HONDURAS

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Après une journée de bus j’arrive finalement à La Ceiba. Fidel m’y attend et nous nous rendons en taxi jusqu’à l’hôtel où nous camperons le long de la rivière entourée de nature.

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La nature y est grandiose, les rocs qui parsèment le lit de la rivière sont énormes, nous sommes hors de l’espace temps, de retour à l’époque des dinausaures. On restera trois nuits, parfait pour découvrir les aldeas alentours et le parc naturel Pico Bonito.

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Puis direction Tela chez Enrique, il est de retour au Honduras après vingt-six ans de vie en Californie. Il nous explique qu’il ne peut plus entrer sur le territoire americain, bien qu’il est la carte verte, parce qu’une autre personne de même nom et prénom y est interdite et la confusion a été faite sur sa personne. Cela fait maintenant deux ans qu’il bataille à l’aide d’un avocat pour régler la situation.

Tela est une petite ville balnéaire bien tranquille où il fait bon vivre. L’attraction touristique principale est la réserve naturelle Punto Sal accessible par bateau. Malheureusement la météo ne nous permettra pas de nous y rendre.

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Nous partons pour Copán pour y voir les fameuses ruines. Le site vaut le detour (bien qu’un peu cher) est pleins de perroquets flamboyants. Dût aux conditions politiques tendues le touriste se fait rare et je crois que cela a dût jouer dans notre mésaventure (peut-être).

En effet dans notre hôtel « El Almendro » nous serons détroussés de nos objets de valeurs. (Mon mac, sa caméra et de l’argent liquide). Lorsque la police est venue l’employée et la femme du gérant se sont misent à dire que nous avions tout inventé. Le gérant me prend a part pour m’expliquer qu’il n’est pas responsable et qu’il ne sert a rien que je me rende à la police. Bref je peux faire une croix sur mon précieux ordinateur. Têtue je me rend tout de même au poste le lendemain pour y déposer plainte, et nous tentons de faire pression sur le gérant en menaçant de déposer un mauvais avis de son hôtel sur booking. Rien ne fonctionne. Je me fait une raison et quand j’aurais réuni suffisament d’argent investirait dans une nouvelle machine. (Si vous souhaitez m’aidez merci 🙂 )

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Nous nous séparons et me rend a Ocotepeque, à un volontariat Workaway où m’attend Manuel.
Le village est comme tout autre village du Honduras ou de tout autre partie du monde, tranquille! La nature alentours y est ravissante. De chaques côtés des montagnes surplombent le hameau entouré d’un cours d’eau.

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©Aude-tte / Mes compagnons de peinture
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L’hôtel est encore en plein chantier et Manuel jongle entre ses travaux et la venue de volontaires pour mettre en oeuvre son projet.

Je vis avec lui et Marisal, une adorable grand-mère qui s’occupera de mon estomac.
Je resterai de bout en bout presque deux semaines dans ce petit havre de paix.

Je peins deux perroquets et un Toh.

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Le Guatemala m’appelle encore une fois… Suite au prochain épisode!

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ARUMA ECO-HOSTAL

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© Aude-tte

Je retourne donc comme convenu à l’hôtel Aruma près de Semuc Champey pour peindre en premier temps le mur du restaurant !

Lorsque j’arrive je me lie d’amitié avec une employée de dix-sept ans qui est en charge de la propreté (nettoyer les chambres, draps, sanitaires etc). Ici les employés d’hôtels comme elle sont payés huit-cent quetzal par mois (sans jour de repos et oubliez les trente-cinq heures) ce qui la voyant s’afférer toute la journée me choque. Lorsque j’arrive l’hôtel est quasi vide mais quelques jours après il affichera complet jusque mon départ. La charge de travail augmente donc et je commence alors à mettre mon nez dans des choses qui ne me regarde pas… me met à dos le gérant de l’hotel et sa femme, disant qu’ils l’exploitent etc À la fin elle part avant la fin de son contrat et laisse le gérant en plan. La soirée passe, j’essaye d’expliquer pourquoi j’ai agis comme cela, que pour moi ce n’est pas juste, que c’est de l’exploitation puis fini par dire que moi aussi je partirai après avoir fini le mur du restaurant (nous avions convenu que je réaliserait aussi cinq chambres privées) BREF je me comporte comme une enfant capricieuse et aveugle car jusque là je ne regarde que la pauvre employé sans me rendre compte que le patron et son épouse travaillent beaucoup plus durement. Il m’explique (si crier sur quelqu’un s’appelle une explication, (je l’ai bien cherché en même temps j’ai plus qu’abuser de sa patience)) que le salaire qu’elle reçois est un peu plus élevé que ce qui se fait dans les hôtels alentours, qu’avant cette période de rush elle n’avait pas grand chose à faire à l’hôtel, qu’elle est nourrie et logée et que si elle avait l’air si occuper c’est surtout qu’elle avait peut-être une mauvaise organisation.

Les fêtes passent, l’ambiance est plus que tendue, je reste collée a mon mur dans l’histoire de le finir le plus rapidement possible et m’en aller. (entre temps j’ai dit au gérant que j’allais tenir ma parole, c’est à dire peindre tout son hôtel, mais que je partirai tout de même début janvier pour prendre l’air et revenir sur de nouvelles bases).

Au Guatemala les inégalités sont très flagrantes, un enfant de bonne famille et un autre d’une famille beaucoup plus modeste n’ont pas les même chances de départ. L’éducation est payante, et chère. Egalement les salaires, mon ami de bonne famille gagne pour un travail à la capitale quatre mille quetzals et me dit que le salaire minimum légal au Guatemala est de deux-mille cinq-cent par mois. Hors ici dans cette région reculée où il y a beaucoup d’indigènes qui n’ont pas ou peu accès à l’éducation une journée de travail comme agent d’entretien se paie cinquante quetzal (Sans vacances, sans repos, sans congés payés  et parfois jusque dix ou onze heures par jour). Mais voila ainsi sont les choses et moi qui pensait commencer une révolution en aidant mon amie me rends compte que je suis en réalité totalement impuissante, ce qui est très frustrant et difficile a accepté.

Puis miracle nous faisons la paix, je m’excuse platement, sincèrement j’ai appris une leçon, que je ne dois plus me laisser prendre par les sentiments et qu’il faut que j’analyse bien tous les éléments d’une situation avant de mettre mon nez là où il ne faut pas. Eux sont tolérants, me donne une deuxième opportunité de finir ce que j’ai commencé. Parce que oui évidemment, c’est dans leur intérêt que nous soyons en bons termes mais je ne dois pas oublier que c’est pour moi une chance en or de pouvoir m’exprimer aussi librement sur les murs de cet hôtel, je ne peux pas la gâcher.

Je passe le nouvel an dans ce petit hôtel avec huit français du pays basque, un Uruguayen et une Argentine dans la joie et la bonne humeur après cette semaine plus qu’éprouvante pour mes émotions !

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Retrouvez toutes les photos des peintures sur aude-tte.com

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Lorsque je regarde mon année 2017 encore une fois je me rends compte que j’ai beaucoup de chance. Avoir la possibilité de faire ce qu’il me plaît de ma vie est un luxe. Voyager, découvrir, peindre, apprendre, re-découvrir, laisser la place à l’improvisation, re-peindre, rencontrer des personnes extraordinaires qui sont devenu mes amis pour la vie, vagabonder, rêver, visiter… Toutes ces choses, c’est de l’or que j’ai entre les mains.

Je me sens reconnaissante envers toutes les personnes qui ont croisées mon chemin et qui de près ou de loin m’ont aidé et m’aide encore à réaliser mes rêves. MERCI ! 🙂 Je pense à ma famille et à tous mes amis en France qui me manquent mais que je sens présents avec moi tout le temps. A mes amis mexicains que je vais voir cette année et aux nouveaux amis que je vais rencontrer dans le futur, car ne vous inquiétez pas je compte bien poursuivre dans cette voie en 2018 !

J’ai cette carte à remplir 🙂 Le monde n’a pas de limites pour moi héhé

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© Aude-tte – Antigua

Je quitte donc cet hôtel sur une note positive et nous nous donnons rendez-vous en février. Je pars sur un coup de tête à la charmante ville d’Antigua avant de me rendre dans l’horrible capitale pour régler mon visa (Je vais avoir besoin de plus de trois mois pour faire un tour au Honduras et finir de peindre l’hôtel). Et bonne année ! ❤ 

GUATEMALA… ROUND II

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© Aude-tte

Je pars donc pour Panajachel ou m’attend l’organisateur du festival « Voices from the lake » ! Je séjourne chez un américain rencontré au Mexique toute la semaine 🙂 Après la rencontre du chef une bonne nouvelle m’attend, le propriétaire de la réserve est d’accord pour que je peigne un mur de l’auditorium, mon travail restera donc après le festival. Je m’organise toute la semaine, acheter la peinture et les ustensiles puis peindre le mur (mais pas trop) jusqu’au jour de l’évènement. Je peint jusqu’à une heure de l’après-midi (j’était tellement stressée à l’idée de travailler devant des gens que je l’ai fini un peu trop tôt.. oups!). Gambadant dans le festival je tombe sur un Salvadorien rencontré à Semuc Champey et ses amis, la fête peu commencer !

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© Aude-tte
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© Aude-tte – Peinture réalisée au sein de la réserve naturelle Attitlan à Panajachel « pendant » le festival « Voices from the lake » 🙂

Après cette semaine à Panajachel je rejoins ma famille de coeur de ce voyage au Guatemala chez Hector à la capitale. Nous restons quelques jours visiter cette fourmilière (aucun de nous n’aiment les grandes villes) avant de partir pour l’ascension du majestueux volcan Acatenango !

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© Aude-tte – Volcan del Fuego depuis le sommet de l’Acatenango

Nous nous rendons d’abord à Chimaltenango rejoindre des amis d’Hector puis commençons l’ascension depuis une aldea bien en contrebas du sommet. Nous gravirons un peu plus de deux-mille mètres en six heures de marche. Le chemin passe par différentes atmosphères en fonction de l’altitude; juste après avoir quitté la route c’est une pente de terre abrupte que nous allons nous manger pendant quarante minutes (ou un peu plus je souffrais trop pour penser à regarder l’heure), on nous dit que nous avons passé le plus difficile, autour de nous des champs de mais et autres plantations. Nous marchons à travers un autre chemin de terre en pente abrupte (mais un peu moins) jusqu’à une forêt mystérieuse à la végétation dense et dans les nuages. Check-point, nous payons l’entrée de l’ascension du volcan; puis continuons notre chemin à travers une forêt de pin fantôme car ravagée par un incendie il y a quelques années. Nous sommes au dessus des nuages. En réalité tout le chemin est en pente abrupte, pour cela la légende dit que son ascension une des plus difficiles du Guatemala. Nous arrivons au campement que d’autres amis d’Hector arrivés un peu plus tôt dans la journée ont installés. Un peu de repos et de distraction avant de monter jusqu’au sommet le lendemain à l’aube (à une heure de marche du campement).

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©Aude-tte – Coucher de Soleil

La nuit sera (très) courte ! Le froid est mordant et ne me laisse aucun répit. Le soleil pointe le bout de son nez, un café pour se réchauffer, bien fatigués nous subissons les derniers mètres jusqu’au sommet. Et la magie opère ! Le spectacle est grandiose, sur le toit du Guatemala, à cette altitude nous pouvons voir tous les volcans alentours, jusqu’au Tajamulco (plus haut volcan d’Amérique centrale)! Nous resterons une paire d’heure à observer le volcan de Fuego cracher fumée et lave.

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©Aude-tte – L’Aube 
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©Aude-tte – L’équipe de choc ! 

Retour à la capitale ! Fatigués, que dis-je exténués nous nous octroyons un jour de glandouille intense dans un canapé à manger du chocolat et boire du thé… avant de partir vers de nouvelle aventures ! Cette fois-ci nous visitons un autre ami d’Hector vers le sud-est du Guatemala non loin de la frontière avec le Salvador. Celui-ci possède une source d’eau « agua pura » qui est en réalité traitée et re-traitée afin de pouvoir être consommée. La grande majorité des sources d’eau du Guatemala sont polluées et nécessite ce type de traitement avant d’être vendue. Nous déjeunons puis partons à la recherche des Cascades de Niagara ! Et ce ne fut pas une mince affaire ! En réalité nous ne savons pas où elles se trouvent.. nous allons donc au petit bonheur la chance demandant à droite à gauche notre chemin. A un moment nous quittons la route pour un chemin de terre et roulons une heure (après deux heures sur l’asphalte l’ami d’Hector qui conduit commence beaucoup à perdre patience), mais la motivation elle reste bien la ! Obstacle, nous buttons sur une rivière; nous descendons du pick-up et prenons un pont pour aller sur l’autre rive, une famille s’y détend, nous demandons (encore) où sont les cascades (et si elles existent?!) Bingo ! il nous faut marcher une demi-heure sur un chemin à travers champs et nous y arriverons enfin ! Nous nous activons car la nuit ne va pas tarder à tomber, et enfin arrivons! Nous nous baignons et retournons au pick-up de nuit puis à la maison de notre ami encore une fois exténués ! Le lendemain matin nous prendrons (encore) un chickenbus direction la capitale !

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©Aude-tte – Les chutes !
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©Aude-tte – Du haut des chutes
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©Aude-tte

Le plan de la semaine qui suit est de retourner à la maison del Pacifico afin que je peigne une représentation de la famille de notre cher ami Hector comme cadeau d’anniversaire du patriarche. Nous passons la semaine bien tranquille au soleil et sous la chaleur torride ! Je me délecte de pouvoir peindre encore une fois 😀

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©Aude-tte – Lever de soleil sur le pacifique
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©Aude-tte

D’un excès de zelle, je peins deux perroquets de l’autre côté de la maison et remplit de fond marins deux murs adjacents aux tortues. La maison ressemble maintenant à un squat de hippies.. et je suis fière de moi haha Le week-end nous nous rendons au Wizards Camp Out, un festival de musique électronique dans un lodge à Monterrico 😀

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©Aude-tte – Les enfants Villafuerte
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©Aude-tte – Mario
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©Aude-tte – Hector
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©Aude-tte

Notre dernière destination ensemble (pour le moment) sera le volcan d’Ipala ! Dans ce village cher au coeur d’Hector, nous pouvons séjourner dans une maison entourée de champs et vaches 🙂 Nous serons surpris par la chaleureuse gentillesse de ses habitants et visiterons le lac du volcan d’Ipala. Pour y arriver ce ne fut pas, une fois de plus, une mince affaire (dans le sens ou l’information que l’on avait était que nous n’aurions qu’a marcher pendant trente minutes et si possible à cheval (un de mes compagnons à le genou en vrac depuis deux semaines) pour arriver au sommet) Que neni ! Nous marcherons trois heures sous un soleil de plomb avant de faire plouf dans l’eau geler du lac ! Mais comme toujours nous sommes bien contents de nous 🙂

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©Aude-tte – Le lac d’Ipala au sommet du volcan
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©Aude-tte – En route !
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©Aude-tte – Vue sur le volcan depuis notre cocon

Hector nous rejoindra le samedi (puisqu’il travail à la capitale) et nous allons rendre visite à son cousin. Celui-ci possède une ferme dans les montagnettes alentours ou il élève des vaches et produit du miel, entre autre.

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©Aude-tte – La traite des vaches!

Le week-end s’achève, je me rend à la capitale avec Hector et laisse mes deux chers compagnons allemands derrière moi avec tristesse, mais le coeur remplit de souvenirs inoubliables ! et mon petit doigt me dit que l’on se réunira une dernière fois en janvier 🙂 Comme dit dans le précédent article, demain je pars pour ma dernière étape au pays des chapines, l’hôtel Aruma que je m’en vais peindre de haut en bas et de droite à gauche !

A bientôt !

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©Aude-tte – Photo bonus de Noël ! Un fameux chickenbus et moi-même

GUATEMALA… ROUND UN

Cela fait maintenant un mois que je suis au Guatemala et ce que je peux dire c’est qu’il a démarré sur des chapeaux deux roues ! Tout s’est enchaîné très vite et naturellement, je suis encore une fois très chanceuse 🙂

A l’aéroport viens me récupérer Juan, propriétaire d’un terrain dans la jungle et mon premier contact de volontariat Workaway. Il me parle du projet de construction d’un hôtel « Wubu » et m’accompagne à la station de bus pour Rio Barrio.

Ce premier volontariat est situé dans la région d’Izabal, au bord du rio dulce à quinze minutes en « Lancha » de Livingston. J’y fait la rencontre de trois allemands, Guido la cinquantaine en charge du projet sur place et Joseph et Friedrich deux cousins en voyages pour l’Amérique du sud et venus apprendre l’espagnol au Guatemala. Les deux volontaires sont là depuis trois semaines et planifient leur départ pour les trois/quatre prochains jours. Le contact avec le responsable sur place est pas top-top et l’idée de rester seule ne me réjouie pas des masses, heureusement ils me proposent de les accompagner un bout de route, ce que je fais avec joie !

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©Aude-tte – Rio Dulce

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©Aude-tte

Nous partons pour le paisible village de Flores, et plus tard visitons les mythiques ruines de Tikal.

Puis nous nous rendons à Semuc Champey, une merveille de la nature. Ici le gérant de l’hôtel où nous séjournons me propose de revenir peindre, ce que je planifie de faire en décembre 🙂

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©Aude-tte – Tikal
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©Aude-tte – Mes deux comparse avec les coatis de Tikal

Ensuite direction la Capitale pour retrouver Hector qu’il ont rencontré pendant leur volontariat a Wubu et qui leurs à proposés de séjourner dans sa maison au bord du pacifique contre quelques travaux. Je veux peindre et lui montre mes dessins, il est emballé, parfait ! En route pour l’océan !

C’est la première fois que je vois l’océan pacifique, les vagues y sont puissantes et le sable est noir car chargé en fer. Il y a beaucoup de plantation de cannes à sucre et de marais salants, ainsi que de noix de coco et platano. Beaucoup de produits de la mer également. La maison est située au bord de mer a quinze minutes à motocyclette de Sipacate.

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©Aude-tte
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©Aude-tte – Peinture réalisée à la casa del Pacifico

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©Aude-tte – Autre peinture réalisée à la casa del Pacifico

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©Aude-tte
Je pars pour Panajachel séjourner chez un américain rencontré à San Cristobal de las Casas afin de me préparer pour le festival « Voices from the Lake » où je vais avoir l’honneur de participer en tant qu’artiste invitée ce 18 novembre 🙂

RANCHO ESCUELA AGROSOL, LE RETOUR

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Chose promise chose dû ! Me voilà de retour au Rancho Escuela Agrosol pour quelques semaines 🙂 Et mon but principal reste inchangé : peindre ! Encore une fois je suis éblouie par le calme et la sérénité du lieu et de sa nature luxuriante.

Je retrouve quelques uns et en rencontre beaucoup d’autres. Cette fois-ci le ranch remplit son rôle d’école avec une dizaine d’étudiant(e)s et une poignée de volontaires. Autant dire qu’il y a beaucoup d’ambiance 🙂 La plupart des étudiants ont dix-huit ans et sont originaires de la région, leurs familles possèdent des ranchs et ils sont ici pour apprendre à cultiver, s’occuper des chèvres, cochons, moutons, vache, à cuisiner, à bricoler bref à tenir un ranch écologique et dans la mesure du possible auto-suffisant. Les volontaires viennent : soit de la plateforme workaway, ce mois-ci nous étions deux américains et un argentin dont leurs familles possèdent également un ranch et sont venus pour apprendre comment tenir un ranch; soit ce sont des étudiants en passe de rendre leurs thèses également sur le sujet de l’agriculture, deux viennent du Guatemala et deux du nord du Mexique. Bref un peu de tout est réuni à ce petit coin de paradis mais tous partagent le désir de produire des aliments sains, sans pesticides ni OGM, respectueux de l’environnement.

Il y a ici une certaine prise de conscience sur le fait que nos ressources à l’échelle planétaire sont en train de s’épuiser, et à l’échelle de Mexico il y a des signes révélateurs, par exemple les nappes phréatiques de la région sont en train de se vider ainsi que la région du Veracruz lance une campagne d’aide financière pour ceux qui mettent en place des mesures économe en eau (comme les toilettes sèches en autres).

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Feu de bois en haut de l’altiplano

 

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© Aude-tte – Lucy la chèvre

Je me dédicace à la peinture de l’immense façade de la Aula, matin et après-midi tous les jours de la semaine. Chaque mercredi après-midi il y a tournoi de football sur l’altiplano et « pic-nic ». Je me découvre un talent de goal et la joie de réceptionner deux fois le ballon avec mon visage, heureusement mes lunettes en sortent indemnes haha

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© Aude-tte – Maiiis
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© Aude-tte – La rivière qui traverse la Pitaya
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© Aude-tte – La rivière qui traverse la Pitaya
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© Aude-tte – Le champs de café au sommet du rancho

Les week-ends nous sortons boire des coups avec les volontaires (car les étudiants sont mineurs) à Xalapa ou Coatepec. De bonnes tranches de rigolades en perspective. Ainsi que quelques ballades à la Pitaya ou à Xico, un « pueblo magico » à une vingtaine de minutes du ranch et qui abrite les cascades de Texolo. Je découvre également le Torito, boisson alcoolisée très sucrée à base d’alcool de canne à sucre délieuuuse 😀

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© Aude-tte – Visite des cascades de Texolo à Xico

Retrouvez plus d’informations sur le ranch sur leur page facebook sur leur site ou leur profil Workaway 🙂 

traitPeintures réalisées au Rancho Escuela Agrosl

À retrouver sur mon site aude-tte 🙂

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© Aude-tte – L’énorme « Aula » pour laquelle je suis revenue
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© Aude-tte – L’énorme « Aula » pour laquelle je suis revenue
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© Aude-tte – L’énorme « Aula » pour laquelle je suis revenue
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© Aude-tte – L’énorme « Aula » pour laquelle je suis revenue
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©Aude-tte – Une poule
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© Aude-tte – Un tatou
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© Aude-tte – Encore
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© Aude-tte – L’esprit oiseau qui protégeras votre âme au moment de vous délester
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© Aude-tte – Sur les murs des toilettes sèches
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© Aude-tte – On ne peut pas être plus claire

RANCHO SAN JOSE

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©Aude-tte – Rancho San José

Ce mois d’août je l’ai vécu comme un rêve éveillé, riche en émotions et découvertes. Aussi j’ai eue opportunité de m’adonner à ma passion, peindre des murs en mangeant des biscuits ! Les jours ons défilés à vitesse grand V. Originalement j’avais prévu de ne rester que deux semaines, finalement j’y suis restée cinq, autant dire que oui, je m’y suis sentie comme chez moi.

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Toute la semaine nous travaillons le matin à l’aube, la première semaine puis les jours pluvieux j’aidais aux travaux de la ferme.

J’ai participé avec mon acolyte allemande Sofia à la construction de « camas » : ici le sol est rocailleux ainsi que pour pouvoir cultiver la terre il faut préparer des « camas », soit délimiter un rectangle avec des grandes pierres et y verser du « boucachi » (caca de poulet et autres ingrédients) puis de la bonne terres qui vient du compost de plantes afin de pouvoir cultiver. Aussi j’ai aider à planter; récolter les commandes du jour; entretenir la serre..

Chaque midi la délicieuse nourriture de Doña Eva me procurait un « mal de puerco » sans faillir, soit un bidon bien rebondi idéal pour une sieste. L’après midi étant libre je la dédiait à peindre et dessiner. Généralement avec Marixa, Gonzalo et Anai les adorables enfants d’Anita et Max, guatémaltèques vivant au ranch.

Sous la palapa oú se promène Memo, Le frère du propriétaire atteint d’autisme et de skysophrenie passionné de pantalons (je lui en ai dessinée pas mal d’ailleurs) et de danse. Il venait et nous demandais de lui passer Boston, un groupe de musique rock , puis commençais à tourner sur lui même en faisant bouger ses bras en rythme, les yeux fermés, le visage racontant mille histoires joyeuses tant son expression irradiait de bonheur. Juste l’observer vous transmet cette plénitude 🙂

Et chaque soir le même rituel se met en place dans la cuisine, chaque soir un nouveau festin ! Les pains, gâteaux et biscuits de Belen, le chocolat de Santi, les légumes au fromage de Jorge, les thés de Mike, les sauces de Oli, a y repenser je bave. Le tout dans un brouillard de fumée (l’unique façon de faire fuir les moustiques) sur fond de musique électronique.

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©Aude-tte – La casita verde ❤

Et pouf au lit ! Nous partageons tous les cinq une petite maison et dormions tous au même niveau. Certains sur un matelas gonflable (j’ai été une des heureuses élue), sur un matelas construit en superposant beaucoup de carton (également j’ai pu en profiter) ou à même le sol sur des couvertures. Depuis un moment je préfère la simplicité et avec cette bande la c’est un plaisir de la partager 🙂

Presque tous les week-ends nous partons en expéditions ! Cela aussi a participé à faire voler en éclat la notion du temps.

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©Aude-tte – La vue sur la jungle de notre campement

Le premier weekend nous sommes allé camper dans une grotte sur un terrain proche du village de Kanxoc. Sur le chemin nous tombons sur Marcelino, un jeune du coin qui avait fait découvrir le terrain à Jorge quelques semaines auparavant. Il nous escorte avec son camarade en échange de bières. Car ce gars là à un problème avec l’alcool et une autre addition, il sniffait de la peinture en permanence. En tant l’européenne je leur tape dans l’œil et je me sens épiée de manière plutôt désagréable tout le long. Nous marchons vingt minutes sur un chemin de terre puis sautons une barrière, traversons un champ d’herbe haute et arrivons à l’entrée. Un gruyère, plusieurs trous dans la pierre et en contrebas un tunnel qui s’enfonce dans les profondeurs, notre destination. Nous l’empruntons, torches allumées car il y fait noir comme dans un four. Après quelque minutes nous apercevons de la lumière, la fin du périple. Devant nous notre lieu de campement, une grotte ouverte sur une jungle verdoyante, en fond sonore le chant des oiseaux et des chauves souris, comme si nous étions en dehors du temps. Nous montons la tente et armons le feu. De nouveau le rituel de la cuisine, spectacle total : son, lumière et saveur gustative. La panse pleine nous nous mettons à dormir, ou plutôt nous essayons car le Marcelino et son ami ne vont pas nous laisser dormir de la nuit.

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©Aude-tte – Le campement

Dans la tente nous sommes étendus dans cet ordre Oli, Jorge, moi et Mike. Les deux autres rodent boivent des bières et sniffent leur peinture en dehors éclairant nos visages et demandant si nous dormons toute les 5/10 minutes. En réalité ils sont apeurés par la grotte, à la vue des lucioles « ce n’est pas normal ça, c’est les esprits mayas ». Car cette grotte représente dans les croyances mayas l’endroit où les âmes damnées reposent et elles en sortiraient chaque nuit. Il y avait ça mais aussi la partie moins exotique sinon du banal machisme car je pense qu’il n’éclairait pas nos visages pour rien, j’était entre deux garçons et il demandait à plusieurs reprises lequel était mon petit copain. À un moment, je ne sais plus à quelle heure avancée de la nuit nous leur proposons de nous rejoindre à l’intérieur, le Oli peut rassuré avait pris la décision de se poster dehors au cas où. Le marcelino entre et tente de se mettre entre Jorge et moi, rêve toujours, je le pousse, il ressort. L’autre parait plus calme et se poste gentiment entre le Jorge et la toile de tente, bien. Quelque temps plus tard je sens une main sur ma cuisse, je me secoue et réalise alors qu’il est assis. L’autre se réinstalle dans la tente. Encore plus tard de nouveau cette main et le fils de chien assis, ni une ni deux je me saisis de ma torche et lui éclaire la face tout en l’insultant. Il s’allonge, le Mike me couvre avec sa couverture le Jorge se rapproche de moi, enfin je peux être tranquille jusqu’au matin (en réalité trois heures puisque toute la nuit est déjà écoulée).

Sept heure le Marcelino « réveille » tout le monde, selon lui il faut partir, en réalité il veut de l’argent pour aller chercher des bières. Après « discussion », répétitions du même refus mille fois, ils finissent par partir et nous promettent de revenir un peu plus tard. Nous armons de nouveau un feu, petit déjeunons, nous remettons de nos émotions et commençons l’exploration de cette merveilleuse grotte. Armés de nos lampes torches nous en explorons chaques recoins dont une partie accroupis car la hauteur ne dépasse pas cinquante centimètres. Comme promis le Marcelino reviens mais à changer de compagnon, cette fois ci il est avec un gamin, nous préparons le repas du midi, des bons légumes du ranch. Après avoir remballé toutes nos affaires nous nous dirigeons à l’entrée de la grotte, il y trône une cenote qui n’est éclairer que quelques heures lorsque les rayons du soleil pénètrent par une cavité surplombant le trou d’eau. Nous posons la corde, car l’idée est évidement de s’y plonger une fois la lumière présente. 🙂 Et la lumière fut, un rai puissant, bien droit qui nous laisse entrevoir la profondeur de la cenote, j’en ai encore le vertige, plouf nous nous délectons de l’eau fraîche et pure. Rien de mieux pour se réveiller!

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©Aude-tte – La cenote

Pendant que nous barbotons le soleil poursuit sa course et avec lui la lumière ce fait rare, il est l’heure. Marcelino nous propose de boire des bières chez lui, cette fois ci nous acceptons. Nous y rencontrons son père et un autre du même âge, j’ai l’impression de débarquer à un after, car les deux sont bien cuits. Ils nous parlent sans discontinuer, comme un disque rayé, radotent un peu beaucoup, nous offrent de la nourriture et nous invitent à acheter.. des bières. Quel spectacle, je ne pouvais n’empêcher de retenir un fou rire. Enfin plutôt le genre de situation où vous ne savez pas trop si vous devez rire ou pleurer. Nous y restons quelque temps avant de rentrer au bercail.

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©Aude-tte – Entrée de l’inframundo maya

Pour le second week-end nous nous rendons à Takbil Ja, un ensemble de douze cenotes entièrement habilitées pour accueillir des touristes par une communauté indigène maya. Un exemple car ce sont les seuls à avoir eue l’audace de faire ça 🙂 la plupart ne se rendent pas compte de la valeur de leurs terres et la revende à bas prix. Et en plus ils sont adorables! Nous nous rendons dans « l’inframundo maya », un complexe de plusieurs grottes, nous y passerons quatre heures! Il nous faudra même nager pour l’arpenter 😀 Revenir à la surface fut comme une nouvelle naissance, une sensation bien étrange. Nous ne sommes cependant pas au bout de nos surprises, la seconde étape et la où nous allons camper, est une cenote a ciel ouvert de 25 mètres de profondeur où nous allons descendre.. en rappel ! J’ai eu la chance de pouvoir le faire deux fois, une fois tranquillement, position assise et la seconde fois « El salto del aguilla » tête en bas les bras tendu et fiouuu 🙂

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©Aude-tte – La cenote

Nos guides s’en vont, de nouveau nous préparons notre campement, la tente un feu de bois, le rituel de la bonne cuisine, le bon dodo. Nous nous levons à l’aube, je m’octroie un moment en seule à seule les pieds dans l’eau au fond de le cenote, un oiseau Toh m’observe depuis la paroi de la grotte, les poissons Lou me mangent la peau des pieds, tout est paisible. Puis mon estomac gronde, je remonte, nous mangeons et après trempette dans la cenote nous nous mettons en route pour les ruines de Coba! La visite se fera sous une pluie torrentielle, à peine une accalmie lorsque nous sommes au sommet de la pyramide 🙂 Repus et épuisé le week-end s’achève il est l’heure de rentrer.

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©Aude-tte – Coba

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Le troisième week-end sera tout aussi rocambolesque! Le vendredi nous nous rendons dans un club a Playa del Carmen pour « danser » sur Audiofly. J’ai mis les parenthèses car le club étant bondé ce ne sera pas une mince affaire. Je m’aperçois que mes jambes n’ont pas oubliées comment bouger et les épuisent jusqu’au petit matin. Retour au ranch, nous grappillons quelques heures de sommeil avant de nous rendre à la deuxième partie du week-end, camper ! Nous allons cette fois-ci à Vallaloid en stop puis Kanxoc sur le terrain de la maman de Carlito un jeune agriculteur qui travail au ranch. De nouveau la nature paisible, un feu de camp, le pain de Belen, les bons légumes.. Je pourrais vivre les plaisirs simple d’un camp tous les jours 🙂

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©Aude-tte – LA cenote
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©Aude-tte – La cenote

Au clair de lune nous mangeons puis nous mettons à dormir. Le lendemain matin Carlito nous guide quarante minutes de marche à travers la jungle, sur le terrain de son oncle, à une cenote. Et quelle cenote!! On dirais qu’il y a une galaxie en son berceau. Elle dois faire trente mètres de profondeur. L’idée est d’y descendre en rappel. L’oncle va chercher une corde a noeud et en s’aidant des racines je pense pouvoir descendre. J’entame la descente, m’agrippant à la corde je cherche une prise avec mes pieds sur les racines, une, deux je suis deux mètres en bas. Et soudain je réalise que si je descends ces trente mètres je n’aurais jamais la force de remonter. Je reviens sur ma décision et entame la remontée. Même si je suis qu’à deux mètres c’est très difficile, il n’y a pas de prise et je suis obligée de forcer sur mes bras pour me hisser, je sens que les bras me lâchent, je respire fortement, tend la main, agrippe celle de Jorge, ma main est moite elle glisse, je respire calmement. Mes jambes ne font qu’un avec les racines, je suis bloquée, je ne panique pas, j’ai une confiance totale en Jorge, Santi, Belen et Carlito, je ne sais pas bien comment ils vont me sortir de là mais je sais qu’il ne m’y laisserons pas, je respire une nouvelle fois, lève la tête, dernière tentative, de ma main gauche je me hisse à la corde et de la droite j’agrippe la main de Jorge, une impulsion, Carlito m’attrape par l’épaule et tous me hisse. J’enserre le tronc, mes bras tombent, épuisés, vidés. Je respire pfiou. Il me faudra quelques minutes avant de pouvoir reprendre mes esprits et surtout mes bras 🙂 Personne d’autre n’est candidat à la descente, nous avons eue notre compte. Nous restons un moment autour à observer la mystérieuse et impétueuse nature. Puis c’est l’heure du retour, Carlito nous dit qu’il y a une cenote au centre du village et que nous pourrions nous y baigner. Pour ma part ce n’est pas de refus, après tous ces rebondissements je pus!

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©Aude-tte – La cenote du village de Kanxoc

L’entrée de la cenote est à côté du commissariat, c’est dimanche, celui ci est fermé, nous nous glissons à l’arrière du bâtiment, il y a un chemin abrupt qui descend vers un trou, une échelle, l’obscurité puis la lumière, la cenote est la. Chaque fois je suis surprise de la façon dont nous apparaissent les cenote, un peu comme des créatures sauvage elles se camouflent. Nous nous y baignons avant de reprendre encore une fois le chemin du retour.

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Je crois que cet article parle de lui même, ce que j’ai trouvée ici est un trésor inestimable. Et l’aventure n’est pas finie puisque c’est décidé je reviendrais prochainement vivre au ranch, ou ailleurs d’ailleurs, avec cette bande là : Jorge, Mike, Santi et Belen! ❤️Merci ❤️

 

Retrouvez plus d’informations sur le ranch sur leur page facebook ou leur profil Workaway 🙂 traitPeintures réalisées au Rancho San José

À retrouver sur mon site aude-tte 🙂 

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©Aude-tte – Dans la cuisine
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© Aude-tte – Sur la façade extérieure des toilettes
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© Aude-tte – Sur la façade extérieure des toilettes
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©Aude-tte – La casita verde
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©Aude-tte – Encore un oiseau?!
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©Aude-tte – Et oui 🙂

BACALAR…

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©Aude-tte – Lever de soleil à Lulu la Bruja

Je fait le trajet depuis Xalapa en Bus, il m’en faudra trois et quasi vingt-quatre heures de voyage. Ceux qui me connaissent savent que j’ai un gros faible pour les voyages en véhicule motorisé type autobus… Ici ils sont bien plus confortable que le Flixbus européen. Les sièges sont plus grands et plus douillets et vous avez le droit aux authentiques films d’autocar 🙂 Petit bémol : la clim, au cas ou vous auriez oublié ce que c’est d’avoir froid.

J’ai choisi le Workaway pour le mois de juillet (celui de mon anniversaire) à Lulu pour son cadre idyllique, la lagune de Bacalar vaut clairement le détour. 

La dernière expérience de volontariat en hotel que j’ai réalisé, une auberge de pèlerin sur le chemin de compostelle en novembre dernier, n’avait pas conquis mon âme artistique mais comme je ne reste pas sur une mauvaise expérience j’ai fait fît de tout et ai sauté les deux pieds joints à Lulu La Bruja !

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©Aude-tte – Violetha ❤

A peine arrivée je fais la rencontre de Violetha, qui sera mon binôme de travail mais surtout ma soeur de coeur ici. Elle viens de Sonora, du nord du Mexique et est arrivée dans la région une paire de mois avant, avec son petit copain. Sa soeur travail à Merida et son autre soeur vie ici à Bacalar et travail de temps en temps à Lulu en temps que cuisinière. Pour se changer les idées après une déception amoureuse elle a souhaité tenter l’expérience de volontariat à Lulu.

Dans la foulée je rencontre également le réceptionniste Damian, un «pendejo» au grand coeur 😉 Sensible, généreux et l’âme artistique. Lulu la cuisinière qui lorsque vous la regardez vous viens cette petite expression « Oh nion, elle est trop mignonne »  Martha en charge de l’entretien, et Dolores qui est en charge de la gestion de tout ce petit monde,

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©Aude-tte – Bacalar, Cenote Azul

Le travail est facile, aider cinq heures par jour au restaurant, mais les amplitudes horaires sont un peu rudes, nous dormons cinq a six heures par nuits tous les jours de la semaine du fait que nous n’avons pas notre espace privé. Nous avons un jour de repos, en réalité pas vraiment puisque le jour de repos de Violetha je me dois de travailler a sa place.  Je vous entends les travailleurs : « Non mais elle ne va pas se plaindre moi je me lève tous les matins à cette heure la je ne me plains pas, en plus dans un lieu pareil elle ne se rend pas compte de sa chance » 🙂 

Sauf que ce n’est pas en accord avec mon idée de volontariat, qui pour moi ne doit pas s’apparenter à un travail. Car pour ses heures de travail nous avions en échange un matelas sur une terrasse (que nous devions réarranger chaque matin afin de le mettre a disposition des clients) et le repas du midi.

A la fin de la première semaine Violetha émet l’idée de partir, ni une ni deux le chef nous « convoque » chacune personnellement. Car l’ambience était un peu lourde, un peu «1984», le boss voulait tout savoir et contrôler jusqu’à ses employés. «Qu’est ce que j’entends, vous voulez vous faire la malle? Le contrat c’est un mois.»

Le bon de cette discussion est que nous avons pu mettre à plats les désaccords concernant le volontariat. Je lui fait part de ma déception, mes constats sur les points négatifs de ce «contrat». Je vois que de son côté il n’y a pas de remise en question, «Si ça ne vous plaît pas ici c’est simple, samedi (le sur-lendemain) je peut faire venir deux autres volontaires pour vous remplacer.» Je fait profil bas, je verrai avec la Violetha le lendemain ce qu’elle en pense.

Nous décidons de rester voir ce que ça va donner, mais la fatigue et le manque d’espace privés aura raison de nous. Le samedi soir de la semaine suivante alors que Violetha fini son shift au milieu de la nuit nous prenons la décision spontanée de partir. Nous partirons le lendemain matin à 5h55 dans un taxi direction le studio de sa soeur Ambar.

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©Aude-tte

Au final j’en garde un souvenir global positif de ce petit hôtel, il nous a permis de rencontrer de nouveau amis (oui Javier c’est à toi que je pense, mais aussi Ricardo, Charly, Allan, Esteban, Alberto, Laura… que je ne manquerais pas de visiter prochainement) et de profiter des levers de soleils enchanteurs au pied de la lagune. 

Mais surtout j’y ai rencontrer Violetha qui sera mon acolyte tout ce mois de juillet !

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©Aude-tte – Tulum

Après la fuite rocambolesque de la posada, je laisse mes affaires chez Ambar (la sœur de Violetha) et pars mon petit sac sur le dos direction Tulum !

J’avais prévu la semaine passé d’aller y faire du couchsurfing lors de mon jour de congé et Emilio m’y attendais donc le soir même.

Je prend le Mayab pour une petite heure et arrive au centre de la ville. De la je dois me rendre a Playa paraiso, ce qu’il faut savoir c’est que la ville de Tulum n’est pas en bord de plage sinon à quinze minutes en navette et en tant que touriste tout le monde veut vous faire payer plus cher. Je me rend à la station et demande au conducteur si il va a la plage, sa première réponse sera non et qu’il faut que je prenne un taxi HIN HIN Emilio m’avais prévenu j’insiste donc et entre dans le mini-van. Après quinze minutes de van et trente minutes à pied j’arrive finalement à la mer. Il est avec des amis, nous faisons connaissance sur cette plage de sable blanc avec le coucher de soleil en fond, idyllique n’est-ce pas?

Le lendemain je me rends chez Sebastiao, un autre couchsurfing, dans la zone hôtelière de Tulum, au bord de mer. J’arrive le matin, nous partons en vélo pour la réserve de Sian Ka’an, après une heure à pédaler sous le cagnard nous arrivons a un pont, ici une lagune se déverse dans la mer. Encore un petit effort, nous contournons un banc de sable et remontons la plage pour trouver un cocotier à notre goût. Seuls au monde ! Nous passerons la journée sur cette plage à discuter philosophie et nager.

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©Aude-tte – réserve Sian ka’an

Sebastio viens d’argentine, cela fait maintenant quinze ans qu’il est au Mexique dont deux a Tulum. Il réalise un genre de volontariat, contre quelques heures de maintenance dans un hôtel il bénéficie d’un appartement. L’hotel était auparavant une résidence d’artistes, maintenant la plupart des chambres sont louées mais des artistes sont encore invités et bénéficient de l’hébergement contre des oeuvres. Je peint une tortue dans sa salle de bain 🙂

Chaque soir nous partagerons notre repas avec Stuart un client de l’hotel, des amis de Sebastiao et le gardien de l’hotel d’en face.

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©Aude-tte – Mural réalisé chez Sebastiao

Le lendemain c’est l’heure des adieux, je m’en vais voir les ruines de Tulum, mon plan est de longer la plage sur neuf kilomètres. Toute la plage est « privatisée », occupée par des hôtels luxueux. ça change de la plage déserte de la réserve de Sian Ka’an et me laisse une impression au goût amer.

Je visite les ruines bondées (mais mon super pouvoir me permet de sortir des photos ou il n’y a trace d’humanoide héhé. Le cadre est magnifique, les ruines en pierre blanche sont au bord de la mer caraïbe aux couleurs bleu turquoise. J’y passe la journée et le soir je rejoins Emilio (le premier couchsurfing si vous suivez 😉 ) chez lui en ville. J’ai le temps, j’y vais donc à pied. Au total cette journée j’aurais crapahuter seize kilomètres au soleil. Maintenant il est difficile de voir si je suis Mexicaine ou Européenne (laissez-moi rêver 😉 ).

Emilio travail pour une société en charge de la construction des futurs hôtels de luxe de Tulum. Ici contrairement à Cancun ou Playa del Carmen, les structures touristiques sont orientés haut de gamme et luxe, et les cahiers des charges de construction strictes afin de préserver l’écosystème, la nature des plages et jungles alentours. Il est originaire de Xalapa et est graphiste, mais aussi compositeur de psy-transe. Mais tout ça je vous le réserve pour un article « rencontre » héhé

Je reste finalement jusqu’au vendredi et peint une tête de loup (aux allures de raton laveur) sur le mur de son studio.

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©Aude-tte – Mural réalisé chez Emilio

Je rejoint Allan et Octavio pour le weekend à Playa del Carmen, pour la petite histoire j’ai rencontré Allan à Madrid en septembre dernier, dans une auberge alors que je commençais mon périple. Nous avions gardé contact et en mai je suis venue le voir à San Luis Potosi où il travaille. Nous nous étions alors donné rendez-vous à Playa pour fêter nos anniversaires communs. 🙂

Playa est une ville de consommation, hurlante, lumineuse, fourmillante, festive, agressive, vibrante, urbaine, étouffante, grouillante.. Comme vous pouvez le deviner je ne suis pas tombé sous amoureuse de ses charmes haha. Depuis un moment je préfère les campagnes et les villages paumés aux villes, la vieillesse peut être 😉

Après Playa je retrouve ma Violetha à Bacalar où nous logeons finalement chez son ami Ruty. Nous y resterons la semaine, le temps de préparer la suite et se ressourcer.

Après un détour par Mahahual nous nous rendons chez sa soeur Sol à Merida 🙂 

Sol et son colocataire et ami Jared gagne leur croûte en faisant du hula aux feux rouge. Également Sol réalise des bijoux artisaneaux qu’elle vends dans la rue. Tout ça aussi je vois le réserve pour un article « rencontre » hihi

J’y reste deux jours avant de partir pour de nouvelles aventures dans la jungle Maya 🙂

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©Aude-tte – Mahahual

Ici mon quotidien me rassasie, chaque jour est différents du précédent, j’ai le sentiment d’accomplissement d’un travail, que ce soit des peintures murales, de dessins ou l’écriture de ce blog. Les rencontres avec des personnes de différentes cultures, âges, visions satisfont ma curiosité. Mon ennui est endormi. Et surtout je ressens un fort sentiment de liberté, je peux aller ou je souhaite, quand je le souhaite et comment je le souhaite (sachant que mon unique leitmotiv est de dépenser le minimum possible). Finalement je me rends compte que ce mode de vie est celui qui me convient le mieux, pour le moment, car le voyage possède ce pouvoir magique de vous faire évoluer chaque jour au gré des découvertes qu’il vous offre.

A bientôt pour de nouvelles aventure ❤