Natalie (qui est venue par ici en volontariat l’année passée et qui n’est jamais repartie 🙂 ). Je vais passer pas mal de temps avec son autre soeur Pili qui me racontera l’histoire de Zacatecas. La première semaine, les après-midi j’ai donné quelques cours de français à Sergio et Pili (et tous les curieux qui passaient par là) ce qui nous a bien fait rire 😀

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© Aude-tte – Vers la fin de mon séjour se sont déroulées des festivités en l’honneur du Saint du village
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© Aude-tte – Beaucoup de cow-boy par ici 🙂

Tout les matins je me lève à 7h30 et nous petit-déjeunons tous ensemble, en général des oeufs brouillés mélangés à une tortilla coupée en morceaux ou à des légumes verts, des quesadillas, de la salade de fruits et quelques fois des céréales avec du lait et un « jugo verde », un jus à base d’ananas, de salades (mais je ne sais pas laquelle… un truc vert) et de nopal. Ensuite je passe, comme il est convenu avec Workaway, cinq heures à « travailler ». Chanceuse comme je suis je n’ai fait que de dessiner et peindre. 🙂

Tous les après-midis Monchell emmene les enfants à leurs activités sportives, et me dépose parfois à la « plaza » (petit centre culturel où travail la famille et où je traîne au café Sanctissima) et j’y retrouve Pili ou Lolis. Parce qu’il n’y avait pas internet dans la maison de Monchell, l’électricité non plus d’ailleurs les deux premières semaines 🙂

Toute la famille est croyante et pratiquante catholique, j’ai pu donc les accompagner à plusieurs reprises à la messe. Tous les jours du mois de mai les petites filles sont invitées à déposer une fleur devant l’autel pendant la messe de fin d’après-midi. Elles sont alors toute joliment apprêtées de robes blanches et arborent un air fier pourvues de leurs bouquets de fleurs. Et le mois de juin c’est au tour des jeunes garçons.

Un dimanche, Monchell nous a emmenée à une messe en plein air au pied du « ermitorio » proche de San Ramón. « El Ermitorio » est un chemin/escalier en forme de croix qui arpente le flanc de la montagne. A son sommet se trouve une grotte d’où la sainte vierge serait apparue. Il y a également plusieurs petites maisonnettes de chaque côtés de la croix ce qui, je suppose, à donné son nom au site.

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©Aude-tte – Après la messe les croyants se restaure à divers stands de nourriture (je me suis goinffrée d’enchiladas ce jour la 🙂 )
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©Aude-tte – Vue sur la plaine au sommet de la montagne

traitUn peu de Wikihistoire 

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Guadalupe

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© Aude-tte – Entrée du « Convento Franciscano de Nuestra Señora de Guadalupe »

Au centre de la ville de Guadalupe se trouve un ancien monastère de moines franciscains, en partie requisitionné par le gouvernement et transformé en musée. Mais subsitste encore un monastère habité par des moines franciscains. À l’intérieur du musée ce trouve de nombreuses peintures religieuses réalisées par des artistes mexicains qui mixent l’art européen plutôt austère et la chaleur de l’art mexicain dans ses couleurs et ses motifs.

 

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© Aude-tte – L’intérieur du « Convento Franciscano de Nuestra Señora de Guadalupe »
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©Aude-tte – L’intérieur « Convento Franciscano de Nuestra Señora de Guadalupe »

(Source Wikipédia) « Notre-Dame de Guadalupe (en espagnol Nuestra Señora de Guadalupe) ou Vierge de Guadalupe (en espagnol Vírgen de Guadalupe) est le nom donné à la Vierge Marie lors de son apparition à un indigène du Mexique en 1531, ainsi qu’à l’icône acheiropoïète qui lui est associée. C’est une figure catholique majeure de l’Amérique ; les nations américaines y sont réunies en son jour de fête, chaque année, le 12 décembre, selon tous les calendriers liturgiques propres au continent américain. À cette occasion, de nombreuses célébrations sont organisées dans le monde entier.

Elle porte plusieurs titres : patronne de la ville de Mexico depuis 1737, patronne du Mexique depuis 1895, patronne de l’Amérique latine, patronne de la ville de Ponce à Porto Rico et patronne des étudiants du Pérou depuis 1951 (Pie XII), Reine du Mexique et Impératrice des Amériques depuis l’an 2000 (Jean-Paul II).

En 2014, 18 millions de personnes ont visité la Basilique Notre-Dame de Guadalupe de Mexico, dont près de 7,2 millions le 12 décembre. Ce qui en fait, avec la cathédrale Notre-Dame de Paris, le lieu de dévotion catholique le plus visité après le Vatican. »

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©Aude-tte – La Virgen de Guadalupe, représentation présente dans le « convento », ancien couvent converti en partie en musée adjacent à la basilique.

Pour la petite anecdote, la « virgen de Guadalupe » qui se trouve au sein du couvent est la seule qui porte un anneau au doigt.

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Zacatecas 

A plusieurs reprises nous sommes allées à Zacatecas, soit le soir pour boire une « chela » (bière) ou en journée pour nous rendre à divers évènements.

(source bonjourmexique) « Habitée à l’origine par les tribus parentes des Chalchihuites et des Quemadas, la découverte d’importants gisements d’or et d’argent sur les flancs du « Cerro de la Bufa » décida les Conquistadors à y fonder une ville. Les haciendas que l’on visitera dans la région étonnent par les dimensions de leurs patios : c’est à Zacatecas, dans ces immenses cours pavées, que l’on procédait, autrefois, au nettoiement des métaux précieux extraits des mines aux alentours. Lavés à grandes eaux, ces minerais étaient triturés, puis mélangés à des sulfates, des oxydes de cuivre et du mercure, afin d’obtenir un métal pur. Située dans des gorges étroites, dominées par les pics du « Cerro de la Bufa », de la « Mala Noche » et « d’El Padre », la ville est un bel exemple d’architecture coloniale avec ses maisons serrées les unes sur les autres et ses marches raides en pierre qui relient rues et ruelles. Le nom Zacatecas signifie en náhuatl « la terre où pousse l’herbe zacate ». 

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©Aude-tte – Façade de la catédrale de Notre-dame-de-l’Assomption de Zacatecas en pierre rose.

En 1993, le centre historique de Zacatecas a été déclaré par l’Unesco, « Patrimoine Culturel de l’Humanité », distinction accordée seulement à ces lieux qui sont d’un intérêt exceptionnel par ses caractéristiques et sa valeur universelle. Cliquez http://whc.unesco.org pour avoir le lien avec le site de l’Unesco qui décrit la valeur exceptionnelle de Zacatecas. Revêtue de pierre rose, elle est une des plus belles villes du Mexique. »

(source Wikipédia)  » La ville de Zacatecas fut fondée le 20 janvier 1548 pendant la conquête espagnole, lorsque Juan de Tolosa, Diego de Ibarra, Cristobal de Oñate et Baltasar Temiño de Bañuelos découvrirent d’importants gisements d’argent. La ville se développa énormément et devint, comme Guanajuato, un important centre minier pendant le xvie siècle et le xviie siècle, jouant un rôle central dans l’histoire des mines d’argent au Mexique. »

(source Wikipédia en anglais) « La ville est surnommée « con rostro de cantera rosa y corazón de la plata » (avec un visage de pierre rose et un coeur d’argent) du fait de la construction en pierre rose de la plupart de ses monuments iconiques et de ses mines d’argent qui ont stimulé son développement et font parti de son histoire. Comme d’autres ville du Mexique, comme Guanajuato et Taxco, la ville a été construite près de mines sur un terrain très accidenté. Elle se situe au pied du « Cerro de la Bufa, qui a été une des plus grande mine d’argent du monde. » 

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©Aude-tte – Des fanfares mobiles arpentent les rues piétonnes de Zacatecas et de nombreux jeunes les suivent en s’enivrant et en dansant sur des sons traditionnels mexicains 🙂
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©Aude-tte – Vue sur Zacatecas depuis le Cerro de la Bufa

traitÀ ce volontariat j’ai eue la chance de pouvoir réaliser de nombreuses peintures un peu partout, à vrai dire je n’ai fait que ça 😀 ! Je vous laisse les découvrir ici 🙂

Vous pouvez les retrouvez avec plus de clichés sur mon site

Un oiseau feuillu sur l’entrée de la petite école

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© Aude-tte

La porte d’entrée de Monchell

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© Aude-tte – croquis
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© Aude-tte

Un colibri à l’entrée de la maison de Monchell

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© Aude-tte – en cours
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© Aude-tte
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© Aude-tte – détail

Un Great Kiskadee à l’arrière de la maison de Monchell

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© Aude-tte – croquis
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© Aude-tte – fini !
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© Aude-tte – détail

Un Tlacuache sur la maison de Lolis

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© Aude-tte – Croquis
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© Aude-tte – Au boulot !
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© Aude-tte – Tadaam

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Pour retrouver un peu ce projet 

Le lien Workaway, ou sur Facebook (le centre culturel)

FUNDACIÓN ESCUELA DE SOLIDARIDAD

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©Aude-tte / Francesca devant la fondation

Je quitte la Calera et me rend en covoiturage à Grenade, de là je dois prendre un bus pour Sierra Elvira et la Fondation. Comme je ne savais pas à quel arrêt descendre je fais savoir au chauffeur que je descends a la fondation et comme je n’ai pas de chance il se rend compte qu’il m’a oublié … au terminus. Après une réprimande il me dit de descendre et d’attendre le chauffeur. C’est finalement lui qui revient et me dépose cette fois-ci au bon arrêt.

Lorsque j’arrive à la fondation je fait tout de suite la connaissance de Dora la « chef », Pasquale un volontaire italien et Sidi un habitant de la fondation. Ils m’amènent à la Casa 10 afin que je m’installe. Lorsqu’on arrive on me propose de partager une chambre qui j’avoue était pas très propre avec deux habitants de la maison que je n’avais pas vu, je demande donc si il y a une chambre de fille. Bingo, je m’installe donc un peu plus en haut  de la maison avec Rebecca une jeune volontaire allemande.

Dans la maison à mon arrivée nous sommes cinq volontaires : Rebecca une jeune allemande venue quelques mois à la fondation, Pasquale un blogueur voyageur vagabond italien qui m’a permis de voir que ce mode de vie auquel j’aspire est possible, Alessandro un backpacker italien et ses amis Andrei estonien et Alisa néerlandaise qu’il a rencontré en Australie. Ils vivent depuis quelques années en jouant de la guitare dans les rues ou dans des bars et de quelques petits boulots tout en voyageant. J’avoue avoir éprouvée une certaine admiration pour leur mode de vie. Plus tard sont revenue d’un petit voyage au Maroc quatre volontaires, Natalia espagnole, Alice italienne, Shannon irlandaise et Wanda. Aussi Alejandro espagnol revenait vivre à la maison, comme il est originaire de Seville il a le véritable accent andalou qui mange les « s » ce qui m’a permi tout un panel de blagues à son encontre. Peu avant mon départ est arrivé Julien un autre français plein de bonne humeur et grace à qui j’ai réalisé que j’avais un fort accent français lorsque je parlais en espagnol.

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©Aude-tte / La cour intérieure de la casa 10
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©Aude-tte / Un soir comme les autres à la casa 10
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©Aude-tte / de gauche à droite : Moi, Sidi, Francesca, Rebecca, Julien et Pasquale
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©Aude-tte / La vue sur la Sierra Nevada depuis Sierra Elvira

La fondation a été crée par Ignacio il y a dix ans de cela pour offrir un lieu de vie à des personnes en situation d’exclusion ou en grande difficulté. La phrase qui orne l’entrée  « Solo tengo lo que di« / « je ne possède que ce que je donne » illustre bien les motivations de cette fondation. Contrairement à ce qu’on pourrait en penser de premier abord ce n’est pas un lieu de tristesse et de violence, au contraire. Les enfants sont plus que choyés par leurs parents et la fondation, il y a des tensions et des problèmes mais ils ne sont pas bien différents de ceux de n’importe quels lieux de vie communs. J’y ai vu beaucoup de sourires et de gentillesse.

Si je reprends ce qu’il y a écrit sur le site : « La fondation est un projet qui oeuvre pour offrir un sentiment d’appartenir à une famille à des personnes qui, pour diverses raisons, ne pouvais ou ne peuvent pas l’expérimenter. Il fait partit d’un concept de famille universelle ou toute foi, idée, religion ou croyance est acceptée et pleinement intégrées avec respect comme méthode d’intervention et de développement personnel. Avec cette base, la fondation offre une maison pour toutes les personnes vivant un déracinement, désavantage social, des abus ou l’exclusion : les mères avec des enfants en situation d’urgence, les jeunes immigrants, les adultes et les adolescents en danger. 

La maison est le point de départ pour le rétablissement personnel et en elle se développe la méthode et la formation clé pour l’intégration future dans la société. Cette idée est profondément ancrée dans un esprit de « paternage » ou « maternage » non-biologique. Les personnes dédiées par vocation à cette tâche agissent comme tout parent et ne reçoivent aucune rémunération financière. La maison est un espace nutritif, qui alimente et promeut l’apprentissage et où l’introduction de nouveaux contenus est constante. 

La Fondation a une philosophie d’ouverture, sans conditions pour les personnes qui sont accueilli, sauf dans le cas de personnes dépendantes (a l’alcool, aux drogues, au jeu etc..) issus des centres spécialisés. Dans le même temps se produit un phénomène de retro-alimentation au fil du temps. Les témoignages des plus anciens se transforme en modèle à suivre pour les nouveaux arrivant. »

Le temps passe vite à la fondation et vous êtes constament en train de partager des moments avec des gens, que vous n’auriez d’ailleurs peut être jamais cotoyés autrement.

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©Aude-tte / Sur un des mur de l’entrée de la fondation
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©Aude-tte / La casa Africana
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©Aude-tte / Jardin d’hiver et potager
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©Aude-tte / Carlos chante avec les enfants de la fondation le soir de Noël

Le but de la fondation est d’intégrer les volontaires à la communauté, nous partageons toutes les activités et le repas du matin et du midi. Nous devons participer chaque matinée à partir de 9h au travaux de la fondation. Cela peut être l’aide à la préparation du repas du midi avec Happy, couper du bois, aller donner un coup de main à la banque alimentaire, s’occuper des enfants à la garderie … et d’autres travaux plus spécifiques.

Par exemple, nous avons dû aller aider à nettoyer et réparer une maison prêter par la fondation à un couple qui est parti afin que Sidi puisse s’y installer à son tour. C’était la chose la plus dégueulasse que j’ai jamais vu, tout le contenu de la cuisine est parti à la benne vaisselle comprise, dans les chambres les lits, draps aussi, la salle de bain n’en portait que le nom… Au final il faudra plusieurs semaines de labeur mais je n’ai pas oser y retourner après cette journée au plus proche des bactéries.

Ou bien plus personnellement j’ai pu passer pas mal de temps avec Dora et Francesca a l’élaboration de logo et de support de communication pour de futur projets de la fondation. Aussi j’ai réalisé une fresque sur l’un des murs ce qui a mis pas mal de temps vu qu’il a fallu d’abord le nettoyer et le peindre en blanc (trouver la peinture a mis quelques jours haha)

Je devais y rester trois semaines mais y suis finalement restée un peu plus longtemps et  y ai même passé les fêtes de Noël. Absolument tout est pensé ou dédié aux enfants de la fondation. Je me souviendrai encore longtemps de ses grandes tablées quotidiennes, des cris des enfants, de la question « Donde es Pasquale?« , des soirées films tous ensemble dans les vieux canapés de la casa 10, de notre chanson « Falta el papel hygienico pero no falta el amor, en la casa diez en la casa diez« , du rire de Happy en cuisine, des rocambolesques aventures d’Ivan, de la gentillesse d’Ignacio, des râles de Francesca, d’une chanson de Carlos « Dora Dora Lavadora« , des éclats honnête de Natalia, de la guitare de Alisa, du bus Sierra Elvira > Grenada, de notre chambre froide et humide avec Rebecca,  de l’accent et de la douceur d’Alejandro, des coups de gueule de Sidi et tant d’autres choses encore !

Merci la fondation et merci à tous ❤

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©Aude-tte / Réunion du matin ! Alejandro, Rebecca et Pasquale
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©Aude-tte / Le repas de Noël (qui peut aussi être un repas normal à la fondation 🙂 )
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©Aude-tte / Un samedi soir à Grenade avec la casa 10

traitLorsque j’étais volontaire à la Fundación Escuela de Solidaridad (FES) j’ai eue la chance de pouvoir réaliser une fresque. Après quelques jours de recherches, sketch etc je me lance ! Au total ce mural aura nécessité deux jours de travail.

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©Aude-tte / La fresque terminée
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©Aude-tte / Détails

traitLa préparation

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©Aude-tte / Le dessin préparatoire format A3
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©Aude-tte / Sketch
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©Aude-tte
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©Aude-tte
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©Aude-tte
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©Aude-tte
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©Aude-tte
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©Aude-tte
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©Aude-tte

traitAu boulot !

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©Aude-tte / Détails
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©Aude-tte / Détails

trait1Retrouvez la Fundación Escuela de Solidaridad sur Workaway, Facebook ou leur site.