BACALAR…

bacalar1.jpg
©Aude-tte – Lever de soleil à Lulu la Bruja

Je fait le trajet depuis Xalapa en Bus, il m’en faudra trois et quasi vingt-quatre heures de voyage. Ceux qui me connaissent savent que j’ai un gros faible pour les voyages en véhicule motorisé type autobus… Ici ils sont bien plus confortable que le Flixbus européen. Les sièges sont plus grands et plus douillets et vous avez le droit aux authentiques films d’autocar 🙂 Petit bémol : la clim, au cas ou vous auriez oublié ce que c’est d’avoir froid.

J’ai choisi le Workaway pour le mois de juillet (celui de mon anniversaire) à Lulu pour son cadre idyllique, la lagune de Bacalar vaut clairement le détour. 

La dernière expérience de volontariat en hotel que j’ai réalisé, une auberge de pèlerin sur le chemin de compostelle en novembre dernier, n’avait pas conquis mon âme artistique mais comme je ne reste pas sur une mauvaise expérience j’ai fait fît de tout et ai sauté les deux pieds joints à Lulu La Bruja !

bacalar5.jpg
©Aude-tte – Violetha ❤

A peine arrivée je fais la rencontre de Violetha, qui sera mon binôme de travail mais surtout ma soeur de coeur ici. Elle viens de Sonora, du nord du Mexique et est arrivée dans la région une paire de mois avant, avec son petit copain. Sa soeur travail à Merida et son autre soeur vie ici à Bacalar et travail de temps en temps à Lulu en temps que cuisinière. Pour se changer les idées après une déception amoureuse elle a souhaité tenter l’expérience de volontariat à Lulu.

Dans la foulée je rencontre également le réceptionniste Damian, un «pendejo» au grand coeur 😉 Sensible, généreux et l’âme artistique. Lulu la cuisinière qui lorsque vous la regardez vous viens cette petite expression « Oh nion, elle est trop mignonne »  Martha en charge de l’entretien, et Dolores qui est en charge de la gestion de tout ce petit monde,

bacalar3.jpg
©Aude-tte – Bacalar, Cenote Azul

Le travail est facile, aider cinq heures par jour au restaurant, mais les amplitudes horaires sont un peu rudes, nous dormons cinq a six heures par nuits tous les jours de la semaine du fait que nous n’avons pas notre espace privé. Nous avons un jour de repos, en réalité pas vraiment puisque le jour de repos de Violetha je me dois de travailler a sa place.  Je vous entends les travailleurs : « Non mais elle ne va pas se plaindre moi je me lève tous les matins à cette heure la je ne me plains pas, en plus dans un lieu pareil elle ne se rend pas compte de sa chance » 🙂 

Sauf que ce n’est pas en accord avec mon idée de volontariat, qui pour moi ne doit pas s’apparenter à un travail. Car pour ses heures de travail nous avions en échange un matelas sur une terrasse (que nous devions réarranger chaque matin afin de le mettre a disposition des clients) et le repas du midi.

A la fin de la première semaine Violetha émet l’idée de partir, ni une ni deux le chef nous « convoque » chacune personnellement. Car l’ambience était un peu lourde, un peu «1984», le boss voulait tout savoir et contrôler jusqu’à ses employés. «Qu’est ce que j’entends, vous voulez vous faire la malle? Le contrat c’est un mois.»

Le bon de cette discussion est que nous avons pu mettre à plats les désaccords concernant le volontariat. Je lui fait part de ma déception, mes constats sur les points négatifs de ce «contrat». Je vois que de son côté il n’y a pas de remise en question, «Si ça ne vous plaît pas ici c’est simple, samedi (le sur-lendemain) je peut faire venir deux autres volontaires pour vous remplacer.» Je fait profil bas, je verrai avec la Violetha le lendemain ce qu’elle en pense.

Nous décidons de rester voir ce que ça va donner, mais la fatigue et le manque d’espace privés aura raison de nous. Le samedi soir de la semaine suivante alors que Violetha fini son shift au milieu de la nuit nous prenons la décision spontanée de partir. Nous partirons le lendemain matin à 5h55 dans un taxi direction le studio de sa soeur Ambar.

bacalar6.jpg
©Aude-tte

Au final j’en garde un souvenir global positif de ce petit hôtel, il nous a permis de rencontrer de nouveau amis (oui Javier c’est à toi que je pense, mais aussi Ricardo, Charly, Allan, Esteban, Alberto, Laura… que je ne manquerais pas de visiter prochainement) et de profiter des levers de soleils enchanteurs au pied de la lagune. 

Mais surtout j’y ai rencontrer Violetha qui sera mon acolyte tout ce mois de juillet !

tulum3.jpg
©Aude-tte – Tulum

Après la fuite rocambolesque de la posada, je laisse mes affaires chez Ambar (la sœur de Violetha) et pars mon petit sac sur le dos direction Tulum !

J’avais prévu la semaine passé d’aller y faire du couchsurfing lors de mon jour de congé et Emilio m’y attendais donc le soir même.

Je prend le Mayab pour une petite heure et arrive au centre de la ville. De la je dois me rendre a Playa paraiso, ce qu’il faut savoir c’est que la ville de Tulum n’est pas en bord de plage sinon à quinze minutes en navette et en tant que touriste tout le monde veut vous faire payer plus cher. Je me rend à la station et demande au conducteur si il va a la plage, sa première réponse sera non et qu’il faut que je prenne un taxi HIN HIN Emilio m’avais prévenu j’insiste donc et entre dans le mini-van. Après quinze minutes de van et trente minutes à pied j’arrive finalement à la mer. Il est avec des amis, nous faisons connaissance sur cette plage de sable blanc avec le coucher de soleil en fond, idyllique n’est-ce pas?

Le lendemain je me rends chez Sebastiao, un autre couchsurfing, dans la zone hôtelière de Tulum, au bord de mer. J’arrive le matin, nous partons en vélo pour la réserve de Sian Ka’an, après une heure à pédaler sous le cagnard nous arrivons a un pont, ici une lagune se déverse dans la mer. Encore un petit effort, nous contournons un banc de sable et remontons la plage pour trouver un cocotier à notre goût. Seuls au monde ! Nous passerons la journée sur cette plage à discuter philosophie et nager.

tulum1.jpg
©Aude-tte – réserve Sian ka’an

Sebastio viens d’argentine, cela fait maintenant quinze ans qu’il est au Mexique dont deux a Tulum. Il réalise un genre de volontariat, contre quelques heures de maintenance dans un hôtel il bénéficie d’un appartement. L’hotel était auparavant une résidence d’artistes, maintenant la plupart des chambres sont louées mais des artistes sont encore invités et bénéficient de l’hébergement contre des oeuvres. Je peint une tortue dans sa salle de bain 🙂

Chaque soir nous partagerons notre repas avec Stuart un client de l’hotel, des amis de Sebastiao et le gardien de l’hotel d’en face.

2.jpg
©Aude-tte – Mural réalisé chez Sebastiao

Le lendemain c’est l’heure des adieux, je m’en vais voir les ruines de Tulum, mon plan est de longer la plage sur neuf kilomètres. Toute la plage est « privatisée », occupée par des hôtels luxueux. ça change de la plage déserte de la réserve de Sian Ka’an et me laisse une impression au goût amer.

Je visite les ruines bondées (mais mon super pouvoir me permet de sortir des photos ou il n’y a trace d’humanoide héhé. Le cadre est magnifique, les ruines en pierre blanche sont au bord de la mer caraïbe aux couleurs bleu turquoise. J’y passe la journée et le soir je rejoins Emilio (le premier couchsurfing si vous suivez 😉 ) chez lui en ville. J’ai le temps, j’y vais donc à pied. Au total cette journée j’aurais crapahuter seize kilomètres au soleil. Maintenant il est difficile de voir si je suis Mexicaine ou Européenne (laissez-moi rêver 😉 ).

Emilio travail pour une société en charge de la construction des futurs hôtels de luxe de Tulum. Ici contrairement à Cancun ou Playa del Carmen, les structures touristiques sont orientés haut de gamme et luxe, et les cahiers des charges de construction strictes afin de préserver l’écosystème, la nature des plages et jungles alentours. Il est originaire de Xalapa et est graphiste, mais aussi compositeur de psy-transe. Mais tout ça je vous le réserve pour un article « rencontre » héhé

Je reste finalement jusqu’au vendredi et peint une tête de loup (aux allures de raton laveur) sur le mur de son studio.

Processed with VSCO with m5 preset
©Aude-tte – Mural réalisé chez Emilio

Je rejoint Allan et Octavio pour le weekend à Playa del Carmen, pour la petite histoire j’ai rencontré Allan à Madrid en septembre dernier, dans une auberge alors que je commençais mon périple. Nous avions gardé contact et en mai je suis venue le voir à San Luis Potosi où il travaille. Nous nous étions alors donné rendez-vous à Playa pour fêter nos anniversaires communs. 🙂

Playa est une ville de consommation, hurlante, lumineuse, fourmillante, festive, agressive, vibrante, urbaine, étouffante, grouillante.. Comme vous pouvez le deviner je ne suis pas tombé sous amoureuse de ses charmes haha. Depuis un moment je préfère les campagnes et les villages paumés aux villes, la vieillesse peut être 😉

Après Playa je retrouve ma Violetha à Bacalar où nous logeons finalement chez son ami Ruty. Nous y resterons la semaine, le temps de préparer la suite et se ressourcer.

Après un détour par Mahahual nous nous rendons chez sa soeur Sol à Merida 🙂 

Sol et son colocataire et ami Jared gagne leur croûte en faisant du hula aux feux rouge. Également Sol réalise des bijoux artisaneaux qu’elle vends dans la rue. Tout ça aussi je vois le réserve pour un article « rencontre » hihi

J’y reste deux jours avant de partir pour de nouvelles aventures dans la jungle Maya 🙂

q.jpg
©Aude-tte – Mahahual

Ici mon quotidien me rassasie, chaque jour est différents du précédent, j’ai le sentiment d’accomplissement d’un travail, que ce soit des peintures murales, de dessins ou l’écriture de ce blog. Les rencontres avec des personnes de différentes cultures, âges, visions satisfont ma curiosité. Mon ennui est endormi. Et surtout je ressens un fort sentiment de liberté, je peux aller ou je souhaite, quand je le souhaite et comment je le souhaite (sachant que mon unique leitmotiv est de dépenser le minimum possible). Finalement je me rends compte que ce mode de vie est celui qui me convient le mieux, pour le moment, car le voyage possède ce pouvoir magique de vous faire évoluer chaque jour au gré des découvertes qu’il vous offre.

A bientôt pour de nouvelles aventure ❤

MAIKA

Amaika.jpg
© Aude-tte

MaiKa est une artiste peintre de talent que j’ai eue la chance de rencontrer ce mois de mai 2017 lors d’un volontariat à San Ramón, près de Zacatecas au Mexique. Et parce que j’aime son travail je voulais vous la présenter ici sur ce blog 🙂

Processed with VSCO with m5 preset

Maika : « Bonjour, je suis Maika, artiste peintre, photographe et illustratrice autodidacte. Je suis maman d’un incroyable petit garçon de maintenant onze ans.

Je ne pourrais dire à quel moment je suis tombée dans la pratique de la peinture, la photographie et l’illustration. Cela a été un processus graduel, à différentes périodes je me suis dédiée plus à un art qu’à un autre, je ne peux pas m’adonner qu’à un seul domaine. Si à une période je me dédicace plus à la pratique de la photographie, à un moment je vais ressentir de la nostalgie pour la peinture et ressortir mes pinceaux, pour ensuite dévier sur l’illustration. (Maika peint des contes pour enfants ndlr).

Mais si il y a une chose que je sais c’est que je suis une artiste plasticienne parce que c’est ainsi que je me sens pleinement moi même.

Les techniques que j’ai expérimentées sont :

– l’aquarelle,

– la gouache,

– « l’aguada » (encre de chine),

– le charbon de bois,

– les dessins au crayon,

– les pastels sèches et à l’huile,

– la peinture à l’huile,

– la peinture acrylique,

– les techniques mixent, etc.

Processed with VSCO with m5 preset

Les supports que j’utilise pour réaliser mes travaux :

– le carton,

– le papier,

– la toile,

– les détritus,

– le plastique,

– les murs et les pierres.

Mais celle que j’apprécie le plus est la peinture acrylique sur toile.

murlolis-encours1.jpg
Nous avons peint ensemble à San Ramón, ici Maika réalise un hibou

J’aime peindre un peu de tout, des maisons, des paysages, des personnages, des idées, des sentiments… J’aime peindre des choses réalistes sans perdre l’esthétique d’une peinture, je suis toujours en recherche de mon style.

Je travaille et ai travaillé avec quelques galeries et restaurants, principalement à «Los Cabos » et «Guadalajara», ils m’ont ouvert leurs portes et c’est toujours un plaisir de travailler avec eux : la « Casa Dahlia Galery », « Legacy Galery », « Galería Casa Azul », « Galería Tosho », « Restaurante Monique », « Restaurante Alcaravea » entre autres.

peinture4.jpg
© Maika

Je travaille sur un conte pour enfants. J’ai toujours caressé l’idée d’illustrer des histoires pour enfants., à plusieurs reprises j’ai cherché a collaborer avec un auteur mais jamais n’en ai eue l’opportunité, si bien que je me suis dit « Pourquoi pas le faire moi même? » et je me suis lancée.

En ce moment je suis en plein milieu de la réalisation d’un conte, il me reste quelques mois avant la publication.

L’idée du conte, c’est plutôt la nécessité de laisser des messages positifs aux enfants. Lorsque vous devenez mère ou responsable de la vie d’un autre, ou que quelqu’un qui dépend de  votre exemple,  fait que votre perception de la vie change. Peut-être que pour beaucoup c’est à ce moment que nous commençons réellement a avoir conscience de notre existence. Vous arrêtez d’être égoïste pour vous donner aux autres.

Beaucoup d’enfants ont la chance de grandir avec des parents aimants qui ont de bonnes valeurs et principes. Mais d’autres n’ont pas cette chance et je voudrais que ses messages les atteignent, de l’espérance, quelque chose de positif..

De cette nécessitée m’est venue l’idée de donner des classes d’arts plastiques en utilisant des déchets. Je vais te raconter un peu de moi, je vie seule depuis que j’ai 18 ans, quasiment toutes mes activités professionnelles ce sont déroulées dans des sociétés d’éco-tourisme, quelques fois comme guide, le plus souvent en tant que photographe. Le contact direct avec la nature mais également avec des touristes de tout âges, conditions sociales, différentes manières de penser et de vivre, m’a fait prendre conscience de l’urgence de l’éducation pour ceux qui n’en ont pas l’opportunitée. 

Mexico mais aussi toutes les autres nationalités (le contact avec des touristes me la fait réalisé), tous nous avons les même problèmes d’écologie, de propreté, de violence, de manque de valeurs et de bonne habitudes…

Nous nous plaignons beaucoup de ces problèmes mais si quelqu’un commence à agir alors je me dis « Pourquoi pas toi? » chaque initiative peut faire la différence.

Ce projet d’enseigner l’art en utilisant des déchets fait partie de cette nécessitée. Inculquer des valeurs positifs sur l’écologie et la pollution en utilisant les déchets récupérer le long des routes et les réutiliser pour en faire des choses positif en utilisant l’art.

 

Au cours de ces classes j’invite des personnes qui ont des qualités particulières : une personne qui serait experte pour s’occuper des animaux, des artistes, des musiciens afin d’éduquer l’oreille à la bonne musique. Au travers de la musique se transmette les bonnes et les mauvaises idées. Toutes personnes qui pourraient nous laisser quelque chose de positif est toujours la bienvenue. J’espère que j’aurais de nouveau l’opportunité de continuer ce projet ce prochain cycle scolaire.

murextdetail3
Peinture réalisée par Maika à San ramón

J’aime la photographie ! La photo est une façon pour moi d’enregistrer tout ce que je vois. J’ai fait des photos de mariages et d’évènements mais celles qui me plaisent le plus sont les photos animalières, de nature. J’aime photographier les baleines, les dauphins, les requins, les raies mantes etc (Maika à travaillé plusieurs années en tant que photographe sur des tours touristiques en bateau à Las Cabos ndlr) Chaque fois que je retourne la bas pour prendre des photos c’est la même émotion intense, comme si c’était la première fois. » 

MaiKa Art

20935_290223515904_8039074_n.jpg
©Maika

Retrouvez son univers sur sa page Facebook  🙂

traitTexte original en espagnol : 

maika2.jpg
©Aude-tte

Maika : « Hola soy Maika, pintora, fotógrafa e ilustradora autodidacta, madre soltera de un increíble hijo de ahora 11 años.

No se decirte en que momento me involucré de lleno en todo esto de la pintura, la fotografía y la ilustración, ha sido un proceso  gradual, ya que en diferentes tiempos he hecho más una cosa que otra, no puedo estar fija en una sola área, una temporada me involucro más en la foto y luego me entra la nostalgia y empiezo con el arte, después brinco a la ilustración.

Pero si te puedo decir que me dí cuenta de que era artista plástico porque es en lo único que me siento realmente yo.

Processed with VSCO with m5 preset
Peinture réalisée par Maika a San Ramòn

Las técnicas que he experimentado :

– acuarela,

– gouache,

– aguada (tinta china),

– carboncillo,

– lápiz,

– pastel, pastel al oleo,

– oleo,

– acrílico,

– técnicas mixtas,

– encáustica y otras…

illustration2.jpg
©Maika

Materiales en los que he hecho obras :

– cartón,

– papel,

– madera,

– tela,

– basura,

– plásticos,

– pared y piedra.

Pero mi técnica favorita es el acrílico sobre tela.

peinture1
©Maika

Me gusta pintar un poco de todo, casas, paisajes, gente, ideas, sentimientos… me gusta que sea lo más apegado a la realidad, sin dejar de verse como pintura, aunque sigo en ese proceso de buscar mi estilo.

Trabajo y he trabajado con algunas galerías y restaurantes, que se encuentran principalmente en Los Cabos y Guadalajara,  me han abierto las puertas y siempre es un gusto trabajar con ellos: Casa Dahlia Galery, Legacy Galery, Galería Casa Azul, Galería Tosho, Restaurante Monique, Restaurante Alcaravea entre otros.

IMG_9193
©Maika

Estoy haciendo un cuento para niños, siempre me gustó la idea de ilustrar un cuento, busque muchas veces algún autor, pero nunca se dió la oportunidad, así que me dije y ¿porqué no hacerlo yo?, aún estoy en el proceso de edición, me faltan pocos meses para que salga al público.

Las ideas de los cuentos, bueno la necesidad de dejar buenos mensajes en los niños, que tanta falta hace, cuando uno se hace madre o responsable de una vida que depende de tu ejemplo, la perspectiva de vida cambia, quizá para muchos es cuando empieza realmente a tener sentido la existencia, porque dejas de ser egoísta para darte a los demás, muchos niños tienen suerte de crecer con padres amorosos, con buenos valores y principios, otros muchos no y en cierta forma quisiera que de alguna forma les llegara algo de esperanza, algo bueno…

De esa misma necesidad también salió la idea de dar arte reciclado, veras te contaré un poco de mi, vivo sola desde los 18 años, casi todos mis trabajos han sido en empresas de ecoturismo, algunas veces de guía y casi siempre de fotógrafa; el contacto directo con la naturaleza y turistas de todas edades, condición social,  diferentes formas de pensar y esa desmedida forma de vivir que tenemos, me hizo sentir más consientemente la urgencia de educar sobre todo a los que menos oportunidades tienen. Al rededor de mi país y platicando con personas de diferentes nacionalidades, todos tenemos el mismo problema, la basura, la violencia, la falta de valores, la falta de muchas buenas costumbres, etc. , nos quejamos mucho de esta problemática, de si alguien hace o no,  luego me quedo pensando y ¿porqué tu no?, vamos haciendo la diferencia.

Este proyecto de hacer arte con basura, es parte de esa necesidad de educarnos, no solo a ellos, a mi hijo y por supuesto a mi misma, ya que en el transcurso de las clases, también invito a gente con alguna cualidad, ya sea expertos en cuidados de animales, para concientizar al cuidado de las especies; algún artista músico, para educar el oído a la buena música, ya que por la música también entran las buenas o pésimas ideas. Toda persona que nos pueda dejar algo positivo siempre es bienvenida, espero que el próximo ciclo escolar tenga otra vez la oportunidad de continuar con este proyecto.

 

carteiint1.jpg
Peinture réalisée par Maika dans la chambre de son fils à San Ramón

 

Fotografía, ¡me encanta tomar fotos!, que te puedo contar, la foto es una forma de registrar todo lo que veo, he hecho fotos de bodas y eventos, sesiones, pero  las fotos que más me gustan es de la naturaleza: las ballenas, delfines, tiburones, matarrayas, etc, ¡oh, es hermoso y sumamente emocionante!, siempre que vuelvo a tomar fotos de esos animales  es la misma emoción como si fuera la primera vez. »  

MaiKa Art

14955819_10154030271305905_3405377456872302714_n.jpg
©Maika

Sigue la sobre su pagina Facebook  🙂

JULIAN

Grâce à couchsurfing j’ai rencontré Julian à Vienne. La journée j’ai visité la ville avec son amie Maksi lorsqu’ils n’avaient pas cours et nous avons passés nos soirées ensemble. J’ai découvert à travers eux un peu de la culture autrichienne, surtout l’humour autrichien haha,  nous avons déménagé un fauteuil, été voir un film en allemand ce qui était drôle car je n’ai rien compris (je ne parle pas allemand), bu des bières autrichiennes (évidement), parcouru un ancien immeuble d’un journal abandonné de nuit avec une vue sur Vienne très «fin du monde», re-bu des bières, mangé et surtout rigolé ! Je reviendrais !

juliancolorBD
©Aude-tte

Qui est-tu ? Qu’étudie-tu en ce moment à Vienne et pourquoi? As-tu des projets futurs ?

Julian :  » Servus, Je suis un garçon de 21 ans originaire de la campagne autrichienne, et qui essaye d’améliorer notre monde petit à petit :^)

Une de mes plus grande passion à toujours été de découvrir les idéaux et motivations profondes des gens qui m’entourent – ce qui a toujours rendu les voyages super passionnants pour moi et finalement qui m’a conduit à mes choix d’études à l’université.

Lorsque je suis rentré, après mes deux années et demi sabbatique, j’ai enmenagé à Vienne, où j’ai commencé à étudier l’Anthropologie culturelle et sociale. J’était un peu inquiet du mauvais horizon financier décrit par la plupart des gens, mais je préfère travailler dans un domaine que j’aime, plutôt que de vendre mes idéaux pour l’argent. « L’argent parle ? » Et bien oui, mais il ment la plupart du temps.

Mes plans futurs ? Une fois que j’aurais récolté assez d’argent j’aimerais acheter un terrain quelque part et créer un ESPACE LIBRE pour Apprendre (Je pense que le nom n’est pas au point haha). Là-bas je veux y mettre à disposition des instruments de musique, de l’Art et des outils pédagogiques pour les enfants, les séniors, bon tout le monde est le bienvenu, tous ceux qui voudront venir et découvrir.

Le but premier de ce projet est d’aider les gens (mais en particulier les enfants, qui sont après tout les futurs leaders de notre bien aimé monde haha) à découvrir leurs créativité et collecter des énergies positives pour mener une bonne vie. :^)

Le second et peut-être même le plus important est de donner aux gens l’opportunité de re-découvrir l’apprentissage comme quelque chose de magnifique, sans pression et avec amour. Offrir un environnement d’apprentissage positif pour découvrir des talents, passions et éveiller sa curiosité. »

julian-maroc
©Maksi – Julian au Maroc

Peut-tu m’en dire plus à propos de tes deux années  et demi sabbatique? Où est-tu allé, quand ? Pour étudier, faire du volontariat… ?

 » Et bien les huit premiers mois j’ai travaillé dans une ambulance pour mon service civil, et tuer des gens :^)  (l’humour autrichien ndlr 🙂 ) et ensuite j’ai passé trois mois et demi à voyager en Europe dont une grande partie avec Maksi. Mon plan initial était de voyager l’esprit ouvert, dans le monde, mais après avoir fait du stop et du couchsurfing tout le long de notre périple à travers l’Europe et le Maroc (onze pays en un peu plus de trois mois), je suis devenu très fatigué de me voir collectionner les pays comme si c’était des trophées. J’ai compris que ce n’était pas du tout ce que je recherchais ou ce que je voulais expérimenter – c’était fun, mais ce que je voulais c’était prendre mon temps, expérimenter la vie dans d’autre pays au plus proche qu’il est possible en peu de mois de la vie de ses habitants. Nous nous sommes donc séparés.

Je suis rentré chez moi quelques semaines, ai réservé un billet d’avion pour le Brésil et trouvé mon premier volontariat dans une communauté spirituelle. J’ai fait du woofing et voyager au Brésil pendant trois mois puis je suis revenu en Europe, où j’ai baroudé en Allemagne, en France et au Luxembourg et j’ai fini par rester dans la campagne Belge un peu plus d’un mois. Ça m’a pris quelques semaines pour revenir en Autriche, où je suis resté chez mon père pour un bon moment. Mes parents venaient de divorcer, j’ai donc essayé d’être present pour eux et j’en ai profité pour passer mon permis. Plutôt que de rester quelques semaines, j’y suis finalement resté pour quelques mois – j’avais l’impression de perdre mon temps, mais en même temps ce temps de « pause » était important pour moi, re-penser à mes voyages, être capable de vraiment planter mes racine à un endroit de nouveau.

Mon plan initial était de commencer à l’automne, en bicyclette sur les routes de France, à la place je suis allé en Afrique du Sud avec un ami. Après quelques jours nous avons réalisé que ça ne fonctionnait pas entre nous. Alors je me suis retrouvé bloqué dans un pays très intéressant mais surtout plus dangereux et plus cher que je ne l’avais prévu. Après une paire d’intenses événements et jours et après avoir écouté mon coeur j’ai décidé de prendre un avion pour retourner en Europe – à Lyon, en France. Là-bas j’ai travaillé chez un éleveur de vaches pendant un peu plus d’un mois et après le Nouvel An en France je me suis mis en route pour l’Autriche, j’ai cherché un appartement et je me suis inscrit à l’Université. :^)

La motivation de mes voyages au départ était d’expérimenter la vie sous différentes perspectives – bousculer mon point de vue sur les choses (et j’ai réussi je pense :^) )

La seule chose dont je suis sûr maintenant, c’est que je n’ai rien vu de ce monde (et qu’il est impossible de « voyager le monde entier »), même les pays que j’ai « visités », je les ai à peine touchés; ils cachent encore une infinité de trésors en leur sein, et sont continuellement au fil du temps, toujours changeant. J’en suis arrivé à la conclusion qu’il n’existe pas de chose comme « une culture » ou « un pays », rien n’est statique finalement – c’est fluide et variable.

Je pense que mes voyages étaient un mauvais essai dans la compréhension des choses, je suis actuellement incapable de comprendre. Et pourtant, j’ai aimé chaque seconde de tout cela et le referai en un battement de cils.

Les deux choses que j’ai appris pour moi sont : « Ecoute toujours tes tripes » et « Ne regrette jamais » et « La nourriture est merveilleuse ». »

julian-brazil1
Julian au Brésil

Peut-tu m’en dire plus à propos de ton voyage au Brésil ?

« Mon voyage au Brésil était incroyable. Je suis arrivé à Belo Horizonte, où je suis resté une semaine, de là je suis allé à Rio de Janeiro et j’ai retrouvé Maksi. Nous sommes restés chez son oncle dans une auberge au coeur d’une « favela pacifiée ». Deux jours avant notre arrivée il y a eu une fusillade (à l’arme lourde et gros flingue et autre merde..) entre deux mafias rivales. Un type a été tué – personne ne s’en souciait.  Le dernier jour avant que nous nous séparions encore, nous nous sommes fait détrousser par un drogué sur la plage de Copa Cabana. C’ était un peu ironique – pendant deux semaines je faisais vraiment attention de ne pas me faire voler, je séparais toujours mon argent en plusieurs endroits, je n’avais jamais beaucoup d’argent sur moi au début, sauf ce jour la.. Après deux semaines sans qu’il ne m’arrive rien, je pensais que les gens exagérait à propos de la criminalité au Brésil. Bref ce jour là j’avais beaucoup d’argent sur moi, il m’a tout pris. Pour moi c’était seulement de l’argent, pour lui ça devait peut être signifier sa survie. Maksi et moi avons réalisés, que nous n’étions plus en Europe.

Le matin suivant je suis partie rejoindre une communauté spirituelle située entre Rio et Sao Paulo. C’était extraordinaire, au beau milieu de la jungle et de la nature. Je pense que je n’ai jamais rencontré de personnes qui soit autant constamment heureux qu’eux. C’était dur mais très amusant de travailler chaque jour aux aurores après notre séance de Yoga quotidienne. Après le déjeuner nous avions encore beaucoup de temps libre, se promener dans la nature, méditer, s’amuser. Une des résidentes était une très sympathique vielle dame originaire du Venezuela, elle offrait des massages curatifs alors je lui ai demandé si elle pouvait m’apprendre. Elle a accepté et durant les deux semaines m’a donné un aperçu des massages d’ostéo, de chakra et de yoga – et a finalement mené un rituel de renaissance. Une autre était une dame originaire de Vienne, qui vivait dans la communauté depuis plus de six ans. C’était très intéressant pour nous deux de discuter ensemble, nous nous sommes beaucoup retrouvé autour d’un café, ce qui était très luxueux dans la jungle hahaha

Après cela je suis parti pour la grosse ville de Sao Paulo – depuis la nature où j’étais entouré de trente-cinq personnes, à une métropole de vingt millions d’habitants. J’était volontaire dans une auberge de backpackers, je faisais les quarts de nuit – c’était très fatiguant, alors je suis parti au bout de deux semaines et je suis allé dans une petite ville sur la côte, où j’ai commencé un volontariat dans une sorte de résidence artistique/ auberge romantique pour les touristes locaux principalement. j’y suis resté quasiment un mois. J’ai pu y faire de l’art, beaucoup de musique, profiter de la plage et y rencontrer des gens vraiment intéressant.

D’ici je me suis envolé à Fortaleza, où j’ai retrouvé une fille que j’avais rencontré à Rio. Nous avons voyagé ensemble le long de la côte quelques semaines, jusqu’à ce que nous arrivions à Recife, où j’ai pris mon avion pour l’Europe. Mon arrivée à Francfort a été un peu étrange – je n’avais qu’une paire de flip flops, deux ou trois tee-shirts, pas de pantalon, une guitare et un petit sac à dos – ce qui était plus que suffisant pour l’été brésilien, mais pas pour le printemps européen haha les gens me regardait assez étrangement. »

julian-brazil5
Julian au Brésil

Merci ! On reste en contact, j’ai hâte de prendre de tes nouvelles autour d’une bonne bière fraîche ! 😀

trait1Original text in english 

julian

Who are you ? What are you studying now in Wien and why? Do you have plans for futur?

Julian :  » Servus, I am a regular 21 one year old guy, from the Austrian country side, trying to improve our world bit by bit :^)

One of my biggest passions has always been discovering people’s ideals and deep motives – which made travelling always super exciting for me and eventually lead me to my choice of studies in university.

After I came back from 2 1/2 gap years, I moved to Vienna, where I started to study Social and Cultural Anthropology. I was a bit afraid of the poor financial horizon outlined by most people – however I rather want to work in an area I love, than sell my ideals for money. « Money talks »? Well yes, but it lies most of the time.

My future plans? Once I raised enough money I would like to purchase a place somewhere and create an FREE SPACE for Learning (I think I still need to find a better name hahahah). There I want to provide Instruments, Art and learning materials for children, elderly, well everyone is welcome, who would like to come and discover.

The first goal of the project is to help people (but especially children, who after all are the future leaders of our beloved world hahah) to discover their own creativity and collect positive energy to lead a good life. :^)

The second and maybe even more important one is to give people an opportunity to rediscover learning as something beautiful, without pressure and with love. Offering a positive learning environment for discovering talents, passions and interests »

julian-belgique
©Sayuri – Julian en Belgique

Can you tell me more about your 2 1/2 gap years ? Where, when? for studying, volunteering ?

« Well the first 8 months I was working on a ambulance car during my civil service, killing people :^) (that’s is obviusly a joke ndlr 😉 ) and after I left 3 1/2 months travelling Europe a big part of it together with Maksi. My initial plan was to travel open end around the world, but after hitchhiking and Couchsurfing our way through Europe and Morocco (11 countries in a little over 3 months), I got really tired of all the sight seeing and collecting countries like it was a trophy. I figured that this wasn’t at all what I was looking for or what I wanted to experience – it was fun, but what I really wanted was to take my time, experience life in another country as real as I could in a few months. So we split up.

I went back home for a few weeks, booked a flight to Brazil and found my first voluntary place in a spiritual community. I ended up woofing and travelling my way through Brazil for 3 months and flew back to Europe, where I coasted around Germany, France and Luxembourg and ended up staying in the Belgian countryside for a little over a month. It took me a few weeks going back to Austria, where I stayed at my fathers place for quite a while. My parents just separated at that time, so I tried to be there for them and made my driving license. Instead of staying to a few weeks, I ended up staying for a hand full of months – I felt like wasting time, but I think it was a really important time for me, contemplating on my travels, being able to fully « ground » myself in one place again.

My initial plan was to start in autumn, biking around France, instead I ended up going to South Africa with a friend, I had a pretty big stand on. Within a few days we realized it doesn’t work with the two of us. So there I was stranded in a really interesting country and yet in a more dangerous and much more expensive one than I had anticipated. After a couple of intense events and days and after listening to my heart and decided to book a flight back to Europe – Lyon, France. There I worked on a cow farm for a little over a month and after French New Years I made my way back to Austria, looking for an apartment and signing into University. :^)

The motivation for my travels from the beginning was to experience life from different perspectives – fuck my views on things (successfully I think :^) )

The only thing I now know for sure, is that I have seen nothing of the world (and that it is impossible to « travel the whole world »), even the countries I have « visited », I actually barely touched; still hiding endless of treasures within, and this continuously as time goes on, always changing. I came to the conclusion that there is nothing like « a culture » or « a country », nothing static at least – its fluid and changing.

I think my travels were a poor try in understanding things, I am actually incapable of understanding. And yet, I loved every single second of it and would do it again in a heart beat.

The two things I learned for myself are: « Always listen to your guts » and « Never regret. » and « Food is amazing » »

julian-bresil2
Julian au Brésil

Can you tell me more about your trip in Brazil, the community voluntary and woofing ?

« Brazil was incredible. I arrived in Belo Horizonte, where I was staying for about a week, from there I went to Rio de Janeiro, where I met up with Maksi once again. We stayed in her uncles hostel inside of a « pacified » favela. Two days before we arrived there was a shooting (with heavy weapons and machine guns and shit…) between two rivaling mafia groups. One guy was killed – no one cared about it. Well the last day before we split up again, we got robbed by a drug addict on copa cabana beach. It was a bit ironic – two weeks I was very cautious about getting robbed, always seperated my money in many spots, never had a lot of money with me in the first place, until this very day. I thought people were really exaggerating with criminality in Brazil, after all for 2 weeks nothing had happened to me. Well I was carrying a lot of money that day, he took it all. But for me it was only money, for him it might mean survival. However, maksi and I both realized, that we are not in Europe anymore.

The next morning I left to the spiritual Community located between Rio and Sao Paulo. It was amazing, in the midst of jungle and nature. I think I never met people constantly this happy as those guys. It was hard but fun work very early in the morning after our daily Yoga lesson. After lunch we still had a lot of free time, going into nature, meditating, playing around. One resident was a really nice elder lady from Venezuela, she offered healing massages, so I asked her if she could teach me. She agreed and within the two weeks gave me a little insight into osteo, chakra and yoga massages – and eventually conducted a rebirthing ritual. One of the residents was a lady from Vienna, who had lived in the community for more than 6 years. It was really interesting for both of us to talk to each other, we met a lot over coffee, which really was luxus in the jungle hahah

Well after this I left to the big city Sao Paulo – from nature with 35 other people, to a 20 million people metropole. I was volunteering there in a backpackers, doing night shifts – it was a bit exhausting, so I left after two weeks and went to a small town in the coast, where I started volunteering in a kind of artists residency/romantic hostel for local tourism mostly. there I stayed for almost a month. I was able to make art, a lot of music, enjoy the beach and really interesting people.

From there I flew to Fortaleza, where I met a girl I got to know in Rio. We travelled along to coast together for a few weeks, until we arrived in Recife, where I took my flight to Europe. Arriving in Frankfurt was a bit strange – I only had flip flops, two or three tshirts, no long pants, a guitar and a small backpack – it was easily enough for brazilian summer, but not for European spring hahah people looked at me quite strange. »

julian-brazil.jpg
Julian au Brésil
Thank you !! We keep in touch ! I can’t wait to hear your news adventures while drinking a fresh beer ! 😀 

CHIARA

J’ai rencontré Chiara lors de mon volontariat à la Huertas del Abrilongo au sud-ouest de l’Espagne en octobre dernier. Pendant trois semaines nous avons partagé notre quotidien de travaux dans le potager, nos repas, nos fêtes au village et même une caravane ! J’ai eue la chance de pouvoir lui rendre visite en mars à Florence, sa ville natale et où elle a récemment été diplômée.

Cet interview a été réalisé en décembre donc c’est un peu un retour vers le futur, mais nous sommes tombés d’accord pour le laisser tel quel même si quelques éléments ont changés 🙂  

chiaracolor.jpg
©Aude-tte

Hello Chiara, peut-tu te présenter à nous ? D’où viens-tu, que faisais-tu à la Huertas ? 

Chiara : « Je pense que c’est une grande chose que de répondre à cette question, parce que je pense que chaque personne est multiple et peut contenir à tour de rôle dix milles personnes. Je devrais essayer. Je suis une joyeuse et curieuse fille âgée de vingt-trois ans. J’aime découvrir et apprendre pour enrichir mes connaissances et ai l’obsession de faire les choses bien (Je suis une putain de perfectionniste).

Je suis très préoccupée par mon avenir, quelques fois trop et si je n’ai pas un minimum de cinq choses à faire de ma journée je m’ennuie. La plupart du temps je suis optimiste mais parfois je me laisse aller à la déprime facilement (donc je suis aussi une putain de sentimentale !).

Cependant, je suis une bonne amie et j’ai souvent confiance en les autres. Je suis bornée et quelques fois le changement me fais peur. Je suis chanceuse : Je suis entourée de personne qui m’aime et m’encourage. Je suis née à Florence, en Italie, où je vie actuellement avec ma famille. Je viens juste de finir mes études et donc maintenant je dois trouver ce que je vais faire de ma vie ! »

 

Pourquoi as-tu choisi de voyager via Workaway ? 

« Depuis la première fois où j’en ai entendu parler j’ai toujours été curieuse à propos de ce site. Je pense que c’est une façon intéressante de voyager et de partager des expériences. Un ami m’a parlé de ses cinq semaines de volontariat et j’ai donc décidé que je voulais le faire aussi. J’était en Erasmus en Espagne à ce moment là et donc j’ai décidé de réaliser ma première expérience la-bas, avant de rentrer chez moi. »

 

Où est-tu allée et quand ? 

« Je suis allée à La Codosera, Badajoz, pour travailler dans le jardin écologique (un hectare et demi) de Javier (Huertas del Abrilongo ndlr). J’y suis restée trois semaines, du 3 au 23 octobre 2016. »

 

Parles-moi de tes autres expériences de voyages, ton meilleur et ton pire souvenir ? 

« C’est difficile à dire… J’ai grandie dans une famille qui ma permis de faire de nombreuses expériences depuis ma plus tendre enfance : J’ai été très chanceuse et bénie. Pour l’instant je pense que mon meilleur souvenir a été mon premier Erasmus à Amsterdam, c’était la première fois que je devais vivre seule pour plus de quelques semaines et j’y ai appris à me débrouiller seule. Je n’ai pas de pire souvenir pour l’instant (je suis chanceuse). »

traitHUERTA DEL ABRILONGO

 

Processed with VSCO with c1 preset
©Aude-tte / La caravane, de gauche à droite : Chiara, Basia et Ana

Parles-moi de la « Huertas del Abrilongo », à quoi y ressemble une journée type ?

« Je travaille la matinée avec les autres volontaires dans le potager, dans la maison, où partout où de l’aide est nécessaire. Les tâches dépendent du temps, du jour de marché et des plantes. Nous nous levons entre 7h15 et 8h (avant le levé du jour) et nous avons un gros petit-déjeuner. Nous travaillons jusqu’à 13h30 – 14h. Nous déjeunons (toujours un repas délicieux et copieux) et le reste de la journée est du temps libre pour faire tout ce que nous voulons (prendre une douche, marcher aux alentours, lire un livre, peindre…) »

 

Est-ce que tout cela t’as-plu et pourquoi ?

« Bien sûr que j’ai aimé cette place, les géniales/folles personnes avec qui j’ai été volontaire, la météo, la nourriture, les randonnées, le silence, l’absence de réseaux internet, le travail au jardin… même le « Shitty Friday » ! (le jour où nous devons nettoyer le poulailler et nos toilettes composte ndlr)

À cet endroit vous pouvez vraiment ressentir la gentillesse  et l’attention que Javier met dans ses plantes, pour les faire pousser. Les volontaires étaient libres d’aider de la façon qu’ils préféraient, en utilisant leurs habilitées et leurs talents. Par exemples certaines filles ont réalisées de magnifiques peintures pendant leur séjour. Personnellement j’ai aimé travailler dans le jardin, surtout lorsque le temps était ensoleillé et que Javier mettait de la musique pour les plantes. »

 

Qu’as-tu appris grâce à cette expérience ? 

« J’ai appris trois choses. La première, je suis venue à ce volontariat pour en apprendre plus sur l’agriculture écologique et durable et comment cela fonctionne : J’ai préparé des lits, semé, transplanté, préparé le compost et cueillie des fruits. De plus, j’ai vécu dans un endroit très respectueux de l’environnement, adepte du recyclage, sans gâchis d’eau (Il n’y avait pas l’eau courante) et où on mange les produits du potager.

Secondement, J’ai appris que chaque tâche demande du temps : se doucher, cuisiner, faire la vaisselle ou nettoyer son linge, acheter des choses au village le plus proche… nous sommes habitués à tout faire très rapidement pour gagner du temps et au final nous n’en n’avons jamais assez.

Et mon troisième constat : j’ai utilisé mon temps à me détendre et profiter de la paix et du silence de cet endroit. »

 

Qu’as-tu aimé dans cette façon de vivre ? 

« La « Huertas del Abrilongo » est un petit coin de paradis entouré des vertes collines d’Extremadura. Ça m’a permis de me rapprocher d’une vie humble proche de la terre, quelque chose de très difficile à réaliser lorsque l’on vie dans une grande ville. En vivant de cette façon vous ne prenez pas seulement soin de votre santé (en respirant de l’air pur, en mangeant de la nourriture saine et en vous dépensant beaucoup), mais de votre esprit également. Vous pouvez clairement ressentir le positivisme et la sérénité de cet endroit.. »

 

Où te vois-tu dans le futur  ?

« Il est encore trop tôt pour le savoir. Dans ma tête je me vois ici dans ma ville natale, mais pas avant d’avoir voyagé encore un peu… »

 

Comment souhaites-tu vivre ? 

« Ça me parait évident et commun mais j’aimerai vivre heureuse : J’aimerai trouver un travail dans lequel je suis bonne, être utile aux autres, être entourée de gens bons et être satisfaite avec ma vie. Je veux vivre chaque jour comme un jour spécial et unique. Je veux vivre éveillée et consciente de la réalité et de l’imperfection de la société dans laquelle nous vivons. Je veux être curieuse comme un enfant et sage comme un vieillard. Je veux être un  petit changement dans ce monde et faire ressentir aux autres qu’ils sont spéciaux. Je veux être le sel de la terre. »

 

Merci beaucoup d’avoir partager ton expérience, nous restons en contact ❤ !

trait1

Processed with VSCO with m5 preset
©Aude-tte / Chiara à Florence

Original text in english 

Can you describe a bit yourself ? Where do you come from, what was you doing there? 

Chiara : « I think it’s a really big deal to answer this question, coz I think that every single person contains in turn minimum other 10.000 people. I may try. I’m a cheer, curious 23-years old girl. I love discover and learn in order to improve my knowledge and I have this obsession with doing things well (I’m a damned perfectionist).

I’m very concerned about my future, sometimes even too much and if I don’t have at least 5 things to do in my day I get bored. Most part of the week I’m optimistic but there are days when I let myself down easily (so I’m even damned moody!).

However, I’m a good friend and I trust people a lot. I’m stubborn and sometimes the change scares me. I’m a lucky person: I’m surrounded by people who love me and support me. I was born in Florence, Italy, where I actually live with my family. I’ve just finished my studies so now I have to figure it out what I’m going to do with my life ! »

 

Why did you choose to travel via workaway ?
« Workaway has always called my attention from the first time I’ve heard about it. I find it a interesting way to travel and to share experiences at the same time. A friend of mine told me about his 5 weeks experience and then I decided I wanted to do it as well. I was doing my Erasmus in Spain at that time so I decided to do my first workaway right there, before coming back home. »

 

Where did you go and when ?
« I went to La Codosera, Badajoz, working in the ecological garden (one hectare and half) of Javier. I stayed there 3 weeks, from the 3rd until the 23th of October 2016. »

 

Talk me about the other experiences, your best memory and your worse?
« It’s hard to say… I was grown in a family that allowed me to do a lot of experiences since I was younger: I’ve been very lucky and blessed. For now I think that the greatest memory was my first Erasmus in Amsterdam: it was my first time living alone for more than few weeks and I learned to take care of myself. I can’t say what is the worst memory so far (luckily). »

traitHUERTA DEL ABRILONGO

img_5940-copie
©Aude-tte / La Huertas del Abrilongo

Talk me about the « huerta del Abrilongo », basically how your day look like ?

« I work in the morning with other volunteers in the garden, in the house or wherever some help was needed. The tasks depend on the weather, the market day and the plants. We wake up early around 7.15- 8.00 am (before the sunrise) and we have a big breakfast. We work until 1.30 – 2.00 pm. We have lunch (always delicious and copious) and then free time for do whatever we wanted (showering, trekking, reading a book, painting…) »

 

Did you enjoy it and why ?
« Of course I did. I enjoyed the place, the amazing/crazy people I volunteer with, the weather, the food, the hiking, the silence, the no internet coverage, the work in the garden… even the shitty Friday !

In this place you can really touch the kindness in which the plants grow thanks to Javier’s attention. Volunteers were free to help in the way the prefer, using their abilities and talent. For example some girls made amazing paintings during their stay. Personally I loved working in the garden, especially when it was sunny and Javier put some music for the plants. »

 

What did you learn about this experience?
« I learned three things. First of all, I came to this place to learn something about sustainability and ecological agriculture and I did it: I prepared beds, sowed, transplanted, prepared compost and picked up fruits. Moreover, I lived very environmentally friendly recycling, without wasting water (there was no current water) and eating the products of the garden.

Secondly, I learned that every single chore needs time: showering, cooking, cleaning dishes and clothes, buying stuff in the closest village… we are used to do everything very quickly to save time but at the end time is never enough.

And this is my third outcome: I used my time to relax and enjoy the peace and the silent of this place. »

 

What did you like about this way of living ?
« Huertas del Abrilongo is a little corner of paradise surrounded by the green hills of Extremadura. It helped me to get closer a humble life connected to the soil, something really hard to do in big city life. Living in this way you not just take care of your health (breathing clear air, eating healthy food and moving a lot), but of your spirit as well. You can clearly feel the positivity and the serenity of this place.. »

 

Where do you see yourself in the futur ?

« It’s still too early to know it. In my mind I see myself right here in my hometown, but not before I’ve travelled a little bit more… »

 

How do you want to live ?

« It sounds pretty obvious and commonplace but I would like to live happy : I’d like to find a job I’m good in, to be useful to the others, to be surrounded by good people and to be satisfied of my life. I want to live every day as special and unique. I want to live awake and conscious about the reality and the imperfect society I live in. I want to be curious as a child and wise as an elderly. I want to be a little change in the world and to make people feel special. I want to be the salt of the earth. »

 

traitPour retrouver Huertas del Abrilongo

Le site wordpress, le blog ,le lien workaway ou sur Facebook