MEXICO

Pour mon arrivée aux Amériques j’ai choisi le Mexique et la demeure de Tabo à Mexico.
Je suis restée 10 jours, le temps de visiter un peu Mexico et Téotihuacàn avant de partir pour mon premier volontariat plus au nord.

Ici le récit photo de ma visite + en bonus mon premier mur réalisé au Mexique 🙂

Merci encore tous ❤ 😀 !

traitBosque de Chapultepec

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Museo Nacional de Antropologia
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Museo Nacional de Antropologia
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Chapultepec

Cuauhtémoc

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Arena de Mexico – Lucha Libre

Centro Histórico

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Palacio de Bellas Artes
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Catedral Metropolitana de la ciudad de Mexico
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Plaza de la Constitution
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Museo Nacional de las Culturas

 

 

Tlatelolco

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Plaza de las Tres Culturas

 

Xochimilco

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Del Carmen

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Museo Frida Kahlo
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Museo Nacional de Culturas Populares

 

 

traitFresque réalisée dans la demeure de Tabo’z

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FUNDACIÓN ESCUELA DE SOLIDARIDAD

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©Aude-tte / Francesca devant la fondation

Je quitte la Calera et me rend en covoiturage à Grenade, de là je dois prendre un bus pour Sierra Elvira et la Fondation. Comme je ne savais pas à quel arrêt descendre je fais savoir au chauffeur que je descends a la fondation et comme je n’ai pas de chance il se rend compte qu’il m’a oublié … au terminus. Après une réprimande il me dit de descendre et d’attendre le chauffeur. C’est finalement lui qui revient et me dépose cette fois-ci au bon arrêt.

Lorsque j’arrive à la fondation je fait tout de suite la connaissance de Dora la « chef », Pasquale un volontaire italien et Sidi un habitant de la fondation. Ils m’amènent à la Casa 10 afin que je m’installe. Lorsqu’on arrive on me propose de partager une chambre qui j’avoue était pas très propre avec deux habitants de la maison que je n’avais pas vu, je demande donc si il y a une chambre de fille. Bingo, je m’installe donc un peu plus en haut  de la maison avec Rebecca une jeune volontaire allemande.

Dans la maison à mon arrivée nous sommes cinq volontaires : Rebecca une jeune allemande venue quelques mois à la fondation, Pasquale un blogueur voyageur vagabond italien qui m’a permis de voir que ce mode de vie auquel j’aspire est possible, Alessandro un backpacker italien et ses amis Andrei estonien et Alisa néerlandaise qu’il a rencontré en Australie. Ils vivent depuis quelques années en jouant de la guitare dans les rues ou dans des bars et de quelques petits boulots tout en voyageant. J’avoue avoir éprouvée une certaine admiration pour leur mode de vie. Plus tard sont revenue d’un petit voyage au Maroc quatre volontaires, Natalia espagnole, Alice italienne, Shannon irlandaise et Wanda. Aussi Alejandro espagnol revenait vivre à la maison, comme il est originaire de Seville il a le véritable accent andalou qui mange les « s » ce qui m’a permi tout un panel de blagues à son encontre. Peu avant mon départ est arrivé Julien un autre français plein de bonne humeur et grace à qui j’ai réalisé que j’avais un fort accent français lorsque je parlais en espagnol.

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©Aude-tte / La cour intérieure de la casa 10
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©Aude-tte / Un soir comme les autres à la casa 10
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©Aude-tte / de gauche à droite : Moi, Sidi, Francesca, Rebecca, Julien et Pasquale
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©Aude-tte / La vue sur la Sierra Nevada depuis Sierra Elvira

La fondation a été crée par Ignacio il y a dix ans de cela pour offrir un lieu de vie à des personnes en situation d’exclusion ou en grande difficulté. La phrase qui orne l’entrée  « Solo tengo lo que di« / « je ne possède que ce que je donne » illustre bien les motivations de cette fondation. Contrairement à ce qu’on pourrait en penser de premier abord ce n’est pas un lieu de tristesse et de violence, au contraire. Les enfants sont plus que choyés par leurs parents et la fondation, il y a des tensions et des problèmes mais ils ne sont pas bien différents de ceux de n’importe quels lieux de vie communs. J’y ai vu beaucoup de sourires et de gentillesse.

Si je reprends ce qu’il y a écrit sur le site : « La fondation est un projet qui oeuvre pour offrir un sentiment d’appartenir à une famille à des personnes qui, pour diverses raisons, ne pouvais ou ne peuvent pas l’expérimenter. Il fait partit d’un concept de famille universelle ou toute foi, idée, religion ou croyance est acceptée et pleinement intégrées avec respect comme méthode d’intervention et de développement personnel. Avec cette base, la fondation offre une maison pour toutes les personnes vivant un déracinement, désavantage social, des abus ou l’exclusion : les mères avec des enfants en situation d’urgence, les jeunes immigrants, les adultes et les adolescents en danger. 

La maison est le point de départ pour le rétablissement personnel et en elle se développe la méthode et la formation clé pour l’intégration future dans la société. Cette idée est profondément ancrée dans un esprit de « paternage » ou « maternage » non-biologique. Les personnes dédiées par vocation à cette tâche agissent comme tout parent et ne reçoivent aucune rémunération financière. La maison est un espace nutritif, qui alimente et promeut l’apprentissage et où l’introduction de nouveaux contenus est constante. 

La Fondation a une philosophie d’ouverture, sans conditions pour les personnes qui sont accueilli, sauf dans le cas de personnes dépendantes (a l’alcool, aux drogues, au jeu etc..) issus des centres spécialisés. Dans le même temps se produit un phénomène de retro-alimentation au fil du temps. Les témoignages des plus anciens se transforme en modèle à suivre pour les nouveaux arrivant. »

Le temps passe vite à la fondation et vous êtes constament en train de partager des moments avec des gens, que vous n’auriez d’ailleurs peut être jamais cotoyés autrement.

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©Aude-tte / Sur un des mur de l’entrée de la fondation
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©Aude-tte / La casa Africana
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©Aude-tte / Jardin d’hiver et potager
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©Aude-tte / Carlos chante avec les enfants de la fondation le soir de Noël

Le but de la fondation est d’intégrer les volontaires à la communauté, nous partageons toutes les activités et le repas du matin et du midi. Nous devons participer chaque matinée à partir de 9h au travaux de la fondation. Cela peut être l’aide à la préparation du repas du midi avec Happy, couper du bois, aller donner un coup de main à la banque alimentaire, s’occuper des enfants à la garderie … et d’autres travaux plus spécifiques.

Par exemple, nous avons dû aller aider à nettoyer et réparer une maison prêter par la fondation à un couple qui est parti afin que Sidi puisse s’y installer à son tour. C’était la chose la plus dégueulasse que j’ai jamais vu, tout le contenu de la cuisine est parti à la benne vaisselle comprise, dans les chambres les lits, draps aussi, la salle de bain n’en portait que le nom… Au final il faudra plusieurs semaines de labeur mais je n’ai pas oser y retourner après cette journée au plus proche des bactéries.

Ou bien plus personnellement j’ai pu passer pas mal de temps avec Dora et Francesca a l’élaboration de logo et de support de communication pour de futur projets de la fondation. Aussi j’ai réalisé une fresque sur l’un des murs ce qui a mis pas mal de temps vu qu’il a fallu d’abord le nettoyer et le peindre en blanc (trouver la peinture a mis quelques jours haha)

Je devais y rester trois semaines mais y suis finalement restée un peu plus longtemps et  y ai même passé les fêtes de Noël. Absolument tout est pensé ou dédié aux enfants de la fondation. Je me souviendrai encore longtemps de ses grandes tablées quotidiennes, des cris des enfants, de la question « Donde es Pasquale?« , des soirées films tous ensemble dans les vieux canapés de la casa 10, de notre chanson « Falta el papel hygienico pero no falta el amor, en la casa diez en la casa diez« , du rire de Happy en cuisine, des rocambolesques aventures d’Ivan, de la gentillesse d’Ignacio, des râles de Francesca, d’une chanson de Carlos « Dora Dora Lavadora« , des éclats honnête de Natalia, de la guitare de Alisa, du bus Sierra Elvira > Grenada, de notre chambre froide et humide avec Rebecca,  de l’accent et de la douceur d’Alejandro, des coups de gueule de Sidi et tant d’autres choses encore !

Merci la fondation et merci à tous ❤

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©Aude-tte / Réunion du matin ! Alejandro, Rebecca et Pasquale
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©Aude-tte / Le repas de Noël (qui peut aussi être un repas normal à la fondation 🙂 )
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©Aude-tte / Un samedi soir à Grenade avec la casa 10

traitLorsque j’étais volontaire à la Fundación Escuela de Solidaridad (FES) j’ai eue la chance de pouvoir réaliser une fresque. Après quelques jours de recherches, sketch etc je me lance ! Au total ce mural aura nécessité deux jours de travail.

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©Aude-tte / La fresque terminée
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©Aude-tte / Détails

traitLa préparation

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©Aude-tte / Le dessin préparatoire format A3
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©Aude-tte / Sketch
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©Aude-tte
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©Aude-tte
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©Aude-tte
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©Aude-tte
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©Aude-tte
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©Aude-tte

traitAu boulot !

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©Aude-tte / Détails
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©Aude-tte / Détails

trait1Retrouvez la Fundación Escuela de Solidaridad sur Workaway, Facebook ou leur site.

POY

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J’ai crée ce blog pour faire part de mes expériences de voyages mais aussi celle d’autres voyageurs. Rencontrés au gré de mes errances ou dans le cas de Poy ma tendre amie partie vivre de l’autre côté du globe. Voyageuse dans l’âme et photographe talentueuse elle nous livrera non pas un, mais une série de récits. Mais avant je vous laisse la découvrir !traitAlors Poy, racontes nous ton parcours. Tout d’abord qui es-tu ?

Poy : « J’ai 27 ans, je suis franco-thaïe mais plutôt franco que thaïe. Je suis née à Bangkok et j’ai grandis en France depuis ma plus tendre enfance. En manque de mon pays et de ma ville natale, j’ai décidé de « m’exiler » à nouveau à Bangkok pour une durée indéterminée. Proche des 30 ans, la quête de soi est devenu mon objectif ultime : Découvrir cette culture qui est mienne mais étrangère à la fois, me replonger dedans pour y retrouver mes racines.

C’est après une année 2016 mouvementée et tout azimut en changement que ma décision est devenue définitive. Le gros déclic ? Un petit road-trip de quelques mois en Asie.

Même si toujours très amoureuse de ma belle Paris, de ses rues pavées, de ses monuments, de son histoire, de son romantisme et de sa magie entre autres, ma raison et mon cœur m’ont poussé à revenir au point de départ. Un rêve de longue date qui se réalise enfin.

Plutôt casanière, un tantinet créative, follement romantique et amoureuse de la beauté humaine, je suis une grande amatrice passionnée de photos.

J’aime :

  • La photographie
  • Les chats
  • L’odeur des fleurs fraîchement cueillies
  • Le premier café du matin
  • Le dépaysement
  • Les ponts parisiens
  • Les réseaux sociaux
  • Les tuk-tuks

Je n’aime pas :

  • Les sexistes et Donald Trump
  • Les ballons qui éclatent
  • Les conflits
  • La maltraitance
  • Les bruits stridents
  • Kendji Girac
  • Être à cours de stockage sur mes appareils électroniques »
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©Poy Phutpheng

Comment places-tu la photographie dans ta vie ?

« La photo a une place importante dans ma vie, je ne peux pas le nier. Mais tout ce que j’entreprends à ce niveau reste de l’amateur, un hobby plus qu’une activité grâce à laquelle je peux vivre. J’ai toujours admiré les grands photographes comme Diane Arbus ou Steve McCurry, des légendes dans ce domaine mais je reste aussi fasciné par les Doisneau ou les Jeffries. Ceux qui ont capturé l’histoire, le vécu.

La photo c’est avoir la possibilité de créer quelque chose d’éphémère en une chose éternelle, indélébile. Romantique et un peu fleur bleue, j’ai toujours attaché beaucoup d’importance aux bons moments passés, pas seulement avec mes proches mais aussi avec les gens que je vais rencontrer seulement pour quelques minutes voire secondes…

Et la seule possibilité de garder un lien de cette relation éphémère, c’était mon appareil photo.

J’ai commencé comme toutes les personnes de mon époque avec un appareil photo jetable en « shootant » des potes. Ce que je trouvais extraordinaire, et encore aujourd’hui avec les argentiques, c’est la frustration suivi de la surprise et de la satisfaction. Une fois les tirages en main, en tant que gosse, j’étais heureuse. Il y avait un sourire, deux trois souvenirs avec des potes et c’était cool.

Puis je suis ensuite passé au petit numérique, le premier prix par manque de moyen. Et là idem, c’était plutôt pour les bonnes occasions: anniversaire, bons moments entre potes, Noël… Rien d’extraordinaire.

C’est en faisant mon premier voyage avec mon Hybride Nikon J1, que j’ai vraiment pris plaisir à photographier des paysages mais surtout des gens et leurs portraits.

Nous avons chacun nos préférences, notre petit domaine à nous. Pour moi tout se reflète dans un portrait car chaque portrait est unique. L’émotion, les sourire, le regard, l’histoire tout se racontent à travers un visage.

Avoir ce road trip de quelque mois en Asie a été une vraie révélation pour moi. Même si très junior en la matière, j’ai vraiment réalisé que j’ai toujours été liée à la photographie. Celles qui sont sur mon smartphone sont plus personnelles mais chaque jour, chaque instant compte. C’est même assez dérangeant pour mes proches, un peu lourd même parfois.

C’est surtout une question d’échange la photo. On tisse un relationnel avec la personne qui se retrouve devant votre objectif. On encense ces moments avec une photo, on la retravaille, on la rend belle pour qu’elle soit aussi joli que dans nos souvenirs.

La photo pour ma part a un lien indéfectible avec le vécu, l’histoire, la culture et sa richesse.

A ce stade, je ne suis qu’une petite amatrice mais j’aime partager avec mes amis ces moments qui me sont si chers. De fil en aiguille, les commentaires des uns et l’avis des autres, ne cesseront de me faire progresser et qui sait, peut être qu’une expo verra le jour mais d’ici là j’aurais le temps de creuser ces petits détails et d’en apprendre encore d’avantage sur ce vaste domaine qu’est la photographie. »

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©Poy Phutpheng

D’où te viens ce goût du voyage?

« J’ai découvert sur le tard mon goût du voyage à vrai dire. J’ai plus ou moins toujours voyagé car depuis toute petite, j’ai toujours fait au moins un aller-retour vers la Thaïlande par an. C’était plus un mois passé dans sa famille je dirais. En grandissant et en entendant les éloges sur ce pays, ça a titillé ma curiosité et dès que j’en ai eu l’occasion, je suis partie un peu explorer.

C’est à ce moment là où je me suis dit que, si il y avait beaucoup de choses à découvrir dans mon pays natal, le monde devait vraisemblablement être recouvert de magnifiques choses à voir et de gens à rencontrer.

Là où j’ai vraiment pris conscience de mon goût du voyage, c’est en décidant de partir un peu en sac à dos délestant mon confort habituel pour un voyage plus authentique plus typique. Finalement j’ai cherché une rupture à ce moment làAlors forcément pour le choix de la destination, l’Asie, car en termes de prix et d’infrastructures il y a pas moins onéreux. Ca a été un déclic.

Du coup, en revenant à Paris, je suis repartie illico. Pareil la seconde fois. Et finalement la troisième fois j’ai décidé de m’éterniser ici à Bangkok.

Ca y est, j’ai posé mes bagages ici, à Bangkok mais l’envie de repartir et d’explorer est toujours en moi. L’avantage d’être ici c’est d’avoir la possibilité de parcourir les beaux pays aux alentours.

Je ne perds pas espoir… L’Islande, le Japon sont sur ma « top list » et bien évidemment j’y poserais mes pieds un jour. »

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©Aude-tte

Tu as un attachement particulier avec l’Asie, peux-tu nous dire pourquoi?

« Bien évidemment, je suis née en Asie et une grande partie de moi appartient à l’Asie. J’aime cette culture asiatique mais surtout la nourriture!

C’est difficile d’expliquer pourquoi, il y a juste un énorme lien entre l’Asie et moi. Regardez juste un peu mon visage et vous comprendrez 🙂 »

Quels sont tes futurs projets?

  • « Stabiliser mon installation à Bangkok
  • Parler et écrire couramment le Thaï
  • Développer mes compétences photographiques
  • Explorer encore un peu plus le monde
  • Être heureuse et épanouie »

 

poy1.jpgtraitVous pouvez retrouvez et suivre Poy sur son Blog, son Instagram ou Facebooktrait 

Je vous laisse découvrir quelques une de ses photos :

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©Poy Phutpheng
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©Poy Phutpheng
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©Poy Phutpheng
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©Poy Phutpheng
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©Poy Phutpheng