BASIA

J’ai rencontré Basia lors de mon volontariat à Huertas del Abrilongo. Toujours en train de sourire ou de faire des blagues, un livre à la main. Et qui a pris grand soin de mon estomac pendant toute la durée de mon séjour. hihi

Parce que les raisons qui nous on amenés ici sont toutes différentes et donc intéressantes je voulais partager avec vous la sienne ici. 🙂

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©Aude-tte / Basia ❤

Peut-tu te décrire, d’où viens-tu, que faisait-tu à la Huertas del Abrilongo?

« Je suis une fille de 33 ans d’origine Polonaise. J’ai fait pas mal de choses différentes jusqu’ici. Par exemple, pendant plusieurs années j’ai tenté de finir mon doctorat de philosophie orientale (Ph.D.) Heureusement je ne l’ai pas terminé.

J’ai travaillé dans l’industrie du livre ses 10 dernières années entrecoupées de quelques pauses : gérer une librairie, organiser des rencontres avec des auteurs, des workshops etc. J’aime les livres d’images pour enfants et adultes et les bons livres en général. J’ai grandis en campagne et ressent toujours une forte connection avec la Nature.»

Pourquoi as-tu choisi de voyager avec Workaway?

« Hmm, à un moment je me suis rendu compte que la vie était ailleurs que dans les livres (même les bons). J’ai pris la decision d’essayer quelque chose de complètement différent de ma routine.

La variété est le piment de la vie et je veux l’expérimenter. Etre avec des gens différents, dans un lieu inconnu, faire des travaux nouveaux. De ressentir que je suis encore en train d’apprendre, vivre et apprécier le monde. Voila pourquoi j’ai décidé de voyager avec Workaway.»

Où est-tu allée et quand?

« Mon tout premier plan était de voyager en Asie – mon plus grand rêve. Mais ensuite j’ai commencé à avoir des craintes à l’idée de voyager seule. J’ai donc choisi l’Espagne – je ne sais toujours pas pourquoi…

Peut-être que l’impulsion viens de mes meilleurs amis. Des personnes complètement géniaux, fous, adorables, des artistes, ma famille de coeur. Ils avaient rêvé de s’installer un jour en Espagne pour plusieurs années. Si les gens que j’aime, aiment ce pays – ça doit être un signe positif. La question n’est pas toujours « Pourquoi? » mais « Pourquoi pas? » 🙂

Et donc en juin 2016, ne savant presque rien de l’Espagne, je suis arrivée dans le petit village de La Codosera (région d’Extremadura). Après deux mois je suis tombée amoureuse de cette place très spéciale, alors je suis retournée en Pologne pour terminer tous mes trucs de la vie non-fini et je suis retournée ici, au milieu de nulle part. Heureuse, libre avec pleins de projets pour le futur. Peut-être que c’est mon année sabbatique très tardive, peut-être quelque chose de plus. Actuellement je suis assez sûre qu’il y a quelque chose de plus. »

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©Aude-tte / Basia

Parles moi de tes autres expériences, ton meilleur souvenir et ton pire?

« Je ne pense pas qu’il y ai de bons ou de mauvais souvenirs, plutôt difficile. Bien sûr je généralise mais plus ou moins. Vous ne pouvez jamais savoir quand quelque chose que vous pensiez être une mauvaise expérience fini par en être une bonne et précieuse, qui vous permet d’apprendre sur vous-même. Ceci est mon histoire.

Mon tout premier souvenir de la Huertas de Abrilongo n’était pas bon. Je ne me sentait vraiment pas sûre de moi, seule et quelque fois stupide. Tout était nouveau pour moi, mon anglais était merdique alors je préfèrais m’assoire seule pour lire des livres plutôt que d’essayer d’en apprendre plus sur les personnes ou le lieu. J’avais le sentiment que tout ce que j’était en train de faire – je le faisais mal.

Mais une semaine est passée et j’ai commencé à surmonter ma façon de penser pas à pas et à me sentir très, très, même extrêmement heureuse (et je le suis toujours !!!). Grâce à cet endroit, aux gens que j’ai rencontrés et à ceux que je rencontre encore, enfin et surtout grâce au meilleur des hôtes Javier – l’une des meilleures personne que j’ai connue. Vous avez les deux – ma pire et ma meilleure expérience.»

Parles moi de la « Huertas del Abrilongo », à quoi ressemble une journée type ?

« Ce à quoi va ressembler une journée à la Huertas del Abrilongo dépend de la saison – c’est différent en été, différent à l’automne et en hiver (j’attends toujours le printemps ;)).

Nous commençons à travailler le matin, plus ou moins pendant cinq heures. Ensuite nous préparons un gros déjeuner : Couper des trucs, cuisiner et s’amuser à la cuisine. Après ça, en été, alors qu’il fait trop chaud pour penser ou vivre, nous faisons une sieste de deux heures. Après la confusion post-sieste vous êtes comme un nouveau né et pouvez faire ce que vous souhaitez. Parler avec les gens, lire un livre, sortir.

En Hiver tout est plus lent, vous essayez de faire le plus de choses qu’il est possible de faire (ce qui est assez facile dans un lieu comme celui la – il y a toujours quelque chose qui doit être fait) – ce qui est beaucoup mieux que de rester assis à trembler de froid. Et c’est tout aussi cool – le cercle de la vie. Chaque saison possède ses propres règles.»

Qu’as-tu appris à propos de cette expérience?

« La chose la plus importante dans cette façon de vivre est d’être proche de la nature et d’être capable d’apprécier la vie dans sa simplicité. Rester concentrée sur cela est très important. Ne pas être en permanence en rush ou distraite par des choses inutiles. Et aussi apprendre – chaque jour est une opportunitée d’apprendre quelque chose de nouveau – sur vous-même, sur le monde, comment allumer un feu ou cuisiner quelque chose de nouveau. Et bien sûr – LES RENCONTRES – mais c’est évident.»

Recommanderais-tu cette façon de voyager aux autres?

« Je recommande absolument à tout le monde de voyager de cette manière. Vous pouvez apprendre tellement plus qu’en voyageant de façon classique. Vous devez également être ouvert et prêt pour des environnements différents, et être conscient que ça peut être parfois difficile, loin de ce que vous aviez imaginé et que l’eau de la douche peut être extrêmement froide. Mais ça en vaut la peine, au moins une fois dans votre vie ! Vous ne le regretterez pas !»

Où te vois-tu dans le futur?

« Je ne suis toujours pas certaine de ce que je veux vraiment. J’essaye de ne pas y penser trop, j’espère qu’un jour la réponse viendra à moi naturellement. Je ne peux plus m’imaginer vivre en ville.

Lorsque je pense au futur je vois une grande maison à la montagne (avec un petit potager bien sûr), au milieu d’une forêt, toujours remplie de gens que j’aime, pleine d’amis, ma famille, de personnes rencontrées sur la route. Une maison pleine de vie, de fun et d’amour. Mais d’abord je veux voyager encore un peu plus.»

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Huertas del Abrilongo

traitOriginal text in English :

Can you describe a bit yourself ? Where do you come from, what was you doing there?

« I am 33 years old girl from Poland. I had been doing many different things there. For  few years for example I was trying to finish my Phd in eastern philosophy. Fortunately – I have  not finished it.

I had worked in the book industry for the last ten years with some breaks : running a bookstore, organizing meetings with authors, workshops and so on. I love picturebooks for childrens and adults and generally speaking good books. I was growing up on countryside and still feel very strong connection with the Nature. »

Why did you choose to travel via workaway?

« But at some point I realized that life is somewhere else than in (even good) books. I decided to try something completely different from my everyday reality. 

Variety is the spice of life and I want to experience this. Differents peoples , surroundings, tasks. To feel that I am still learning, living and enjoying the world. That`s why I decided to travel via workaway. »

Where did you go and when?

« My very first plan was to travel through Asia – my biggest dream. But then I felt a little insecure about traveling alone there at the beginning of my journey. So I choose Spain – still do not know why..

Maybe the impulse came from my best friends. Absolutely amazing, crazy, lovely peoples, artists, family. They have been dreaming of moving to Spain one day for many years. If people who I love, love this country – that must be a good sign. The question isn’t always « Why » but « Why not »? 🙂

So in June of 2016, knowing almost nothing about Spain, I went to the small village of La Codosera (Extremadura region). After two months I fell in love with this very special place so I came back to Poland to finish some unfinished life stuffs and now here I am again. In the middle of nowhere. Happy, free with open plans for future. Maybe that is my very late gap year maybe something more. Actually I am pretty sure that it’s something more. »

Talk me about the other expériences, your best memory and your worse?

« I think there is not good or bad experiences, rather difficult. Of course I generalize but « mas o menos ».You never know if something you find as a bad experience in the end it will turn out to be really good and precious, from which you can learn something about yourself. And that is my story.

My very first memory from Huertas was not good. I felt very insecure, alone and sometimes stupid. Everything was new for me, my English was crappy so I preferred to sit alone and read a book instead of trying to get to know peoples and place. I had a feeling that everything I was doing – I was doing it wrong.

But one week passed and I started to overcome my way of thinking step by step and feel very, very, even extremely happy (and I am still !!!). Because of the place, because of the peoples who I met and still meeting and last but not least because of the best host ever Javier – one of the best people I have ever known. So here you are both – my worst and best experience. » 

Tell me about the « Huertas del Abrilongo », basically how your day look like?

« How the day in huertas looks like mostly depend on the season – different in the summer, different in the autumn and winter (I am still waiting for the spring ;)).

We start working in the morning, more or less for 5 hours. Then we prepare a big lunch : chopping stuff, cooking and having fun in the kitchen. After that, in the summer, when it’s so hot that you can barely think and live, we have a siesta and sleep for two hours. After post-siesta confusion you are like a new-born and you can do whatever you want. Talking with people, reading a book, going for clubbing .

In winter everything is slower, you try to find as many things to do as possible (it is quite easy at place like here – always is something which has to be done ) – which is much better than sitting and shivering with cold. And this is also cool – circle of life. Every season has its own rules.»

Did you enjoy it and why? What did you learn about this experience?

« The most precious thing in this way of living is being close to the nature and being able to appreciate life in its simplicity. Being focus on this what is really important. Not being permanently in rush and distracted by unnecessary stuff. And also learning – every day is a good chance to learn something new – about yourself, about world or how to start a fire or cook sth new. And of course – PEOPLE – but it is obvious.»

Will you recommend to other people to travel this way?

« I absolutely recommend this way of traveling to everybody. You can experience much more than traveling in common way. You also should be open and prepared for different surroundings, maybe some difficulties and have to be aware that sometimes can be tough, different that your expectations and the water in the shower might be extremely cold. But it’s worth to do this at least once in your life ! You will not regret! »

Where do you see yourself in the future?

« I am still not sure what I really want to do. Try not to think too much, live, enjoy and hope that one day it will come to me naturally. I cannot imagine myself living in the city any longer.

When I am thinking about future I see a big house in the mountain (with small vegetable garden of course), in the middle of forest, always full of people who I love, full of friends, family, people who I met on the road. House full of life, fun and love. But first I want to travel a little bit more.»

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INNES

J’ai pensé ce blog comme un partage d’expériences de voyages et de projets artistiques et/ou solidaires. Afin de répandre l’état d’esprit du voyage et pas seulement mes expériences. Lorsque je suis partie en vadrouille j’ai sous-loué mon appartement à Innes et ai donc naturellement pensé à lui pour un article : musicien et professeur de guitare Ecossais il est venu tenter sa chance à Paris. 

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©Aude-tte

Décris-toi un peu, d’où viens tu, pourquoi es-tu venu à Paris ?

« Je m’appelle Innes Cardno, je suis musicien et prof de guitare. Je suis originaire d’Ecosse mais ai vécu à Paris pendant plus d’un an maintenant. Je suis née dans la ville d’Aberdeen, au Nord-Est de l’écosse. Quand j’étais gamin je suppose que j’ai fait les même choses que les gosses d’aujourd’hui, traîner dans la rue, jouer au foot, faire du vélo, écouter de la musique… J’ai commencé la guitare vers 11 ans et peu de temps après j’ai participé à des jams avec des amis et joué pour des groupes, ce que je continue aujourd’hui. »

Quand as-tu commencé à voyager ? Où es-tu allé?

« Je suppose que j’ai vraiment commencé à voyager par moi-même lorsque j’étais ado, j’avais l’habitude d’aller à Edinburgh et Glasgow pour voir des groupes. En général on montait dans des trains sans tickets et on se planquait dans les toilettes lorsque le contrôleur passait. Presque à chaque fois on allait dans des auberges parce que c’était pas cher et facile. J’ai vu quelques extraordinaires groupes qui venaient de partout dans le monde pendant cette période et j’avais pour habitude de punaiser mes billets de concert sur un tableau dans ma chambre. A 18 ans je suis parti de la maison pour Perth où j’ai étudié la musique pendant 4 ans. Là-bas j’ai joué pour un groupe qui partait en tournée partout en Ecosse et dans le Nord de l’Angleterre. Depuis que je suis diplômé je n’ai pas arrêté de voyager et de jouer de la musique, j’ai joué dans des villes comme Barcelone, Amsterdam, Londres, Bucarest, Zurich, Seattle, New-York… »

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Si tu devais choisir, quel serait ton meilleur et ton pire souvenir?

« Me rendre a la Nouvelle Orléans et à New-York à toujours été un rêve pour moi, avoir la possibilité de jouer là-bas à été incroyable. Je m’y suis rendu lors d’une tournée de concerts de 6 semaines d’une côte des US à l’autre, de Seattle à New-York, inoubliable pour de nombreuses raisons. J’ai également beaucoup aimé la Roumanie, surtout Brasov en Transylvanie où j’ai joué deux fois. Lorsque j’ai commencé à faire de la guitare je n’aurais jamais pu imaginer que ça m’amènerait dans tant d’endroits mythiques.

Je suppose que je suis chanceux et n’ai pas vraiment de très mauvaises expériences lors de mes voyages. Je suis resté dans quelques auberges douteuses et ai échappé à de mauvaises situations ici et là. Mais aussi longtemps que vous serez sûr de vous et entouré de bonnes personnes, alors vous ne devriez pas avoir trop de problèmes. Devoir prendre sa guitare en tant que bagage à main dans l’avion peut être assez compliqué. Je suis devenu un maître à ce jeu, j’ai reçu une amende pour excès de bagage seulement une fois à l’aéroport de Bucharest. »

Que t’ont appris ses expériences? 

« J’ai appris à apprécier et à embrasser différentes cultures et qu’il est important de faire des efforts pour apprendre la langue car ça peut vous emmener loin. J’ai tellement appris sur les différents pays que j’ai visité et ce qui les différencie, leur histoire, nourriture, habitudes etc. J’ai aussi appris à me laisser aller sur les choses lorsque les conditions n’étaient pas les meilleures, qu’il s’agisse de dormir sur le sol ou de voyager en bus sur de longues distances. Certaines personnes ont le mal du pays, moi non. Être « chez moi » me rend malade. »

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Qu’est ce qui te plaît dans cette façon de vivre? 

« Je ne peux pas m’imaginer vivre ma vie autrement. J’aime la musique et j’aime voyager. Je suis chanceux car mes deux passions sont compatibles, je ne peux pas vraiment demander beaucoup plus. Bien que la musique est la principale raison qui me pousse à voyager elle tient une place insignifiante lorsqu’elle ne me prend que quelques heures dans une soirée. La meilleure partie ce sont toutes les choses cools que vous avez l’opportunité de voir, les personnes cools que vous rencontrez et les différentes cultures à apprendre. « 

Tu es musicien, c’est ta passion qui te pousse à voyager? 

« Je l’ai fait depuis tellement longtemps que c’est la seule chose que je connaisse. Quelques fois il me semble que toutes les autres choses de la vie me semble ennuyante si je les compare au fait que les seuls moments où je me sens heureux sont lorsque je suis sur la route. C’est comme une addiction. Il n’y a pas de meilleure sensation que lorsque vous vous rendez à une station de bus, de train ou un aéroport avec votre guitare en main. C’est pour cela que je vie. Si je devais arrêter de jouer de la musique je pense que j’aurais toujours le désir de voyager puisque que cette passion est indiscutablement aussi forte que ma passion pour la musique. »

Où te voit-tu dans le futur? 

« Je me vois continuant de voyager et de jouer de la musique dans le plus de places différentes, rencontrant d’autres gens et en apprenant le maximum sur le monde qu’il m’est possible. »

Innes Cardno : https://www.facebook.com/musicienmaudit

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traitOriginal text in English :

Can you describe a bit yourself ? Where do you come from, what was you doing there?

« My name is Innes Cardno I am a musician and guitar teacher. I am originally from Scotland but I have been living in Paris for over a year now. I was born in a city called Aberdeen, which is in the north east of Scotland. When I was a kid I suppose I did what most kids did back in those days, played on the streets, played football, rode bikes, listened to music. I started playing guitar when I was around 11 and soon after started jamming with my friends and playing in bands and have been ever since. »

When did you Start travelling ? Where did you go ?

« I suppose I properly started travelling on my own when I was a teenager and I used to go to Edinburgh and Glasgow to see bands. We used to quite often sneak on the train and hide in the toilets when the conductor came to inspect our tickets. We would almost always stay in hostels because it was cheap and easy. I seen some amazing bands from all around the world during that period and I used to keep all the tickets on a pin board in my room. When I was 18 I left home and moved to a city called Perth where I studied music for 4 years. There I played in a band and we used to travel regularly to play gigs all over Scotland and the north of England. Since graduating I have been travelling and playing music professionally pretty much non stop, playing in places like Barcelona, Amsterdam, London, Bucharest, Zurich, Seattle, New York. »

If you have to choose can you tell me your best memory and your worse.

« Going to New Orleans and New York had always been a dream of mine, so to finally go there and actually perform was unbelievable. That was during a 6 week coast-to-coast tour of the US form Seattle to New York, which was pretty unforgettable for a number of reasons. I also really loved Romania, particularly Brasov in Transylvania where I have performed twice. When I first started playing guitar I never realised it would take me to such far off almost mythical seeming places.

I guess I have been quite lucky and haven’t had too many really bad experiences while travelling. I have stayed in some pretty dodgy hostels and have had a few close calls here and there but as long as you have your wits about you and are with good people then you shouldn’t have too much problems. Getting your guitar on a plane as hand luggage can be tricky though. I have become a master at blagging my guitar on as hand luggage, only ever once receiving a fine in Bucharest airport for excess baggage. »

What did you learn about this experiences?

« I have learned to appreciate and embrace different cultures and that it is important to make an effort when it comes to the language as it goes a long way. I have learned so much about different countries and what defines them, their history, food, customs etc. I have also learned to just get on with things when conditions aren’t the greatest, whether it be sleeping on floors or travelling for long distances on buses. Some people get home sick, but not me. I just get sick of home. »

What did you like about this way of living?

« I couldn’t think of living my life any other way. I love music and I love travelling. Lucky for me the two of them go hand I hand so I couldn’t really ask for much more. Although the music is the main reason I travel it is almost such an insignificant part of it as it only takes up a few hours in the evening. It’s all the cool things you get to see, cool people you get to meet and the different cultures you learn about which is the best part. »

You are musician, Is it this passion which keep you traveling ?

« I have done it for so long it is all I really know. Sometimes it seems like everything else in life has become so boring in comparison and the only time I feel happy is when I am on the road.  It’s like an addiction. There is no greater feeling than heading towards a bus station, train station or airport with a guitar in your hand. It’s what I live for. If I was to stop playing music I think I would still have the desire to travel as travelling is arguably just as much of a passion of mine as music. »

Where do you see yourself in the futur?

« I see myself continuing to travel and play music in as many different places as possible, meeting new people and learning as much about the world as I can. »

https://www.facebook.com/musicienmaudit