LAS HERRARIAS

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©Aude-tte / Las Herrarias

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J’ai passé trois semaines dans ce paisible village, sur le chemin de Compostelle. Je n’avais rien prévu, c’est Sam un américain rencontré devant l’entrée de mon auberge de jeunesse à Madrid et avec qui j’ai gardé contact qui m’avait alors donné ce plan. Au pied de la rivière, encerclé de montagne le village vie au rythme des pèlerins à l’assaut de Compostelle. Les journées sont paisibles, la nourriture (surtout le pain noir) et le vin très bon.

L’auberge peut accueillir jusque dix-huit pèlerins. Chaque jour ce sont des marcheurs de tous les pays qui viennent chercher un peu de repos, Américains, Canadiens, Italiens, Coréens, Suédois, Français, Espagnols, Belges… Seul ou en groupe ils marchent parfois depuis plusieurs mois et chacun possède ses raisons propres de réaliser ce pèlerinage.

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©Aude-tte
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©Aude-tte
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©Aude-tte
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©Aude-tte

 

De mon temps libre, je dessine et marche dans les montagnes alentours. Les couleurs de l’automne amplifient la poésie de ses forêts. Lors d’une de mes excursions je me suis perdue sur les hauteurs d’une montagne, je me suis sentie alors comme seule au monde, mon estomac affamé m’a aidé à retrouver le chemin de l’auberge.

Nous échangeons chaque jour avec les pèlerins qui ont décidés de faire une halte à Las Herrarias avant d’affronter l’ascension d’O Cebreiro. Je me souviens d’un qui c’était fixé comme but de marcher 1980 kilomètres (son année de naissance) pour arriver à Compostelle. Un autre marchait depuis Paris, un autre depuis Anvers…

 

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©Aude-tte
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©Aude-tte

traitIllustrations réalisées à Las Herrarias

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©Aude-tte / Chaton San Julian
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©Aude-tte

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BASIA

J’ai rencontré Basia lors de mon volontariat à Huertas del Abrilongo. Toujours en train de sourire ou de faire des blagues, un livre à la main. Et qui a pris grand soin de mon estomac pendant toute la durée de mon séjour. hihi

Parce que les raisons qui nous on amenés ici sont toutes différentes et donc intéressantes je voulais partager avec vous la sienne ici. 🙂

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©Aude-tte / Basia ❤

Peut-tu te décrire, d’où viens-tu, que faisait-tu à la Huertas del Abrilongo?

« Je suis une fille de 33 ans d’origine Polonaise. J’ai fait pas mal de choses différentes jusqu’ici. Par exemple, pendant plusieurs années j’ai tenté de finir mon doctorat de philosophie orientale (Ph.D.) Heureusement je ne l’ai pas terminé.

J’ai travaillé dans l’industrie du livre ses 10 dernières années entrecoupées de quelques pauses : gérer une librairie, organiser des rencontres avec des auteurs, des workshops etc. J’aime les livres d’images pour enfants et adultes et les bons livres en général. J’ai grandis en campagne et ressent toujours une forte connection avec la Nature.»

Pourquoi as-tu choisi de voyager avec Workaway?

« Hmm, à un moment je me suis rendu compte que la vie était ailleurs que dans les livres (même les bons). J’ai pris la decision d’essayer quelque chose de complètement différent de ma routine.

La variété est le piment de la vie et je veux l’expérimenter. Etre avec des gens différents, dans un lieu inconnu, faire des travaux nouveaux. De ressentir que je suis encore en train d’apprendre, vivre et apprécier le monde. Voila pourquoi j’ai décidé de voyager avec Workaway.»

Où est-tu allée et quand?

« Mon tout premier plan était de voyager en Asie – mon plus grand rêve. Mais ensuite j’ai commencé à avoir des craintes à l’idée de voyager seule. J’ai donc choisi l’Espagne – je ne sais toujours pas pourquoi…

Peut-être que l’impulsion viens de mes meilleurs amis. Des personnes complètement géniaux, fous, adorables, des artistes, ma famille de coeur. Ils avaient rêvé de s’installer un jour en Espagne pour plusieurs années. Si les gens que j’aime, aiment ce pays – ça doit être un signe positif. La question n’est pas toujours « Pourquoi? » mais « Pourquoi pas? » 🙂

Et donc en juin 2016, ne savant presque rien de l’Espagne, je suis arrivée dans le petit village de La Codosera (région d’Extremadura). Après deux mois je suis tombée amoureuse de cette place très spéciale, alors je suis retournée en Pologne pour terminer tous mes trucs de la vie non-fini et je suis retournée ici, au milieu de nulle part. Heureuse, libre avec pleins de projets pour le futur. Peut-être que c’est mon année sabbatique très tardive, peut-être quelque chose de plus. Actuellement je suis assez sûre qu’il y a quelque chose de plus. »

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©Aude-tte / Basia

Parles moi de tes autres expériences, ton meilleur souvenir et ton pire?

« Je ne pense pas qu’il y ai de bons ou de mauvais souvenirs, plutôt difficile. Bien sûr je généralise mais plus ou moins. Vous ne pouvez jamais savoir quand quelque chose que vous pensiez être une mauvaise expérience fini par en être une bonne et précieuse, qui vous permet d’apprendre sur vous-même. Ceci est mon histoire.

Mon tout premier souvenir de la Huertas de Abrilongo n’était pas bon. Je ne me sentait vraiment pas sûre de moi, seule et quelque fois stupide. Tout était nouveau pour moi, mon anglais était merdique alors je préfèrais m’assoire seule pour lire des livres plutôt que d’essayer d’en apprendre plus sur les personnes ou le lieu. J’avais le sentiment que tout ce que j’était en train de faire – je le faisais mal.

Mais une semaine est passée et j’ai commencé à surmonter ma façon de penser pas à pas et à me sentir très, très, même extrêmement heureuse (et je le suis toujours !!!). Grâce à cet endroit, aux gens que j’ai rencontrés et à ceux que je rencontre encore, enfin et surtout grâce au meilleur des hôtes Javier – l’une des meilleures personne que j’ai connue. Vous avez les deux – ma pire et ma meilleure expérience.»

Parles moi de la « Huertas del Abrilongo », à quoi ressemble une journée type ?

« Ce à quoi va ressembler une journée à la Huertas del Abrilongo dépend de la saison – c’est différent en été, différent à l’automne et en hiver (j’attends toujours le printemps ;)).

Nous commençons à travailler le matin, plus ou moins pendant cinq heures. Ensuite nous préparons un gros déjeuner : Couper des trucs, cuisiner et s’amuser à la cuisine. Après ça, en été, alors qu’il fait trop chaud pour penser ou vivre, nous faisons une sieste de deux heures. Après la confusion post-sieste vous êtes comme un nouveau né et pouvez faire ce que vous souhaitez. Parler avec les gens, lire un livre, sortir.

En Hiver tout est plus lent, vous essayez de faire le plus de choses qu’il est possible de faire (ce qui est assez facile dans un lieu comme celui la – il y a toujours quelque chose qui doit être fait) – ce qui est beaucoup mieux que de rester assis à trembler de froid. Et c’est tout aussi cool – le cercle de la vie. Chaque saison possède ses propres règles.»

Qu’as-tu appris à propos de cette expérience?

« La chose la plus importante dans cette façon de vivre est d’être proche de la nature et d’être capable d’apprécier la vie dans sa simplicité. Rester concentrée sur cela est très important. Ne pas être en permanence en rush ou distraite par des choses inutiles. Et aussi apprendre – chaque jour est une opportunitée d’apprendre quelque chose de nouveau – sur vous-même, sur le monde, comment allumer un feu ou cuisiner quelque chose de nouveau. Et bien sûr – LES RENCONTRES – mais c’est évident.»

Recommanderais-tu cette façon de voyager aux autres?

« Je recommande absolument à tout le monde de voyager de cette manière. Vous pouvez apprendre tellement plus qu’en voyageant de façon classique. Vous devez également être ouvert et prêt pour des environnements différents, et être conscient que ça peut être parfois difficile, loin de ce que vous aviez imaginé et que l’eau de la douche peut être extrêmement froide. Mais ça en vaut la peine, au moins une fois dans votre vie ! Vous ne le regretterez pas !»

Où te vois-tu dans le futur?

« Je ne suis toujours pas certaine de ce que je veux vraiment. J’essaye de ne pas y penser trop, j’espère qu’un jour la réponse viendra à moi naturellement. Je ne peux plus m’imaginer vivre en ville.

Lorsque je pense au futur je vois une grande maison à la montagne (avec un petit potager bien sûr), au milieu d’une forêt, toujours remplie de gens que j’aime, pleine d’amis, ma famille, de personnes rencontrées sur la route. Une maison pleine de vie, de fun et d’amour. Mais d’abord je veux voyager encore un peu plus.»

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Huertas del Abrilongo

traitOriginal text in English :

Can you describe a bit yourself ? Where do you come from, what was you doing there?

« I am 33 years old girl from Poland. I had been doing many different things there. For  few years for example I was trying to finish my Phd in eastern philosophy. Fortunately – I have  not finished it.

I had worked in the book industry for the last ten years with some breaks : running a bookstore, organizing meetings with authors, workshops and so on. I love picturebooks for childrens and adults and generally speaking good books. I was growing up on countryside and still feel very strong connection with the Nature. »

Why did you choose to travel via workaway?

« But at some point I realized that life is somewhere else than in (even good) books. I decided to try something completely different from my everyday reality. 

Variety is the spice of life and I want to experience this. Differents peoples , surroundings, tasks. To feel that I am still learning, living and enjoying the world. That`s why I decided to travel via workaway. »

Where did you go and when?

« My very first plan was to travel through Asia – my biggest dream. But then I felt a little insecure about traveling alone there at the beginning of my journey. So I choose Spain – still do not know why..

Maybe the impulse came from my best friends. Absolutely amazing, crazy, lovely peoples, artists, family. They have been dreaming of moving to Spain one day for many years. If people who I love, love this country – that must be a good sign. The question isn’t always « Why » but « Why not »? 🙂

So in June of 2016, knowing almost nothing about Spain, I went to the small village of La Codosera (Extremadura region). After two months I fell in love with this very special place so I came back to Poland to finish some unfinished life stuffs and now here I am again. In the middle of nowhere. Happy, free with open plans for future. Maybe that is my very late gap year maybe something more. Actually I am pretty sure that it’s something more. »

Talk me about the other expériences, your best memory and your worse?

« I think there is not good or bad experiences, rather difficult. Of course I generalize but « mas o menos ».You never know if something you find as a bad experience in the end it will turn out to be really good and precious, from which you can learn something about yourself. And that is my story.

My very first memory from Huertas was not good. I felt very insecure, alone and sometimes stupid. Everything was new for me, my English was crappy so I preferred to sit alone and read a book instead of trying to get to know peoples and place. I had a feeling that everything I was doing – I was doing it wrong.

But one week passed and I started to overcome my way of thinking step by step and feel very, very, even extremely happy (and I am still !!!). Because of the place, because of the peoples who I met and still meeting and last but not least because of the best host ever Javier – one of the best people I have ever known. So here you are both – my worst and best experience. » 

Tell me about the « Huertas del Abrilongo », basically how your day look like?

« How the day in huertas looks like mostly depend on the season – different in the summer, different in the autumn and winter (I am still waiting for the spring ;)).

We start working in the morning, more or less for 5 hours. Then we prepare a big lunch : chopping stuff, cooking and having fun in the kitchen. After that, in the summer, when it’s so hot that you can barely think and live, we have a siesta and sleep for two hours. After post-siesta confusion you are like a new-born and you can do whatever you want. Talking with people, reading a book, going for clubbing .

In winter everything is slower, you try to find as many things to do as possible (it is quite easy at place like here – always is something which has to be done ) – which is much better than sitting and shivering with cold. And this is also cool – circle of life. Every season has its own rules.»

Did you enjoy it and why? What did you learn about this experience?

« The most precious thing in this way of living is being close to the nature and being able to appreciate life in its simplicity. Being focus on this what is really important. Not being permanently in rush and distracted by unnecessary stuff. And also learning – every day is a good chance to learn something new – about yourself, about world or how to start a fire or cook sth new. And of course – PEOPLE – but it is obvious.»

Will you recommend to other people to travel this way?

« I absolutely recommend this way of traveling to everybody. You can experience much more than traveling in common way. You also should be open and prepared for different surroundings, maybe some difficulties and have to be aware that sometimes can be tough, different that your expectations and the water in the shower might be extremely cold. But it’s worth to do this at least once in your life ! You will not regret! »

Where do you see yourself in the future?

« I am still not sure what I really want to do. Try not to think too much, live, enjoy and hope that one day it will come to me naturally. I cannot imagine myself living in the city any longer.

When I am thinking about future I see a big house in the mountain (with small vegetable garden of course), in the middle of forest, always full of people who I love, full of friends, family, people who I met on the road. House full of life, fun and love. But first I want to travel a little bit more.»

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HUERTAS DEL ABRILONGO

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©Aude-tte / Autour de Huertas del Abrilongo

27 septembre j’arrive à Badajoz où Javier viens me récupérer le soir après sa journée de travail sur le marché. Il fait nuit, je ne sais pas où je vais atterrir et suis à la fois excitée et inquiète. Sur le trajet Javier se montre très bienveillant avec moi, j’essaye de communiquer le plus possible en espagnol ce qui est assez drôle parfois. Nous arrivons, il m’installe dans la caravane et nous nous disons au lendemain. Comme je viens d’arriver et qu’il est tard je n’ai pas d’horaires, je me lèverait donc tranquillement le lendemain. Je fais connaissance avec les habitants un à un. Lorsque je suis arrivée il y avait Lucie, Vroni et son ami sur le départ, et Basia, Lorenzo, Alberthe qui resteront la durée de mon séjour, puis quelques jours après son arrivées Chiara puis Ana. Nous sommes alors devenus une famille et je sais que nous nous reverrons un jour ou l’autre 🙂

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©Aude-tte / La maison du bonheur
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Chiara qui m’a offert un fou rire par soir, Basia qui a rempli mon estomac et Ana mon acolyte artistique ❤

Pendant trois semaines, ce volontariat a été pour moi une re-découverte de la nature et du confort. J’ai réalisé à quelle point l’eau est importante et combien nous l’utilisons plus que nécessaire. Dans cette maison il n’y a pas l’eau courante : pour la vaisselle, se laver et nettoyer ses vêtements on utilise l’eau de l’étang en contrebas, pour boire et faire la cuisine il faut aller la chercher à une source naturelle à 10min à pied du terrain. Pas besoin de vous préciser que les toilettes était des toilettes sèches ! Il y a l’électricité mais pas de radiateurs, lorsqu’il faisait vraiment trop froid on pouvait faire un feu. Je dormais dans la caravane avec Chiara (donc pas de possibilité de faire de feu) mais après tout, trois couvertures et un bon jogging font très bien l’affaire.

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©Aude-tte / Les toilettes de l’Amour

Nous travaillons cinq jours sur sept, le matin à l’entretien du potager en général de 8h à 13h. Planter, récolter, retirer les mauvaises herbes, déplacer la terre, arroser, préparer les légumes.. le tout sur fond de musique relaxante. Ce « huertas » a pour particularité d’être une permaculture, écologique et biologique, pas de pesticides ni d’engrais et la majorité du travail ce fait à la main. En plus du travail au jardin nous devons nous occuper des poules et des canards chaque matin et soir, récolter les oeufs et leur donner des graines. Et chaque semaine, le « Shitty day » où nous devions nettoyer le poulailler (qui sera le même que pour nos toilettes d’ailleurs pour bien en faire une journée de …). Plutôt la belle vie donc ! Si le projet vous intéresse vous pouvez le retrouvez sur le site wordpress 🙂

Lors de nos temps libres nous étions tout le temps dehors, à profiter du soleil, lire, dessiner, se balader, manger.. (Exception de la pluie mais par chance je n’en ai pas eu beaucoup). Pas de technologie non plus, le réseau ne captait pas vraiment car proche de la frontière avec le Portugal et donc il y avait des interférences. Mais pas de problèmes, lorsque nécessaire, nous faisions une mission « wifi » au village le plus proche, La Codosera, situé à quarante minutes de marche dans les collines. De une à deux fois la semaine car c’était l’occasion pour nous de boire une bière et d’acheter du chocolat.

Nous avons aussi fait la fête à La Codosera, puisque Ana revenait une deuxième fois à la Huertas et qu’elle s’y était fait des amis, qui sont aussi devenus les nôtres. Ils venaient nous rendre visite le week-end et nous allions faire la fête et/ou faire des randonnés dans les environs. Nous avons beaucoup ris et même si mon espagnol n’était pas encore clair ils étaient très bienveillants. Si vous lisez ses lignes, Merci !

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©Aude-tte / Huertas del Abrilongo
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©Aude-tte / Un légume
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©Aude-tte  / Permaculture

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La nourriture était constituée principalement des bons légumes du potager et les denrées de base riz, pâtes, lentilles etc fournies par Javier. Parce que je ne sais pas cuisiner je faisais la vaisselle mais heureusement les autres nous ont régalés. Basia, « Queen of the kitchen », avec ses soupes, humus, salades, gâteaux… et mon préféré les frites de patates, de « calabacín » et tranche d’oignon au four… Chiara nous a préparé de véritables pizzas italiennes et Ana des burritos/fajitas mexicain(e)s, le tout fait à la main pâtes comprises ! Un vrai voyage culinaire en soi, je bave rien que de m’en souvenir.

 

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©Aude-tte / Bobby

traitJ’y ai passé la dernière semaine de mon volontariat à peindre un mur dans le potager. Grâce à Basia qui m’a poussée à montrer mes dessins à Javier 🙂 Ma toute première fresque ! Il me donne carte blanche, ce sera donc des oiseaux ! A l’aide de livres sur la faune et la flore de la région je réalise d’abord des croquis (beaucoup) puis sélectionne au fur et à mesure lesquels finiront sur le mur.

 

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©Aude-tte / Le mur final

 

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©Aude-tte
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©Aude-tte / Poulette
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©Aude-tte
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©Aude-tte
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©Aude-tte
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©Aude-tte

 

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©Aude-tte

traitCroquis bonus de la maison

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Pour retrouver Huertas del Abrilongo

Le site wordpress, le blog ,le lien workaway ou sur Facebook

INNES

J’ai pensé ce blog comme un partage d’expériences de voyages et de projets artistiques et/ou solidaires. Afin de répandre l’état d’esprit du voyage et pas seulement mes expériences. Lorsque je suis partie en vadrouille j’ai sous-loué mon appartement à Innes et ai donc naturellement pensé à lui pour un article : musicien et professeur de guitare Ecossais il est venu tenter sa chance à Paris. 

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©Aude-tte

Décris-toi un peu, d’où viens tu, pourquoi es-tu venu à Paris ?

« Je m’appelle Innes Cardno, je suis musicien et prof de guitare. Je suis originaire d’Ecosse mais ai vécu à Paris pendant plus d’un an maintenant. Je suis née dans la ville d’Aberdeen, au Nord-Est de l’écosse. Quand j’étais gamin je suppose que j’ai fait les même choses que les gosses d’aujourd’hui, traîner dans la rue, jouer au foot, faire du vélo, écouter de la musique… J’ai commencé la guitare vers 11 ans et peu de temps après j’ai participé à des jams avec des amis et joué pour des groupes, ce que je continue aujourd’hui. »

Quand as-tu commencé à voyager ? Où es-tu allé?

« Je suppose que j’ai vraiment commencé à voyager par moi-même lorsque j’étais ado, j’avais l’habitude d’aller à Edinburgh et Glasgow pour voir des groupes. En général on montait dans des trains sans tickets et on se planquait dans les toilettes lorsque le contrôleur passait. Presque à chaque fois on allait dans des auberges parce que c’était pas cher et facile. J’ai vu quelques extraordinaires groupes qui venaient de partout dans le monde pendant cette période et j’avais pour habitude de punaiser mes billets de concert sur un tableau dans ma chambre. A 18 ans je suis parti de la maison pour Perth où j’ai étudié la musique pendant 4 ans. Là-bas j’ai joué pour un groupe qui partait en tournée partout en Ecosse et dans le Nord de l’Angleterre. Depuis que je suis diplômé je n’ai pas arrêté de voyager et de jouer de la musique, j’ai joué dans des villes comme Barcelone, Amsterdam, Londres, Bucarest, Zurich, Seattle, New-York… »

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Si tu devais choisir, quel serait ton meilleur et ton pire souvenir?

« Me rendre a la Nouvelle Orléans et à New-York à toujours été un rêve pour moi, avoir la possibilité de jouer là-bas à été incroyable. Je m’y suis rendu lors d’une tournée de concerts de 6 semaines d’une côte des US à l’autre, de Seattle à New-York, inoubliable pour de nombreuses raisons. J’ai également beaucoup aimé la Roumanie, surtout Brasov en Transylvanie où j’ai joué deux fois. Lorsque j’ai commencé à faire de la guitare je n’aurais jamais pu imaginer que ça m’amènerait dans tant d’endroits mythiques.

Je suppose que je suis chanceux et n’ai pas vraiment de très mauvaises expériences lors de mes voyages. Je suis resté dans quelques auberges douteuses et ai échappé à de mauvaises situations ici et là. Mais aussi longtemps que vous serez sûr de vous et entouré de bonnes personnes, alors vous ne devriez pas avoir trop de problèmes. Devoir prendre sa guitare en tant que bagage à main dans l’avion peut être assez compliqué. Je suis devenu un maître à ce jeu, j’ai reçu une amende pour excès de bagage seulement une fois à l’aéroport de Bucharest. »

Que t’ont appris ses expériences? 

« J’ai appris à apprécier et à embrasser différentes cultures et qu’il est important de faire des efforts pour apprendre la langue car ça peut vous emmener loin. J’ai tellement appris sur les différents pays que j’ai visité et ce qui les différencie, leur histoire, nourriture, habitudes etc. J’ai aussi appris à me laisser aller sur les choses lorsque les conditions n’étaient pas les meilleures, qu’il s’agisse de dormir sur le sol ou de voyager en bus sur de longues distances. Certaines personnes ont le mal du pays, moi non. Être « chez moi » me rend malade. »

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Qu’est ce qui te plaît dans cette façon de vivre? 

« Je ne peux pas m’imaginer vivre ma vie autrement. J’aime la musique et j’aime voyager. Je suis chanceux car mes deux passions sont compatibles, je ne peux pas vraiment demander beaucoup plus. Bien que la musique est la principale raison qui me pousse à voyager elle tient une place insignifiante lorsqu’elle ne me prend que quelques heures dans une soirée. La meilleure partie ce sont toutes les choses cools que vous avez l’opportunité de voir, les personnes cools que vous rencontrez et les différentes cultures à apprendre. « 

Tu es musicien, c’est ta passion qui te pousse à voyager? 

« Je l’ai fait depuis tellement longtemps que c’est la seule chose que je connaisse. Quelques fois il me semble que toutes les autres choses de la vie me semble ennuyante si je les compare au fait que les seuls moments où je me sens heureux sont lorsque je suis sur la route. C’est comme une addiction. Il n’y a pas de meilleure sensation que lorsque vous vous rendez à une station de bus, de train ou un aéroport avec votre guitare en main. C’est pour cela que je vie. Si je devais arrêter de jouer de la musique je pense que j’aurais toujours le désir de voyager puisque que cette passion est indiscutablement aussi forte que ma passion pour la musique. »

Où te voit-tu dans le futur? 

« Je me vois continuant de voyager et de jouer de la musique dans le plus de places différentes, rencontrant d’autres gens et en apprenant le maximum sur le monde qu’il m’est possible. »

Innes Cardno : https://www.facebook.com/musicienmaudit

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traitOriginal text in English :

Can you describe a bit yourself ? Where do you come from, what was you doing there?

« My name is Innes Cardno I am a musician and guitar teacher. I am originally from Scotland but I have been living in Paris for over a year now. I was born in a city called Aberdeen, which is in the north east of Scotland. When I was a kid I suppose I did what most kids did back in those days, played on the streets, played football, rode bikes, listened to music. I started playing guitar when I was around 11 and soon after started jamming with my friends and playing in bands and have been ever since. »

When did you Start travelling ? Where did you go ?

« I suppose I properly started travelling on my own when I was a teenager and I used to go to Edinburgh and Glasgow to see bands. We used to quite often sneak on the train and hide in the toilets when the conductor came to inspect our tickets. We would almost always stay in hostels because it was cheap and easy. I seen some amazing bands from all around the world during that period and I used to keep all the tickets on a pin board in my room. When I was 18 I left home and moved to a city called Perth where I studied music for 4 years. There I played in a band and we used to travel regularly to play gigs all over Scotland and the north of England. Since graduating I have been travelling and playing music professionally pretty much non stop, playing in places like Barcelona, Amsterdam, London, Bucharest, Zurich, Seattle, New York. »

If you have to choose can you tell me your best memory and your worse.

« Going to New Orleans and New York had always been a dream of mine, so to finally go there and actually perform was unbelievable. That was during a 6 week coast-to-coast tour of the US form Seattle to New York, which was pretty unforgettable for a number of reasons. I also really loved Romania, particularly Brasov in Transylvania where I have performed twice. When I first started playing guitar I never realised it would take me to such far off almost mythical seeming places.

I guess I have been quite lucky and haven’t had too many really bad experiences while travelling. I have stayed in some pretty dodgy hostels and have had a few close calls here and there but as long as you have your wits about you and are with good people then you shouldn’t have too much problems. Getting your guitar on a plane as hand luggage can be tricky though. I have become a master at blagging my guitar on as hand luggage, only ever once receiving a fine in Bucharest airport for excess baggage. »

What did you learn about this experiences?

« I have learned to appreciate and embrace different cultures and that it is important to make an effort when it comes to the language as it goes a long way. I have learned so much about different countries and what defines them, their history, food, customs etc. I have also learned to just get on with things when conditions aren’t the greatest, whether it be sleeping on floors or travelling for long distances on buses. Some people get home sick, but not me. I just get sick of home. »

What did you like about this way of living?

« I couldn’t think of living my life any other way. I love music and I love travelling. Lucky for me the two of them go hand I hand so I couldn’t really ask for much more. Although the music is the main reason I travel it is almost such an insignificant part of it as it only takes up a few hours in the evening. It’s all the cool things you get to see, cool people you get to meet and the different cultures you learn about which is the best part. »

You are musician, Is it this passion which keep you traveling ?

« I have done it for so long it is all I really know. Sometimes it seems like everything else in life has become so boring in comparison and the only time I feel happy is when I am on the road.  It’s like an addiction. There is no greater feeling than heading towards a bus station, train station or airport with a guitar in your hand. It’s what I live for. If I was to stop playing music I think I would still have the desire to travel as travelling is arguably just as much of a passion of mine as music. »

Where do you see yourself in the futur?

« I see myself continuing to travel and play music in as many different places as possible, meeting new people and learning as much about the world as I can. »

https://www.facebook.com/musicienmaudit

CASA MUR DE ALUJAN

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©Aude-tte / Vue de ma fenêtre

traitPremière expérience Workaway, première destination en solitaire, première initiation a l’Espagnol.. La Casa Mur de Aluján à été mon point de départ dans ce voyage.

 

C’est Rafaël, le frère de Quino qui viens me chercher à la gare routière de Barbastro afin d’aller à Aluján retrouver le reste de la famille. J’avais déjà pas mal de route dans les pattes, partie de Paris il m’avait fallu prendre 3 bus pour arriver jusque là. Sur la route les paysages défilent, montagnes, vallées et quelques villages abandonnés. Heureusement il parle français, ce sera donc une initiation en douceur à la langue Espagnole.

Pendant 3 semaines je vais vivre avec toute la famille, aidant aux tâches quotidiennes comme récupérer les oeufs dans « l’almacen » chaque matin ou nettoyer le salon et la salle à manger. Bref plutôt très tranquille ! Je vais avoir pas mal de temps pour dessiner, et la maison est un terrain très intéressant pour moi ainsi que les montagnes alentours !

La famille se compose de Quino et sa femme Alicia, leurs deux enfants Hector et Elisa, la grand-mère. J’ai eu la chance de rencontrer les filles de Rafaël, Teresa et Cecilia venu se reposer a Alujàn mais aussi faire la fête ! Ce sera un long week-end avec tous ses amis de Saragosse, beaucoup de Kalimotxo (vin rouge/coca) sur fond de tubes espagnols ! Je m’en souviendrai 😀

Puisque je ne parle pas espagnol la communication est restreinte mais toute la famille est extrêmement chaleureuse avec moi. Et je vais m’en rendre compte plus tard les trois semaines de vocabulaire emmagasiné vont ressurgir lorsque je commencerai à baragouiner en espagnol. Merci pour tout !

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©Aude-tte / La vallée avec les vaches de Quino et Alujàn au fond sur la gauche

 

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©Aude-tte / Le village fortifié de Ainsa
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©Aude-tte
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©Aude-tte / La chienne et son chiot de la maisonnée 

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©Aude-tte / En route pour Muro de Roda avec vue sur l’impressionnante Peña Montañesa
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©Aude-tte / Sur la terrasse

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©Aude-tte / Les vaches de Quino

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©Aude-tte

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©Aude-tte / Muro de Roda

 

 

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©Aude-tte / Casa Mur de Alujàn

 

 

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©Aude-tte / Vue de ma fenêtre

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©Aude-tte / Donkesa le chat 

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©Aude-tte / Vue de la vielle tour

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©Aude-tte 

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©Aude-tte / Dans la vieille tour

trait1Page Facebook de la Casa Mur de Aluján : https://www.facebook.com/murdealujan/

Le lien workaway : https://www.workaway.info/853212587644-en.html

VIETNAM

Nous séjournons quelques jours à Ho Chi Min, je n’en garde pas un merveilleux souvenir mais peux désormais traverser n’importe qu’elle route ! Là bas, pas de feux ou de passage piétons, une seule règle : il faut marcher à un rythme constant et les scooters vous contourneront. Ensuite nous nous rendons à Hanoï,  ville/village aux allures de jungle, malgré le mauvais temps elle ne perdra rien de ses charmes. Nous ne pouvions pas passer à côté de la baie d’Ha Long, nous avons passer une nuit sur un bateau perdues dans ce dédale d’îles. Et pour finir nous avons réalisés un trek dans les rizières de Sa Pa, au nord d’Hanoï.

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hochimin2hochimin3sapa3sapa1sapa4sapa5sapa7sapa9trait1Illustration des rizières de Sa Pa

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CAMBODGE

Passage éprouvant de la frontière par Aranya Prathet/Poipet mais comme nous sommes chanceuses finalement nous réussiront sans entourloupes à nous rendre en car au coeur du Cambodge.

Nous séjourneront à Siem Reap, la ville proche des fabuleux temples d’Angkor. Quels merveilleux souvenirs, nous y passerons une journée entière et malgré la chaleur étouffante grimperons aux sommets des plus hauts temples (Poy s’en souvient encore, elle a vaincu son vertige). Dans le plus fameux, Angkor Wat j’ai failli perdre ma jambe, « Mais non ne t’inquiète pas Poy c’est les singes qui ont peur de nous, on peut passerAAAAAAHH ». Heureusement, je me suis réfugiée derrière une petite vielle pendant qu’une gardienne lui jetait une noix au lance-pierre. On aura gagné une franche rigolade !

Nous profiterons également d’une excursion avec un guide locale pour visiter les villages flottants du Tonlé Sap ainsi qu’une école et un village voisin.

traitRécit photo de ma visite des temples d’Angkor Wat sur Steller :

https://steller.co/s/6WdTDJs8fdC

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cambodge10cambodge11trait1Illustration d’un temple d’Angkor

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trait1Bonus photos cellulaires

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BANGKOK

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Avril 2016 je m’envole pour Bangkok rejoindre mon Popoy d’amour. Nous y resterons peu de temps mais quelle claque ! Je suis accueillie chez tata en périphérie de Bangkok, mon estomac s’en souvient encore. La meilleure nourriture que j’ai jamais mangée !

Pas le temps de digérer le décalage horaire, nous nous rendons bientôt au Cambodge. Mon appareil photo argentique en poche nous parcourons la ville et visitons le Wat Poh et le Palais Royal. Douées comme nous sommes nous ferons un tour gratuit de Bateau-bus, (on s’est trompée de « ligne » et un agent nous escortera gentiment). La chaleur y est étouffante pendant la journée et l’air y est pollué. La ville est un melting-pot des extrêmes, pauvreté et luxe y sont voisin. Nos 5 sens sont sollicités en permanence.

Bangkok je reviendrais te voir !

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border1trait1Illustration du Palais Royal

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trait1Bonus pris avec mon cellulaire

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