IXTEPEC

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De retour au Mexique ! Olga vient me chercher a l’aéroport et je resterai quelques jours en sa compagnie entourée de son petit frère, son compagnon & leur fille. Je peins une petite fresque dans la chambre de la petite. Nous profiterons du weekend pour préparer l’altar en vue du « Dia de los muertos » (la Toussaint) qui arrive. Nous nous rendons au « Mercado de Jamaica », un énorme marche couvert où se vendent des milliers de fleurs magnifiques tout au long de l’année et plus particulièrement ces jours-ci des chrysanthèmes et des sucreries, offrandes, papier découpés pour décorer l’Altar. Nous nous rendons également au « Mercado de Xochimilco », autre immense marché de plantes semi-couvert proche des fameux canaux de Xochimilco. Tout cela entrecoupé de délicieux plats mexicains, Chilaquiles, Tamales, Atole, Pozole, Tacos…

Mon plan est de passe le « Dia de los muertos » avec mon ami Manolo dans le village d’Ixtepec au sud de Oaxaca. Je prends donc un bus de nuit et arrive le 30 octobre a destination. j’y retrouve toute la joyeuse bande de « Cooperacion Communitaria » et mon cher Manolo. Une dizaine d’amis de Jimena son attendu ici pour fêter ce week-end special, s’en suivra un joyeux bordel de trois jours. Nous nous rendrons aux sources thermales dans les montagnes alentours ainsi qu’a la plage de Chipehua et ses dunes mystérieuses.

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Une première mauvaise nouvelle me fera modifier mes plans, je pensais rester un ou deux mois dans ce petit coin afin de realise d’autres peintures avec mes amis architectes de Juchitan, et peut être même une bibliothèque; finalement mon retour etant avance a décembre je ne pourrai rester qu’une semaine de plus. Je visite mes amis de Juchitan la semaine qui suis pour leurs faire part du changement, nous en profitons pour aller boire le fameux Bupu qui ne se déguste que sur la place de Juchitan à partir de dix-huit heures mioum Le jour suivant Michel me propose de me rendre a son atelier de gravure et me donne une plaque de lino ainsi que les outils 🙂 J’aime la lino-gravure ! J’en ferai sans aucun doute beaucoup plus une fois sur le vieux continent hehe L’heure des « au-revoir » arrivent nous nous donnons rendez-vous dans un futur proche, je retournerai très certainement dans l’Itsmo pour peindre 🙂

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La veille de mon départ pour Palenque la deuxième mauvaise nouvelle tombe, sur le coup je suis détruite. Mon avocate m’a envoyé un mail pour m’annoncer qu’un troisième procès de trois jours aura lieu en Mars (pour le cote rigolo, les dates tombent pile poil un jour avant le vol dans lequel j’aurais dût m’envoler). Je n’y crois d’abord pas, comment est-ce possible, pour moi tout cela faisait parti de mon passe depuis que j’ai reçu les dommages et intérêt de ces six années de calvaire en février dernier. Mais voila la « justice » étant ainsi faite il me faudra y retourner, encore. Apparemment mon violeur a demandé un recours en appel a la cour de Cassation. Sur le coup je ne sais même pas ce que cela signifie et un tourbillon d’émotions me secoue en repensant au deux procès précédents, tristesse, stress,et surtout la terreur, je suis morte de peur. Je me laisse un temps de décompression, de pleurs, j’appelle mon amie pour lui raconter et déjà je commence à remonter la pente. Peu après je me confie a Manolo puis plus tard a Olga, tout en prévenant par messages tous mes amis. Cela m’aide a reprendre du poil de la bête, je me relève, commence à faire des plans pour mon « retour » en Europe. Parce que pour le coup pour ça aussi je pensais avoir quelques mois de plus pour me préparer haha Je me renseigne également sur l’intituler barbare de cette nouvelle « renvoi en rappel devant la cour de cassation », au tout début ce n’était pour moi qu’un grand méchant mot, je commence a l’apprivoiser et cela me calme. Je dois avouer que le jour qui a suivi la nouvelle, dans le bus qui m’emmène à Palenque, recroquevillée sur mon siège, dans la pénombre, je n’arrive pas à contenir mes larmes. Elles m’aident à sortir le tourbillon d’émotions qui se joue en moi.

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© Aude-tte

Palenque ! Je me rends à un hôtel n’ayant pas reçu de réponses d’un couchsurfing, je profite de ses deux jours pour me reconstruire, me préparer, relativiser etc Et bien sur pour visiter les ruines, la seule raison d’ailleurs pour laquelle je suis venue a Palenque. Je ne serai pas déçue du voyage. Je flâne toute la journée entre les ruines et les dessine, O Joie 🙂

Viens l’heure de ma presque ultime destination de ce voyage, Bacalar ! Je dois y rejoindre Jorge, l’Aluxe sintropique et les autres membres de notre collectif Waybil. Le plan étant d’utiliser mes dernières semaines à la réalisation d’un guide didactique d’introduction a « l’agroforesteria sintropical » comprenant un max d’illustrations 🙂

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OAXACA

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La station de train où ne passe encore que « La Bestia » en restauration afin d’accueillir une bibliothèque.  

Je pars donc de ma retraite méditative dans l’écrin de paix qu’est El Encinal pour me rendre à Juchitán de Zaragoza où m’attend Moises et Ivan, deux architectes et amis de Manuel rencontre a Oaxaca en septembre dernier et avec que je considère comme un de mes proches amis 🙂

Très franchement je ne savais absolument pas a quoi m’attendre et je pars le cœur gros tant je m’y suis sentie chez moi entourée de toutes ses personnes chaleureuses !
J’ai vécu un presque mois a Juchitán, chez Michel (représentant de la culture de Juchitán), Moises, Ivan et Bruno tous trois architectes pour « Roots Studio« . Le studio est basé a Oaxaca et a pour mission de reconstruire Juchitán, sévèrement touché par le séisme d’une force de 8.2 en septembre dernier, en majorité financier par des donations. Une partie de leurs travail est de compléter des travaux engagés par des familles mais non abouti par faute de moyen et l’autre partie est la construction de maison privatives conçues entièrement par le studio d’architecture. Ce sont deux chaumières de la deuxième catégorie que j’ai eue la chance de peindre 🙂
J’ai passé une semaine à la réalisation d’une façade de « la casa de Jimy« , chouchoutée par tous les membres de la famille ❤ En y repensant je me sens nostalgique et cela me manque.

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La maison de Jimy

Malgré le traumatisme dût aux pertes de proche(s) ou de maisons (ou de tout) les gens de Juchitán sont extrêmement généreux et chaleureux.
Je suis tombée amoureuse de leurs vêtements traditionnels, un haut brodé de milles couleurs et motifs et une jupe ample, le tout de couleurs vives. J’ai eu la chance de participer à trois « pachanga », deux anniversaires et un mariage. La règle est simple, lorsque vous arrivez vous payez votre caisse de bière puis vous prenez place sur une des chaises qui entourent la piste de danse que se charge d’animer un groupe de musiciens (cumbia, salsa etc) et les organisateurs de la fête s’occupent de vous apporter bières (beaucoup) et nourriture.
A peine ai-je terminé la maison de Jimy que Moises m’annonce une bonne nouvelle, je vais pouvoir peindre la maison de Roy, et j’ai carte blanche! Par contre j’ai cinq jours pour tout achever car la date de l’inauguration approche à grand pas!
Je pars donc sur le thème d’un conte oral Zapoteco (langue des peuples pré-hispanique de l’istmo), celui du lapin et du coyote. D’ailleurs à Juchitán tous les anciens parlent le Zapoteco, ainsi que les générations suivantes, des efforts sont réalisés par la région via le biais d’aides à des projets de livres ou d’outils didactiques en Zapoteco afin de transmettre la langue aux générations futures.
J’ai beaucoup aimé vivre avec les gars de Juchitán, mes papas de Juchitán comme j’aime les appeler, et eux « la petite fille oiseau » (« nina pajaro » juste parce que je ne sais pas dire la « j » haha)

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Ivan, Moises et moi-même devant la maison de Roy

Le week-end je retrouve mon cher Manuel (que je suis venue voir tout de même 🙂 ), où il vie, à Ixtepec, village situé à vingt minutes de Juchitán et beaucoup plus paisible. Il est également architecte et a rejoint depuis quelques mois l’équipe de « coopération comunitaria » qui se dédicace à construire des cuisines, comexcales et des fours en terres selon un principe de coopération avec les familles qui les reçoivent. L’entreprise lève une grande partie des fonds et la famille se doit de participer à la construction et apporter une partie du matériel comme la terre. Mon ami Manuel est surtout en charge de la construction des cuisines avec Octavio et me fera un tour du propriétaire. Les constructions en terre ou adobe (briques de terres) sont très résistantes et visuellement attractives (j’aime le beau pardon haha).

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Une des cuisines

Après les deux muraux réalisés sur les maisons construites depuis zero par Roots Studio à Juchitán, je peins un petit mur dans le botanero de la fille de la famille de Jimy et fait mes « au-revoir » à ma famille de Juchitán.

Avant on fera un détour par l’océan et par un Bupu, atole blanc recouvert d’une mousse réalisé a l’aide d’une fleur et de cacao, en face du palacio municipal et originaire de Juchitán.

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La meeeeer

Je m’en vais vivre mes derniers joursà Ixtepec avec Manuel et toute la joyeuse bande qui l’entoure.
Je peins un mur dans la maison de Octavio, Farina, Alejandra et Denis 🙂
Encore une fois je me sens chez moi et entourée de bienveillance, Merci ♥️

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Le mural dans la maison de Octavio a Ixtepec
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Manuel aux alentours d’Ixtepec
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Toit d’une maison construite par Manuel et toute l’equipe

Je m’en vais pour le Costa Rica, le cœur gros mais on s’est donné rendez-vous fin octobre, mon petit doigt me dit que je n’en ai pas fini avec l’Istmo 🙂

RETOUR AU MEXIQUE

Rancho San José

Je retourne donc dans mon pays d’adoption, le Mexique pour six autres mois 🙂 L’accueil sera rude car en passant par le Belize, par les terres on tente de me corrompre en me disant que pour me délivrer le visa touristique de six mois tant attendu il faut que je paie cinq-cent-trente pesos au guichet banque (jusque là je suis d’accord); mais que celui-ci est cassé et donc je doit débourser (beaucoup) plus pour que l’ont me fasse cette « faveur » de me le délivrer tout de même. Que nenni ! J’ai la tête dure (et six-cent pesos en poche haha) Je pars donc en direction de Bacalar retrouver Isabella, jeune aventurière allemande rencontrée à l’hôtel Aruma quelques temps auparavant, avec un visa de sept jours.

La chance étant de mon côté (pour ceux qui en douterait encore) je tombe sur Sol la grande sœur de ma chère acolytes Violetha avec qui j’ai passé tout le mois de Juillet dernier dans ce même village magique de Bacalar. Nous nous rendons à l’immigration de Chetumal puis à la frontière avec le Belize et nous revenons avec le saint visa de six mois en aillant déboursé le minimum requis, cinq-cent-trente pesos. 🙂

Je reste quelques jours dans ce village électrique, où les rencontres sont nombreuses et enrichissantes, au bords de la merveilleuse lagune de sept couleurs chaque fois un peu plus en danger du fait de la pollution croissante. La résistance s’organise mais péniblement car les locaux voyant seulement le gain financier apporté par le tourisme de masse n’ont pas conscience de l’équilibre fragile qui régit cet écosystème.

Ce n’est qu’un au revoir, je m’en vais direction Cancun retrouver Vicky, photographe argentine rencontrée a Guanajuato l’année passée. J’en profite pour me faire l’opération laser et corriger ma vision de taupe. Pour enfin, enfin! retrouver ma chère famille syntropicale au large de cette mer de béton qu’est Cancun, au sein de cet îlot de nature préservé : Le Rancho San José, Mercado de la Tierra 🌿💚

Peinture réalisée lors de mon séjour, à retrouver sur Aude-tte.com 🎨

En août déjà était née l’idée du collectif, dont le but est de promouvoir un mode de vie sain, en communautée et dont la mission est de propager la culture de l’agriculture syntropicale au plus large public possible. Ma mission, que j’ai embrassé, est de réaliser des documents didactiques, dessins, schémas qui sont facilement comprehensibles et aisément praticables. Je m’attèle donc à la tâche et réalise plus de soixante illustrations de plantes en production dans les différents potagers de la ferme. Puisqu’on m’a volé mon Mac (en janvier) je me suis racheter un ordinateur dans une « casa de empeno », cash converter chez nous, mais sans la remise à neuf de l’appareil. Ce qui fait qu’après formatage mon ordinateur est inutilisable (jusqu’à m’ont arrivée à la capitale)🌻 Je me concentre donc à la production d’illustrations (ce qui est pas plus mal).

 

De même que mes activités de scribes (blagounette) je participe aux tâches paysannes 🙂 Recolter, désherber, planter, arroser, sortir de la terre, ramasser des feuilles pour couvrir les plantations… Et j’adore ça! Le contact avec les plantes, la terre, je crois que c’est la meilleure méditation qui existe. Accroupie au sol, au plus près des plantes, au service de la terre, suant sous la morsure du soleil, déplaçant des charges lourdes, planter des graines une par une à force de patience, tout cela vous procure une grande sérénité et l’impression d’être utile, de transpirer pour la bonne cause. Récompensé lorsque de la graine sort une jeune pousse, puis une fleurs, puis un fruit. 🌱🌿🏵️💚

Coucou ! Détail de ma peinture, toujours sur Aude-tte.com 😙🎨

Cette bande là y est également pour quelque chose. Avec Jorge, Mike, Santi, Jerry (…) que je retrouve apres quelques mois d’attente et Solène, Enrique, Valentine, Gala et Randy (et d’autres) que je rencontre, une amitié forte nous uni. Le genre d’amitié dont vous n’avez pas de doutes, quelle durera toute la vie ☀️ La vie suit son cours paisiblement au rythme du soleil, du travail de la terre et surtout des gargentuesque repas dont nous delèctons ! Comme en août dernier mon estomac est plus que repus par les petits plats de Dona Eva le midi et de nos cérémonies de cuisine les dîners.

A peine arrivée nous partons un weekend de pleine lune pour Bacalar, à Akalki où nous attends Santi (un autre) afin que Jorge l’éclaire de ses connaissances en agroflorestry. Nous mettons la main à la patte aux potagers et disposons de notre temps libre pour découvrir le lieu. Et quel lieu! Nous vagabonds dans un « temple » en construction et grimpons dans des maisons hautes perchées dans les arbres. Une trempette dans la lagune et il sera l’heure de rentrer.

Bacalar – Centro Holistico Akalki
Bacalar – Centro Holistico Akalki

Nous passerons également quelques weekends à travailler sur le terrain de Véronique, mère de Nahomi, amie de notre cher collectif. C’est un terrain de jungle totalement vierge, où la propriétaire de la parcelle, mais aussi le gérant de tous les lots souhaitent habiliter des lieux de vie écologiques. C’est là où Mike en tant que co-fondateur du collectif Waybil s’engage a aménager un « lot témoin », celui de Véro donc. Apres l’effort, le réconfort : nous aurons la possibilité de camper dans la jungle, manger au feu de bois, avec pour voisins des singes, des toucans et autres créatures mystiques (au vue des sons entendus en pleine nuit) 🌌

Rancho San Jose

Une expérience plus forte que les autres aura marqué, et je crois pour toujours, mon second séjour dans ce paradis. Nous participerons avec tous mes acolytes à une cérémonie de Changa, au pied de l’arbre majestueux qu’est la Ceiba, avec un Shaman. Le Changa est une cérémonie qui utilise une plante, que l’ont fume, au fort taux de DMT, mélangée à d’autres plantes prolongatrices sur l’effet de « transe » dont le Shaman maîtrise les quantités. En moyenne les « voyages » durent de dix à quinze minutes. Au cours de la transe le Shaman guide le « patient » avec des chants. C’est une cérémonie utilisé depuis des siècles a des fins de sanation.

Il y a encore aujourd’hui très peu de connaissances sur la DMT on sait juste quelle est présente partout (à faible dose) et que la glande pinéale dans le cerveau humain la produit en grande quantité lorsque l’on naît et meurt. J’avais également lu quelques articles parlant de son utilisation pour traiter des cas de Stress Post Traumatique, sous forme d’Ayahuasca, qui est la même molécule que l’ont ingère et dont les effets durent plus longtemps.

Nous nous réunissons au pied de l’arbre, tous avec une certaine appréhension afin de commencer la cérémonie. Tout d’abord le Shaman nous explique, nous rassure. Nous sommes tous en cercle et deux par deux ils nous « enverra » dans notre « nous » intérieur. De l’extérieur vous ne voyez rien, un corps allongé, dont les bras peuvent bouger un peu, mais lorsque vous le vivez vous comprenez alors l’intensité de l’expérience.

J’étais extrêmement nerveuse, car j’avais très peur de ce que j’allais devoir affronter au fond de moi-même. Mais je me sentait prête. A peine est arrivé le Shaman que j’ai ressenti son aura de bienveillance, de paix et d’amour. Comme si il savait tout de moi. Je lui est donc tout naturellement tout révèlé (et à vous aussi lecteur). Il y a cinq ans maintenant j’ai été victime d’une séquestration au cours de laquelle j’ai subit de la part de mon goelier plusieurs viols. Vous imaginez donc quel traumatisme je m’attendais a ouvrir en me reconnectant avec moi-même. Même si j’ai eue beaucoup de chance (dans l’horreur), les cinqs dernières années, ont eue lieu plusieurs procès, un premier gagné, un premier recours en appel annulé (la veille) que je compte car je pense que de cette frustration ont commencé mes voyages, un deuxième recours en appel cette fois-ci non annulé et dont l’échéance achèvera en partie mon calvaire. Et en janvier cette année, la réception de mes indemnités qui fermeront définitivement ce chapitre, du moins officiellement. Je pense avoir surmonté toute ses epreuves, grâce au soutien de mes proches et amis; mais je sais qu’au fond de moi subsiste un monstre caché dans l’obscurité et qui ressurgit chaque fois que je me retrouve seule, et celui là il me faut encore l’affronter. Donc pour en revenir à cette cérémonie de Changa, sachant qu’elle vous envoi au fond de vous-même je m’attendais à devoir affronter cette bête.

Lorsque vous fumer le Changa, vous partez dans la minutes. Je suis partie deux fois, la première fois pas assez loin puisque le Shaman me renverra juste ensuite en me conseillant de « me laisser mourir ». Je me souviens encore de ces formes géométriques colorée insecticides et du bruit de papier froissé, d’un gout amère dans le fond de la gorge, de la déglutition difficile, suivit d’une impression de « chuter ».

Et là commence le voyage. Tous nous avons eue cette experience en commun : la sensation d’êtres séparés de son ego. Je savais que j’étais « moi » mais sans les informations qui (nous croyons) nous définissent en tant que personne. Je ne savais plus qui j’étais : je n’avais plus de nom, plus de famille, plus d’amis, je ne savais plus où j’était, ou si j’avais déjà été quelque part, à quelle époque.. au fur et à mesure que je daignais lâcher prise, j’oubliais ces informations. Comme si finalement elles n’étaient pas importantes. Physiquement c’est pareil, je ne savais plus où mon « moi » commencais ni où il se terminait. Je faisait partie d’un « tout », ni mal ni bon, juste extrêmement puissant. Un lieu de paix et sérénité, où je baignais, je faisais partie de ce « tout ». Dans mon esprit ce moment à durée toute une vie, j’avais conscience de tout ce voyage. Je me posais des questions, « Qui suis-je? », « Qui étais-je? », « Où suis-je? », « Où étais-je? », « Où vais-je? »; Sans réponses ou plutôt, ces réponses sont-elles importantes? Et délaissant le questionnement je me suis laissée porter par le « tout ».

Puis j’ai eue peur de me perdre, alors j’ai demandé à revenir. En sortant de cette mélasse j’ai commencé à avoir des visions. Expulsée de cette immensité de tranquillité j’ai débarqué dans un chaos,un lieu brûlé, où subsistait quelques armatures, des structures semblables a des nids de guêpes calcinés. Des êtres insectoïdes me faisait du mal, d’énormes mentes religieuses monstrueuses et menaçantes. J’étais terrorisée, j’entendais la voix du shaman qui me disait « cherche l’amour », mais je ne le voyais pas, recroquevillée sur le sol, en position fœtales, avec autour de moi ce chaos, ses monstres, j’étais faible, comme une enfant sans protection, pleurante, gémissante. Ensuite les monstres ont disparu petit a petit et j’ai commencé à me « réveiller ». J’entends que quelqu’un vomi. Puis une petite chienne de la ferme c’était approchée de moi (dans le monde réel) je l’aggrippe de ma main (dans ce lieu de chaos et dans la réalité) comme un nauvragé à une bouée, je ne la lâche pas. Je reviens doucement à la réalité, était-ce bien réel? J’ai envie de pleurer, pleurer parce que je suis en vie. Tout comme je reprends possession de mon esprit, je reprends doucement possession de mon corps, touchant l’herbe, sentant la brise du vent, je regarde les feuilles de la Ceiba, le ciel, mes compagnons, comme si c’était la première fois, comme lors d’une renaissance et je me rend compte de la beauté de la vie, de la chance d’être en vie tout simplement. Le Shaman me demande comment je me sens, même si il le sait, son regard doux me couvre, je me sens renaître.

De l’extérieur mes amis m’ont confiés que c’était très impressionnant. Parce que je bougais beaucoup, et dans tous les sens, pleurant et gémissant. Et parce que le shaman est venu trois fois au dessus de ma tête pour « aspirer » des énergies négatives et à chaque fois les vomissais. A chaque vomis, à chaque purges je me tranquilisait, à la troisième purification je me suis réveillée. Après cette expérience la vie n’est plus la même, je ne peut pas la voir de la même façon, bien que je ne soit pas la plus « spirituelle ». 🌿

Je crois que cette cérémonie m’a ouvert des portes pour me soigner de mon traumatisme. Je crois que ce lieu de chaos que j’ai vu représente mon chaos intérieur, mon ego détruit et ronger par la peur, la culpabilité aussi (les insectes). Je me dois de le reconstruire en réapprenant a m’aimer tout simplement. Encore maintenant je sens que la DMT a eue un effet physique sur mon cerveau. Comme si elle m’avait « reconnectée » avec mon « moi » interieur, mon « moi » d’avant les viols, avec ma mémoire traumatique aussi. Celle dont j’ai été dissociée lors de l’aggresion. Et de toutes ces années où en réalité je me voilait la face en me persuadant que j’allais bien. Cette séance ne m’a pas guérie mais je sens que ça m’a ouvert des portes ou des accès pour commencer à identifier mes « trous ». Tout cela avec une rage de vivre décuplée (comme si je l’avait pas assez).

Mes compagnons ont eue des voyages très différents, bien que tout aussi forts ! Toute la semaine qui a suivie nous avions encore tous un sourire scandaleusement chaleureux et les larmes aux yeux de narrer encore et encore cet effacement de l’ego, cette impression de faire partie du tout et cet amour infinie pour la vie. Bref vous aurez compris encore une fois mon séjour avec mes chers agriculteurs fût pleins d’émotions fortes !

Mais il est l’heure pour moi de partir (encore) mais nous restons en contact car nous avons ce Collectif Waybil à faire pousser, et moi plein de petites plantes et schémas à illustrer.

Rancho San José

Je m’envole pour la capitale car ma chère petite sœur chérie adorée me comble de sa présence une semaine 😙♥️

RANCHO ESCUELA AGROSOL, LE RETOUR

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Chose promise chose dû ! Me voilà de retour au Rancho Escuela Agrosol pour quelques semaines 🙂 Et mon but principal reste inchangé : peindre ! Encore une fois je suis éblouie par le calme et la sérénité du lieu et de sa nature luxuriante.

Je retrouve quelques uns et en rencontre beaucoup d’autres. Cette fois-ci le ranch remplit son rôle d’école avec une dizaine d’étudiant(e)s et une poignée de volontaires. Autant dire qu’il y a beaucoup d’ambiance 🙂 La plupart des étudiants ont dix-huit ans et sont originaires de la région, leurs familles possèdent des ranchs et ils sont ici pour apprendre à cultiver, s’occuper des chèvres, cochons, moutons, vache, à cuisiner, à bricoler bref à tenir un ranch écologique et dans la mesure du possible auto-suffisant. Les volontaires viennent : soit de la plateforme workaway, ce mois-ci nous étions deux américains et un argentin dont leurs familles possèdent également un ranch et sont venus pour apprendre comment tenir un ranch; soit ce sont des étudiants en passe de rendre leurs thèses également sur le sujet de l’agriculture, deux viennent du Guatemala et deux du nord du Mexique. Bref un peu de tout est réuni à ce petit coin de paradis mais tous partagent le désir de produire des aliments sains, sans pesticides ni OGM, respectueux de l’environnement.

Il y a ici une certaine prise de conscience sur le fait que nos ressources à l’échelle planétaire sont en train de s’épuiser, et à l’échelle de Mexico il y a des signes révélateurs, par exemple les nappes phréatiques de la région sont en train de se vider ainsi que la région du Veracruz lance une campagne d’aide financière pour ceux qui mettent en place des mesures économe en eau (comme les toilettes sèches en autres).

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Feu de bois en haut de l’altiplano

 

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© Aude-tte – Lucy la chèvre

Je me dédicace à la peinture de l’immense façade de la Aula, matin et après-midi tous les jours de la semaine. Chaque mercredi après-midi il y a tournoi de football sur l’altiplano et « pic-nic ». Je me découvre un talent de goal et la joie de réceptionner deux fois le ballon avec mon visage, heureusement mes lunettes en sortent indemnes haha

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© Aude-tte – Maiiis
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© Aude-tte – La rivière qui traverse la Pitaya
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© Aude-tte – La rivière qui traverse la Pitaya
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© Aude-tte – Le champs de café au sommet du rancho

Les week-ends nous sortons boire des coups avec les volontaires (car les étudiants sont mineurs) à Xalapa ou Coatepec. De bonnes tranches de rigolades en perspective. Ainsi que quelques ballades à la Pitaya ou à Xico, un « pueblo magico » à une vingtaine de minutes du ranch et qui abrite les cascades de Texolo. Je découvre également le Torito, boisson alcoolisée très sucrée à base d’alcool de canne à sucre délieuuuse 😀

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© Aude-tte – Visite des cascades de Texolo à Xico

Retrouvez plus d’informations sur le ranch sur leur page facebook sur leur site ou leur profil Workaway 🙂 

traitPeintures réalisées au Rancho Escuela Agrosl

À retrouver sur mon site aude-tte 🙂

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© Aude-tte – L’énorme « Aula » pour laquelle je suis revenue
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© Aude-tte – L’énorme « Aula » pour laquelle je suis revenue
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© Aude-tte – L’énorme « Aula » pour laquelle je suis revenue
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© Aude-tte – L’énorme « Aula » pour laquelle je suis revenue
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©Aude-tte – Une poule
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© Aude-tte – Un tatou
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© Aude-tte – Encore
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© Aude-tte – L’esprit oiseau qui protégeras votre âme au moment de vous délester
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© Aude-tte – Sur les murs des toilettes sèches
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© Aude-tte – On ne peut pas être plus claire

EMILIO 

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© Aude-tte

Je m’appelle Emilio Valderrama, graphiste de profession et musicien de cœur. Je suis né à Mexico la mégalopole il y a vingt-neuf ans, puis j’ai vécu et étudié à Xalapa la capitale de l’état de Veracruz. Je suis arrivé à Quintana Roo en janvier de cette année et me suis installé à Tulum en mars.
Je travaille en tant que graphiste pour une agence qui dessine et construit des immeubles de luxe, avec un concept très écologique.

D’autre part, de ce qu’il me reste de temps libre je travaille sur mon projet musical.
Combien de temps je pense être ici? En réalité je suis ouvert à tout, même si j’aimerai pouvoir travailler un temps aux Etats-Unies (si possible) et de là me rendre en Europe, car maintenant c’est le meilleur endroit où vivre la scène musicale psychédélique.
J’ai deux projets musicaux, un de psychédélique transe (« Psytranse« ) et un autre de style « Dark Ambient« .

J’ai commencé à jouer de la guitare à douze ans, j’ai été membre de quelques groupes de rock et de métal, plus tard je suis tombé dans le milieu de la musique électronique (pas la commerciale), j’y ai découvert la psytrance et commencé à produire depuis à peu près sept ans.
Mon projet Tlamanik a surgi il y a un peu plus de deux ans, au moment où je me suis senti prêt, avec les connaissances suffisantes et une qualité de son suffisante pour créer un projet que je pouvais donner à connaître, et produire sur scène. À ce jour j’ai produit trois EP’s sur trois disques distincts (« Pale blue dot », « Beyond physical cosmology » et « Conundrum of consciousness ») ainsi que plusieurs apparitions sur des compilations et albums d’autres producteurs (un total de douze apparitions) que vous pouvez trouver sur Beatport.

 

 

Pour moi, ce mouvement musical est plus qu’un style, c’est une manière de penser, c’est un style de vie, il porte un concept génial, profond, libérateur, qui transporte ton mental à des lieux inexplorés.

« Paix, Amour, Unité et Respect » sont les mots qui décrivent l’éthique et l’idéologie de ce genre musical qu’est la psytrance.

J’aime produire ma musique lors de festivals, et j’espère avoir l’opportunité de jouer beaucoup plus. Dans le futur j’espère pouvoir produire ma musique lors de grands festivals européens, laisser le graphisme et vivre de ma passion qu’est la production.

Chaque track possède un vrai sens (du moins pour moi) un concept, auquel je me laisse le temps de le définir clairement, je m’attache à ce que chaque track soit porteur de quelque chose d’intéressant, par exemple « Pale Blue Dot » est un hommage à la grande sagesse de l’astronome Carl Sagan, à sa façon de penser, le changement de perspective qu’il a donné à la science et qui l’a unie à la poésie.

Avec se développement d’atmosphères et de sons, qui vienne de l’acoustique, de l’analogue jusqu’au digital en vst et synthétiseurs. Je tente d’évoluer et de m’améliorer jour après jour.

Actuellement je suis en train de développer de nouveaux morceaux qui vont du mood « Morning » jusqu’au « Dark » et « Acid« , qui te transportent à des univers parallèles.
D’ici, de ce mood obscur (en tapant sur des barres métalliques) m’est venu l’idée et la nécessité de créer un projet qui explorerait cette atmosphère mais dans une phase plus lente, c’est comme cela qu’a surgit mon projet de « Dark Ambient« , duquel j’ai réalisé à peine quatre morceaux.

Je créer des coins froids, humides et emplit de tranquillité obscure pour les faire culminer jusqu’à une extase de terreur.
Au sein du genre psytrance, comme dans tout autre genre musical, il existe plusieurs styles, chacun s’adapte au différentes heures du jour, certains styles sont plus rapide, abstrait que d’autres. Le matin par exemple habituellement ce sont des sons plus mélodiques, dynamiques, avec des échantillons de voix, c’est plus digeste et avec une teinte plus joyeuse, une bonne dose pour se réanimer en after après une nuit à danser.

Comme celui-ci il existe d’autres styles comme le « Dark », « High-Tech », « Full on », « Progressive », « Future Prog » et d’autres encore.
Au Mexique la scène musicale est plutôt active, il y a de bons festivals. Dans la péninsule le mouvement n’est pas aussi actif que dans le centre du pays. Il y a plusieurs producteurs mexicains et de très bons, le Mexique possède une grande scène psytrance.

 

Retrouvez Tlamanik sur Beatport, SoundCloud et sur sa page Facebook.

🙂

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Palabras originales en español

 

Mi nombre es Emilio Valderrama, diseñador gráfico de profesión y músico de corazón. Nací en la ciudad de México hace 29 años, despues vivi y estudie en la ciudad de Xalapa, la capital del estado de Veracruz. Vine a Quintana Roo en Enero de este año y estoy viviendo en Tulum desde marzo.
Estoy trabajando como diseñador gráfico para una empresa que diseña y construye inmuebles de lujo, con un concepto bastante ecologico. Al mismo tiempo, en lo que resta de tiempo continuo con mi proyecto de Música.
¿Cuanto tiempo estare por aca? Realmente estoy abierto a cualquier cosa, no tengo establecido algo, aunque si me gustaria poder trabajar un tiempo en estados unidos (de ser posible) y de ahi mudarme a Europa, ya que es el mejor lugar para vivir para la escena psychedelic.

Tengo dos proyectos, uno de « Psychedelic Trance » (psytrance) y otro de « Dark Ambient ». Comencé a tocar la guitarra desde los 12 años, tuve algunas bandas de rock y de metal, más tarde me sumergí en el mundo de la música electronica (pero no la comercial), descubrí el psytrance y desde hace aproximadamente 7 años comencé a producirlo.

Mi proyecto Tlamanik como tal surgió hace poco mas de 2 años, era el punto en donde desde mi perspectiva ya contaba con los suficientes conocimientos y la suficiente calidad de sonido para crear un proyecto en forma que pudiera dar a conocer a la escena. En este momento tengo 3 EP´s con tres distintas disqueras (« Pale blue dot », « Beyond Physical Cosmology » y « Conundrum of Consciousness ») y varias apariciones en compilatorios y albumes (total de 12 apariciones) de otros productores los cuales puedes encontrar Beatport.

Para mi este tipo de música es más que un género, es una forma de pensar, es un estilo de vida, lleva un concepto muy chingon, profundo, liberador, que lleva a tu mente a lugares inexplorados.

« Peace, Love, Unity & Respect » son las palabras que describen el transfondo e ideologia de este genero. Me encanta tocar en festivales, y espero poder tocar en muchos más. En el futuro espero poder tocar en grandes festivales de Europa, dejar el diseño y vivir de mi más grande pasión que es la producción.

En cuanto al proceso… Bueno cada rola tiene mucho significado (al menos para mi) un concepto, el cual me lleva tiempo aterrizarlo y definirlo claramente, trato de que cada track sea pregnante y transmita algo interesante, por ejemplo « pale blue dot » es un tributo a la gran sabiduría del astrónomo Carl sagan, su forma de pensar y la perspectiva que brindo logro cambiar la ciencia y unió a la ciencia con la poesía.

Con esto desarrollo atmósferas y sonidos, que van de lo acústico, análogo hasta lo digital en vst y sintetizadores. Trato de evolucionar y mejorar día a día.

Actualmente estoy desarrollando nuevos tracks que van desde el morning (pero serio) hasta un « Dark » y « Acid » mood que te transporte a universos paralelos.
De aquí, de este mood oscuro (y tomando mis raíces metaleras) surge la idea y necesidad de crear un proyecto que explore estas atmósferas pero en una fase más lenta, así surge mi proyecto de dark ambient, del cual apenas tengo 4 tracks.
Recorro rincones fríos, húmedos y llenos de tranquilidad oscura que culminan en un extasis de terror.

Dentro del psytrance, así como en otros géneros musicales, existen varios estilos, cada uno se adapta a distintas horas del día, algunos estilos son más rápidos, abstractos que otros, el morning por ejemplo suele ser más melódico, dinámico, con samples de voces, es más digerible y con un tinte más alegre, una buena dosis para re animarte por la mañana después de bailar toda la noche. Y así existen otros estilos como « Dark », « High Tech », « Full On », « Progressive », « Future prog » y algunos más.

En México es bastante activa la escena, hay buenos festivales. En la península no es tan activa como el centro del país. hay varios productores mexicanos, y muy buenos, realmente México tiene una escena psytrance grande.

Tlamanik esta en Beatport, SoundCloud y Facebook

🙂

WILLIAM

Lors de mon workaway dans une auberge de pèlerins à « Las Herrarias » j’ai rencontré William.

Il est arrivé à l’auberge avec un groupe de marcheurs et a réservé un lit pour la nuit. Quelque temps plus tard, il a annulé sa réservation et m’a dit qu’il allait dormir à une autre auberge en amont du village. Le soir avec mon co-équipier nous nous sommes rendus à « Project Brigid » pour dîner, quelle surprise de le trouver alors ici! Nous avons partagé une soirée chaleureuse avec Richard, Lotte, Sam, Jan et William, autour d’un repas délicieux et beaucoup de rires 🙂

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De gauche à droite : Sam, Lotte, Richard, Moi, William & Jan

traitQui est-tu ?  D’où viens-tu, que faisais tu sur le Chemin de Compostelle ?

William : « Je m’appelle William Pousar, je suis né et ai grandi à Göteborg en Suède. J’ai décidé de marcher le long du Chemin de Compostelle cet automne après avoir quitté mon travail cet été. 

Au tout début je n’avais aucun plan, je ne savais pas où aller. J’ai rencontré un nouvel ami qui avait marché le Chemin de Compostelle et il m’a inspiré, je me suis dit qu’avec du temps, en marchant je trouverais ce que je voudrais faire.

Et le long du chemin je suis tombé sur « Project Brigid » où j’ai rencontré ces merveilleuses personnes, durant les 3 jours passés ici je me suis senti en famille. »

Nous nous sommes rencontré sur le Chemin de Compostelle, d’où est-tu parti et où t’est tu arrêté?

« Depuis la Suède je me suis rendu à un festival de musique au Danemark. À partir de là j’ai fait du stop jusque Kiel puis marché jusque Hambourg via Lubeck avec un ami qui marche pour la paix (www.walk2peace.eu). Ensuite j’ai fait du stop jusque Berlin où je suis resté chez un ami pendant une semaine, pris un avion jusque Bordeaux, un train jusque Saint-Jean-Pied-de-Port et finalement j’ai marché jusque Finisterra. »

Wow de Kiel à Hambourg !  C’est un long chemin comment ça se passe concrètement ?

« Alors que je faisais du stop en direction de la France je me suis souvenu que mon ami Albin était en marche pour la Syrie (depuis la Suède) pour la paix dans le monde et qu’il devait être quelque part en Allemagne, certainement a Kiel ! Tout cela 5 minutes avant la dernière sortie d’autoroute pour Kiel.  Je me suis alors rendu à Kiel, ai écrit à mon ami pour lui dire que j’était ici et prêt à marcher avec lui. Il a un traqueur GPS sur lui afin que toute personne qui souhaiterais marcher avec lui puisse le rejoindre.

Nous marchions le jour et quand le nuit tombait cherchions un endroit ou dormir. La plupart du temps dans des églises ou chez l’habitant. Un jour, alors que nous pensions dormir dans les bois, nous avons rencontré une femme qui était à la recherche de ses chiens. Bien qu’elle était stressée, elle a eue la présence d’esprit de nous demander où nous allions et où nous pensions dormir ce soir la. Puis finalement nous a demandé si nous cherchions un logis, la réponse était oui !

Nous avions alors un toit pour la nuit. Drôle de coïncidence, elle nous a demandé si nous pouvions rester un jour ou deux afin de l’aider à peindre sa maison.. j’ai ri car j’était peintre et décorateur en Suède pendant six ans. Albin avait déjà marché 800km pour arriver ici, un peu de repos était donc bienvenue et je voulais également rester pour un jour ou deux.

Nous avions notre logis et le repos que nous voulions et cette femme Stephanie l’aide qui lui était nécessaire pour peindre sa maison. C’est amusant de voir à quel point le monde fonctionne mystérieusement. »

Je me souviens que tu avais fait voeu de silence lors de notre rencontre à l’auberge où je travaillais et as décidé de le briser lors de ton arrivée à « Project Brigid », pourquoi avais tu fait voeu de silence et pourquoi l’as tu brisé?

« Sur le chemin j’ai rencontré un homme qui avais fait voeux de silence et je me suis souvenu que je voulais expérimenter cela aussi pendant mon chemin, j’ai donc commencé le jour suivant la rencontre juste avant d’arriver a « Project Brigid ». Nous sommes passés devant cette place alors que nous nous rendions à une auberge. Je me suis sentie attiré par l’endroit bien que je continuais à avancer avec le groupe et plus tard j’ai réalisé que je devais « check out », que je devais me rendre a « Project Brigid ». Je me suis tout de suite senti chez moi, il y avait une si énergie spéciale que je me devais de parler avec les personnes présentes. J’ai donc briser mon voeux de silence et ai eue une vision différente de ce que le silence représente pour moi. »

Qu’as tu appris au travers de tes expériences?

« J’ai appris que la magie se créer avec les autres, ensemble et que chaque personne possède de surprenants chemins dans lesquelles se reflète ce que vous pouvez apprendre sur vous-même et sur les autres. »

Si tu devais choisir entre tous, quel serait ton meilleur et ton pire souvenir?

« Je ne pense pas à eux comme des bons ou des mauvais souvenirs, mais à la place je peux te raconter un dont je me souviens très clairement et qui contient de bonnes et des mauvaises situations.

Après avoir marché toute la journée et jusque tard le soir j’ai trouvé un endroit ou camper d’où je pouvais profiter de la pleine lune d’on les rayons passais au travers des nuages. Le lendemain matin, le bruit de la pluie battante sur ma toile de tente était tellement fort que je me suis réveillé. Je suis resté dans ma tente le temps que la pluie s’arrête. Fatigué et mouillé j’ai marché jusqu’au prochain village, Puente del Reina, acheter un sac de noix et commencé à les grignoter en attendant l’ouverture de l’auberge. Plus tard le soir avec mon livre des plus connues nouvelles de Franz Kafkas, je me suis assis à un café. Je me suis assis, lisant mon livre et sirotant une tasse de café et ai soudain croisé son regard et son attendrissant sourire. Plus tard un ami l’a rejointe et je me suis dit que j’aimerai savoir ce qu’il y a derrière son sourire.

Deux jours plus tard, après avoir campé une nuit dans le parc du Musée du Vin de Estrella alors que j’arrive à un croisement je choisis mon chemin à pile ou face avec une pièce de monnaie. C’était le chemin un peu plus long mais j’ai été vite récompensé par des pommes et des figues trouvées sur le chemin pour mon petit déjeuner. Je portait tous mes vêtements pour supporter le froid de la nuit, alors que je commençais à me sentir réchauffé par la marche je l’ai rencontrée sur le chemin dessinant des paysages sur son carnet. En passant je suis accueilli par ce sourire, je me sens alors envahie de chaleur et décide de changer mes vêtements de nuit par mes vêtements de marche. Le temps de me changer et elle avait fini son dessin, nous nous retrouvons alors côte à côte sur la route et je finis par lui avouer que je suis curieux de connaître ce qu’il y a derrière son magnifique sourire. 

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Elle me permet de feuilleter son carnet de croquis et je suis un peu surpris de voir un personnage qui me ressemble clairement. Elle m’avait croquer dans le café la première fois que nous nous sommes vus. Après ça nous sommes devenus bons amis et elle à partagé ma tente les deux nuits suivantes. »

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Qu’est ce qui te plaît dans ce mode de vie?

« Énormément d’expériences l’une sur l’autres, vous ne savez jamais ce qu’il va arrive mais toujours quelque chose survient. J’aime la liberté que cela me procure. »

Où te voit-tu dans le futur?

« J’ai énormément d’idées, et donc je ne sais pas vraiment où cela va se terminer, nous verrons ce qui se passera ! »

Tu sembles être le parfait vagabond, voyageant de place en place sans plans définis tout en réfléchissant sur la vie, quelle est ta définition de la Liberté ? 

 » Je vagabonde dans mon esprit depuis longtemps et ne pouvais plus supporter le hamster dans ça roue qui tourne en rond que je m’était construit. Et donc cet été avant les vacances j’ai décidé de quitter mon travail, ce qui était quelque chose sur quoi j’avais réfléchi mais n’avais jamais eu le courage de mettre en oeuvre.

Je pense que la spontanéité est un des ingrédient de la Liberté.

Un autre moment où je me suis senti libre était alors que je marchais en Allemagne et que nous arrivions a Hambourg, j’ai eu l’envie soudaine de danser et faire la fête.

J’avais mal au pieds dût à la marche et le soir j’ai dit à mon ami que j’allais faire du stop jusqu’à la prochaine destination et le rejoindre là, le lendemain matin il était deja parti et je me suis réveillé seul. J’ai pris mon temps, et alors que je faisais mon yoga matinal un ami ma écrit pour me demander si je passait par Berlin.

Je me suis confondu en excuses. C’est pas la bonne direction bla bla bla.

Et soudain j’ai eu un pic de spontanéité, de courage et ai senti que Berlin était LA ville de la fête et aussi j’avais envie de rendre visite a mon ami. J’ai alors regardé les billets d’avions de Berlin à Bordeaux et j’ai trouvé un vol pas cher. J’était tout excité et ai écrit à mon ami, à qui plus tôt je me lamentait de ne pas pouvoir venir, qu’il pouvait me préparer un lit maintenant puisque j’arrivais dans la soirée.

J’ai fait mon sac et me suis rendu à Berlin en stop.

Dans cette histoire il y a plus d’ingrédient que nécessaire pour la Liberté.

Avoir le temps de se donner le temps nécessaire est pour moi la liberté, j’ai rencontré un homme en Espagne plus tard qui m’a dit qu’un homme qui a du temps est un homme riche !

Et je suis totalement d’accord maintenant que je suis retourné en Suède je suis tellement riche de temps que je ne sais pas quoi en faire, comme un billionaire qui n’a aucune idée d’où dépenser son argent.

La Liberté est un état d’esprit ! »

Où est tu maintenant, tu voyages? 

« Oui au moment où j’écris ces lignes je suis de retour en Suède pour célébrer les fêtes avec mes amis et ma famille, j’ai différentes idées de voyages. Et ses idées je les laisse vivre seules pour voir ce qui se manifestera dans ma vie. Je pense que si vous faites des plans strict et planifiez tous les détails beaucoup de liberté est perdue, alors je vais attendre de voir ce que le future William va faire 🙂

C’est une grande liberté que de donner vos désirs à l’univers et de les laisser s’installer dans votre vie quand le moment est venu. »

Merci beaucoup d’avoir partager ton expérience, nous restons en contact !

will6trait1Original text in English :

When I was working in the albergue « Las Herrarias » I met William. He arrives in the albergue with other peoples and ask me that he wanted to stay here for the night. Then a bit later he canceled his reservation and say he will go slept in another place. The same night with the another volunter we go to « Project Brigid » for dinner and had the surprise to see him here! We share the sweet night with Richard, Lotte, Sam, Jan and William full of laughts and good foods 🙂

Can you describe a bit yourself ? Where do you come from, what was you doing there?

William : « My name is William Pousar and I am born and raised in Göteborg Sweden I walked the camino this fall after quitting my job this summer.

I first didnt have any plan of what I were going to do, I met new friends that had walked the camino and this inspired me to go for a walk, I thought that at least I will walk with my time and maybe figure out where I want to go.

So this walk brought me to Project Brigid where I met beautiful people and the 3 days I stayed there I had a family feeling. »

We meet on The camino de Santiago, from Where did you start it and stop?

« I started from Sweden to a music festival in Denmark from where I hitchiked to Kiel from where I walked to Hamburg via Lubeck with a friend that is walking for peace (www.walk2peace.euAfter this I hitchikex to Berlin and stayed with a friend over a weekend, then I flew to Bordeaux, took a train to Saint-Jean-Pied-de-Port and finished my walk in Finisterra. »

Wow Kiel to Hambourg it’s pretty far, how did you do that basically?

« I were hitchhikinh towards France while it stuck my mind that my friend Albin was walking from sweden to syria for world peace and are somewhere in germany, sure enough he was in Kiel and I saw this 5 min before the last exit from the highway to Kiel.

I basically just showed up in Kiel writing my friend that I’m there and ready to walk together. He have a gps tracker attached to him so anyone who feel like walking for peace can join him.

We walked during the day and as the night started to come we became alert to find a place to sleep. We mostly slept in churches and in peoples homes. One day we thought to sleep in the woods we met a woman who were out searching for her dogs that had ran away. Even though she were stressed, she had the presence to ask us where we were going to and where we were gonna sleep that evening and asked us if we needed a place to sleep. Yes!

So we now got roof and shelter for the night. Funny coincidence, she asked us if we could stay a day or two and help her painting the house and I just laughed because I have been a house painter and decorater in Sweden for six years and now as I walk with Albin who had already walked 800km it were tough to keep his tempo, and I thought to myself I wanted to rest for a day or two.

We got shelter I got the rest I wanted this woman Stephanie got the help she needed painting her house, it’s funny how the world works in such mysterious ways.

She asked us if we could stay and help her paint the house and I just laughed seeing so clearly this is the place to be for me at that time. She had aswell ordered a special swedish lineseed oil paint. »

I remember you make a vow of silence at this time and break it when you arrive at « project Brigid », why did you make this vow and why did you break it?

« I met this guy who had a silent vow and it reminded me that I had before leaving played with the idea to be silent for some part of the walk, so I started the next day and thats the day we came to Project Brigid. We walked past this place as we were going to the hostel, I felt drawn even poking my two staffs in the air towards the door even though I walked with the group and later realised that I wanted to « check out », to go to Project Brigid. I felt as I stepped into home, it had a special energy and I felt that I wanted to talk to this peoples, so I broke the vow and got a different perspective on what silence is for me. »

What did you learn about this experiences?

« I learned that the magic is created together with others and that from all the the people have surprising ways in wich they mirror you so that you can learn more about yourself and others. »

If you have to choose can you tell me your best memory and your worse.

« I dont think of them as good or bad but instead I can give you a memory that I remember very clearly and it involves what one could call good or bad situations.

After walked all day and even deep into the night I found a place to camp and enjoy the fullmoon wich light played upon the passing clouds. The morning after, I woke up by the rain wich drumming on the tent were so loud it woke me up. I stayed in the tent and let the rain pass by. Tired and wet I walk to the next city Puente del Reina picked a bag of walnuts that I was cracking while I waited for the Albergue to open. Later that evening I took my book Franz Kafkas most famous shortstories. In the cafe I sat down with a coffe and the book to soon see her eyes and that lovely smile. As I continues reading she got a friend by her table and I thought I would like to know whats behind that smile.

Two days later, after camping a night outside the Wine Museum of Estella I came to a split in the road and singled the coin to see where to go. It showed the slightly longer route but I were quickly rewarded with apples and figs for breakfast. As I had all my clothes on after the night I started to get warm walking and that was when I met her standing on the path drawing the landscape in her book. As I pass I was welcomed by that smile, I now felt extra warm and decide to change into my walking clothes. As I was ready she was to with her drawing, we ended up next to each other and I got to say that Im curious of what’s behind her beautiful smile.

I flipped trough her book of drawings, I was a bit surprised by seeing what clearly resembled me. She had been drawing me that first time we saw each other in the cafe. After this we became great friends and she stayed with me 2 night in the tent. »

Where do you see yourself in the futur?

« I have so many ideas, so I have no idea really where I will end up, we will se what’s up next! »

You look like the perfect wanderer, walking around without plans while reflecting on life, what is your definition of Freedom?

« I’ve been wandering in my mind for very long and just couldn’t stand the hamster wheel that I had built. So this summer before the vacation I decided to quit my job, which had been something I given thought to but not had the courage to instigate.

I believe spontaneity is one of many ingredients to feel freedom.

One day at work me and the owner of the company sat in the car on our way to another job, then all of a sudden I started to talk to him and soon I had quit my job.

This also takes courage which is also a essential ingredient for freedom.

Another time I really felt free were when I was walking in Germany as we came close to Hamburg I had a desire to dance and party.

I also had some pain in my foot from the walking so in the evening I told my friend I was going hitchhike to the next location and meet up there, early he had gone walking so I woke up all alone. I took my time and did morning yoga and while I did this a friend to me wrote and asked if I were going to come by Berlin.

I gave him a lot of excuses why im not coming. It’s in the wrong direction bla bla bla.

Then all of I sudden I got that rush of spontaneity, courage and felt that Berlin is the mayor party city of these two and I’d love to go visit my friend there. So I checked flight from Berlin to Bordeaux and found a cheap flight. I got super excited and wrote to my friend which I earlier had lamented to about not coming, that he could now prepare a bed and I would see him in the evening.

Packed my stuff and hitchhiked to Berlin.

In this story there are more of the needed ingredients for freedom.

To have time to give oneself the time that is needed is freedom to me, I met a man in Spain later on which said that a man which have time is a rich man!

And I totally agree now that im back in Sweden again I am so rich with time I do not know what I am gonna do with it all just as a billionaire doesn’t have a clue where to spend money.

Freedom is a state of mind! »

Where are you now, still traveling?

« Yes as I wrote above I am now back in Sweden to celebrate the season with friends and family, I have differents ideas about travel. And these ideas I let go of to see what will manifest in my life I believe that if u plan to vigorously and to think details a lot of freedom is taken away, so I will see what Future William brings to me 🙂

This to is great freedom to give away your desires to the universe and let them ease in to your life when the time is right. »

Thank you so much for sharing your experience, we will keep in touch for sure !

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PROJECT BRIGID

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Qu’est-ce le « Projet Brigid »? 

Richard Lance Kappel :  » Le Projet Brigid est une initiative qui plaide pour la cohésion sociale. En utilisant le tourisme, les espaces publiques et les Brigid MIXs (Echanges d’intérêts mutuels), nous avons été capable de fournir aux membres de notre communauté, ainsi qu’aux voyageurs, un accès unique à des échanges culturels divertissants, perspicaces et sains. Nous sommes un projet jeune et ambitieux, parti de rien nous travaillons pour avoir une présence mondiale. »   

Pour qui et pourquoi as-tu commencé ce projet?

« Ce projet est pour chaque personne sur cette planète. Sa création est en réaction à l’épidémie de comportement de jugement à l’échelle mondiale par des individus qui ont vraiment très peu ou pas de contact direct avec ceux contre qui ils ont des préjugés. »

Comment le projet fonctionne ?

« Ce projet fonctionne en proposant un espace sûre pour que des personnes puissent se rencontrer et interagir ensemble, en particulier entre les voyageurs et les locaux. Nous proposons des évênements thématiques afin que les gens qui se retrouvent aient un intérêt commun, ce qui est plus facile pour briser la glace.  Les échanges sont animés par des guides bilingues qui permettent de surmonter la barrière de la langue et encourage les participants à s’impliquer. Le point le plus important est de garder dans tout les MIXs une population composée d’une moitié de locaux et l’autre moitié de voyageurs? Ce qui permet de préserver la diversité culturelle et l’originalité de tous les MIXs. »

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Richard (à gauche au premier plan) qui anime un atelier à Las Herrarias

Quels sont tes plans pour le futur ?  

« Mes plans immédiats sont de trouver le ressources nécessaire à la création d’un site de réseau social. Notre but est de créer un médium pour les voyageurs qui désirent trouver un Brigid MIXs dans les villes où ils projettent de se rendre. Aussi, les locaux pourront utiliser la plateforme pour rencontrer des personnes qui partagent les même centres d’interêts. » 

Parles nous de ton projet de site internet

« Et bien, ce site est la plateforme que les gens vont utiliser pour trouver des Brigid MIXs, et rester en contact avec les amis qu’ils se seront fait lors de ses échanges. Je pense que les personnes ne pourront pas voir les profils des autres utilisateurs avant de les avoir rencontrés lors d’un MIX. De cette façon, nous ne jugeons personnes avant de l’avoir RENCONTRER en chair et en os ! Après la rencontre les utilisateurs pourront s’envoyer des messages. Aussi, les membres auront des récompenses pour leurs participations aux échanges. » 

Peut-tu nous en dire plus sur toi ? 

« Lorsque j’avais 26 ans, j’ai acheté un aller simple pour Madrid parce que je voulais sortir de mon cycle travail/vacances et découvrir le monde. Pendant 6 ans, j’ai rencontré des personnes nouvelles et intéressantes qui venaient de tous les coins du monde presque tous les jours. Je me suis assuré d’être un bon auditeur, de poser beaucoup de questions et de laisser de côté mes préjugés. Plus j’échangeais avec des cultures différentes, plus je réalisais que nous avions beaucoup de façons différentes de faire les choses, mais surtout les même rêves et besoins. Maintenant j’ai décidé de dédier ma vie à donner l’opportunité des échanges culturels à ceux qui n’ont peut-être pas la mentalité, les ressources pour voyager, ou s’engager envers des personnes de cultures différentes. » 

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Lors de mon passage à Projet Brigid avec de gauche à droite : Sam mon co-équipier dans le Workaway a l’albergue, Lotte volontaire à Projet Brigid, Richard le fondateur, William qui était en pélerinage sur le chemin de Compostelle et Jan volontaire à Projet Brigid. 🙂

Original text in English 

What is « Project Brigid »? 

Richard Lance Kappel : « Project Brigid is an initiative advocating for cultural cohesion. By using tourism, public spaces & Brigid MIXs (Mutual Interest eXchanges), we’ve been able to provide members of our community, as well as travelers, unique access to entertaining, insightful & healthy cultural exchanges. We are a young and ambitious project, starting from nothing, working to have a global presence. » 

For whom and why did you start it? 

« The project is for every single person on this planet. It’s inception is due to an epidemic of judgmental behavior on a global scale by individuals who have really very little or no direct contact with those whom they have prejudice & preconceptions against. »    

How does this project works? 

« The project works by providing a safe place for people to engage one another, specifically travelers and local people. We host themed gatherings to ensure the people that meet have a common interest as an ice breaker. The exchanges are led by bilingual guides who help with language barriers and encourage everyone’s equal involvement. The most important element is keeping all MIXs half local people and half travelers. It’s what keeps every MIX unique and culturally diverse. » 

What your plans for the future? 

« Immediate plans are to find the resources needed to develop a social network website. Our goal is to create a medium for travelers to use when they want to find Brigid MIXs in a city they plan to visit. Also, people on a local level will use the site as a way to connect with others who share a common interest. »

Talk me about the website project

« Well, the website is what people will use to find Brigid MIXs, and stay in touch with new friends they make at exchanges. I think the profiles won’t be able to see other profiles until they MIX with that person. This way, we don’t judge anyone until we MEET them! After, people will be able to have access to send messages to people they meet. also, people will get rewards for participating in exchanges. »

Can you tell me more about you? 

« When I was 26, I bought a one-way ticket to Madrid because I wanted to get out of the work/vacation cycle and explore the world. Almost every day for 6 years I met new and interesting people from around the world. I made sure to be a good listener, ask lots of questions and put adopt a less judgmental mentality. The more I interacted with people from all around the world, the more I realized we have many different ways of doing things, but very much the same dreams & needs. Now, I’ve decided to dedicate my life to giving the gift of cultural exchange to those who may not have the mentality or resources to travel or engage people who they’re not familiar with. »

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You can help Richard raise this wonderful project at : http://razoo.com/projectbrigid

Follow the project on Facebook , on Instagram or on the Blog 

Project Brigid /  Las Herrerias, Castilla y León, Spain