IXTEPEC

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De retour au Mexique ! Olga vient me chercher a l’aéroport et je resterai quelques jours en sa compagnie entourée de son petit frère, son compagnon & leur fille. Je peins une petite fresque dans la chambre de la petite. Nous profiterons du weekend pour préparer l’altar en vue du « Dia de los muertos » (la Toussaint) qui arrive. Nous nous rendons au « Mercado de Jamaica », un énorme marche couvert où se vendent des milliers de fleurs magnifiques tout au long de l’année et plus particulièrement ces jours-ci des chrysanthèmes et des sucreries, offrandes, papier découpés pour décorer l’Altar. Nous nous rendons également au « Mercado de Xochimilco », autre immense marché de plantes semi-couvert proche des fameux canaux de Xochimilco. Tout cela entrecoupé de délicieux plats mexicains, Chilaquiles, Tamales, Atole, Pozole, Tacos…

Mon plan est de passe le « Dia de los muertos » avec mon ami Manolo dans le village d’Ixtepec au sud de Oaxaca. Je prends donc un bus de nuit et arrive le 30 octobre a destination. j’y retrouve toute la joyeuse bande de « Cooperacion Communitaria » et mon cher Manolo. Une dizaine d’amis de Jimena son attendu ici pour fêter ce week-end special, s’en suivra un joyeux bordel de trois jours. Nous nous rendrons aux sources thermales dans les montagnes alentours ainsi qu’a la plage de Chipehua et ses dunes mystérieuses.

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Une première mauvaise nouvelle me fera modifier mes plans, je pensais rester un ou deux mois dans ce petit coin afin de realise d’autres peintures avec mes amis architectes de Juchitan, et peut être même une bibliothèque; finalement mon retour etant avance a décembre je ne pourrai rester qu’une semaine de plus. Je visite mes amis de Juchitan la semaine qui suis pour leurs faire part du changement, nous en profitons pour aller boire le fameux Bupu qui ne se déguste que sur la place de Juchitan à partir de dix-huit heures mioum Le jour suivant Michel me propose de me rendre a son atelier de gravure et me donne une plaque de lino ainsi que les outils 🙂 J’aime la lino-gravure ! J’en ferai sans aucun doute beaucoup plus une fois sur le vieux continent hehe L’heure des « au-revoir » arrivent nous nous donnons rendez-vous dans un futur proche, je retournerai très certainement dans l’Itsmo pour peindre 🙂

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La veille de mon départ pour Palenque la deuxième mauvaise nouvelle tombe, sur le coup je suis détruite. Mon avocate m’a envoyé un mail pour m’annoncer qu’un troisième procès de trois jours aura lieu en Mars (pour le cote rigolo, les dates tombent pile poil un jour avant le vol dans lequel j’aurais dût m’envoler). Je n’y crois d’abord pas, comment est-ce possible, pour moi tout cela faisait parti de mon passe depuis que j’ai reçu les dommages et intérêt de ces six années de calvaire en février dernier. Mais voila la « justice » étant ainsi faite il me faudra y retourner, encore. Apparemment mon violeur a demandé un recours en appel a la cour de Cassation. Sur le coup je ne sais même pas ce que cela signifie et un tourbillon d’émotions me secoue en repensant au deux procès précédents, tristesse, stress,et surtout la terreur, je suis morte de peur. Je me laisse un temps de décompression, de pleurs, j’appelle mon amie pour lui raconter et déjà je commence à remonter la pente. Peu après je me confie a Manolo puis plus tard a Olga, tout en prévenant par messages tous mes amis. Cela m’aide a reprendre du poil de la bête, je me relève, commence à faire des plans pour mon « retour » en Europe. Parce que pour le coup pour ça aussi je pensais avoir quelques mois de plus pour me préparer haha Je me renseigne également sur l’intituler barbare de cette nouvelle « renvoi en rappel devant la cour de cassation », au tout début ce n’était pour moi qu’un grand méchant mot, je commence a l’apprivoiser et cela me calme. Je dois avouer que le jour qui a suivi la nouvelle, dans le bus qui m’emmène à Palenque, recroquevillée sur mon siège, dans la pénombre, je n’arrive pas à contenir mes larmes. Elles m’aident à sortir le tourbillon d’émotions qui se joue en moi.

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© Aude-tte

Palenque ! Je me rends à un hôtel n’ayant pas reçu de réponses d’un couchsurfing, je profite de ses deux jours pour me reconstruire, me préparer, relativiser etc Et bien sur pour visiter les ruines, la seule raison d’ailleurs pour laquelle je suis venue a Palenque. Je ne serai pas déçue du voyage. Je flâne toute la journée entre les ruines et les dessine, O Joie 🙂

Viens l’heure de ma presque ultime destination de ce voyage, Bacalar ! Je dois y rejoindre Jorge, l’Aluxe sintropique et les autres membres de notre collectif Waybil. Le plan étant d’utiliser mes dernières semaines à la réalisation d’un guide didactique d’introduction a « l’agroforesteria sintropical » comprenant un max d’illustrations 🙂

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OAXACA

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La station de train où ne passe encore que « La Bestia » en restauration afin d’accueillir une bibliothèque.  

Je pars donc de ma retraite méditative dans l’écrin de paix qu’est El Encinal pour me rendre à Juchitán de Zaragoza où m’attend Moises et Ivan, deux architectes et amis de Manuel rencontre a Oaxaca en septembre dernier et avec que je considère comme un de mes proches amis 🙂

Très franchement je ne savais absolument pas a quoi m’attendre et je pars le cœur gros tant je m’y suis sentie chez moi entourée de toutes ses personnes chaleureuses !
J’ai vécu un presque mois a Juchitán, chez Michel (représentant de la culture de Juchitán), Moises, Ivan et Bruno tous trois architectes pour « Roots Studio« . Le studio est basé a Oaxaca et a pour mission de reconstruire Juchitán, sévèrement touché par le séisme d’une force de 8.2 en septembre dernier, en majorité financier par des donations. Une partie de leurs travail est de compléter des travaux engagés par des familles mais non abouti par faute de moyen et l’autre partie est la construction de maison privatives conçues entièrement par le studio d’architecture. Ce sont deux chaumières de la deuxième catégorie que j’ai eue la chance de peindre 🙂
J’ai passé une semaine à la réalisation d’une façade de « la casa de Jimy« , chouchoutée par tous les membres de la famille ❤ En y repensant je me sens nostalgique et cela me manque.

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La maison de Jimy

Malgré le traumatisme dût aux pertes de proche(s) ou de maisons (ou de tout) les gens de Juchitán sont extrêmement généreux et chaleureux.
Je suis tombée amoureuse de leurs vêtements traditionnels, un haut brodé de milles couleurs et motifs et une jupe ample, le tout de couleurs vives. J’ai eu la chance de participer à trois « pachanga », deux anniversaires et un mariage. La règle est simple, lorsque vous arrivez vous payez votre caisse de bière puis vous prenez place sur une des chaises qui entourent la piste de danse que se charge d’animer un groupe de musiciens (cumbia, salsa etc) et les organisateurs de la fête s’occupent de vous apporter bières (beaucoup) et nourriture.
A peine ai-je terminé la maison de Jimy que Moises m’annonce une bonne nouvelle, je vais pouvoir peindre la maison de Roy, et j’ai carte blanche! Par contre j’ai cinq jours pour tout achever car la date de l’inauguration approche à grand pas!
Je pars donc sur le thème d’un conte oral Zapoteco (langue des peuples pré-hispanique de l’istmo), celui du lapin et du coyote. D’ailleurs à Juchitán tous les anciens parlent le Zapoteco, ainsi que les générations suivantes, des efforts sont réalisés par la région via le biais d’aides à des projets de livres ou d’outils didactiques en Zapoteco afin de transmettre la langue aux générations futures.
J’ai beaucoup aimé vivre avec les gars de Juchitán, mes papas de Juchitán comme j’aime les appeler, et eux « la petite fille oiseau » (« nina pajaro » juste parce que je ne sais pas dire la « j » haha)

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Ivan, Moises et moi-même devant la maison de Roy

Le week-end je retrouve mon cher Manuel (que je suis venue voir tout de même 🙂 ), où il vie, à Ixtepec, village situé à vingt minutes de Juchitán et beaucoup plus paisible. Il est également architecte et a rejoint depuis quelques mois l’équipe de « coopération comunitaria » qui se dédicace à construire des cuisines, comexcales et des fours en terres selon un principe de coopération avec les familles qui les reçoivent. L’entreprise lève une grande partie des fonds et la famille se doit de participer à la construction et apporter une partie du matériel comme la terre. Mon ami Manuel est surtout en charge de la construction des cuisines avec Octavio et me fera un tour du propriétaire. Les constructions en terre ou adobe (briques de terres) sont très résistantes et visuellement attractives (j’aime le beau pardon haha).

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Une des cuisines

Après les deux muraux réalisés sur les maisons construites depuis zero par Roots Studio à Juchitán, je peins un petit mur dans le botanero de la fille de la famille de Jimy et fait mes « au-revoir » à ma famille de Juchitán.

Avant on fera un détour par l’océan et par un Bupu, atole blanc recouvert d’une mousse réalisé a l’aide d’une fleur et de cacao, en face du palacio municipal et originaire de Juchitán.

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La meeeeer

Je m’en vais vivre mes derniers joursà Ixtepec avec Manuel et toute la joyeuse bande qui l’entoure.
Je peins un mur dans la maison de Octavio, Farina, Alejandra et Denis 🙂
Encore une fois je me sens chez moi et entourée de bienveillance, Merci ♥️

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Le mural dans la maison de Octavio a Ixtepec
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Manuel aux alentours d’Ixtepec
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Toit d’une maison construite par Manuel et toute l’equipe

Je m’en vais pour le Costa Rica, le cœur gros mais on s’est donné rendez-vous fin octobre, mon petit doigt me dit que je n’en ai pas fini avec l’Istmo 🙂

EL ENCINAL

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© Mon mur dans le site magique qu’est « El Encinal », au fond le lac de Valle de Bravo

Je pars donc en direction de Valle de Bravo retrouver Victor dans son royaume de Peter Pan nommé « El Encinal ».

 

Lorsque j’arrive je fais la rencontre de Marina, voyageuse au long court Argentine qui a un don pour la cuisine. Plus tard encore nous rejoindra Francisco, également voyageur au long cours Mexicain et qui a un tout aussi grand talent pour la cuisine. Autant dire que mon séjour dans ce cocon s’est plus que très bien passé 🙂 La vie suis son cours tranquillement, je m’occupe de peindre tout un pan de mur sphérique avec vue sur le lac et avec la compagnie de Apa, le plus beau de tous les chiens du monde 🙂

El Encinal pourrait s’apparenter au pays Imaginaire et Victor a Peter Pan, cela fait une vingtaine d’années qu’il construit avec l’aide de Thomas, de ses amis, et des différents volontaires, sa forteresse enchantée. Le lieu est une ancienne carrière de pierre, perché au bord d’un ravin surplombant le village El Arco et le lac de Valle de Bravo. Il est constitué de deux grandes maisons, de cinq/six chambres privatisées, d´une salle de méditation. d’un étang etc etc Et le tout est en permanente mutation. Une nouvelle chambre est en construction au sommet d’un arbre; Victor, Thomas et son ami Alberto ont construit un dôme de bois en haut d’une estrade en une petite semaine et Francisco va construire prochainement un système hydroponique. Liberté totale, il n’y a pas de limites a la créativité au Royaume de Victor 🙂

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© Cascade du Moulin

La semaine tout est plutôt calme, pour ma part je ne dévoue à peindre tant que l’orage ne nous tombe pas sur la tête, je brode, je lis, nous mangeons comme des rois. Le tout agrémenté de quelques sorties au village. J’aurais également l’occasion de participer (enfin) a un temazcal. Mon ami Paco viendra me rendre visite et nous découvrirons Valle de Bravo et les alentours.

Le temps filera à une vitesse folle et je resterai dans ce petit paradis un peu plus d’un mois. Il y a une énergie puissante qui se dégage du lieu, chaque fin d’aprés-midi s’invite l’orage et ses rayons puissants suivi de ses pluies diluviennes.

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© Aude-tte – L’église de Valle de Bravo
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© Aude-tte – La pena

En arrivant je dois avoue que j’avais le moral plutôt dans les chaussettes. Venant de me séparer de mon allemand, bien qu’étant en contact, nos retrouvailles étant prévu pour dans treeees longtemps.
Cela plus le fait d’un (peu-être) mal du pays, comme une sensation d’être déracinée, sans socle rassurant, parfois l’impression de marcher sur une corde, fragile et qui pourrait me faire tomber dans la folie. Ne plus être sur d’aller dans la bonne direction, puis plus tard d’être convaincue que c’est le bon chemin. D’avoir passé la frontière, d’être dans d’autre questionnement puis de revenir sur terre, relativiser. Comme un flot tendu d’émotions, de doutes, de questionnement, et puis tous leurs contraires, comme un grand-huit subtile intérieur. Est ce cela le mal du pays?

Ce lieu fut pour moi un refuge, une transition, comme une bulle oú le temps s’est arrêté, un endroit oú je me suis retrouvée face à mes inquiétudes et oú j’ai pu les formuler un peu à mes acolytes qui sont passés par la car voyageurs au long cours (au risque de me repeter).

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© Aude-tte – Détail de ma peinture
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© Aude-tte – Détail de ma peinture

Dans la foulée j’achète mon billet d’avion à bon prix en direction du Costa Rica fin août, je sens que j’ai besoin de stimulations, de changement d’airs. Et dans la même foulée j’achète mon billet pour l’Europe départ l’année prochaine (date tenue secrète). Avoir cette date je crois que cela me rassure, comme une bouée qui cadre la suite de ce voyage.traitVous pouvez retrouver ma peinture en entier en cliquant ICItrait

Pour le moment, alors que j’écris ses lignes, dans un bus de nuit, je me rends à Juchitan où m’attend Manuel, rencontré à Oaxaca en septembre dernier, et un mur de 3×5 metres que s de barbouiller de couleurs 🙂

RETROUVAILLES MEXICAINES

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Teotihuacan

Article precedent > clique ICI

Je sors donc de ma jungle et m’élance en direction de la mégalopole qu’est Mexico DF, retrouver ma chère soeur venue me rendre visite pour une semaine après un an de séparation. 🙂 Et c’est comme si je n’était jamais partie ! Nous passerons cette semaine à profiter de l’offre culturelle de Mexico, beaucoup de marche et de musées, les ruines de Teotihuacan… L’heure des adieux arrive très vite, mais nous nous retrouverons très bientôt (Le temps est une notion très relative :))

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Teotihuacan

Je m’en vais donc pour la deuxième partie de mes retrouvailles, direction Zacatecas, me réunir avec cette famille adorable qu’est celle de mon premier volontariat où j’avais attérie en mai dernier et où j’avais réalisé mes premiers murs colorées en territoire Mexicain. Et sans surprise tout ce passe merveilleusement bien 🙂 Une jeune belge fait partie des volontaires et plus tard se joindrons une famille espagnole qui a absolument tout plaqué pour voyager des Etats-Unies jusque Ushuaia dans une caravane avec leurs deux enfants. Les jours passent et ne se ressembles pas si bien que je demande à mon compagnon allemand venu me retrouver pour voyager trois semaines au Mexique avant son retour sur le vieux continent de m’y rejoindre afin que j’ai le temps de finir le mur que j’ai commencé. Nous en profiterons pour visiter quelques jours (encore une autre retrouvaille) mon cher ami à la merveilleuse citée qu’est Guanajuato.

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Zacatecas
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Le mur 

Nous quittons ensuite Zacatecas pour rencontrer des amis éloignés de la famille de mon ami allemand à Puerto Vallarta, profiter de l’air de l’océan Pacifique sous une chaleur de plomb une dernière fois puis irons découvrir Guadalajara jusqu’au départ de son avion.

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Guadalajara

Je me rends ensuite à Puebla retrouver une amie qui en est à la fin de son voyage de six mois au Mexique (et me rend compte par la même occasion que ses six mois ont passés trop vite). Je visite la ville sous la pluie, pas de bol, et me rend à Cholula voisine voir la fameuse église construite sur une énorme pyramide, si grande quelle ressembles à une grosse colline. Par contre la photo Google tant attendue est une supercherie, il est impossible de voir le volcan sous cette mer de nuages.

Enfin je me dirige vers ma prochaine maison, la résidence d’un artiste canadien vivant depuis trente ans à Mexico dont quinze a construire sa folle maison surplombant Valle de Bravo, mais ça je le garde pour le prochain article !

hapa
Un apercu de mon travail (pas le chien hihi)