EMILIO 

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© Aude-tte

Je m’appelle Emilio Valderrama, graphiste de profession et musicien de cœur. Je suis né à Mexico la mégalopole il y a vingt-neuf ans, puis j’ai vécu et étudié à Xalapa la capitale de l’état de Veracruz. Je suis arrivé à Quintana Roo en janvier de cette année et me suis installé à Tulum en mars.
Je travaille en tant que graphiste pour une agence qui dessine et construit des immeubles de luxe, avec un concept très écologique.

D’autre part, de ce qu’il me reste de temps libre je travaille sur mon projet musical.
Combien de temps je pense être ici? En réalité je suis ouvert à tout, même si j’aimerai pouvoir travailler un temps aux Etats-Unies (si possible) et de là me rendre en Europe, car maintenant c’est le meilleur endroit où vivre la scène musicale psychédélique.
J’ai deux projets musicaux, un de psychédélique transe (« Psytranse« ) et un autre de style « Dark Ambient« .

J’ai commencé à jouer de la guitare à douze ans, j’ai été membre de quelques groupes de rock et de métal, plus tard je suis tombé dans le milieu de la musique électronique (pas la commerciale), j’y ai découvert la psytrance et commencé à produire depuis à peu près sept ans.
Mon projet Tlamanik a surgi il y a un peu plus de deux ans, au moment où je me suis senti prêt, avec les connaissances suffisantes et une qualité de son suffisante pour créer un projet que je pouvais donner à connaître, et produire sur scène. À ce jour j’ai produit trois EP’s sur trois disques distincts (« Pale blue dot », « Beyond physical cosmology » et « Conundrum of consciousness ») ainsi que plusieurs apparitions sur des compilations et albums d’autres producteurs (un total de douze apparitions) que vous pouvez trouver sur Beatport.

 

 

Pour moi, ce mouvement musical est plus qu’un style, c’est une manière de penser, c’est un style de vie, il porte un concept génial, profond, libérateur, qui transporte ton mental à des lieux inexplorés.

« Paix, Amour, Unité et Respect » sont les mots qui décrivent l’éthique et l’idéologie de ce genre musical qu’est la psytrance.

J’aime produire ma musique lors de festivals, et j’espère avoir l’opportunité de jouer beaucoup plus. Dans le futur j’espère pouvoir produire ma musique lors de grands festivals européens, laisser le graphisme et vivre de ma passion qu’est la production.

Chaque track possède un vrai sens (du moins pour moi) un concept, auquel je me laisse le temps de le définir clairement, je m’attache à ce que chaque track soit porteur de quelque chose d’intéressant, par exemple « Pale Blue Dot » est un hommage à la grande sagesse de l’astronome Carl Sagan, à sa façon de penser, le changement de perspective qu’il a donné à la science et qui l’a unie à la poésie.

Avec se développement d’atmosphères et de sons, qui vienne de l’acoustique, de l’analogue jusqu’au digital en vst et synthétiseurs. Je tente d’évoluer et de m’améliorer jour après jour.

Actuellement je suis en train de développer de nouveaux morceaux qui vont du mood « Morning » jusqu’au « Dark » et « Acid« , qui te transportent à des univers parallèles.
D’ici, de ce mood obscur (en tapant sur des barres métalliques) m’est venu l’idée et la nécessité de créer un projet qui explorerait cette atmosphère mais dans une phase plus lente, c’est comme cela qu’a surgit mon projet de « Dark Ambient« , duquel j’ai réalisé à peine quatre morceaux.

Je créer des coins froids, humides et emplit de tranquillité obscure pour les faire culminer jusqu’à une extase de terreur.
Au sein du genre psytrance, comme dans tout autre genre musical, il existe plusieurs styles, chacun s’adapte au différentes heures du jour, certains styles sont plus rapide, abstrait que d’autres. Le matin par exemple habituellement ce sont des sons plus mélodiques, dynamiques, avec des échantillons de voix, c’est plus digeste et avec une teinte plus joyeuse, une bonne dose pour se réanimer en after après une nuit à danser.

Comme celui-ci il existe d’autres styles comme le « Dark », « High-Tech », « Full on », « Progressive », « Future Prog » et d’autres encore.
Au Mexique la scène musicale est plutôt active, il y a de bons festivals. Dans la péninsule le mouvement n’est pas aussi actif que dans le centre du pays. Il y a plusieurs producteurs mexicains et de très bons, le Mexique possède une grande scène psytrance.

 

Retrouvez Tlamanik sur Beatport, SoundCloud et sur sa page Facebook.

🙂

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Palabras originales en español

 

Mi nombre es Emilio Valderrama, diseñador gráfico de profesión y músico de corazón. Nací en la ciudad de México hace 29 años, despues vivi y estudie en la ciudad de Xalapa, la capital del estado de Veracruz. Vine a Quintana Roo en Enero de este año y estoy viviendo en Tulum desde marzo.
Estoy trabajando como diseñador gráfico para una empresa que diseña y construye inmuebles de lujo, con un concepto bastante ecologico. Al mismo tiempo, en lo que resta de tiempo continuo con mi proyecto de Música.
¿Cuanto tiempo estare por aca? Realmente estoy abierto a cualquier cosa, no tengo establecido algo, aunque si me gustaria poder trabajar un tiempo en estados unidos (de ser posible) y de ahi mudarme a Europa, ya que es el mejor lugar para vivir para la escena psychedelic.

Tengo dos proyectos, uno de « Psychedelic Trance » (psytrance) y otro de « Dark Ambient ». Comencé a tocar la guitarra desde los 12 años, tuve algunas bandas de rock y de metal, más tarde me sumergí en el mundo de la música electronica (pero no la comercial), descubrí el psytrance y desde hace aproximadamente 7 años comencé a producirlo.

Mi proyecto Tlamanik como tal surgió hace poco mas de 2 años, era el punto en donde desde mi perspectiva ya contaba con los suficientes conocimientos y la suficiente calidad de sonido para crear un proyecto en forma que pudiera dar a conocer a la escena. En este momento tengo 3 EP´s con tres distintas disqueras (« Pale blue dot », « Beyond Physical Cosmology » y « Conundrum of Consciousness ») y varias apariciones en compilatorios y albumes (total de 12 apariciones) de otros productores los cuales puedes encontrar Beatport.

Para mi este tipo de música es más que un género, es una forma de pensar, es un estilo de vida, lleva un concepto muy chingon, profundo, liberador, que lleva a tu mente a lugares inexplorados.

« Peace, Love, Unity & Respect » son las palabras que describen el transfondo e ideologia de este genero. Me encanta tocar en festivales, y espero poder tocar en muchos más. En el futuro espero poder tocar en grandes festivales de Europa, dejar el diseño y vivir de mi más grande pasión que es la producción.

En cuanto al proceso… Bueno cada rola tiene mucho significado (al menos para mi) un concepto, el cual me lleva tiempo aterrizarlo y definirlo claramente, trato de que cada track sea pregnante y transmita algo interesante, por ejemplo « pale blue dot » es un tributo a la gran sabiduría del astrónomo Carl sagan, su forma de pensar y la perspectiva que brindo logro cambiar la ciencia y unió a la ciencia con la poesía.

Con esto desarrollo atmósferas y sonidos, que van de lo acústico, análogo hasta lo digital en vst y sintetizadores. Trato de evolucionar y mejorar día a día.

Actualmente estoy desarrollando nuevos tracks que van desde el morning (pero serio) hasta un « Dark » y « Acid » mood que te transporte a universos paralelos.
De aquí, de este mood oscuro (y tomando mis raíces metaleras) surge la idea y necesidad de crear un proyecto que explore estas atmósferas pero en una fase más lenta, así surge mi proyecto de dark ambient, del cual apenas tengo 4 tracks.
Recorro rincones fríos, húmedos y llenos de tranquilidad oscura que culminan en un extasis de terror.

Dentro del psytrance, así como en otros géneros musicales, existen varios estilos, cada uno se adapta a distintas horas del día, algunos estilos son más rápidos, abstractos que otros, el morning por ejemplo suele ser más melódico, dinámico, con samples de voces, es más digerible y con un tinte más alegre, una buena dosis para re animarte por la mañana después de bailar toda la noche. Y así existen otros estilos como « Dark », « High Tech », « Full On », « Progressive », « Future prog » y algunos más.

En México es bastante activa la escena, hay buenos festivales. En la península no es tan activa como el centro del país. hay varios productores mexicanos, y muy buenos, realmente México tiene una escena psytrance grande.

Tlamanik esta en Beatport, SoundCloud y Facebook

🙂

MAIKA

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© Aude-tte

MaiKa est une artiste peintre de talent que j’ai eue la chance de rencontrer ce mois de mai 2017 lors d’un volontariat à San Ramón, près de Zacatecas au Mexique. Et parce que j’aime son travail je voulais vous la présenter ici sur ce blog 🙂

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Maika : « Bonjour, je suis Maika, artiste peintre, photographe et illustratrice autodidacte. Je suis maman d’un incroyable petit garçon de maintenant onze ans.

Je ne pourrais dire à quel moment je suis tombée dans la pratique de la peinture, la photographie et l’illustration. Cela a été un processus graduel, à différentes périodes je me suis dédiée plus à un art qu’à un autre, je ne peux pas m’adonner qu’à un seul domaine. Si à une période je me dédicace plus à la pratique de la photographie, à un moment je vais ressentir de la nostalgie pour la peinture et ressortir mes pinceaux, pour ensuite dévier sur l’illustration. (Maika peint des contes pour enfants ndlr).

Mais si il y a une chose que je sais c’est que je suis une artiste plasticienne parce que c’est ainsi que je me sens pleinement moi même.

Les techniques que j’ai expérimentées sont :

– l’aquarelle,

– la gouache,

– « l’aguada » (encre de chine),

– le charbon de bois,

– les dessins au crayon,

– les pastels sèches et à l’huile,

– la peinture à l’huile,

– la peinture acrylique,

– les techniques mixent, etc.

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Les supports que j’utilise pour réaliser mes travaux :

– le carton,

– le papier,

– la toile,

– les détritus,

– le plastique,

– les murs et les pierres.

Mais celle que j’apprécie le plus est la peinture acrylique sur toile.

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Nous avons peint ensemble à San Ramón, ici Maika réalise un hibou

J’aime peindre un peu de tout, des maisons, des paysages, des personnages, des idées, des sentiments… J’aime peindre des choses réalistes sans perdre l’esthétique d’une peinture, je suis toujours en recherche de mon style.

Je travaille et ai travaillé avec quelques galeries et restaurants, principalement à «Los Cabos » et «Guadalajara», ils m’ont ouvert leurs portes et c’est toujours un plaisir de travailler avec eux : la « Casa Dahlia Galery », « Legacy Galery », « Galería Casa Azul », « Galería Tosho », « Restaurante Monique », « Restaurante Alcaravea » entre autres.

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© Maika

Je travaille sur un conte pour enfants. J’ai toujours caressé l’idée d’illustrer des histoires pour enfants., à plusieurs reprises j’ai cherché a collaborer avec un auteur mais jamais n’en ai eue l’opportunité, si bien que je me suis dit « Pourquoi pas le faire moi même? » et je me suis lancée.

En ce moment je suis en plein milieu de la réalisation d’un conte, il me reste quelques mois avant la publication.

L’idée du conte, c’est plutôt la nécessité de laisser des messages positifs aux enfants. Lorsque vous devenez mère ou responsable de la vie d’un autre, ou que quelqu’un qui dépend de  votre exemple,  fait que votre perception de la vie change. Peut-être que pour beaucoup c’est à ce moment que nous commençons réellement a avoir conscience de notre existence. Vous arrêtez d’être égoïste pour vous donner aux autres.

Beaucoup d’enfants ont la chance de grandir avec des parents aimants qui ont de bonnes valeurs et principes. Mais d’autres n’ont pas cette chance et je voudrais que ses messages les atteignent, de l’espérance, quelque chose de positif..

De cette nécessitée m’est venue l’idée de donner des classes d’arts plastiques en utilisant des déchets. Je vais te raconter un peu de moi, je vie seule depuis que j’ai 18 ans, quasiment toutes mes activités professionnelles ce sont déroulées dans des sociétés d’éco-tourisme, quelques fois comme guide, le plus souvent en tant que photographe. Le contact direct avec la nature mais également avec des touristes de tout âges, conditions sociales, différentes manières de penser et de vivre, m’a fait prendre conscience de l’urgence de l’éducation pour ceux qui n’en ont pas l’opportunitée. 

Mexico mais aussi toutes les autres nationalités (le contact avec des touristes me la fait réalisé), tous nous avons les même problèmes d’écologie, de propreté, de violence, de manque de valeurs et de bonne habitudes…

Nous nous plaignons beaucoup de ces problèmes mais si quelqu’un commence à agir alors je me dis « Pourquoi pas toi? » chaque initiative peut faire la différence.

Ce projet d’enseigner l’art en utilisant des déchets fait partie de cette nécessitée. Inculquer des valeurs positifs sur l’écologie et la pollution en utilisant les déchets récupérer le long des routes et les réutiliser pour en faire des choses positif en utilisant l’art.

 

Au cours de ces classes j’invite des personnes qui ont des qualités particulières : une personne qui serait experte pour s’occuper des animaux, des artistes, des musiciens afin d’éduquer l’oreille à la bonne musique. Au travers de la musique se transmette les bonnes et les mauvaises idées. Toutes personnes qui pourraient nous laisser quelque chose de positif est toujours la bienvenue. J’espère que j’aurais de nouveau l’opportunité de continuer ce projet ce prochain cycle scolaire.

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Peinture réalisée par Maika à San ramón

J’aime la photographie ! La photo est une façon pour moi d’enregistrer tout ce que je vois. J’ai fait des photos de mariages et d’évènements mais celles qui me plaisent le plus sont les photos animalières, de nature. J’aime photographier les baleines, les dauphins, les requins, les raies mantes etc (Maika à travaillé plusieurs années en tant que photographe sur des tours touristiques en bateau à Las Cabos ndlr) Chaque fois que je retourne la bas pour prendre des photos c’est la même émotion intense, comme si c’était la première fois. » 

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©Maika

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traitTexte original en espagnol : 

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©Aude-tte

Maika : « Hola soy Maika, pintora, fotógrafa e ilustradora autodidacta, madre soltera de un increíble hijo de ahora 11 años.

No se decirte en que momento me involucré de lleno en todo esto de la pintura, la fotografía y la ilustración, ha sido un proceso  gradual, ya que en diferentes tiempos he hecho más una cosa que otra, no puedo estar fija en una sola área, una temporada me involucro más en la foto y luego me entra la nostalgia y empiezo con el arte, después brinco a la ilustración.

Pero si te puedo decir que me dí cuenta de que era artista plástico porque es en lo único que me siento realmente yo.

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Peinture réalisée par Maika a San Ramòn

Las técnicas que he experimentado :

– acuarela,

– gouache,

– aguada (tinta china),

– carboncillo,

– lápiz,

– pastel, pastel al oleo,

– oleo,

– acrílico,

– técnicas mixtas,

– encáustica y otras…

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©Maika

Materiales en los que he hecho obras :

– cartón,

– papel,

– madera,

– tela,

– basura,

– plásticos,

– pared y piedra.

Pero mi técnica favorita es el acrílico sobre tela.

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©Maika

Me gusta pintar un poco de todo, casas, paisajes, gente, ideas, sentimientos… me gusta que sea lo más apegado a la realidad, sin dejar de verse como pintura, aunque sigo en ese proceso de buscar mi estilo.

Trabajo y he trabajado con algunas galerías y restaurantes, que se encuentran principalmente en Los Cabos y Guadalajara,  me han abierto las puertas y siempre es un gusto trabajar con ellos: Casa Dahlia Galery, Legacy Galery, Galería Casa Azul, Galería Tosho, Restaurante Monique, Restaurante Alcaravea entre otros.

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©Maika

Estoy haciendo un cuento para niños, siempre me gustó la idea de ilustrar un cuento, busque muchas veces algún autor, pero nunca se dió la oportunidad, así que me dije y ¿porqué no hacerlo yo?, aún estoy en el proceso de edición, me faltan pocos meses para que salga al público.

Las ideas de los cuentos, bueno la necesidad de dejar buenos mensajes en los niños, que tanta falta hace, cuando uno se hace madre o responsable de una vida que depende de tu ejemplo, la perspectiva de vida cambia, quizá para muchos es cuando empieza realmente a tener sentido la existencia, porque dejas de ser egoísta para darte a los demás, muchos niños tienen suerte de crecer con padres amorosos, con buenos valores y principios, otros muchos no y en cierta forma quisiera que de alguna forma les llegara algo de esperanza, algo bueno…

De esa misma necesidad también salió la idea de dar arte reciclado, veras te contaré un poco de mi, vivo sola desde los 18 años, casi todos mis trabajos han sido en empresas de ecoturismo, algunas veces de guía y casi siempre de fotógrafa; el contacto directo con la naturaleza y turistas de todas edades, condición social,  diferentes formas de pensar y esa desmedida forma de vivir que tenemos, me hizo sentir más consientemente la urgencia de educar sobre todo a los que menos oportunidades tienen. Al rededor de mi país y platicando con personas de diferentes nacionalidades, todos tenemos el mismo problema, la basura, la violencia, la falta de valores, la falta de muchas buenas costumbres, etc. , nos quejamos mucho de esta problemática, de si alguien hace o no,  luego me quedo pensando y ¿porqué tu no?, vamos haciendo la diferencia.

Este proyecto de hacer arte con basura, es parte de esa necesidad de educarnos, no solo a ellos, a mi hijo y por supuesto a mi misma, ya que en el transcurso de las clases, también invito a gente con alguna cualidad, ya sea expertos en cuidados de animales, para concientizar al cuidado de las especies; algún artista músico, para educar el oído a la buena música, ya que por la música también entran las buenas o pésimas ideas. Toda persona que nos pueda dejar algo positivo siempre es bienvenida, espero que el próximo ciclo escolar tenga otra vez la oportunidad de continuar con este proyecto.

 

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Peinture réalisée par Maika dans la chambre de son fils à San Ramón

 

Fotografía, ¡me encanta tomar fotos!, que te puedo contar, la foto es una forma de registrar todo lo que veo, he hecho fotos de bodas y eventos, sesiones, pero  las fotos que más me gustan es de la naturaleza: las ballenas, delfines, tiburones, matarrayas, etc, ¡oh, es hermoso y sumamente emocionante!, siempre que vuelvo a tomar fotos de esos animales  es la misma emoción como si fuera la primera vez. »  

MaiKa Art

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©Maika

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MONCHELL

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©Aude-tte

Monchell est une artiste complète. Elle réalise aussi bien des peintures que des broderies (son domaine de prédilection) et des bijoux qu’elle vends dans plusieurs boutiques.

J’ai eue la chance de vivre dans sa maisonnette durant un mois ce mois de mai 2017 🙂

Monchell a fondé une petite entreprise éthique de création de bijoux uniques, bracelets, colliers…

Elle crée les « patrons », les modèles type puis permet à des femmes en situation précaire de travailler en leurs demandant de réaliser les accesoires suivant le modèle mais avec une liberté de choix dans les couleurs et les matières. Elle leurs apportent deux fois par semaine les matériaux et les consignes (ainsi qu’un salaire) et en échange récupère les colliers. Ensuite elle doit vérifier la qualité de chaque pièce et les personnalise en les peignant.

Pour des pièces plus compliquée elle s’entoure de petites mains plus expertes pour l’aider dans leurs réalisations avec également la même liberté de propositions.

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©Aude-tte – Monchell pose la touche finale à ses créations
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©Aude-tte – La maisonnette de Monchell

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Voici une petite vidéo qu’elle a réalisée pour présenter son travail que je vous ait traduite plus bas :

 » Bonjour, je m’appelle Maria Monserrat Herdandez Lopez de Lara, je suis la fondatrice et directrice de Monchell, et je souhaite te conter mon projet.

Ce projet est né de ma nécessité d’être créative, c’est pourquoi j’ai commencé a désigner divers accessoires, bijoux..

Je fait également des oeuvres textile comme ceci :

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©Aude-tte – Croix brodée réalisée par Monchell

Je suis maman de deux garçons, et donc il m’était important de faire cohabiter l’éducation de mes fils avec l’atelier Monchell, aussi je me suis mise a la tâche d’ouvrir une petite école où les arts se pratique au travers de la musique, la peinture, le théâtre, l’amour de la terre et l’aide à son prochain. Tout ceci fait que l’éducation de mes enfants est une éducation plus complète.

Je souhaite promouvoir l’art de la broderie au travers de la créativité de mes comparses de travail et d’une ambiance joyeuse, créative, détendue; ce qui fait que Monchell grandi non seulement en tant que société mais aussi dans les valeurs qui font que nous sommes humains.

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©Aude-tte – Monchell et son jeune fils Joaquin

Je veux qu’elles aussi puissent créer des cellules non seulement de travail sinon d’éducation, comme ce que je suis en train de faire avec mes fils. Je souhaite que cela se reproduise dans d’autres communautés afin que d’autres ateliers d’artisanats soit autonome et permettent à leurs créateurs de fournir une bonne éducation à leurs enfants.

Nous savons tous que la première éducation se reçoit dans la famille, et il est très important pour moi que les parents soit attentifs à l’enseignement de leurs enfants.

SOUTENEZ MONCHELL ET L’ÉDUCATION  »

Texte original en espagnol : 

« Hola qué tal yo soy María monserrat Hernández López de Lara, soy la directora de Monchell y te quiero contar como iniciq mi proyecto.
Nace con mi nececidad de ser creativa, asi que empese a disegnar algunos accessorio.

Y arte textil como este :

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©Aude-tte – Broderie réalisée par Monchell

Soy madre de dos niños entonces tenia que ver como fusionar la educacion de mis hijos con el taller de monchell entonces me di a la tarea de abrir una pequeña escuela donde las artes se apliquen a traves de la musica, la pintura, el teatro, el amor a la tierra y el servicio al projimo hacen de la educación de mis hijos una educacion mas completa.

Quiero rescatar lo que es el arte del bordado a traves de la creatividad de mis compañeras y de un ambiente pues alegre, creativo y relajado, hacer que monchell crezca no solo en la empresa sino en los valores que es el respeto al ser humano.

Tambien quiero que ellas mismas pueden crear celulas no solo de trabajo sino de educación, lo mismo que estoy haciendo con mis hijos quiero que se reproduzca en otras comunidades donde los oficios sean autosustentables para la educacion de sus hijos.

Pues bien sabido que la primera educacion nace en la familia y es muy importante para mi que los padres esten atentos enseñando a traves del ejemplo.

APOYA MONCHELL Y A LA EDUCACION

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©Aude-tte – Peinture réalisée par Monchell

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Chaque collier est une création originale dont voici un aperçu ici : 

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© Aude-tte
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© Aude-tte
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© Aude-tte
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© Aude-tte

Je vous laisse découvrir son univers sur sa page Facebook 🙂

JULIAN

Grâce à couchsurfing j’ai rencontré Julian à Vienne. La journée j’ai visité la ville avec son amie Maksi lorsqu’ils n’avaient pas cours et nous avons passés nos soirées ensemble. J’ai découvert à travers eux un peu de la culture autrichienne, surtout l’humour autrichien haha,  nous avons déménagé un fauteuil, été voir un film en allemand ce qui était drôle car je n’ai rien compris (je ne parle pas allemand), bu des bières autrichiennes (évidement), parcouru un ancien immeuble d’un journal abandonné de nuit avec une vue sur Vienne très «fin du monde», re-bu des bières, mangé et surtout rigolé ! Je reviendrais !

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©Aude-tte

Qui est-tu ? Qu’étudie-tu en ce moment à Vienne et pourquoi? As-tu des projets futurs ?

Julian :  » Servus, Je suis un garçon de 21 ans originaire de la campagne autrichienne, et qui essaye d’améliorer notre monde petit à petit :^)

Une de mes plus grande passion à toujours été de découvrir les idéaux et motivations profondes des gens qui m’entourent – ce qui a toujours rendu les voyages super passionnants pour moi et finalement qui m’a conduit à mes choix d’études à l’université.

Lorsque je suis rentré, après mes deux années et demi sabbatique, j’ai enmenagé à Vienne, où j’ai commencé à étudier l’Anthropologie culturelle et sociale. J’était un peu inquiet du mauvais horizon financier décrit par la plupart des gens, mais je préfère travailler dans un domaine que j’aime, plutôt que de vendre mes idéaux pour l’argent. « L’argent parle ? » Et bien oui, mais il ment la plupart du temps.

Mes plans futurs ? Une fois que j’aurais récolté assez d’argent j’aimerais acheter un terrain quelque part et créer un ESPACE LIBRE pour Apprendre (Je pense que le nom n’est pas au point haha). Là-bas je veux y mettre à disposition des instruments de musique, de l’Art et des outils pédagogiques pour les enfants, les séniors, bon tout le monde est le bienvenu, tous ceux qui voudront venir et découvrir.

Le but premier de ce projet est d’aider les gens (mais en particulier les enfants, qui sont après tout les futurs leaders de notre bien aimé monde haha) à découvrir leurs créativité et collecter des énergies positives pour mener une bonne vie. :^)

Le second et peut-être même le plus important est de donner aux gens l’opportunité de re-découvrir l’apprentissage comme quelque chose de magnifique, sans pression et avec amour. Offrir un environnement d’apprentissage positif pour découvrir des talents, passions et éveiller sa curiosité. »

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©Maksi – Julian au Maroc

Peut-tu m’en dire plus à propos de tes deux années  et demi sabbatique? Où est-tu allé, quand ? Pour étudier, faire du volontariat… ?

 » Et bien les huit premiers mois j’ai travaillé dans une ambulance pour mon service civil, et tuer des gens :^)  (l’humour autrichien ndlr 🙂 ) et ensuite j’ai passé trois mois et demi à voyager en Europe dont une grande partie avec Maksi. Mon plan initial était de voyager l’esprit ouvert, dans le monde, mais après avoir fait du stop et du couchsurfing tout le long de notre périple à travers l’Europe et le Maroc (onze pays en un peu plus de trois mois), je suis devenu très fatigué de me voir collectionner les pays comme si c’était des trophées. J’ai compris que ce n’était pas du tout ce que je recherchais ou ce que je voulais expérimenter – c’était fun, mais ce que je voulais c’était prendre mon temps, expérimenter la vie dans d’autre pays au plus proche qu’il est possible en peu de mois de la vie de ses habitants. Nous nous sommes donc séparés.

Je suis rentré chez moi quelques semaines, ai réservé un billet d’avion pour le Brésil et trouvé mon premier volontariat dans une communauté spirituelle. J’ai fait du woofing et voyager au Brésil pendant trois mois puis je suis revenu en Europe, où j’ai baroudé en Allemagne, en France et au Luxembourg et j’ai fini par rester dans la campagne Belge un peu plus d’un mois. Ça m’a pris quelques semaines pour revenir en Autriche, où je suis resté chez mon père pour un bon moment. Mes parents venaient de divorcer, j’ai donc essayé d’être present pour eux et j’en ai profité pour passer mon permis. Plutôt que de rester quelques semaines, j’y suis finalement resté pour quelques mois – j’avais l’impression de perdre mon temps, mais en même temps ce temps de « pause » était important pour moi, re-penser à mes voyages, être capable de vraiment planter mes racine à un endroit de nouveau.

Mon plan initial était de commencer à l’automne, en bicyclette sur les routes de France, à la place je suis allé en Afrique du Sud avec un ami. Après quelques jours nous avons réalisé que ça ne fonctionnait pas entre nous. Alors je me suis retrouvé bloqué dans un pays très intéressant mais surtout plus dangereux et plus cher que je ne l’avais prévu. Après une paire d’intenses événements et jours et après avoir écouté mon coeur j’ai décidé de prendre un avion pour retourner en Europe – à Lyon, en France. Là-bas j’ai travaillé chez un éleveur de vaches pendant un peu plus d’un mois et après le Nouvel An en France je me suis mis en route pour l’Autriche, j’ai cherché un appartement et je me suis inscrit à l’Université. :^)

La motivation de mes voyages au départ était d’expérimenter la vie sous différentes perspectives – bousculer mon point de vue sur les choses (et j’ai réussi je pense :^) )

La seule chose dont je suis sûr maintenant, c’est que je n’ai rien vu de ce monde (et qu’il est impossible de « voyager le monde entier »), même les pays que j’ai « visités », je les ai à peine touchés; ils cachent encore une infinité de trésors en leur sein, et sont continuellement au fil du temps, toujours changeant. J’en suis arrivé à la conclusion qu’il n’existe pas de chose comme « une culture » ou « un pays », rien n’est statique finalement – c’est fluide et variable.

Je pense que mes voyages étaient un mauvais essai dans la compréhension des choses, je suis actuellement incapable de comprendre. Et pourtant, j’ai aimé chaque seconde de tout cela et le referai en un battement de cils.

Les deux choses que j’ai appris pour moi sont : « Ecoute toujours tes tripes » et « Ne regrette jamais » et « La nourriture est merveilleuse ». »

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Julian au Brésil

Peut-tu m’en dire plus à propos de ton voyage au Brésil ?

« Mon voyage au Brésil était incroyable. Je suis arrivé à Belo Horizonte, où je suis resté une semaine, de là je suis allé à Rio de Janeiro et j’ai retrouvé Maksi. Nous sommes restés chez son oncle dans une auberge au coeur d’une « favela pacifiée ». Deux jours avant notre arrivée il y a eu une fusillade (à l’arme lourde et gros flingue et autre merde..) entre deux mafias rivales. Un type a été tué – personne ne s’en souciait.  Le dernier jour avant que nous nous séparions encore, nous nous sommes fait détrousser par un drogué sur la plage de Copa Cabana. C’ était un peu ironique – pendant deux semaines je faisais vraiment attention de ne pas me faire voler, je séparais toujours mon argent en plusieurs endroits, je n’avais jamais beaucoup d’argent sur moi au début, sauf ce jour la.. Après deux semaines sans qu’il ne m’arrive rien, je pensais que les gens exagérait à propos de la criminalité au Brésil. Bref ce jour là j’avais beaucoup d’argent sur moi, il m’a tout pris. Pour moi c’était seulement de l’argent, pour lui ça devait peut être signifier sa survie. Maksi et moi avons réalisés, que nous n’étions plus en Europe.

Le matin suivant je suis partie rejoindre une communauté spirituelle située entre Rio et Sao Paulo. C’était extraordinaire, au beau milieu de la jungle et de la nature. Je pense que je n’ai jamais rencontré de personnes qui soit autant constamment heureux qu’eux. C’était dur mais très amusant de travailler chaque jour aux aurores après notre séance de Yoga quotidienne. Après le déjeuner nous avions encore beaucoup de temps libre, se promener dans la nature, méditer, s’amuser. Une des résidentes était une très sympathique vielle dame originaire du Venezuela, elle offrait des massages curatifs alors je lui ai demandé si elle pouvait m’apprendre. Elle a accepté et durant les deux semaines m’a donné un aperçu des massages d’ostéo, de chakra et de yoga – et a finalement mené un rituel de renaissance. Une autre était une dame originaire de Vienne, qui vivait dans la communauté depuis plus de six ans. C’était très intéressant pour nous deux de discuter ensemble, nous nous sommes beaucoup retrouvé autour d’un café, ce qui était très luxueux dans la jungle hahaha

Après cela je suis parti pour la grosse ville de Sao Paulo – depuis la nature où j’étais entouré de trente-cinq personnes, à une métropole de vingt millions d’habitants. J’était volontaire dans une auberge de backpackers, je faisais les quarts de nuit – c’était très fatiguant, alors je suis parti au bout de deux semaines et je suis allé dans une petite ville sur la côte, où j’ai commencé un volontariat dans une sorte de résidence artistique/ auberge romantique pour les touristes locaux principalement. j’y suis resté quasiment un mois. J’ai pu y faire de l’art, beaucoup de musique, profiter de la plage et y rencontrer des gens vraiment intéressant.

D’ici je me suis envolé à Fortaleza, où j’ai retrouvé une fille que j’avais rencontré à Rio. Nous avons voyagé ensemble le long de la côte quelques semaines, jusqu’à ce que nous arrivions à Recife, où j’ai pris mon avion pour l’Europe. Mon arrivée à Francfort a été un peu étrange – je n’avais qu’une paire de flip flops, deux ou trois tee-shirts, pas de pantalon, une guitare et un petit sac à dos – ce qui était plus que suffisant pour l’été brésilien, mais pas pour le printemps européen haha les gens me regardait assez étrangement. »

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Julian au Brésil

Merci ! On reste en contact, j’ai hâte de prendre de tes nouvelles autour d’une bonne bière fraîche ! 😀

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Who are you ? What are you studying now in Wien and why? Do you have plans for futur?

Julian :  » Servus, I am a regular 21 one year old guy, from the Austrian country side, trying to improve our world bit by bit :^)

One of my biggest passions has always been discovering people’s ideals and deep motives – which made travelling always super exciting for me and eventually lead me to my choice of studies in university.

After I came back from 2 1/2 gap years, I moved to Vienna, where I started to study Social and Cultural Anthropology. I was a bit afraid of the poor financial horizon outlined by most people – however I rather want to work in an area I love, than sell my ideals for money. « Money talks »? Well yes, but it lies most of the time.

My future plans? Once I raised enough money I would like to purchase a place somewhere and create an FREE SPACE for Learning (I think I still need to find a better name hahahah). There I want to provide Instruments, Art and learning materials for children, elderly, well everyone is welcome, who would like to come and discover.

The first goal of the project is to help people (but especially children, who after all are the future leaders of our beloved world hahah) to discover their own creativity and collect positive energy to lead a good life. :^)

The second and maybe even more important one is to give people an opportunity to rediscover learning as something beautiful, without pressure and with love. Offering a positive learning environment for discovering talents, passions and interests »

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©Sayuri – Julian en Belgique

Can you tell me more about your 2 1/2 gap years ? Where, when? for studying, volunteering ?

« Well the first 8 months I was working on a ambulance car during my civil service, killing people :^) (that’s is obviusly a joke ndlr 😉 ) and after I left 3 1/2 months travelling Europe a big part of it together with Maksi. My initial plan was to travel open end around the world, but after hitchhiking and Couchsurfing our way through Europe and Morocco (11 countries in a little over 3 months), I got really tired of all the sight seeing and collecting countries like it was a trophy. I figured that this wasn’t at all what I was looking for or what I wanted to experience – it was fun, but what I really wanted was to take my time, experience life in another country as real as I could in a few months. So we split up.

I went back home for a few weeks, booked a flight to Brazil and found my first voluntary place in a spiritual community. I ended up woofing and travelling my way through Brazil for 3 months and flew back to Europe, where I coasted around Germany, France and Luxembourg and ended up staying in the Belgian countryside for a little over a month. It took me a few weeks going back to Austria, where I stayed at my fathers place for quite a while. My parents just separated at that time, so I tried to be there for them and made my driving license. Instead of staying to a few weeks, I ended up staying for a hand full of months – I felt like wasting time, but I think it was a really important time for me, contemplating on my travels, being able to fully « ground » myself in one place again.

My initial plan was to start in autumn, biking around France, instead I ended up going to South Africa with a friend, I had a pretty big stand on. Within a few days we realized it doesn’t work with the two of us. So there I was stranded in a really interesting country and yet in a more dangerous and much more expensive one than I had anticipated. After a couple of intense events and days and after listening to my heart and decided to book a flight back to Europe – Lyon, France. There I worked on a cow farm for a little over a month and after French New Years I made my way back to Austria, looking for an apartment and signing into University. :^)

The motivation for my travels from the beginning was to experience life from different perspectives – fuck my views on things (successfully I think :^) )

The only thing I now know for sure, is that I have seen nothing of the world (and that it is impossible to « travel the whole world »), even the countries I have « visited », I actually barely touched; still hiding endless of treasures within, and this continuously as time goes on, always changing. I came to the conclusion that there is nothing like « a culture » or « a country », nothing static at least – its fluid and changing.

I think my travels were a poor try in understanding things, I am actually incapable of understanding. And yet, I loved every single second of it and would do it again in a heart beat.

The two things I learned for myself are: « Always listen to your guts » and « Never regret. » and « Food is amazing » »

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Julian au Brésil

Can you tell me more about your trip in Brazil, the community voluntary and woofing ?

« Brazil was incredible. I arrived in Belo Horizonte, where I was staying for about a week, from there I went to Rio de Janeiro, where I met up with Maksi once again. We stayed in her uncles hostel inside of a « pacified » favela. Two days before we arrived there was a shooting (with heavy weapons and machine guns and shit…) between two rivaling mafia groups. One guy was killed – no one cared about it. Well the last day before we split up again, we got robbed by a drug addict on copa cabana beach. It was a bit ironic – two weeks I was very cautious about getting robbed, always seperated my money in many spots, never had a lot of money with me in the first place, until this very day. I thought people were really exaggerating with criminality in Brazil, after all for 2 weeks nothing had happened to me. Well I was carrying a lot of money that day, he took it all. But for me it was only money, for him it might mean survival. However, maksi and I both realized, that we are not in Europe anymore.

The next morning I left to the spiritual Community located between Rio and Sao Paulo. It was amazing, in the midst of jungle and nature. I think I never met people constantly this happy as those guys. It was hard but fun work very early in the morning after our daily Yoga lesson. After lunch we still had a lot of free time, going into nature, meditating, playing around. One resident was a really nice elder lady from Venezuela, she offered healing massages, so I asked her if she could teach me. She agreed and within the two weeks gave me a little insight into osteo, chakra and yoga massages – and eventually conducted a rebirthing ritual. One of the residents was a lady from Vienna, who had lived in the community for more than 6 years. It was really interesting for both of us to talk to each other, we met a lot over coffee, which really was luxus in the jungle hahah

Well after this I left to the big city Sao Paulo – from nature with 35 other people, to a 20 million people metropole. I was volunteering there in a backpackers, doing night shifts – it was a bit exhausting, so I left after two weeks and went to a small town in the coast, where I started volunteering in a kind of artists residency/romantic hostel for local tourism mostly. there I stayed for almost a month. I was able to make art, a lot of music, enjoy the beach and really interesting people.

From there I flew to Fortaleza, where I met a girl I got to know in Rio. We travelled along to coast together for a few weeks, until we arrived in Recife, where I took my flight to Europe. Arriving in Frankfurt was a bit strange – I only had flip flops, two or three tshirts, no long pants, a guitar and a small backpack – it was easily enough for brazilian summer, but not for European spring hahah people looked at me quite strange. »

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Julian au Brésil
Thank you !! We keep in touch ! I can’t wait to hear your news adventures while drinking a fresh beer ! 😀 

CHIARA

J’ai rencontré Chiara lors de mon volontariat à la Huertas del Abrilongo au sud-ouest de l’Espagne en octobre dernier. Pendant trois semaines nous avons partagé notre quotidien de travaux dans le potager, nos repas, nos fêtes au village et même une caravane ! J’ai eue la chance de pouvoir lui rendre visite en mars à Florence, sa ville natale et où elle a récemment été diplômée.

Cet interview a été réalisé en décembre donc c’est un peu un retour vers le futur, mais nous sommes tombés d’accord pour le laisser tel quel même si quelques éléments ont changés 🙂  

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©Aude-tte

Hello Chiara, peut-tu te présenter à nous ? D’où viens-tu, que faisais-tu à la Huertas ? 

Chiara : « Je pense que c’est une grande chose que de répondre à cette question, parce que je pense que chaque personne est multiple et peut contenir à tour de rôle dix milles personnes. Je devrais essayer. Je suis une joyeuse et curieuse fille âgée de vingt-trois ans. J’aime découvrir et apprendre pour enrichir mes connaissances et ai l’obsession de faire les choses bien (Je suis une putain de perfectionniste).

Je suis très préoccupée par mon avenir, quelques fois trop et si je n’ai pas un minimum de cinq choses à faire de ma journée je m’ennuie. La plupart du temps je suis optimiste mais parfois je me laisse aller à la déprime facilement (donc je suis aussi une putain de sentimentale !).

Cependant, je suis une bonne amie et j’ai souvent confiance en les autres. Je suis bornée et quelques fois le changement me fais peur. Je suis chanceuse : Je suis entourée de personne qui m’aime et m’encourage. Je suis née à Florence, en Italie, où je vie actuellement avec ma famille. Je viens juste de finir mes études et donc maintenant je dois trouver ce que je vais faire de ma vie ! »

 

Pourquoi as-tu choisi de voyager via Workaway ? 

« Depuis la première fois où j’en ai entendu parler j’ai toujours été curieuse à propos de ce site. Je pense que c’est une façon intéressante de voyager et de partager des expériences. Un ami m’a parlé de ses cinq semaines de volontariat et j’ai donc décidé que je voulais le faire aussi. J’était en Erasmus en Espagne à ce moment là et donc j’ai décidé de réaliser ma première expérience la-bas, avant de rentrer chez moi. »

 

Où est-tu allée et quand ? 

« Je suis allée à La Codosera, Badajoz, pour travailler dans le jardin écologique (un hectare et demi) de Javier (Huertas del Abrilongo ndlr). J’y suis restée trois semaines, du 3 au 23 octobre 2016. »

 

Parles-moi de tes autres expériences de voyages, ton meilleur et ton pire souvenir ? 

« C’est difficile à dire… J’ai grandie dans une famille qui ma permis de faire de nombreuses expériences depuis ma plus tendre enfance : J’ai été très chanceuse et bénie. Pour l’instant je pense que mon meilleur souvenir a été mon premier Erasmus à Amsterdam, c’était la première fois que je devais vivre seule pour plus de quelques semaines et j’y ai appris à me débrouiller seule. Je n’ai pas de pire souvenir pour l’instant (je suis chanceuse). »

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©Aude-tte / La caravane, de gauche à droite : Chiara, Basia et Ana

Parles-moi de la « Huertas del Abrilongo », à quoi y ressemble une journée type ?

« Je travaille la matinée avec les autres volontaires dans le potager, dans la maison, où partout où de l’aide est nécessaire. Les tâches dépendent du temps, du jour de marché et des plantes. Nous nous levons entre 7h15 et 8h (avant le levé du jour) et nous avons un gros petit-déjeuner. Nous travaillons jusqu’à 13h30 – 14h. Nous déjeunons (toujours un repas délicieux et copieux) et le reste de la journée est du temps libre pour faire tout ce que nous voulons (prendre une douche, marcher aux alentours, lire un livre, peindre…) »

 

Est-ce que tout cela t’as-plu et pourquoi ?

« Bien sûr que j’ai aimé cette place, les géniales/folles personnes avec qui j’ai été volontaire, la météo, la nourriture, les randonnées, le silence, l’absence de réseaux internet, le travail au jardin… même le « Shitty Friday » ! (le jour où nous devons nettoyer le poulailler et nos toilettes composte ndlr)

À cet endroit vous pouvez vraiment ressentir la gentillesse  et l’attention que Javier met dans ses plantes, pour les faire pousser. Les volontaires étaient libres d’aider de la façon qu’ils préféraient, en utilisant leurs habilitées et leurs talents. Par exemples certaines filles ont réalisées de magnifiques peintures pendant leur séjour. Personnellement j’ai aimé travailler dans le jardin, surtout lorsque le temps était ensoleillé et que Javier mettait de la musique pour les plantes. »

 

Qu’as-tu appris grâce à cette expérience ? 

« J’ai appris trois choses. La première, je suis venue à ce volontariat pour en apprendre plus sur l’agriculture écologique et durable et comment cela fonctionne : J’ai préparé des lits, semé, transplanté, préparé le compost et cueillie des fruits. De plus, j’ai vécu dans un endroit très respectueux de l’environnement, adepte du recyclage, sans gâchis d’eau (Il n’y avait pas l’eau courante) et où on mange les produits du potager.

Secondement, J’ai appris que chaque tâche demande du temps : se doucher, cuisiner, faire la vaisselle ou nettoyer son linge, acheter des choses au village le plus proche… nous sommes habitués à tout faire très rapidement pour gagner du temps et au final nous n’en n’avons jamais assez.

Et mon troisième constat : j’ai utilisé mon temps à me détendre et profiter de la paix et du silence de cet endroit. »

 

Qu’as-tu aimé dans cette façon de vivre ? 

« La « Huertas del Abrilongo » est un petit coin de paradis entouré des vertes collines d’Extremadura. Ça m’a permis de me rapprocher d’une vie humble proche de la terre, quelque chose de très difficile à réaliser lorsque l’on vie dans une grande ville. En vivant de cette façon vous ne prenez pas seulement soin de votre santé (en respirant de l’air pur, en mangeant de la nourriture saine et en vous dépensant beaucoup), mais de votre esprit également. Vous pouvez clairement ressentir le positivisme et la sérénité de cet endroit.. »

 

Où te vois-tu dans le futur  ?

« Il est encore trop tôt pour le savoir. Dans ma tête je me vois ici dans ma ville natale, mais pas avant d’avoir voyagé encore un peu… »

 

Comment souhaites-tu vivre ? 

« Ça me parait évident et commun mais j’aimerai vivre heureuse : J’aimerai trouver un travail dans lequel je suis bonne, être utile aux autres, être entourée de gens bons et être satisfaite avec ma vie. Je veux vivre chaque jour comme un jour spécial et unique. Je veux vivre éveillée et consciente de la réalité et de l’imperfection de la société dans laquelle nous vivons. Je veux être curieuse comme un enfant et sage comme un vieillard. Je veux être un  petit changement dans ce monde et faire ressentir aux autres qu’ils sont spéciaux. Je veux être le sel de la terre. »

 

Merci beaucoup d’avoir partager ton expérience, nous restons en contact ❤ !

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©Aude-tte / Chiara à Florence

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Can you describe a bit yourself ? Where do you come from, what was you doing there? 

Chiara : « I think it’s a really big deal to answer this question, coz I think that every single person contains in turn minimum other 10.000 people. I may try. I’m a cheer, curious 23-years old girl. I love discover and learn in order to improve my knowledge and I have this obsession with doing things well (I’m a damned perfectionist).

I’m very concerned about my future, sometimes even too much and if I don’t have at least 5 things to do in my day I get bored. Most part of the week I’m optimistic but there are days when I let myself down easily (so I’m even damned moody!).

However, I’m a good friend and I trust people a lot. I’m stubborn and sometimes the change scares me. I’m a lucky person: I’m surrounded by people who love me and support me. I was born in Florence, Italy, where I actually live with my family. I’ve just finished my studies so now I have to figure it out what I’m going to do with my life ! »

 

Why did you choose to travel via workaway ?
« Workaway has always called my attention from the first time I’ve heard about it. I find it a interesting way to travel and to share experiences at the same time. A friend of mine told me about his 5 weeks experience and then I decided I wanted to do it as well. I was doing my Erasmus in Spain at that time so I decided to do my first workaway right there, before coming back home. »

 

Where did you go and when ?
« I went to La Codosera, Badajoz, working in the ecological garden (one hectare and half) of Javier. I stayed there 3 weeks, from the 3rd until the 23th of October 2016. »

 

Talk me about the other experiences, your best memory and your worse?
« It’s hard to say… I was grown in a family that allowed me to do a lot of experiences since I was younger: I’ve been very lucky and blessed. For now I think that the greatest memory was my first Erasmus in Amsterdam: it was my first time living alone for more than few weeks and I learned to take care of myself. I can’t say what is the worst memory so far (luckily). »

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©Aude-tte / La Huertas del Abrilongo

Talk me about the « huerta del Abrilongo », basically how your day look like ?

« I work in the morning with other volunteers in the garden, in the house or wherever some help was needed. The tasks depend on the weather, the market day and the plants. We wake up early around 7.15- 8.00 am (before the sunrise) and we have a big breakfast. We work until 1.30 – 2.00 pm. We have lunch (always delicious and copious) and then free time for do whatever we wanted (showering, trekking, reading a book, painting…) »

 

Did you enjoy it and why ?
« Of course I did. I enjoyed the place, the amazing/crazy people I volunteer with, the weather, the food, the hiking, the silence, the no internet coverage, the work in the garden… even the shitty Friday !

In this place you can really touch the kindness in which the plants grow thanks to Javier’s attention. Volunteers were free to help in the way the prefer, using their abilities and talent. For example some girls made amazing paintings during their stay. Personally I loved working in the garden, especially when it was sunny and Javier put some music for the plants. »

 

What did you learn about this experience?
« I learned three things. First of all, I came to this place to learn something about sustainability and ecological agriculture and I did it: I prepared beds, sowed, transplanted, prepared compost and picked up fruits. Moreover, I lived very environmentally friendly recycling, without wasting water (there was no current water) and eating the products of the garden.

Secondly, I learned that every single chore needs time: showering, cooking, cleaning dishes and clothes, buying stuff in the closest village… we are used to do everything very quickly to save time but at the end time is never enough.

And this is my third outcome: I used my time to relax and enjoy the peace and the silent of this place. »

 

What did you like about this way of living ?
« Huertas del Abrilongo is a little corner of paradise surrounded by the green hills of Extremadura. It helped me to get closer a humble life connected to the soil, something really hard to do in big city life. Living in this way you not just take care of your health (breathing clear air, eating healthy food and moving a lot), but of your spirit as well. You can clearly feel the positivity and the serenity of this place.. »

 

Where do you see yourself in the futur ?

« It’s still too early to know it. In my mind I see myself right here in my hometown, but not before I’ve travelled a little bit more… »

 

How do you want to live ?

« It sounds pretty obvious and commonplace but I would like to live happy : I’d like to find a job I’m good in, to be useful to the others, to be surrounded by good people and to be satisfied of my life. I want to live every day as special and unique. I want to live awake and conscious about the reality and the imperfect society I live in. I want to be curious as a child and wise as an elderly. I want to be a little change in the world and to make people feel special. I want to be the salt of the earth. »

 

traitPour retrouver Huertas del Abrilongo

Le site wordpress, le blog ,le lien workaway ou sur Facebook

 

POY

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J’ai crée ce blog pour faire part de mes expériences de voyages mais aussi celle d’autres voyageurs. Rencontrés au gré de mes errances ou dans le cas de Poy ma tendre amie partie vivre de l’autre côté du globe. Voyageuse dans l’âme et photographe talentueuse elle nous livrera non pas un, mais une série de récits. Mais avant je vous laisse la découvrir !traitAlors Poy, racontes nous ton parcours. Tout d’abord qui es-tu ?

Poy : « J’ai 27 ans, je suis franco-thaïe mais plutôt franco que thaïe. Je suis née à Bangkok et j’ai grandis en France depuis ma plus tendre enfance. En manque de mon pays et de ma ville natale, j’ai décidé de « m’exiler » à nouveau à Bangkok pour une durée indéterminée. Proche des 30 ans, la quête de soi est devenu mon objectif ultime : Découvrir cette culture qui est mienne mais étrangère à la fois, me replonger dedans pour y retrouver mes racines.

C’est après une année 2016 mouvementée et tout azimut en changement que ma décision est devenue définitive. Le gros déclic ? Un petit road-trip de quelques mois en Asie.

Même si toujours très amoureuse de ma belle Paris, de ses rues pavées, de ses monuments, de son histoire, de son romantisme et de sa magie entre autres, ma raison et mon cœur m’ont poussé à revenir au point de départ. Un rêve de longue date qui se réalise enfin.

Plutôt casanière, un tantinet créative, follement romantique et amoureuse de la beauté humaine, je suis une grande amatrice passionnée de photos.

J’aime :

  • La photographie
  • Les chats
  • L’odeur des fleurs fraîchement cueillies
  • Le premier café du matin
  • Le dépaysement
  • Les ponts parisiens
  • Les réseaux sociaux
  • Les tuk-tuks

Je n’aime pas :

  • Les sexistes et Donald Trump
  • Les ballons qui éclatent
  • Les conflits
  • La maltraitance
  • Les bruits stridents
  • Kendji Girac
  • Être à cours de stockage sur mes appareils électroniques »
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©Poy Phutpheng

Comment places-tu la photographie dans ta vie ?

« La photo a une place importante dans ma vie, je ne peux pas le nier. Mais tout ce que j’entreprends à ce niveau reste de l’amateur, un hobby plus qu’une activité grâce à laquelle je peux vivre. J’ai toujours admiré les grands photographes comme Diane Arbus ou Steve McCurry, des légendes dans ce domaine mais je reste aussi fasciné par les Doisneau ou les Jeffries. Ceux qui ont capturé l’histoire, le vécu.

La photo c’est avoir la possibilité de créer quelque chose d’éphémère en une chose éternelle, indélébile. Romantique et un peu fleur bleue, j’ai toujours attaché beaucoup d’importance aux bons moments passés, pas seulement avec mes proches mais aussi avec les gens que je vais rencontrer seulement pour quelques minutes voire secondes…

Et la seule possibilité de garder un lien de cette relation éphémère, c’était mon appareil photo.

J’ai commencé comme toutes les personnes de mon époque avec un appareil photo jetable en « shootant » des potes. Ce que je trouvais extraordinaire, et encore aujourd’hui avec les argentiques, c’est la frustration suivi de la surprise et de la satisfaction. Une fois les tirages en main, en tant que gosse, j’étais heureuse. Il y avait un sourire, deux trois souvenirs avec des potes et c’était cool.

Puis je suis ensuite passé au petit numérique, le premier prix par manque de moyen. Et là idem, c’était plutôt pour les bonnes occasions: anniversaire, bons moments entre potes, Noël… Rien d’extraordinaire.

C’est en faisant mon premier voyage avec mon Hybride Nikon J1, que j’ai vraiment pris plaisir à photographier des paysages mais surtout des gens et leurs portraits.

Nous avons chacun nos préférences, notre petit domaine à nous. Pour moi tout se reflète dans un portrait car chaque portrait est unique. L’émotion, les sourire, le regard, l’histoire tout se racontent à travers un visage.

Avoir ce road trip de quelque mois en Asie a été une vraie révélation pour moi. Même si très junior en la matière, j’ai vraiment réalisé que j’ai toujours été liée à la photographie. Celles qui sont sur mon smartphone sont plus personnelles mais chaque jour, chaque instant compte. C’est même assez dérangeant pour mes proches, un peu lourd même parfois.

C’est surtout une question d’échange la photo. On tisse un relationnel avec la personne qui se retrouve devant votre objectif. On encense ces moments avec une photo, on la retravaille, on la rend belle pour qu’elle soit aussi joli que dans nos souvenirs.

La photo pour ma part a un lien indéfectible avec le vécu, l’histoire, la culture et sa richesse.

A ce stade, je ne suis qu’une petite amatrice mais j’aime partager avec mes amis ces moments qui me sont si chers. De fil en aiguille, les commentaires des uns et l’avis des autres, ne cesseront de me faire progresser et qui sait, peut être qu’une expo verra le jour mais d’ici là j’aurais le temps de creuser ces petits détails et d’en apprendre encore d’avantage sur ce vaste domaine qu’est la photographie. »

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©Poy Phutpheng

D’où te viens ce goût du voyage?

« J’ai découvert sur le tard mon goût du voyage à vrai dire. J’ai plus ou moins toujours voyagé car depuis toute petite, j’ai toujours fait au moins un aller-retour vers la Thaïlande par an. C’était plus un mois passé dans sa famille je dirais. En grandissant et en entendant les éloges sur ce pays, ça a titillé ma curiosité et dès que j’en ai eu l’occasion, je suis partie un peu explorer.

C’est à ce moment là où je me suis dit que, si il y avait beaucoup de choses à découvrir dans mon pays natal, le monde devait vraisemblablement être recouvert de magnifiques choses à voir et de gens à rencontrer.

Là où j’ai vraiment pris conscience de mon goût du voyage, c’est en décidant de partir un peu en sac à dos délestant mon confort habituel pour un voyage plus authentique plus typique. Finalement j’ai cherché une rupture à ce moment làAlors forcément pour le choix de la destination, l’Asie, car en termes de prix et d’infrastructures il y a pas moins onéreux. Ca a été un déclic.

Du coup, en revenant à Paris, je suis repartie illico. Pareil la seconde fois. Et finalement la troisième fois j’ai décidé de m’éterniser ici à Bangkok.

Ca y est, j’ai posé mes bagages ici, à Bangkok mais l’envie de repartir et d’explorer est toujours en moi. L’avantage d’être ici c’est d’avoir la possibilité de parcourir les beaux pays aux alentours.

Je ne perds pas espoir… L’Islande, le Japon sont sur ma « top list » et bien évidemment j’y poserais mes pieds un jour. »

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©Aude-tte

Tu as un attachement particulier avec l’Asie, peux-tu nous dire pourquoi?

« Bien évidemment, je suis née en Asie et une grande partie de moi appartient à l’Asie. J’aime cette culture asiatique mais surtout la nourriture!

C’est difficile d’expliquer pourquoi, il y a juste un énorme lien entre l’Asie et moi. Regardez juste un peu mon visage et vous comprendrez 🙂 »

Quels sont tes futurs projets?

  • « Stabiliser mon installation à Bangkok
  • Parler et écrire couramment le Thaï
  • Développer mes compétences photographiques
  • Explorer encore un peu plus le monde
  • Être heureuse et épanouie »

 

poy1.jpgtraitVous pouvez retrouvez et suivre Poy sur son Blog, son Instagram ou Facebooktrait 

Je vous laisse découvrir quelques une de ses photos :

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©Poy Phutpheng
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©Poy Phutpheng
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©Poy Phutpheng
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©Poy Phutpheng
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©Poy Phutpheng

 

WILLIAM

Lors de mon workaway dans une auberge de pèlerins à « Las Herrarias » j’ai rencontré William.

Il est arrivé à l’auberge avec un groupe de marcheurs et a réservé un lit pour la nuit. Quelque temps plus tard, il a annulé sa réservation et m’a dit qu’il allait dormir à une autre auberge en amont du village. Le soir avec mon co-équipier nous nous sommes rendus à « Project Brigid » pour dîner, quelle surprise de le trouver alors ici! Nous avons partagé une soirée chaleureuse avec Richard, Lotte, Sam, Jan et William, autour d’un repas délicieux et beaucoup de rires 🙂

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De gauche à droite : Sam, Lotte, Richard, Moi, William & Jan

traitQui est-tu ?  D’où viens-tu, que faisais tu sur le Chemin de Compostelle ?

William : « Je m’appelle William Pousar, je suis né et ai grandi à Göteborg en Suède. J’ai décidé de marcher le long du Chemin de Compostelle cet automne après avoir quitté mon travail cet été. 

Au tout début je n’avais aucun plan, je ne savais pas où aller. J’ai rencontré un nouvel ami qui avait marché le Chemin de Compostelle et il m’a inspiré, je me suis dit qu’avec du temps, en marchant je trouverais ce que je voudrais faire.

Et le long du chemin je suis tombé sur « Project Brigid » où j’ai rencontré ces merveilleuses personnes, durant les 3 jours passés ici je me suis senti en famille. »

Nous nous sommes rencontré sur le Chemin de Compostelle, d’où est-tu parti et où t’est tu arrêté?

« Depuis la Suède je me suis rendu à un festival de musique au Danemark. À partir de là j’ai fait du stop jusque Kiel puis marché jusque Hambourg via Lubeck avec un ami qui marche pour la paix (www.walk2peace.eu). Ensuite j’ai fait du stop jusque Berlin où je suis resté chez un ami pendant une semaine, pris un avion jusque Bordeaux, un train jusque Saint-Jean-Pied-de-Port et finalement j’ai marché jusque Finisterra. »

Wow de Kiel à Hambourg !  C’est un long chemin comment ça se passe concrètement ?

« Alors que je faisais du stop en direction de la France je me suis souvenu que mon ami Albin était en marche pour la Syrie (depuis la Suède) pour la paix dans le monde et qu’il devait être quelque part en Allemagne, certainement a Kiel ! Tout cela 5 minutes avant la dernière sortie d’autoroute pour Kiel.  Je me suis alors rendu à Kiel, ai écrit à mon ami pour lui dire que j’était ici et prêt à marcher avec lui. Il a un traqueur GPS sur lui afin que toute personne qui souhaiterais marcher avec lui puisse le rejoindre.

Nous marchions le jour et quand le nuit tombait cherchions un endroit ou dormir. La plupart du temps dans des églises ou chez l’habitant. Un jour, alors que nous pensions dormir dans les bois, nous avons rencontré une femme qui était à la recherche de ses chiens. Bien qu’elle était stressée, elle a eue la présence d’esprit de nous demander où nous allions et où nous pensions dormir ce soir la. Puis finalement nous a demandé si nous cherchions un logis, la réponse était oui !

Nous avions alors un toit pour la nuit. Drôle de coïncidence, elle nous a demandé si nous pouvions rester un jour ou deux afin de l’aider à peindre sa maison.. j’ai ri car j’était peintre et décorateur en Suède pendant six ans. Albin avait déjà marché 800km pour arriver ici, un peu de repos était donc bienvenue et je voulais également rester pour un jour ou deux.

Nous avions notre logis et le repos que nous voulions et cette femme Stephanie l’aide qui lui était nécessaire pour peindre sa maison. C’est amusant de voir à quel point le monde fonctionne mystérieusement. »

Je me souviens que tu avais fait voeu de silence lors de notre rencontre à l’auberge où je travaillais et as décidé de le briser lors de ton arrivée à « Project Brigid », pourquoi avais tu fait voeu de silence et pourquoi l’as tu brisé?

« Sur le chemin j’ai rencontré un homme qui avais fait voeux de silence et je me suis souvenu que je voulais expérimenter cela aussi pendant mon chemin, j’ai donc commencé le jour suivant la rencontre juste avant d’arriver a « Project Brigid ». Nous sommes passés devant cette place alors que nous nous rendions à une auberge. Je me suis sentie attiré par l’endroit bien que je continuais à avancer avec le groupe et plus tard j’ai réalisé que je devais « check out », que je devais me rendre a « Project Brigid ». Je me suis tout de suite senti chez moi, il y avait une si énergie spéciale que je me devais de parler avec les personnes présentes. J’ai donc briser mon voeux de silence et ai eue une vision différente de ce que le silence représente pour moi. »

Qu’as tu appris au travers de tes expériences?

« J’ai appris que la magie se créer avec les autres, ensemble et que chaque personne possède de surprenants chemins dans lesquelles se reflète ce que vous pouvez apprendre sur vous-même et sur les autres. »

Si tu devais choisir entre tous, quel serait ton meilleur et ton pire souvenir?

« Je ne pense pas à eux comme des bons ou des mauvais souvenirs, mais à la place je peux te raconter un dont je me souviens très clairement et qui contient de bonnes et des mauvaises situations.

Après avoir marché toute la journée et jusque tard le soir j’ai trouvé un endroit ou camper d’où je pouvais profiter de la pleine lune d’on les rayons passais au travers des nuages. Le lendemain matin, le bruit de la pluie battante sur ma toile de tente était tellement fort que je me suis réveillé. Je suis resté dans ma tente le temps que la pluie s’arrête. Fatigué et mouillé j’ai marché jusqu’au prochain village, Puente del Reina, acheter un sac de noix et commencé à les grignoter en attendant l’ouverture de l’auberge. Plus tard le soir avec mon livre des plus connues nouvelles de Franz Kafkas, je me suis assis à un café. Je me suis assis, lisant mon livre et sirotant une tasse de café et ai soudain croisé son regard et son attendrissant sourire. Plus tard un ami l’a rejointe et je me suis dit que j’aimerai savoir ce qu’il y a derrière son sourire.

Deux jours plus tard, après avoir campé une nuit dans le parc du Musée du Vin de Estrella alors que j’arrive à un croisement je choisis mon chemin à pile ou face avec une pièce de monnaie. C’était le chemin un peu plus long mais j’ai été vite récompensé par des pommes et des figues trouvées sur le chemin pour mon petit déjeuner. Je portait tous mes vêtements pour supporter le froid de la nuit, alors que je commençais à me sentir réchauffé par la marche je l’ai rencontrée sur le chemin dessinant des paysages sur son carnet. En passant je suis accueilli par ce sourire, je me sens alors envahie de chaleur et décide de changer mes vêtements de nuit par mes vêtements de marche. Le temps de me changer et elle avait fini son dessin, nous nous retrouvons alors côte à côte sur la route et je finis par lui avouer que je suis curieux de connaître ce qu’il y a derrière son magnifique sourire. 

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Elle me permet de feuilleter son carnet de croquis et je suis un peu surpris de voir un personnage qui me ressemble clairement. Elle m’avait croquer dans le café la première fois que nous nous sommes vus. Après ça nous sommes devenus bons amis et elle à partagé ma tente les deux nuits suivantes. »

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Qu’est ce qui te plaît dans ce mode de vie?

« Énormément d’expériences l’une sur l’autres, vous ne savez jamais ce qu’il va arrive mais toujours quelque chose survient. J’aime la liberté que cela me procure. »

Où te voit-tu dans le futur?

« J’ai énormément d’idées, et donc je ne sais pas vraiment où cela va se terminer, nous verrons ce qui se passera ! »

Tu sembles être le parfait vagabond, voyageant de place en place sans plans définis tout en réfléchissant sur la vie, quelle est ta définition de la Liberté ? 

 » Je vagabonde dans mon esprit depuis longtemps et ne pouvais plus supporter le hamster dans ça roue qui tourne en rond que je m’était construit. Et donc cet été avant les vacances j’ai décidé de quitter mon travail, ce qui était quelque chose sur quoi j’avais réfléchi mais n’avais jamais eu le courage de mettre en oeuvre.

Je pense que la spontanéité est un des ingrédient de la Liberté.

Un autre moment où je me suis senti libre était alors que je marchais en Allemagne et que nous arrivions a Hambourg, j’ai eu l’envie soudaine de danser et faire la fête.

J’avais mal au pieds dût à la marche et le soir j’ai dit à mon ami que j’allais faire du stop jusqu’à la prochaine destination et le rejoindre là, le lendemain matin il était deja parti et je me suis réveillé seul. J’ai pris mon temps, et alors que je faisais mon yoga matinal un ami ma écrit pour me demander si je passait par Berlin.

Je me suis confondu en excuses. C’est pas la bonne direction bla bla bla.

Et soudain j’ai eu un pic de spontanéité, de courage et ai senti que Berlin était LA ville de la fête et aussi j’avais envie de rendre visite a mon ami. J’ai alors regardé les billets d’avions de Berlin à Bordeaux et j’ai trouvé un vol pas cher. J’était tout excité et ai écrit à mon ami, à qui plus tôt je me lamentait de ne pas pouvoir venir, qu’il pouvait me préparer un lit maintenant puisque j’arrivais dans la soirée.

J’ai fait mon sac et me suis rendu à Berlin en stop.

Dans cette histoire il y a plus d’ingrédient que nécessaire pour la Liberté.

Avoir le temps de se donner le temps nécessaire est pour moi la liberté, j’ai rencontré un homme en Espagne plus tard qui m’a dit qu’un homme qui a du temps est un homme riche !

Et je suis totalement d’accord maintenant que je suis retourné en Suède je suis tellement riche de temps que je ne sais pas quoi en faire, comme un billionaire qui n’a aucune idée d’où dépenser son argent.

La Liberté est un état d’esprit ! »

Où est tu maintenant, tu voyages? 

« Oui au moment où j’écris ces lignes je suis de retour en Suède pour célébrer les fêtes avec mes amis et ma famille, j’ai différentes idées de voyages. Et ses idées je les laisse vivre seules pour voir ce qui se manifestera dans ma vie. Je pense que si vous faites des plans strict et planifiez tous les détails beaucoup de liberté est perdue, alors je vais attendre de voir ce que le future William va faire 🙂

C’est une grande liberté que de donner vos désirs à l’univers et de les laisser s’installer dans votre vie quand le moment est venu. »

Merci beaucoup d’avoir partager ton expérience, nous restons en contact !

will6trait1Original text in English :

When I was working in the albergue « Las Herrarias » I met William. He arrives in the albergue with other peoples and ask me that he wanted to stay here for the night. Then a bit later he canceled his reservation and say he will go slept in another place. The same night with the another volunter we go to « Project Brigid » for dinner and had the surprise to see him here! We share the sweet night with Richard, Lotte, Sam, Jan and William full of laughts and good foods 🙂

Can you describe a bit yourself ? Where do you come from, what was you doing there?

William : « My name is William Pousar and I am born and raised in Göteborg Sweden I walked the camino this fall after quitting my job this summer.

I first didnt have any plan of what I were going to do, I met new friends that had walked the camino and this inspired me to go for a walk, I thought that at least I will walk with my time and maybe figure out where I want to go.

So this walk brought me to Project Brigid where I met beautiful people and the 3 days I stayed there I had a family feeling. »

We meet on The camino de Santiago, from Where did you start it and stop?

« I started from Sweden to a music festival in Denmark from where I hitchiked to Kiel from where I walked to Hamburg via Lubeck with a friend that is walking for peace (www.walk2peace.euAfter this I hitchikex to Berlin and stayed with a friend over a weekend, then I flew to Bordeaux, took a train to Saint-Jean-Pied-de-Port and finished my walk in Finisterra. »

Wow Kiel to Hambourg it’s pretty far, how did you do that basically?

« I were hitchhikinh towards France while it stuck my mind that my friend Albin was walking from sweden to syria for world peace and are somewhere in germany, sure enough he was in Kiel and I saw this 5 min before the last exit from the highway to Kiel.

I basically just showed up in Kiel writing my friend that I’m there and ready to walk together. He have a gps tracker attached to him so anyone who feel like walking for peace can join him.

We walked during the day and as the night started to come we became alert to find a place to sleep. We mostly slept in churches and in peoples homes. One day we thought to sleep in the woods we met a woman who were out searching for her dogs that had ran away. Even though she were stressed, she had the presence to ask us where we were going to and where we were gonna sleep that evening and asked us if we needed a place to sleep. Yes!

So we now got roof and shelter for the night. Funny coincidence, she asked us if we could stay a day or two and help her painting the house and I just laughed because I have been a house painter and decorater in Sweden for six years and now as I walk with Albin who had already walked 800km it were tough to keep his tempo, and I thought to myself I wanted to rest for a day or two.

We got shelter I got the rest I wanted this woman Stephanie got the help she needed painting her house, it’s funny how the world works in such mysterious ways.

She asked us if we could stay and help her paint the house and I just laughed seeing so clearly this is the place to be for me at that time. She had aswell ordered a special swedish lineseed oil paint. »

I remember you make a vow of silence at this time and break it when you arrive at « project Brigid », why did you make this vow and why did you break it?

« I met this guy who had a silent vow and it reminded me that I had before leaving played with the idea to be silent for some part of the walk, so I started the next day and thats the day we came to Project Brigid. We walked past this place as we were going to the hostel, I felt drawn even poking my two staffs in the air towards the door even though I walked with the group and later realised that I wanted to « check out », to go to Project Brigid. I felt as I stepped into home, it had a special energy and I felt that I wanted to talk to this peoples, so I broke the vow and got a different perspective on what silence is for me. »

What did you learn about this experiences?

« I learned that the magic is created together with others and that from all the the people have surprising ways in wich they mirror you so that you can learn more about yourself and others. »

If you have to choose can you tell me your best memory and your worse.

« I dont think of them as good or bad but instead I can give you a memory that I remember very clearly and it involves what one could call good or bad situations.

After walked all day and even deep into the night I found a place to camp and enjoy the fullmoon wich light played upon the passing clouds. The morning after, I woke up by the rain wich drumming on the tent were so loud it woke me up. I stayed in the tent and let the rain pass by. Tired and wet I walk to the next city Puente del Reina picked a bag of walnuts that I was cracking while I waited for the Albergue to open. Later that evening I took my book Franz Kafkas most famous shortstories. In the cafe I sat down with a coffe and the book to soon see her eyes and that lovely smile. As I continues reading she got a friend by her table and I thought I would like to know whats behind that smile.

Two days later, after camping a night outside the Wine Museum of Estella I came to a split in the road and singled the coin to see where to go. It showed the slightly longer route but I were quickly rewarded with apples and figs for breakfast. As I had all my clothes on after the night I started to get warm walking and that was when I met her standing on the path drawing the landscape in her book. As I pass I was welcomed by that smile, I now felt extra warm and decide to change into my walking clothes. As I was ready she was to with her drawing, we ended up next to each other and I got to say that Im curious of what’s behind her beautiful smile.

I flipped trough her book of drawings, I was a bit surprised by seeing what clearly resembled me. She had been drawing me that first time we saw each other in the cafe. After this we became great friends and she stayed with me 2 night in the tent. »

Where do you see yourself in the futur?

« I have so many ideas, so I have no idea really where I will end up, we will se what’s up next! »

You look like the perfect wanderer, walking around without plans while reflecting on life, what is your definition of Freedom?

« I’ve been wandering in my mind for very long and just couldn’t stand the hamster wheel that I had built. So this summer before the vacation I decided to quit my job, which had been something I given thought to but not had the courage to instigate.

I believe spontaneity is one of many ingredients to feel freedom.

One day at work me and the owner of the company sat in the car on our way to another job, then all of a sudden I started to talk to him and soon I had quit my job.

This also takes courage which is also a essential ingredient for freedom.

Another time I really felt free were when I was walking in Germany as we came close to Hamburg I had a desire to dance and party.

I also had some pain in my foot from the walking so in the evening I told my friend I was going hitchhike to the next location and meet up there, early he had gone walking so I woke up all alone. I took my time and did morning yoga and while I did this a friend to me wrote and asked if I were going to come by Berlin.

I gave him a lot of excuses why im not coming. It’s in the wrong direction bla bla bla.

Then all of I sudden I got that rush of spontaneity, courage and felt that Berlin is the mayor party city of these two and I’d love to go visit my friend there. So I checked flight from Berlin to Bordeaux and found a cheap flight. I got super excited and wrote to my friend which I earlier had lamented to about not coming, that he could now prepare a bed and I would see him in the evening.

Packed my stuff and hitchhiked to Berlin.

In this story there are more of the needed ingredients for freedom.

To have time to give oneself the time that is needed is freedom to me, I met a man in Spain later on which said that a man which have time is a rich man!

And I totally agree now that im back in Sweden again I am so rich with time I do not know what I am gonna do with it all just as a billionaire doesn’t have a clue where to spend money.

Freedom is a state of mind! »

Where are you now, still traveling?

« Yes as I wrote above I am now back in Sweden to celebrate the season with friends and family, I have differents ideas about travel. And these ideas I let go of to see what will manifest in my life I believe that if u plan to vigorously and to think details a lot of freedom is taken away, so I will see what Future William brings to me 🙂

This to is great freedom to give away your desires to the universe and let them ease in to your life when the time is right. »

Thank you so much for sharing your experience, we will keep in touch for sure !

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BASIA

J’ai rencontré Basia lors de mon volontariat à Huertas del Abrilongo. Toujours en train de sourire ou de faire des blagues, un livre à la main. Et qui a pris grand soin de mon estomac pendant toute la durée de mon séjour. hihi

Parce que les raisons qui nous on amenés ici sont toutes différentes et donc intéressantes je voulais partager avec vous la sienne ici. 🙂

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©Aude-tte / Basia ❤

Peut-tu te décrire, d’où viens-tu, que faisait-tu à la Huertas del Abrilongo?

« Je suis une fille de 33 ans d’origine Polonaise. J’ai fait pas mal de choses différentes jusqu’ici. Par exemple, pendant plusieurs années j’ai tenté de finir mon doctorat de philosophie orientale (Ph.D.) Heureusement je ne l’ai pas terminé.

J’ai travaillé dans l’industrie du livre ses 10 dernières années entrecoupées de quelques pauses : gérer une librairie, organiser des rencontres avec des auteurs, des workshops etc. J’aime les livres d’images pour enfants et adultes et les bons livres en général. J’ai grandis en campagne et ressent toujours une forte connection avec la Nature.»

Pourquoi as-tu choisi de voyager avec Workaway?

« Hmm, à un moment je me suis rendu compte que la vie était ailleurs que dans les livres (même les bons). J’ai pris la decision d’essayer quelque chose de complètement différent de ma routine.

La variété est le piment de la vie et je veux l’expérimenter. Etre avec des gens différents, dans un lieu inconnu, faire des travaux nouveaux. De ressentir que je suis encore en train d’apprendre, vivre et apprécier le monde. Voila pourquoi j’ai décidé de voyager avec Workaway.»

Où est-tu allée et quand?

« Mon tout premier plan était de voyager en Asie – mon plus grand rêve. Mais ensuite j’ai commencé à avoir des craintes à l’idée de voyager seule. J’ai donc choisi l’Espagne – je ne sais toujours pas pourquoi…

Peut-être que l’impulsion viens de mes meilleurs amis. Des personnes complètement géniaux, fous, adorables, des artistes, ma famille de coeur. Ils avaient rêvé de s’installer un jour en Espagne pour plusieurs années. Si les gens que j’aime, aiment ce pays – ça doit être un signe positif. La question n’est pas toujours « Pourquoi? » mais « Pourquoi pas? » 🙂

Et donc en juin 2016, ne savant presque rien de l’Espagne, je suis arrivée dans le petit village de La Codosera (région d’Extremadura). Après deux mois je suis tombée amoureuse de cette place très spéciale, alors je suis retournée en Pologne pour terminer tous mes trucs de la vie non-fini et je suis retournée ici, au milieu de nulle part. Heureuse, libre avec pleins de projets pour le futur. Peut-être que c’est mon année sabbatique très tardive, peut-être quelque chose de plus. Actuellement je suis assez sûre qu’il y a quelque chose de plus. »

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©Aude-tte / Basia

Parles moi de tes autres expériences, ton meilleur souvenir et ton pire?

« Je ne pense pas qu’il y ai de bons ou de mauvais souvenirs, plutôt difficile. Bien sûr je généralise mais plus ou moins. Vous ne pouvez jamais savoir quand quelque chose que vous pensiez être une mauvaise expérience fini par en être une bonne et précieuse, qui vous permet d’apprendre sur vous-même. Ceci est mon histoire.

Mon tout premier souvenir de la Huertas de Abrilongo n’était pas bon. Je ne me sentait vraiment pas sûre de moi, seule et quelque fois stupide. Tout était nouveau pour moi, mon anglais était merdique alors je préfèrais m’assoire seule pour lire des livres plutôt que d’essayer d’en apprendre plus sur les personnes ou le lieu. J’avais le sentiment que tout ce que j’était en train de faire – je le faisais mal.

Mais une semaine est passée et j’ai commencé à surmonter ma façon de penser pas à pas et à me sentir très, très, même extrêmement heureuse (et je le suis toujours !!!). Grâce à cet endroit, aux gens que j’ai rencontrés et à ceux que je rencontre encore, enfin et surtout grâce au meilleur des hôtes Javier – l’une des meilleures personne que j’ai connue. Vous avez les deux – ma pire et ma meilleure expérience.»

Parles moi de la « Huertas del Abrilongo », à quoi ressemble une journée type ?

« Ce à quoi va ressembler une journée à la Huertas del Abrilongo dépend de la saison – c’est différent en été, différent à l’automne et en hiver (j’attends toujours le printemps ;)).

Nous commençons à travailler le matin, plus ou moins pendant cinq heures. Ensuite nous préparons un gros déjeuner : Couper des trucs, cuisiner et s’amuser à la cuisine. Après ça, en été, alors qu’il fait trop chaud pour penser ou vivre, nous faisons une sieste de deux heures. Après la confusion post-sieste vous êtes comme un nouveau né et pouvez faire ce que vous souhaitez. Parler avec les gens, lire un livre, sortir.

En Hiver tout est plus lent, vous essayez de faire le plus de choses qu’il est possible de faire (ce qui est assez facile dans un lieu comme celui la – il y a toujours quelque chose qui doit être fait) – ce qui est beaucoup mieux que de rester assis à trembler de froid. Et c’est tout aussi cool – le cercle de la vie. Chaque saison possède ses propres règles.»

Qu’as-tu appris à propos de cette expérience?

« La chose la plus importante dans cette façon de vivre est d’être proche de la nature et d’être capable d’apprécier la vie dans sa simplicité. Rester concentrée sur cela est très important. Ne pas être en permanence en rush ou distraite par des choses inutiles. Et aussi apprendre – chaque jour est une opportunitée d’apprendre quelque chose de nouveau – sur vous-même, sur le monde, comment allumer un feu ou cuisiner quelque chose de nouveau. Et bien sûr – LES RENCONTRES – mais c’est évident.»

Recommanderais-tu cette façon de voyager aux autres?

« Je recommande absolument à tout le monde de voyager de cette manière. Vous pouvez apprendre tellement plus qu’en voyageant de façon classique. Vous devez également être ouvert et prêt pour des environnements différents, et être conscient que ça peut être parfois difficile, loin de ce que vous aviez imaginé et que l’eau de la douche peut être extrêmement froide. Mais ça en vaut la peine, au moins une fois dans votre vie ! Vous ne le regretterez pas !»

Où te vois-tu dans le futur?

« Je ne suis toujours pas certaine de ce que je veux vraiment. J’essaye de ne pas y penser trop, j’espère qu’un jour la réponse viendra à moi naturellement. Je ne peux plus m’imaginer vivre en ville.

Lorsque je pense au futur je vois une grande maison à la montagne (avec un petit potager bien sûr), au milieu d’une forêt, toujours remplie de gens que j’aime, pleine d’amis, ma famille, de personnes rencontrées sur la route. Une maison pleine de vie, de fun et d’amour. Mais d’abord je veux voyager encore un peu plus.»

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Huertas del Abrilongo

traitOriginal text in English :

Can you describe a bit yourself ? Where do you come from, what was you doing there?

« I am 33 years old girl from Poland. I had been doing many different things there. For  few years for example I was trying to finish my Phd in eastern philosophy. Fortunately – I have  not finished it.

I had worked in the book industry for the last ten years with some breaks : running a bookstore, organizing meetings with authors, workshops and so on. I love picturebooks for childrens and adults and generally speaking good books. I was growing up on countryside and still feel very strong connection with the Nature. »

Why did you choose to travel via workaway?

« But at some point I realized that life is somewhere else than in (even good) books. I decided to try something completely different from my everyday reality. 

Variety is the spice of life and I want to experience this. Differents peoples , surroundings, tasks. To feel that I am still learning, living and enjoying the world. That`s why I decided to travel via workaway. »

Where did you go and when?

« My very first plan was to travel through Asia – my biggest dream. But then I felt a little insecure about traveling alone there at the beginning of my journey. So I choose Spain – still do not know why..

Maybe the impulse came from my best friends. Absolutely amazing, crazy, lovely peoples, artists, family. They have been dreaming of moving to Spain one day for many years. If people who I love, love this country – that must be a good sign. The question isn’t always « Why » but « Why not »? 🙂

So in June of 2016, knowing almost nothing about Spain, I went to the small village of La Codosera (Extremadura region). After two months I fell in love with this very special place so I came back to Poland to finish some unfinished life stuffs and now here I am again. In the middle of nowhere. Happy, free with open plans for future. Maybe that is my very late gap year maybe something more. Actually I am pretty sure that it’s something more. »

Talk me about the other expériences, your best memory and your worse?

« I think there is not good or bad experiences, rather difficult. Of course I generalize but « mas o menos ».You never know if something you find as a bad experience in the end it will turn out to be really good and precious, from which you can learn something about yourself. And that is my story.

My very first memory from Huertas was not good. I felt very insecure, alone and sometimes stupid. Everything was new for me, my English was crappy so I preferred to sit alone and read a book instead of trying to get to know peoples and place. I had a feeling that everything I was doing – I was doing it wrong.

But one week passed and I started to overcome my way of thinking step by step and feel very, very, even extremely happy (and I am still !!!). Because of the place, because of the peoples who I met and still meeting and last but not least because of the best host ever Javier – one of the best people I have ever known. So here you are both – my worst and best experience. » 

Tell me about the « Huertas del Abrilongo », basically how your day look like?

« How the day in huertas looks like mostly depend on the season – different in the summer, different in the autumn and winter (I am still waiting for the spring ;)).

We start working in the morning, more or less for 5 hours. Then we prepare a big lunch : chopping stuff, cooking and having fun in the kitchen. After that, in the summer, when it’s so hot that you can barely think and live, we have a siesta and sleep for two hours. After post-siesta confusion you are like a new-born and you can do whatever you want. Talking with people, reading a book, going for clubbing .

In winter everything is slower, you try to find as many things to do as possible (it is quite easy at place like here – always is something which has to be done ) – which is much better than sitting and shivering with cold. And this is also cool – circle of life. Every season has its own rules.»

Did you enjoy it and why? What did you learn about this experience?

« The most precious thing in this way of living is being close to the nature and being able to appreciate life in its simplicity. Being focus on this what is really important. Not being permanently in rush and distracted by unnecessary stuff. And also learning – every day is a good chance to learn something new – about yourself, about world or how to start a fire or cook sth new. And of course – PEOPLE – but it is obvious.»

Will you recommend to other people to travel this way?

« I absolutely recommend this way of traveling to everybody. You can experience much more than traveling in common way. You also should be open and prepared for different surroundings, maybe some difficulties and have to be aware that sometimes can be tough, different that your expectations and the water in the shower might be extremely cold. But it’s worth to do this at least once in your life ! You will not regret! »

Where do you see yourself in the future?

« I am still not sure what I really want to do. Try not to think too much, live, enjoy and hope that one day it will come to me naturally. I cannot imagine myself living in the city any longer.

When I am thinking about future I see a big house in the mountain (with small vegetable garden of course), in the middle of forest, always full of people who I love, full of friends, family, people who I met on the road. House full of life, fun and love. But first I want to travel a little bit more.»

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INNES

J’ai pensé ce blog comme un partage d’expériences de voyages et de projets artistiques et/ou solidaires. Afin de répandre l’état d’esprit du voyage et pas seulement mes expériences. Lorsque je suis partie en vadrouille j’ai sous-loué mon appartement à Innes et ai donc naturellement pensé à lui pour un article : musicien et professeur de guitare Ecossais il est venu tenter sa chance à Paris. 

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©Aude-tte

Décris-toi un peu, d’où viens tu, pourquoi es-tu venu à Paris ?

« Je m’appelle Innes Cardno, je suis musicien et prof de guitare. Je suis originaire d’Ecosse mais ai vécu à Paris pendant plus d’un an maintenant. Je suis née dans la ville d’Aberdeen, au Nord-Est de l’écosse. Quand j’étais gamin je suppose que j’ai fait les même choses que les gosses d’aujourd’hui, traîner dans la rue, jouer au foot, faire du vélo, écouter de la musique… J’ai commencé la guitare vers 11 ans et peu de temps après j’ai participé à des jams avec des amis et joué pour des groupes, ce que je continue aujourd’hui. »

Quand as-tu commencé à voyager ? Où es-tu allé?

« Je suppose que j’ai vraiment commencé à voyager par moi-même lorsque j’étais ado, j’avais l’habitude d’aller à Edinburgh et Glasgow pour voir des groupes. En général on montait dans des trains sans tickets et on se planquait dans les toilettes lorsque le contrôleur passait. Presque à chaque fois on allait dans des auberges parce que c’était pas cher et facile. J’ai vu quelques extraordinaires groupes qui venaient de partout dans le monde pendant cette période et j’avais pour habitude de punaiser mes billets de concert sur un tableau dans ma chambre. A 18 ans je suis parti de la maison pour Perth où j’ai étudié la musique pendant 4 ans. Là-bas j’ai joué pour un groupe qui partait en tournée partout en Ecosse et dans le Nord de l’Angleterre. Depuis que je suis diplômé je n’ai pas arrêté de voyager et de jouer de la musique, j’ai joué dans des villes comme Barcelone, Amsterdam, Londres, Bucarest, Zurich, Seattle, New-York… »

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Si tu devais choisir, quel serait ton meilleur et ton pire souvenir?

« Me rendre a la Nouvelle Orléans et à New-York à toujours été un rêve pour moi, avoir la possibilité de jouer là-bas à été incroyable. Je m’y suis rendu lors d’une tournée de concerts de 6 semaines d’une côte des US à l’autre, de Seattle à New-York, inoubliable pour de nombreuses raisons. J’ai également beaucoup aimé la Roumanie, surtout Brasov en Transylvanie où j’ai joué deux fois. Lorsque j’ai commencé à faire de la guitare je n’aurais jamais pu imaginer que ça m’amènerait dans tant d’endroits mythiques.

Je suppose que je suis chanceux et n’ai pas vraiment de très mauvaises expériences lors de mes voyages. Je suis resté dans quelques auberges douteuses et ai échappé à de mauvaises situations ici et là. Mais aussi longtemps que vous serez sûr de vous et entouré de bonnes personnes, alors vous ne devriez pas avoir trop de problèmes. Devoir prendre sa guitare en tant que bagage à main dans l’avion peut être assez compliqué. Je suis devenu un maître à ce jeu, j’ai reçu une amende pour excès de bagage seulement une fois à l’aéroport de Bucharest. »

Que t’ont appris ses expériences? 

« J’ai appris à apprécier et à embrasser différentes cultures et qu’il est important de faire des efforts pour apprendre la langue car ça peut vous emmener loin. J’ai tellement appris sur les différents pays que j’ai visité et ce qui les différencie, leur histoire, nourriture, habitudes etc. J’ai aussi appris à me laisser aller sur les choses lorsque les conditions n’étaient pas les meilleures, qu’il s’agisse de dormir sur le sol ou de voyager en bus sur de longues distances. Certaines personnes ont le mal du pays, moi non. Être « chez moi » me rend malade. »

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Qu’est ce qui te plaît dans cette façon de vivre? 

« Je ne peux pas m’imaginer vivre ma vie autrement. J’aime la musique et j’aime voyager. Je suis chanceux car mes deux passions sont compatibles, je ne peux pas vraiment demander beaucoup plus. Bien que la musique est la principale raison qui me pousse à voyager elle tient une place insignifiante lorsqu’elle ne me prend que quelques heures dans une soirée. La meilleure partie ce sont toutes les choses cools que vous avez l’opportunité de voir, les personnes cools que vous rencontrez et les différentes cultures à apprendre. « 

Tu es musicien, c’est ta passion qui te pousse à voyager? 

« Je l’ai fait depuis tellement longtemps que c’est la seule chose que je connaisse. Quelques fois il me semble que toutes les autres choses de la vie me semble ennuyante si je les compare au fait que les seuls moments où je me sens heureux sont lorsque je suis sur la route. C’est comme une addiction. Il n’y a pas de meilleure sensation que lorsque vous vous rendez à une station de bus, de train ou un aéroport avec votre guitare en main. C’est pour cela que je vie. Si je devais arrêter de jouer de la musique je pense que j’aurais toujours le désir de voyager puisque que cette passion est indiscutablement aussi forte que ma passion pour la musique. »

Où te voit-tu dans le futur? 

« Je me vois continuant de voyager et de jouer de la musique dans le plus de places différentes, rencontrant d’autres gens et en apprenant le maximum sur le monde qu’il m’est possible. »

Innes Cardno : https://www.facebook.com/musicienmaudit

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traitOriginal text in English :

Can you describe a bit yourself ? Where do you come from, what was you doing there?

« My name is Innes Cardno I am a musician and guitar teacher. I am originally from Scotland but I have been living in Paris for over a year now. I was born in a city called Aberdeen, which is in the north east of Scotland. When I was a kid I suppose I did what most kids did back in those days, played on the streets, played football, rode bikes, listened to music. I started playing guitar when I was around 11 and soon after started jamming with my friends and playing in bands and have been ever since. »

When did you Start travelling ? Where did you go ?

« I suppose I properly started travelling on my own when I was a teenager and I used to go to Edinburgh and Glasgow to see bands. We used to quite often sneak on the train and hide in the toilets when the conductor came to inspect our tickets. We would almost always stay in hostels because it was cheap and easy. I seen some amazing bands from all around the world during that period and I used to keep all the tickets on a pin board in my room. When I was 18 I left home and moved to a city called Perth where I studied music for 4 years. There I played in a band and we used to travel regularly to play gigs all over Scotland and the north of England. Since graduating I have been travelling and playing music professionally pretty much non stop, playing in places like Barcelona, Amsterdam, London, Bucharest, Zurich, Seattle, New York. »

If you have to choose can you tell me your best memory and your worse.

« Going to New Orleans and New York had always been a dream of mine, so to finally go there and actually perform was unbelievable. That was during a 6 week coast-to-coast tour of the US form Seattle to New York, which was pretty unforgettable for a number of reasons. I also really loved Romania, particularly Brasov in Transylvania where I have performed twice. When I first started playing guitar I never realised it would take me to such far off almost mythical seeming places.

I guess I have been quite lucky and haven’t had too many really bad experiences while travelling. I have stayed in some pretty dodgy hostels and have had a few close calls here and there but as long as you have your wits about you and are with good people then you shouldn’t have too much problems. Getting your guitar on a plane as hand luggage can be tricky though. I have become a master at blagging my guitar on as hand luggage, only ever once receiving a fine in Bucharest airport for excess baggage. »

What did you learn about this experiences?

« I have learned to appreciate and embrace different cultures and that it is important to make an effort when it comes to the language as it goes a long way. I have learned so much about different countries and what defines them, their history, food, customs etc. I have also learned to just get on with things when conditions aren’t the greatest, whether it be sleeping on floors or travelling for long distances on buses. Some people get home sick, but not me. I just get sick of home. »

What did you like about this way of living?

« I couldn’t think of living my life any other way. I love music and I love travelling. Lucky for me the two of them go hand I hand so I couldn’t really ask for much more. Although the music is the main reason I travel it is almost such an insignificant part of it as it only takes up a few hours in the evening. It’s all the cool things you get to see, cool people you get to meet and the different cultures you learn about which is the best part. »

You are musician, Is it this passion which keep you traveling ?

« I have done it for so long it is all I really know. Sometimes it seems like everything else in life has become so boring in comparison and the only time I feel happy is when I am on the road.  It’s like an addiction. There is no greater feeling than heading towards a bus station, train station or airport with a guitar in your hand. It’s what I live for. If I was to stop playing music I think I would still have the desire to travel as travelling is arguably just as much of a passion of mine as music. »

Where do you see yourself in the futur?

« I see myself continuing to travel and play music in as many different places as possible, meeting new people and learning as much about the world as I can. »

https://www.facebook.com/musicienmaudit